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Chapitre 2

J'ai rouvert les yeux le lendemain. J'étais encore fatigué, mais pas le temps d'y penser. Le soleil passait par la fenêtre, créant un joli arc-en-ciel sur le sol. J'adorais ça quand j'étais gosse. Plus maintenant.  Faut dire qu'entre avant et maintenant, y avais eu le collège et le lycée.
On était dimanche. J'avais pas grand chose à faire à vrai dire, alors j'ai fixé le plafond une bonne demie heure. Je pensais à ce que je ferai lundi. À ce que je ne dirai sûrement pas à Leo, puisque de toute façon, je ne lui parlais pas. À ce que les autres diraient. Je devrais m'expliquer à Clarisse, forcément.
Et je me suis levé. J'ai enfilé ce qui ressemblait le plus à des habits dans ma garde robe, et je suis descendue voir ma mère. On habitait seules depuis ma naissance, dans une grande maison qu'elle avait hérité de ses parents. Enfin, grande. Avec deux chambres et un grenier serait plus juste. On avait un jardin où j'avais planté des tulipes. C'est joli, les tulipes. J'aimais bien les tournesols aussi.
Ma mère était dans la salle à manger, et elle a sourit en me voyant.

" - Deliah est passée ce matin. Elle t'embrasse, ma chérie."

Pour mieux comprendre, ma mère était bisexuelle. Ça ne se savait pas parce qu'on vivait dans une petite ville et qu'elle préférait rester discrète, et ça m'arrangeait. J'adorerai pouvoir l'afficher au grand jour mais... les ados, c'est compliqué. Deliah était sa petite amie, elles s'étaient rencontrées il y a trois ans, au marché. Elle venait de s'installer ici pour ouvrir sa boutique de vêtements et maman était tombée sous le charme -des habits comme de Deliah-. C’était une femme très jolie, avec de très beaux cheveux brun et une gentillesse sans pareille. Je l'adorais.
Mais les mots de ma mère m'ont fait mal au cœur. Je savais pertinemment qu'elle ne le faisait pas exprès. J'avais toujours été sa petite fille... et je l'étais toujours dans son esprit. Mais le malaise qui me prenait au tripes quand elle me parlait comme si j'étais une fille était insupportable.

"- Elle va bien?" Ai-je demandé en attrapant une brioche sur la table.

"- Oui, sa boutique marche plutôt pas mal. J'aurai espéré qu'elle accepte de s'installer ici le temps qu'ils fassent les travaux de canalisations, mais elle ne veut pas déranger, alors elle prend un hôtel." a répondu ma mère. Elle semblait fatiguée, à y regarder de plus près. J'ai fait semblant de ne rien voir.

"- Oh." Je n'avais rien de plus à ajouter, alors je me suis tu.

Ma mère m'a regardé d'un drôle d'air, comme si elle avait deviné qu'un truc clochait. Enfin, clocher est un grand mot. Comme si son instinct de super maman s'était activé et qu'elle savait que quelque chose me tracassait. J'ai haussé les épaules pour lui dire de ne pas s'inquiéter. J'allais bien.
Du moins j'en avais l'impression. Plus de boule dans le ventre comme hier, plus d'envie de chialer. J'allais bien, ouais. Pas la peine de s'inquiéter. Même pas une gueule de bois.

J'ai traîné dans la maison comme un fantôme jusqu'au repas de midi. Ma mère n'était pas inquiète, je faisais ça souvent, de traîner dans les escaliers avec mon téléphone quand j'attendais quelque chose. Ou quelqu'un.
Mais j'attendais personne, si?

Deliah est repassée l'après-midi, avec un sac de vieilles fringues à elle. Ça lui faisait mal au cœur de les jeter, j'en ai pris certaines. Ça faisait un peu vieux, c'était pas court comme ce que j'avais l'habitude de porter, mais j'aimais bien l'air que ça me donnait.

Je me suis assis sur le rebord de ma fenêtre, celle qui donnait sur le jardin, et j'ai regardé le ciel. Le chat des voisins est passé devant moi, ce petit minou trop choupi qui me donnait envie de lui faire des papouilles tous les matins. Clarisse le détestait, juste parce qu'il l'avait griffé une fois. J'aimais bien le chat mais j'aimais bien Clarisse, alors je faisais gaffe à rien dire à propos de l'adorable boule de poil devant elle. En parlant de Clarisse, elle venait de m'envoyer un message. Pas grand chose, mais j'étais quand même nerveux. Que pourrais-je lui dire demain? M'expliquer? Lui avouer pour Leo? Non, c'était bien trop tôt. Un soudain élan de culpabilité m'a serré le cœur. Je me devais d'être franc avec ma meilleure amie. Ne rien lui cacher. Pourtant, je dissimulais à son regard les choses vraiment importantes. Je lui mentais parfois. Quand Deliah était à la maison. Quand je disais que je détestais Leo. Quand je ne parlais pas du chat.
Et je n’aimais pas ça.
Je n'aimais pas ça du tout.

Le temps est passé comme ça, il a filé, comme les nuages qui de blancs sont passés à roses. Le ciel a changé de couleur. Le soir s'installait doucement dans notre petite ville. Je téléphonais à Clarisse, pour papoter. Elle ne me répondit pas. Alors je téléphonais à Caleb, qui me dit qu'il mangeait bientôt. Alors je descendis dans la cuisine aider ma mère à couper le melon. L'été arrivait bientôt.

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