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Une Beauté Captivante 2/5 🍋 ✔️

Elle ne rêvait pas...

Leftheris était en train de l'embrasser. Si le moment présent ne la paralysait pas, elle aurait été tentée de se pincer afin d'être certaine de ne pas être en pleine hallucination. L'illusion aurait été bien trop réelle, bien trop palpable. La douceur de ces lèvres butinant les siennes, plus hésitantes, la raccrochait à ce désir fou de jeune fille éperdue enfin devenu réalité. Elle avait intérieurement l'intuition que c'était lui. Le seul, l'unique et c'était tout ce qui comptait.

Elle était avec Leftheris, le beau prince faisant battre son cœur. Comment cet instant pouvait être plus magnifique ?

Au début de la partie, Leftheris parut passif, un peu désorienté par son acte irréfléchi, mais désormais, il en était tout le contraire. Goûter ses lèvres était une délicieuse torture, il en voulait plus. L'abstinence était bon pour l'esprit combattif, il lui permettait de s'occuper de ses tâches avec davantage d'attention sans s'épancher sur le sexe qui pouvait devenir aussi addictif qu'une drogue. Un homme sain dans un corps sain. Seulement, cela pesait parfois lourd au quotidien. Lorsque le cerveau et le corps manquaient de stimulation, ils devenaient bien plus sensibles à l'attraction de ces sensuelles créatures. Un simple baiser pouvait faire tourner la tête.

Cette tentation impure hurlait à travers son corps lorsqu'il voyait son frère auprès de Jaya. Ce chacal devait tant profiter de son corps de femme en fleur, consommer ce mariage chaque nuit, chaque heure passée avec elle. Pourquoi n'aurait-il pas le droit, lui aussi ?

Bien que la Varvara timide, souriante et parfois niaise soit une partie de sa personnalité, il savait qu'elle n'était qu'une facette de sa complexité. Elle dégageait une aura incendiaire qui l'attirait tel un feu de forêt. Cette sensation enivrante l'incitait à vouloir satisfaire ses désirs, tout comme les siens. Ces pensées libidineuses le conduisirent à glisser sa main sous la robe de la jeune femme, caressant tendrement sa cuisse généreuse.

Ce geste trop intime fit hoqueter Varvara, mettant fin au baiser. Tout cela allait trop vite, elle n'arrivait plus à respirer correctement. Il la troublait, vulnérable face à cet homme si important, valeureux et attirant. Si sa mère venait à arriver entre temps et la surprenait dans cette position, elle allait la tuer.

— Je suis désolé...

Le souffle court, Varvara ne lui répondit pas, se contentant de se lever pour faire quelques pas dans l'infirmerie. Pourquoi avait-elle été si stupide ? Elle avait lu tant de sincérité dans son regard. Lui tournant le dos, elle eut du mal à déglutir. Elle avait rêvé de ce moment depuis toujours et tout ce qu'elle trouvait à faire était de le gâcher. Leftheris ne voudrait probablement plus l'approcher, pensant qu'elle n'était rien d'autre qu'une petite pleurnicheuse trop sensible. Elle dut se faire violence pour ne pas s'arracher les cheveux.

Elle en avait tant envie pourtant... Tant envie de se laisser emporter dans le courant de ses propres choix, mais sa raison pleine d'honnêteté braquait l'image autoritaire de sa mère devant ses yeux. Elle savait que ce n'était pas bien, malgré tout. Ils étaient trop différents, ne venant littéralement pas du même monde... Mais l'amour n'était-il pas plus fort que la différence ?

Le parquet grinçant se fit entendre derrière elle, émettant un son qu'elle n'avait jamais remarqué auparavant et qui fit battre son cœur encore plus fort. L'adrénaline s'empara de tout son être. Elle sentait sa présence, son torse volontaire et son regard la dévorant sans vergogne. Varvara n'osa pas se retourner, car la chaleur de son corps la brûlait à travers ses vêtements. Cette gravure de robustesse la transportait hors de la réalité, laissant ses sentiments corrosifs et dissidents prendre le dessus. Comment lutter contre eux ? Un combat voué à l'échec.

— Tournez-vous...

La gorge sèche, Varvara obéit, couvée par sa grande taille. Ils se fixèrent durant ce qu'elle jugea être une éternité avant que le prince n'assaillisse à nouveau ses lèvres, bien plus avidement que la première fois. Ce n'était plus l'heure des doutes. Pourquoi réfréner ces sentiments interdits ? C'en était assez de résister.

La servante prit l'initiative d'enlacer le cou de Leftheris entre ses doigts, savourant profondément le doux mouvement de sa langue contre la sienne. Son corps agissait de manière autonome, ignorant les pensées qui lui hurlaient d'arrêter. C'était plus fort qu'elle. Sa mère lui avait parlé de ces pulsions que toutes les femmes devaient un jour ressentir ; maintenant, elle les sentait. Elle avait envie de lui...

Lui, ce n'était guère même de l'envie, mais de la férocité à l'idée d'assouvir ses bas instincts trop longtemps étouffés.

Sans qu'elle ne s'y attende, il la souleva d'un bras et la posa sur le bureau derrière eux. Varvara poussa un cri de surprise lorsque le mortier en bois de sa mère tomba au sol sous leur fougue. Le claquement résonna dans son esprit brouillé par les bouffées de chaleur. Alors que le blond l'embrassait à nouveau, elle rougit involontairement, ressentant son désir plus que manifeste pressé contre son entrecuisse.

Il ne laisserait aucune chance à cette belle petite proie.

Il fallut moins d'une dizaine de secondes à Leftheris pour lui retirer ses sous-vêtements et déboutonner son pantalon. Dans un grognement des plus primitifs, il entra en Varvara qui exhala un cri de douleur, les mains accrochées autour des épaules nues de son amant. Une puissante décharge électrique l'ébranla. C'était si douloureux pour elle, mais si jouissif pour lui. Cette colombe dévoyée était si douce, si généreuse qu'il en devenait fou.

Fou au point de pousser successivement plus fort, toujours plus loin, étouffant les lamentations de sa jolie partenaire contre ses lèvres affamées de sa chair.

Secouant le mobilier, le dos de la jeune femme frottait difficilement contre les placards, bleuissant sa peau par endroits. Son souffle devenait plus aléatoire, il lui arrivait même de ne plus respirer du tout, les yeux mi-clos face à tant de sensations divergentes. Une dizaine de frissons la parcourut au rythme de ses caresses, la salive glissant avec peine dans sa gorge et bientôt, un frisson la happa en sentant un léger courant d'air sur sa peau... Sa respiration, il inspirait et expirait sur son cou avant d'y déposer un baiser. Ce souffle qui lui donnait la chair de poule.

Chaque expiration de sa part s'étaient transformés en soupir brutal. Son corps totalement à sa merci n'était pas habitué à tant de violence. En prêtant une oreille indiscrète aux bavardages impudiques de ses consœurs domestiques, elle avait entendu dire que les premières fois n'étaient pas toujours ce qu'on espérait. Certaines femmes jouissaient, appréciaient, tandis que d'autres souffraient le martyr ou ne sentaient rien. Cela pouvait venir du partenaire, parfois trop débridé ou peu expérimenté, car trop jeune. Or, Leftheris était un homme mature avec du savoir-faire en la matière. Tout le monde savait que de nombreuses femmes, surtout des veuves, l'avaient courtisé dans la noblesse.

Pourquoi avait-elle si mal, alors ?

Les spasmes de ses abdominaux accompagnaient les innombrables retours de hampe qui déchirait son intérieur. Elle retenait avec détermination ses gémissements et ses cris, mordant sa lèvre inférieure avec force pour n'alerter personne. En effet, sa mère, à laquelle elle avait honteusement désobéi, risquait de s'effondrer en la voyant ainsi. Si la jeune rebelle ne succombait pas avant elle...

Lorsque Varvara implora le prénom de son amant d'une voix suppliante, prostrée par un instant de faiblesse, un râle primitif sortit de la fente de ses lèvres fines. Sa plainte résonnait comme une mélodie charnelle à ses oreilles, une gloire à son nom, le ravissant davantage. Elle se sentait mourir dans ses yeux d'acier, à la fois intimidée et électrisée par son contact.

Leftheris fut le premier à atteindre l'orgasme. Ses grandes mains se crispèrent aux rebords du meuble accueillant la jeune femme en souffrance, sa mâchoire se serra, laissant filtrer un long gémissement sourd.

Sa tête tombant en arrière, Leftheris sentit la vie affluer en lui, telle une renaissance après un hiver interminable. Il se retira juste à temps, s'échouant sur l'intérieur de sa cuisse. Les sensations qui l'envahissaient étaient comparables à une vague qui l'engloutissait dans les abysses d'un plaisir sombre et intense. La chaleur le gorgea brusquement, irradiant en lui lorsqu'il recula enfin, abandonnant la jeune femme tremblante et désorientée après l'expérience qu'ils venaient de partager.

Que de bouleversements physiques, mentaux et sentimentaux pour Varvara ! Elle restait statufiée, pantelante, perdue dans ces terribles sensations commençant à s'estomper maintenant qu'il l'avait délestée. Ses jambes chancelèrent lorsqu'elles touchèrent le sol, une goutte de sang s'y écrasa et se refléta dans l'œil de Leftheris.

Elle était vierge...

Dans son désir démentiel, il n'avait même pas songé à cette éventualité pourtant évidente...

Ils échangèrent un regard maladroit, totalement muets. À vrai dire, chacun redescendaient plus ou moins vite de leur émoi.

— Je m'excuse si je vous ai fait mal.

Épuisé par cette performance, Leftheris referma son pantalon et lui déposa un baiser au coin de ses lèvres pleines. Un fin sourire peignait ses joues de la plus charmante des nuances. Le cœur de Varvara rebondit malgré tout face à l'amour qu'elle avait pour lui.

— Je vous remercie pour ce moment.

La fille au teint bronzé, encore chamboulée et endolorie, ne sût quoi répondre à ces remerciements soudains. Ses sentiments biscornus démolissaient sa rhétorique. Elle se contenta de lui sourire, faisant bonne figure pour ne pas l'inquiéter. Elle était heureuse de savoir qu'elle avait pu le soulager, dans un sens. Lentement, le prince récupéra sa chemise de lin blanc qu'il repassa rapidement sur son torse quadrillé. Il se dirigea ensuite vers la sortie.

Si vite ? Non...

Elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça. Pas sans avoir apaisé cette lourde question forçant sur sa nuque affaiblie par la dévotion.

— Leftheris ! Qu'est-ce que... Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? Ce... ce qu'on a fait ?

Le futur général leva un regard perplexe sur elle. Certes, il avait été peut-être un peu trop pressé suite à la retombée d'excitation. Il se rendit compte que son comportement n'était guère diplomate envers cette jeune fille éprise qui venait de lui offrir sa virginité. Cependant, il souhaitait éviter de lui causer des ennuis. Il devrait être parti avant le retour de son acariâtre de mère.

Sans elle, Varvara pourrait tant s'épanouir dans sa vie de femme. Elle avait tant à donner, d'après ce qu'il avait pu voir.

— Et pour vous ? Qu'est-ce que cela signifie ?

— Beaucoup de choses...

Il sourit à nouveau.

— Dans ce cas, pour moi aussi. Je vous dis à demain, très chère.

Enfin, il partit. Varvara esquissa un sourire lentement, amoureusement. Elle n'avait jamais été aussi près de lui, de sa peau. La douleur était éphémère et la brutalité n'était plus qu'un lointain souvenir, à présent.

Lui seul comptait.

En fin de soirée, Jaya quitta la salle des repas. Son appétit avait été absent, tout comme sa perception du soleil déclinant vers la ligne d'horizon. Alors que les images de la pendaison refaisaient surface dans son esprit, une boule se forma dans sa gorge et un poids s'abattit sur son estomac. Toute sérénité avait déserté son corps, elle se sentait désormais comme une âme terrifiée observant l'approche de la guerre, en silence.

C'était indéniable désormais. Avec cet affront mortel, les staraniens ne se laisseraient plus intimider. Ils feraient tout pour venger leurs hommes. Et même les têtes, piquées à la limite entre les deux territoires afin de les décourager, ne pourraient faire reculer la sentence. C'était si proche... Encore quelques mois tout au plus...

En regagnant sa chambre, Jaya aspirait ardemment à un repos salvateur pour chasser de son esprit cette maudite journée. L'envie de se plonger dans un bain chaud et de dormir s'emparait d'elle. À mi-chemin vers l'ascenseur, une voix familière l'interpella.

— Jaya !

Vadim l'avait remarquée.

Il avait vu sa pâleur s'accentuer tout au long de la journée, le fait qu'elle n'ait picoré que quelques graines dans son assiette, ainsi que son silence face à l'emphase de son père et de Leftheris, s'adonnant à plaisir à des bavardages sur les conflits actuels et à venir. Les souvenirs de l'exécution avaient une emprise tonique sur son corps, et il comprenait parfaitement ce qu'elle ressentait. Quand il avait assisté à sa première exécution à l'âge de douze ans, il avait éprouvé les mêmes sentiments de peur et de dégoût pour la cruauté humaine. Mais au fil du temps, des années, et grâce à un entraînement intensif sur lui-même, sa sensibilité s'était effacée, ne laissant qu'une longue absence d'émotion face à l'horreur.

Un jour, elle ressentirait de même. Il fallait simplement qu'elle travaille sur cette contenance personnelle.

— Est-ce que tu vas bien ?

Il s'inquiétait pour elle ? La jeune fille était étonnée. Cette fois, il avait trouvé le courage d'exprimer verbalement la signification derrière sa main offerte, sur le promontoire.

— Oui, ça va. Pas d'inquiétude. J'allais me coucher.

— Je vois. Pour ma part, à minuit, je retourne voir Liloïa, dans la caverne. C'est un grand moment pour elle, ce soir, et... j'aurais voulu que tu m'accompagnes.

Avait-elle bien entendu ? Vadim lui proposait réellement de venir avec lui à la caverne ? D'abord surprise, elle resta méfiante quant à ses véritables intentions derrière cette sortie à deux. Elle s'attendait à tout venant de ce fascinant spécimen.

— Tu n'es pas obligée, bien sûr, mais j'ai pensé que ça te ferait du bien et... ça me tenait à cœur que tu sois là, sachant que tu es la seule à connaître l'existence de Liloïa.

Elle lui offrit la douceur de son sourire.

— D'accord, je viendrais.

Il lui sourit en retour, avant de reculer d'un pas.

— Je passe te prendre à minuit tapante. Ne t'endors pas surtout.

Ce n'était pas gagné en vue de sa fatigue et rien que d'y penser, elle gloussa discrètement. Calme et réflexion. Elle récita intimement ce mantra pour ne pas lui lâcher une absurdité dont elle seule avait le secret lorsqu'on se moquait d'elle. Si un duel à mains nues devait se jouer entre eux, elle savait pertinemment que Vadim la mettrait au tapis. Autant en rire, car c'était le but.

— Princesse Jaya ?

Subitement, une voix grave s'éleva. Derrière Vadim surgit le corps spectral d'Horngrad. Lorsque l'appelée se retrouva face à lui, un frisson la parcourut. Son cœur se mit à battre la chamade. Cet homme effrayant la mettait mal à l'aise à chaque fois qu'elle le croisait.

— Le roi m'a demandé de vous apporter ceci.

Coincée entre ses deux doigts, il lui tendit une lettre blanche.

— C'est une missive de votre père, arrivée dans la soirée.

Jaya lui arracha presque des mains. Enfin, des nouvelles d'Alhora ! Les lettres calligraphiées de son père lui avaient tellement manqué. Vadim, d'un simple regard, conseilla à Horngrad de partir, maintenant que sa mission était accomplie. Le messager aurait tant aimé que ce maudit prince ravale son air hautain et s'étouffe avec.

Lorsqu'il fut parti, Jaya se dépêcha d'ouvrir l'enveloppe en déchirant le sceau de cire. Vadim resta auprès d'elle sans pour autant la gêner dans sa lecture. Toutefois, le visage de sa jeune épouse sembla se troubler. La gaieté qui y était présente s'évanouit pour laisser place à la stupéfaction, voire à l'horreur. Elle commença à trembler, ce qui l'inquiéta.

Le papier se froissa sous ses doigts.

— Jaya ?

Elle posa un regard vide devant elle. Pour toute réponse, elle lui brandit la lettre, l'encourageant à la lire lui-même.

— C'est impossible...

Les mots étaient clairs, ajustés au millimètre. L'avant dernière phrase força la confusion du jeune homme.

« Je tiens donc à t'informer, ma chère fille, que nous avons capturé l'intrus rôdant autour d'Alhora et attendons, désormais, ton retour afin de l'identifier. J'ai joins un autre courrier à l'intention du Seigneur Byron, afin de le prévenir de cette encourageante nouvelle. »

— Ils ont trouvé l'intrus... Vadim, c'est juste impossible. Il n'y en a jamais eu...

Le mensonge avait lentement évolué en une vérité cauchemardesque pour Jaya. Car maintenant, une seule personne lui venait en tête lorsqu'on parlait d'un indigent à Alhora, capturé dans les abords boisés de la Forêt des Murmures...

Tiordan... Pourrait-il que ce soit lui ?

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