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treizième telekia speciosa

𝗳𝗹𝗼𝘄𝗲𝗿 𝘀𝗵𝗼𝗽

Il était têtu, borné et incroyablement énervant. C'était ce que lui répétait sa mère depuis le lever du soleil, depuis le chant des coques et depuis sa naissance. Pourtant, il ne voulait ni bouger, ni marcher dans les rues de sa ville natale, ni même regarder la tonne de messages que lui avaient laissé ses amis. Le monde se foutait de lui, alors à quoi bon se lever en espérant trouver l'amour de sa vie.

Hyunjin avait été clair dans ses mots, quelqu'un d'autre l'attendait sagement. Rien n'était perdu. Malheureusement, il était trop vexé pour avancer de l'avant. Dans quelques jours, Noël chantera dans les églises, les enfants seront de plus en plus excités à l'idée de trouver les cadeaux avant le jour J. La saison des chocolats chauds sonnait, les amours aussi. Pourtant, lui n'y voyait rien de bon. Lundi sera un jour comme les autres et son Noël se passera en tête-à-tête avec sa vaisselle sale qui traînait depuis une semaine.

Cette femme accrochée au bras de son supérieur revenait sans cesse dans son esprit. Elle ne faisait que le narguer, en embrassant le blond, fruit de son imagination bien sûr. Jeongin savait très bien qu'il ne se trompait pas en disant qu'elle ne venait pas de sa famille. Sa sœur ne ressemblait pas du tout à elle et il avait suffisamment parlé pour savoir en plus qu'il n'avait pas de cousines. Elle ne pouvait qu'être son amante.

C'est vrai que de base, Jeongin haïssait Chris, surtout au travail. Son humeur changeante, son regard hautain quand il distribue les dossiers ou quand sa voix s'élève naturellement lui donne envie de le gifler. Pourtant, il y avait un "il ne savait quoi" depuis cette soirée. Il était charmant, aimant, avec une famille adorable chez lui et à l'écoute quand il voulait. Alors, face à cette facette fragile et parfaite, le brun ne savait que résister. Peu importe leur rôle dans l'agence, peu importe le grand fossé entre eux, Jeongin était prêt à sauter par-dessus bord s'il lui disait de le rejoindre maintenant.

Enfin pour l'instant, la seule qui sauta fut son petit frère sur son corps tout fatigué encore enroulé dans son lit. Ses os craquaient et ses pieds s'habillaient de leurs pantoufles pour ne pas avoir froid. La flemmardise reprenait son règne sur le corps du jeune brun mais sa famille l'attendait dehors, pour passer son dernier jour ici comme il se devait.

Sa chambre fut convenablement aérée, son lit était fait et un cou de chiffon sur les meubles avait été nécessaire. Une fois ses bagages finis, il s'autorisa à partir de sa chambre pour mettre toutes ses affaires dans le salon, pour être sûr de ne rien oublier.

Il descendit rejoindre sa mère qui était seule sur la banquette. Ses frères étaient partis se balader le temps qu'il se prépare et son père était allé acheter de quoi remplir le frigo. Rare était les moments où Jeongin et sa mère étaient seuls, sauf bien sûr depuis le début de semaine. Ils sentaient qu'ils en avaient besoin tous les deux alors ça ne les dérangeaient pas plus que ça.

Ses yeux emplis de sagesse et d'âge observaient les enfants du village courir avec les mains gelées. Un doux sourire prenait place sur son visage, rêvant de retrouver ses années enfantines, que ce soit pour elle ou pour ses enfants. L'hiver, on a tous une part de notre enfance qui revient avec l'envie de se rouler dans la neige. Elle adorait tant cette saison qu'elle pouvait passer des heures à observer la nature se changer aux baisses des températures.

C'était bien pour cela que son mari avait fait construire cette banquette près de la fenêtre qui donnait vue sur la mer et sur tout le quartier. Les murs autour étaient blancs, les coussins marron à ton terme mais l'espace était confortable. C'était la partie de la maison qu'elle et Jeongin préféraient, ce fut donc pour ça qu'il s'approchait lentement d'elle.

"Tu as bien dormi?" La voix encore fatiguée de Jeongin s'éleva jusqu'à elle. C'était bien la seule personne qui méritait l'effort matinal de sa part. L'unique femme de la maison se retourna vers lui, se décala pour lui laisser une place et le prit dans ses bras, heureuse qu'il soit à ses côtés.

"C'est plutôt à moi de te le demander. On est dimanche tu aurais pu faire une grasse matinée." Le bruit d'un baiser dans les cheveux retentit. Plutôt le bruit de l'amour d'une mère en réalité, parce que pour eux, c'était plus qu'un simple geste.

Le brun s'échappa de cette douceur quelque instants pour aller chercher de quoi manger. Il ne fallait pas oublier de se nourrir dans cette maison, au risque de se faire tirer par les oreilles. C'était comme ça chez eux, l'amour se transmet par l'inquiétude et cela leur allait très bien.

Ils finirent par déguster leur petit déjeuner à deux, sur la petite place en dessous de la fenêtre avec comme vision euphorique la neige qui s'échappe du ciel. Jeongin ne pensait plus à rien, accompagné de sa tendre mère à l'intérieur d'un foyer doux. Pour sa conscience, il n'y avait plus de travail, il n'y avait rien qui l'attendait à Séoul. Non, cela ne l'intéressait plus désormais. Le plus important pour le moment était de profiter de la cheminée qui fait craquer le bois, sentir l'odeur des mandarines qui se font éplucher pour ensuite être dégustées lentement. Oui, voilà le vrai bonheur.

"Jeongin ? Quelqu'un t'envoie des messages encore..." Saut que Hyunjin en avait décidé autrement. Lui il voulait que Jeongin sorte de son rêve, qu'il voit la vérité en face et qu'il ne laisse pas passer sa chance.

"Laisse, c'est pas grave. " Finit-il par dire une fois que les trois vibrations soient passées. Le temps d'un instant, la pièce fut de nouveau silencieuse, si on omettait la braise et la neige qui claquait contre les fenêtres. C'était même trop silencieux, assez pour faire parler la maman.

"Tu devrais lui répondre tu sais. Ce n'est pas comme si tu ne retourneras jamais au bureau." Alors il souffla, une longue expiration qui ne pouvait réfuter l'idée de sa mère, parce que tous les deux savaient qu'elle avait raison. Ses yeux essayèrent de puiser dans ceux de sa voisine une once de pitié, mais elle n'en fit rien. Il fallait avancer et voir les choses telles qu'elles sont, même si c'est énervant.

Ce qui l'énervait était que non seulement Hyunjin lui faisait croire tout ce qu'il voulait, mais en plus de ça il le faisait encore marcher. Et puis merde, si cet admirateur est si déterminé et bien qu'il se montre ! Jeongin en avait plus que marre d'être prit pour un débile profond. Si son message ne révélait pas l'identité de ce first letter, alors tous ses bouquets partiront à la poubelle, point barre.

hyunjin:

pense à ses poèmes

juste à first letter

ne laisse pas tomber, pour lui au moins

jeongin :

laisse moi tranquille hyunjin s'il te plaît.

Ses doigts tapotèrent sévèrement sur son clavier de téléphone, encore plus énervé que durant leur appel de la veille. Du coin de l'œil, il remarqua le regard intense de sa mère sur sa personne. Elle attendait un retour positif, heureuse de voir que son fils avait un admirateur et peureuse de le voir abandonner dès le premier obstacle. En tant que mère, ce sentiment d'inquiétude de voir son fils solitaire la rongeait de l'intérieur. Alors le simple petit espoir nourrissait toutes ses espérances.

"Ça dit quoi?" Le beau sourire qu'elle abordait aurait normalement réussi à lui remonter le moral, pourtant cela ne fonctionna pas, du moins plus. Non vraiment, la vie d'adulte ne le réussissait pas.

"Rien d'important si ce n'est que je vais définitivement jeter les fleurs à mon retour." Jeongin se dirigea de nouveau vers elle, son portable à la main tandis que son cœur s'appuya sur sa voisine. Il n'en pouvait plus, à force de réfléchir, ça lui puisait toute son énergie. Au moins avec son message, c'était presque sûr que Hyunjin n'allait plus lui parler avant un bon petit moment, même au travail.

"Chéri, dis-moi ce qu'il a dit s'il te plaît hum? Peut-être que si toi tu ne vois pas qui ça peut-être, c'est parce que tu es trop proche des choses?" Ses dires firent froncer les sourcils du benjamin qui releva la tête de son épaule. Que voulait-elle dire par là ? Sans trop comprendre, il ouvrit sa boîte de message et montra la conversation à sa mère.

Lunettes sur le nez, traits de visage concentrés et la mine sérieuse, la mère chercha chaque petit indice dans la moindre phrase qu'avait pu envoyer le collègue de son fils. Bon déjà il fallait partir des poèmes comme il avait dit. Elle lui indiqua de montrer tous les petits bouts de papier qu'on avait livrés avec les bouquets et aussi toutes les variétés des fleurs en passant. Leurs mains éparpillèrent tous les éléments sur la grande table du salon. Personne n'était à la maison sauf eux alors ça ne dérangera pas. Les schémas des bouquets que Jeongin avait très vite dessiné étaient à droite, les poèmes en colonne sur la gauche et le portable avec les messages de Hyunjin au milieu.

Il y avait tous les éléments sur la table et la réponse sous leurs yeux, pourtant Jeongin ne se sentait pas du tout satisfait. Il ne voulait pas voir la réponse, c'était comme si le déni avait pris possession de tout son corps. Rester dans l'incompréhension lui allait bien après tout. Il n'avait plus qu'à oublier tous ses bouquets, à les jeter et faire comme si rien ne s'était produit. Après tout, que pouvait-il faire d'autre? Si ce n'était pas Chris derrière tout ça, il ne savait pas qui d'autre il pourrait accepter

"Maman?" Aucune réponse, cette dernière regardait intensément les poèmes sans se rendre compte de son entourage. Les garçons étaient revenus de leur balade et s'étaient questionnés sur leurs activités bien étranges.

"Qu'est-ce que vous faites?" Demanda Jongsu en déposant ses grandes mains sur les épaules toutes frêles de Jeongin qui expliqua rapidement l'objectif de ce remue-ménage.

Dehors, le soleil venait d'écarter les nuages et aveugla légèrement les deux frères de l'autre côté de la porte d'entrée, soit dans le champ des rayons de soleil. La luminosité attaqua quelques secondes leurs yeux avant de bouger dans toute la pièce. L'éclaircissement vint alors caresser le papier noir des jolis poèmes romantiques et dérangea la mère qui du plisser les yeux pour ne pas être éblouie.

"Mais je laisse tomber, je sais que dans tous les cas je ferais rien-" Une main vint le couper dans sa phrase. La femme de la famille avait levé la main en l'air pour attirer le mutisme de la pièce. Que personne ne parle, que la concentration se fasse.

Les trois garçons de la pièce ne bougèrent plus, c'était à peine si leur respiration osait déranger le silence. Jun ne comprenait rien non plus mais ne voulait pas se faire engueuler parce qu'un nouveau jeu venait de sortir. Jeongin bougea de quelques centimètres et se pencha finalement. Grâce au rayon du soleil, de nouvelles lettres étaient apparues sur le papier. Sûrement une encre chimique qui réagit grâce à la chaleur. Forcément puisque que le papier est noir, les rayons du soleil sont plus subtils à chauffer rapidement le papier.

Or ce qui choquait le plus Jeongin c'était que les lettres formaient un prénom trop familier et pourtant qui ne collait pas du tout avec toute cette histoire. Et bien, ce first letter allait bien se faire entendre.

"Qu'est-ce que..." Ses oreilles n'entendaient plus rien si ce n'était qu'un lourd bourdonnement. C'est vrai qu'il s'était promis de ne pas tomber dans ce jeu du chat à la souris, et le voilà là maintenant à se mettre dans tous ces états

Sa mère avait essayé de lui parler, mais le choc était un peu violent pour qu'il réfléchisse convenablement. Sans attendre, ses pieds se firent chausser, son dos couvert par son long manteau et ses valises prêtes à partir.

"Tiens Jeongin-" Son père venait à peine d'entrer dans la maison que son benjamin en sortit en trombe après avoir vaguement salué sa famille à l'intérieur.

Ses jambes couraient toujours plus vite sans jamais s'arrêter. L'écharpe autour de son coup volait en même temps que les flocons dans le ciel, majestueusement et virevoltant. Quelques mèches de cheveux barraient son champ de vision, étant trop grandes désormais. Le froid hivernal venait brûler le bout de ses doigts qu'il n'avait même pas protéger en se lançant sur la route toute blanche sous le soleil chaud.

Tous ses détails, il n'en n'avait rien à faire. Ce qui comptait se résumait à prendre le premier train pour Séoul et se précipiter là où il était. Le futur était incertain et pourtant ça ne lui faisait pas peur.

"Un ticket pour Séoul s'il vous plaît" Le monsieur à la caisse tapota sur son clavier très lentement ce qui eut le don de stresser encore plus le brun. S'il pouvait accélérer la cadence ça serait le graal.

"Il y en a un qui part dans trois minutes, vous le voulez? Sinon l'autre est dans trente minutes." Demanda-t-il en levant aussi rapidement qu'il tapait. Et bien sa vie ne devait pas être très mouvementée.

"Oui celui dans trois minutes s'il vous plaît!" Le temps que le ticket s'imprime et que le vieil homme lui tende, une minute devait être passée. Jeongin le haïssait intérieurement pour être aussi mou mais ne s'attarda pas avant de courir à travers toute la gare. Il fallait dire que les trains en Corée sont plutôt ponctuels en plus.

En zieutant le quai où le train l'attendait, il maudit l'homme une nouvelle fois pour ne pas lui avoir dit qu'il se trouvait à l'opposé d'eux. Sa cadence tripla de vitesse, incertain de faire le trajet à temps. Sa valise le ralentissant drastiquement en plus et ça l'énervait de se dire qu'il ne l'attrapera peut-être pas. Des enfants s'amusaient à se mettre dans son chemin et il pensa d'abord à tous les pousser mais se ravisa. S'attirer des problèmes ne fera que le ralentir. Alors à contre cœur, il divagua de droite à gauche avec bien du mal à cause de son bagage.

Les escaliers pour arriver au quai fut l'épreuve finale qui le fit suer le plus. Pourquoi diable avait-il emmené une aussi grosse valise pour seulement une semaine? La tête enfin devant le train, elle se décomposa bien rapidement en une moue horrifique. Il était déjà parti, cinq minutes venaient à peine de s'écouler.

"Putain non! " En vérifiant sur les grands écrans, Jeongin ne put que taper dans un caillou en confirmant que si, il était bien parti. Le pire c'est qu'on voyait au loin encore un peu l'objet de ses meurtres.

Son corps sera obligé de traîner trente minutes de plus dans la gare à cause de sa lenteur encore une fois. C'était toujours à cause de ça de toute façon, au travail ou même en dehors. Et ce sera peut-être aussi à cause de ça que son admirateur finira par se lasser de lui, parce qu'il avait pris trop de temps avant de s'en rendre compte. Oui, Chris avait déjà dû laisser tomber depuis un moment à cause de ça...

Son beau prénom signé par l'encre invisible ne voulait plus rien dire sur ses poèmes pourtant si beaux. Il s'énervait tellement que ses larmes coulaient toutes seules. Cette femme était celle qui le remplaçait à présent, tout faisait sens effectivement. La belle vie qu'il avait...

"Excusez-moi monsieur, je crois que vous avez fait tomber ça?" Une voix bien chaleureuse fit relever sa tête vers des yeux bruns rieurs, des cheveux blonds dorés par le soleil australien et sur un bouquet de pivoine rose absolument adorable et chic comme il faut.

"Oh Chris comme je suis désolé..." Ses sanglots se bloquèrent comme ils purent dans sa gorge pour ne pas paraître encore plus débiles qu'il ne l'était. Pour se cacher un temps soi peu, Jeongin mit ses mains sur son visage et courba son dos pour éviter qu'on ne le voie trop.

"Je pensais que tu trouverais rapidement mon nom sur les cartes mais ton appartement ne doit pas être très bien chauffé apparemment..." Sa voix douce s'approcha dangereusement de lui mais puisque ses mains le rendaient aveugles, il fut surpris de sentir le corps du blond contre le sien. "Je suis désolé de t'avoir fait tourner en bourrique aussi longtemps, je n'aurais jamais eu le courage de t'avouer mon attirance autrement sinon."

Jeongin ne comprit pas tout, beaucoup de questions se bousculèrent dans sa tête. Déjà, que faisait-il à Busan? Est-ce que ses sentiments étaient toujours d'actualité? Et puis qui était la femme qu'il avait vu quelques jours plus tôt ? Or, elles se firent vite pousser hors de son cerveau quand il sentit le câlin de son aîné s'intensifier sur lui. Sa chaleur et sa douceur allaient le faire fondre s'il ne le poussait pas tout de suite.

"Attends, je ne comprends pas tout. Tu... m'aimes bien donc?" Le rire charismatique de Chris retentit comme une douce blague dans ses oreilles. Ça faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas moqué de lui dis donc.

"Je vais te refaire l'histoire. Les fleurs ont toujours été de moi et tu ne te souviens peut-être pas mais on s'est déjà croisé plusieurs fois toi et moi. Enfin, c'était surtout ton frère que je croisais, tu te souviens un peu mieux?" A la mention de Jongsu, la mémoire de Jeongin se réveilla peu à peu, bien sûr qu'il se souvenait désormais.

Lorsque son grand frère était à sa dernière année de lycée et que lui venait de commencer sa première, Jongsu avait pris l'habitude d'inviter quelques-uns de ses amis pour faire des révisions, peu sérieuses étaient-elles. Alors, bien que Jeongin n'avait jamais salué les amis de son aîné, il se rappela néanmoins que lui et Chris s'étaient croisés une fois dans la cuisine de la famille, très vite fait cependant. Cependant, le brun ne voyait pas où voulait en venir son aîné. Etait-il tombé amoureux juste pour cela? C'était mignon dans un sens...

"J'ai vécu que ma terminale à Busan parce qu'ils avaient l'option mathématique et j'ai été hébergé par une vielle femme pas loin de chez vous. Tu vas peut-être trouver ça bizarre mais quand on s'est croisé ce jour-là et que tu m'as souri une petite minute, j'ai cru que mon cœur allait décrocher. La suite logique c'est quand, plusieurs années après, j'ai vu ton joli minois dans les locaux de l'agence." Chris rigola à cause de la gêne. Avouer tout ça après de longues années, ça faisait tout bizarre, pour l'un comme pour l'autre d'ailleurs.

"Mais alors au travail pourquoi tu étais si... méchant avec moi?" Jeongin avait peur que ses mots soient trop durs ou bien sonnent un peu trop hautains pour le blond. A son plus grand soulagement, ce dernier ne fit que sourire malgré le regret qui prit son corps en otage. C'est vrai qu'il n'avait jamais été très tendre avec lui...

"Je ne savais pas comment agir avec toi et je voulais pas que quelqu'un se doute de quoi que ce soit. T'as jamais été lent si ça peut te rassurer, t'étais même trop rapide et c'est pour ça que je te rajoutais des dossiers... » La fin de sa phrase fut murmurée si délicatement que le brun n'entendit rien du tout. Chris ne voulait pas avouer qu'il l'avait retenu pour la simple et bonne raison de pouvoir lui parler et le voir plus longtemps. Ça faisait trop psychopathe comme ça.

"Donc les fleurs c'était pour te faire pardonner d'être une brute?" Dit-il avec un sourire en coin, commençant finalement à capter les réactions du blond à ses côtés. Ça le faisait rire de le voir si timide, comme quoi les rôles s'inversent de temps en temps.

"Oui...Et pour que tu tombes amoureux de ma personnalité aussi." Ses grands yeux bruns croisèrent ceux encore un peu amusés de Jeongin. Ils restèrent longtemps dans cette position, côté à côté sur le petit banc, leur regard ancré sur l'autre et l'esprit complètement ailleurs.

Le brun n'en n'avait plus rien à faire de la mystérieuse femme. Il y avait suffisamment d'informations pour comprendre à quel point le blond l'appréciait et le chouchoutait, bien que cela ait été de loin.

Le blond n'en n'avait plus à rien à faire que Hyunjin lui fasse la guerre pour lui aussi avoir le cœur de brun. Il avait suffisamment regardé son cadet pour comprendre que ses sentiments étaient aussi réciproques.

"Je peux t'embrasser tu penses?" Chris voulait craquer, fondre sur ses lèvres qui le tentaient depuis trop longtemps, tenir son menton si charmant et voir ses joues rougir à force de manquer d'oxygène. Il voulait voir Jeongin en demander davantage et finir complètement accro à son contact.

"Je pense que tu peux oui, parce que j'en ai aussi envie..." Jeongin voulait observer ce sourire rassuré tous les jours, sentir ses lèvres charnues et un peu abîmées par le froid sur les siennes, ses mains parcourir ses joues et cette chaleur qui prenait tout son corps. Il voulait voir Chris supplier pour qu'il l'embrasse et ne jamais s'en lasser.

Parce qu'ils avaient compris qu'ils s'aimaient.

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