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Vers le Nord 7/8 🍋

La couronne de fleurs tomba au sol.

La tête renversée en arrière, Jaya laissa son amant déguster avec lenteur son cou délicat. La sensation de ses lèvres sur sa peau la gorgea de frissons. Presque deux ans auparavant, elle aurait vendu son âme pour vivre cette nuit. Pour pouvoir ressentir toute l'étendue du désir que Tiordan était capable d'éprouver à son égard. Pour devenir adulte sur sa chair, lui et personne d'autre. Lui, l'homme qu'elle voulait épouser avant de connaître Vadim. Longtemps, ce fut illusoire. Longtemps, elle pensait que plus jamais elle n'aurait l'occasion de l'approcher comme elle l'avait fait dans les écuries.

Or, ce soir, tout avait repris son cours. Comme s'ils venaient de sortir d'une longue hibernation pour saisir à nouveau et à pleines poignes ce moment suspendu dans le temps.

Elle soupira contre son oreille quand il s'infiltra toujours plus loin sous sa camisole, effleurant la limite ronde et interdite de sa poitrine. La douceur incomparable de ces monticules de chair lui coupa le souffle. Il était incertain quant à la suite des événements. Il jeta un regard anxieux à Jaya, ne voulant en aucun cas la brusquer ni la gêner. À vrai dire, il n'avait aucune idée de la manière de procéder pour la satisfaire comme elle le méritait.

Pourrait-elle mal le prendre ? Ou même le repousser ?

Soudain, Tiordan s'immobilisa lorsque Jaya caressa son bras, faisant remonter la sensation à travers le tissu pour agripper sa main qu'elle serra fermement, accentuant la pression qu'il exerçait sur son sein. Dans ses yeux, il vit des saphirs brûlants, révélant la force de son désir. Son cœur bondit dans sa poitrine, ému par la beauté brute de la passion féminine qu'il avait sous les yeux. Jamais il n'avait été témoin d'un tel spectacle et il se sentait privilégié de pouvoir contempler cette manifestation.

— Je ne veux pas que tu m'aides, Jaya...

Elle posa sur lui un regard mêlé de perplexité et d'incertitude. Il continua de faire parcourir ses mains sur elle, explorant chaque courbe avec une délicatesse infinie.

— Je veux te découvrir par moi-même et voir ce que je suis capable de faire.

L'évidence frappa la jeune femme quand son minuscule sourire la piqua en plein cœur.

— Tu... tu es vierge, Tiordan ?

La commissure de ses lèvres se releva d'une once à peine perceptible. Il baissa les yeux timidement.

— Je me suis réservé pour la fille que j'ai toujours aimée. Mais, je ne veux pas que tu m'apprennes. Je veux découvrir tout ça sans ton aide, savoir tout ce que je peux faire... par moi-même, avec mes propres gestes. Tu es d'accord ?

Elle hocha la tête, touchée en plein cœur. Il déposa un nouveau baiser sur ses lèvres, plus puissant encore que le précédent, mais tout aussi pourvu d'amour. Les choses sérieuses commencèrent lorsqu'il agrippa le haut de la jeune femme qu'il retira avec une lenteur accusée. Jaya suivit le mouvement et leva machinalement les bras pour lui permettre d'opérer.

Le linge rejoignit la couronne de fleurs.

Il déglutit, charmé et subjugué par la beauté de cette poitrine pointée vers lui, observant sa rondeur parfaite et affriolante avec une insistance analytique. Jaya, quant à elle, baissa les cils en se mordillant la lèvre inférieure. Bien qu'elle n'avait plus honte de sa nudité depuis longtemps, les premières fois étaient toujours un peu embarrassantes. La chaleur montait à ses joues, comme lors de sa première fois avec Vadim.

Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, se domptant avec une passion brûlante. Jaya oublia sa gêne en sentant la langue de Tiordan s'enrouler autour de la sienne, créant une douce friction qui l'enivrait. Le chasseur reprit soudain du poil de la bête, devenant plus ferme et plus assuré dans ses gestes. Ses mains avides de son corps entourèrent la taille de Jaya, la repoussant doucement vers la petite couchette. Lorsqu'elle y tomba assise, il la surplomba un instant, observant son regard luisant et hésitant. Elle ferma les yeux sous les caresses tendres qu'il sema sur sa mâchoire, sentant son doigt rouler doucement sur ses lèvres rouges. Des lèvres qui ne demandaient qu'à être embrassées, incitant au péché.

Il retira à son tour son chandail qu'il jeta au sol, exposant une musculature fine et travaillée, des abdominaux saillants où une fine ligne de poils sombres coulait de son nombril jusqu'à s'évaser à son pubis.

Il était beau... si beau... comme elle en avait rêvé des jours et des nuits durant.

Jaya se laissa doucement allonger sur le matelas de fortune. Le ciel éclatant au-dessus d'elle déversait sur sa peau tout l'amour du monde. Tiordan la touchait avec une grande prudence, évitant la larme sur son buste pour glisser, hésitant, entre ses seins. Ses yeux brillaient comme si on y avait jeté de la poussière d'étoiles par grandes poignées. C'était un rêve devenu réalité, et il ne pouvait s'empêcher d'admirer la beauté de ces seins, si doux, si charnus. Rien qu'à les regarder, littéralement offerts, il sentit une force inépuisable pulser derrière le bouton de son pantalon, prêt à exploser à tout moment.

Il redessina lentement du bout du doigt la forme de l'aréole, la gorgeant de frissons. Il la vit se tendre lorsque la chair de poule émergea, parsemant sa chair sensible et parfumée. Il s'arrêta soudain, aimantant l'œil de la jeune femme.

— Jaya, je veux que tu me dises si quelque chose ne va pas.

— Je croyais que tu ne voulais pas d'aide...

— Non, je parlais pour toi.

Il ancra son regard dans le sien, plus sérieux et sincère qu'il ne l'avait jamais été.

— Si jamais tu veux arrêter, tu dois me le dire. Je te veux comme je n'ai jamais rien désiré dans ma vie et... je m'en voudrais si tu n'appréciais pas ou que je te faisais du mal. D'accord ?

Il était si attentionné, et cette douceur touchait Jaya en plein cœur. Elle ne pouvait que l'embrasser en guise de réponse. Tiordan laissa éclater son envie de la goûter, de connaître sa vraie saveur. Il parsema une pluie de baisers à la chaleur de l'amour sur sa mâchoire, descendant lentement vers son cou. Sa petite barbe de cinq jours attisa de nouveaux frissons, faisant vibrer chaque partie de son corps.

Ses lèvres atteignirent leur point d'arrivée si obsédant : le creux sensuel de sa poitrine qu'il parcourut avec attention. D'abord de petits baisers, puis il attrapa le téton rose et enflé qu'il suçota doucement et enroba de sa langue chaude. Quand il l'entendit soupirer, il releva ses yeux vers elle.

— Ça te fait quelque chose ?

Cachée derrière ses cheveux, sa voix n'était qu'un souffle nerveux.

— Ça chatouille.

Un sourire heureux étira les lèvres de Tiordan. Il regrettait tant de ne pas avoir goûté davantage au bonheur avec elle avant ce jour. La rendre encore plus heureuse, lui offrir du plaisir et de la passion à chaque instant. Les prunelles miroirs de Jaya illuminaient son monde entier, donnant enfin un sens à son existence. Il y avait quelque chose de magique à ses yeux, une pincée de tendresse adolescente qui magnifiait l'instant. Tiordan était déterminé à faire en sorte que cette magie ne s'éteigne jamais.

Ponctué de caresses et de chaleur, tous les derniers vêtements furent jetés au sol. Le temps d'un souffle, d'une étreinte, charnelle et intime, Tiordan s'appuya contre sa hanche. Accrochée aux épaules de son amant, les cuisses honteusement serrées, Jaya fixait le plafond. Cette nuit, sa bouche criera-t-elle combien elle l'aimait, comme elle avait pu le faire avec Vadim ? Son corps serait-il déchaîné au point de mourir de plaisir ?

Cette nuit, ne regretterait-elle rien ?

Elle sentit les longs doigts de Tiordan s'entremêler aux siens sur le drap. Ce drap qui porterait bientôt leur marque, la forme sacrée de leur union.

— Tu es prête ?

Elle l'ignorait, à vrai dire, mais la présence réconfortante de Tiordan l'aiderait à se détendre et chasser cette crainte latente au fond de son abdomen. Quand elle hocha le menton, il pivota légèrement pour remonter le drap sur eux. Ce serait leur bulle, un endroit où personne d'autre n'aurait accès. Juste elle et lui dans cet instant si beau, comme ils l'imaginaient autrefois.

Jaya prit une longue inspiration et relâcha la pression sur ses cuisses qui s'ouvrirent lentement pour le laisser entrer.

Une pointe dure cogna maladroitement sur son bouton sensible, la cambrant légèrement, avant de pénétrer entièrement.

Jaya se crispa aux épaules de son amant, relâchant un râle aigu quand une douleur âpre s'insinua en elle. Quelques allers-retours et elle mua en un tout autre sentiment déroutant. Elle avait déjà connu l'intensité d'un plaisir orgastique, la souffrance innommable être déchirée de l'intérieur, mais cette fois, ce n'était rien de tout cela. Il s'agissait d'une sensation jusqu'alors inconnue.

Un long cognement d'insensibilité.

— Oh, par Ymos, Jaya...

Elle croisa le regard désireux de Tiordan, bougeant au-dessus de son corps. Il brillait de mille feux, comme l'incendie nouveau prenant forme dans le bas ventre du chasseur à mesure qu'il l'emplissait. La contraction de ses parois autour de lui accentuait cet inimaginable plaisir qui lui secouait le corps. Il tremblait contre elle, les lèvres posées sur chaque parcelle de sa peau. Un frisson de désir fit courir sa caresse sur son échine ; il gémit, sans contrôle, accélérant d'une once ses coups de reins avides de son humidité affolante.

Si Tiordan découvrait les joies du sexe avec un enthousiasme débordant d'amour et de passion, en revanche, Jaya demeurait immobile, statufiée par la situation. Elle observait le vide avec une expression indéchiffrable, sans que rien ne transparaisse sur son visage.

Elle avait rêvé de ce jour depuis si longtemps. Il l'avait hantée des nuits durant, ce jour où ils vivraient cette première fois qu'elle imaginait si parfaite. Alors pourquoi ?

Pourquoi cela ne lui faisait rien ?

Pourquoi ressentait-elle cette douleur viscérale dans la poitrine ?

Une désagréable pression s'appuya dans son ventre. La chute était lourde, l'odeur du naufrage lui frappa les sens. La dérive la ramenait toujours à lui. Vadim. Cela l'épuisait, elle en avait des relents de dégoût au fond de la gorge. Du dégoût envers elle-même, acide et écœurant. Elle avait l'impression d'être sale, malhonnête, de trahir tout le monde, autant Tiordan que Vadim. Mais aussi, trahir sa propre volonté en se forçant à vouloir atteindre l'inaccessible. Fixant inlassablement leur ombre mouvante sur le mur, elle naviguait de pensée sombre en idée noire, toujours ivre de ses souvenirs. Saoule du corps de Vadim qui ne consentait à quitter sa maudite cervelle. Elle s'y accrochait, se brisait, s'éloignait toujours plus, abîmée par la culpabilité.

L'amour, c'était apprécier l'entièreté de l'autre sans retranchement. Or, elle réalisa avec amertume qu'elle en était incapable avec Tiordan.

Un sanglot lui échappa.

Tiordan le perçut dans son extase et projeta un œil voilé sur son visage. Haletant, son souffle diminua drastiquement quand il la vit en larmes, cherchant ses souffles dans sa peine. Elle était tendue au maximum, raide, le corps tremblant, attisant l'inquiétude du jeune homme dont l'envie venait de s'évaporer.

— Jaya, qu'est-ce que tu as ? Hey, Jaya...

En état de panique, la jeune femme peinait à respirer tant ses hoquets emplissaient ses poumons de façon incontrôlable. Elle avalait des goulées d'air sonores qui poussèrent Tiordan à se redresser sur ses genoux afin de lui laisser le plus d'air possible. Aussitôt fut-elle libérée de son poids qu'elle se recroquevilla à l'extrémité du matelas.

— Je suis désolée, Tiordan... je... je n'y arrive pas.

— Jaya, ce... ce n'est pas grave. Arrête de pleurer, je t'en prie. Calme-toi, on... on réessaiera plus tard, si tu ne te sens pas...

— Non. Je... je ne peux pas... je ne peux plus...

Elle cacha honteusement son visage larmoyant derrière sa main.

— Pardonne-moi, je t'en prie...

Fixé sur elle, Tiordan tomba de haut. Cela faisait d'autant plus mal qu'elle lui laissait comprendre qu'elle ne voulait plus de cela avec lui. Elle avait l'air d'une fillette terrifiée par un monstre. Était-ce lui, ce monstre ? Avait-il fait quelque chose de mal pour la mettre dans cet état ? Ou était-ce ses traumatismes qui persistaient ? Il l'ignorait et ces lacunes abandonnèrent un goût amer sur sa langue.

À cet instant, il aurait voulu la prendre dans ses bras et la rassurer, mais elle repoussait toute âme vivante autour d'elle de part son aura de chagrin extrême.

Cependant, quand il la vit saisir son pendentif entre ses doigts tremblants et le caresser, il comprit.

C'était lui qui lui avait offert...

Son mari...

Elle se refusait d'être heureuse à cause de son amour pour lui...

Il n'était pas stupide. Au bord du ruisseau, il avait parfaitement compris que ce cadeau était de lui et qu'elle s'était gardée de lui dire, afin de le préserver. Il se mordit la langue pour coincer sa frustration. Elle n'avait pas tourné la page malgré ses efforts à lui faire croire le contraire.

Combien de temps ce manège allait-il durer ?

Combien de temps allait-il devoir se taire et endurer de la voir si malheureuse ?

Ce soir, il était arrivé à sa limite.

Sans un mot, Tiordan se leva du lit pour récupérer ses vêtements. Jaya le suivit du regard. Malgré tout, le voir partir lui arrachait le cœur.

— Tiordan, je t'en prie... Ne m'en veut pas.

Dos à elle, il enfila son pantalon en silence. Un silence qui fissurait un peu plus la princesse qui insista :

— Tiordan ? S'il te plaît...

Toujours rien. La silhouette du brun se découpait dans la lueur dansante du feu. Ses yeux le fixait intensément, comme s'il cherchait dans ses éclats la réponse à son tourment.

— Il est vivant.

Heurtée.

Jaya eut l'impression d'être heurtée de tous les côtés par une force invisible, comme si une horde de chevaux sauvages la percutait de plein fouet. Elle était braquée sur le dos de Tiordan, incapable de la regarder en face. Les trois mots qu'il avait prononcés résonnaient dans sa tête, dévastant son cœur et son esprit. De nouvelles larmes affluèrent sur ses joues, sans qu'elle puisse les retenir.

— Q-quoi ?

Or, sa simple réponse, lâchée comme une grenade, consolida Jaya sur la validité de ses sens auditifs.

— Vadim, ton mari... Il est vivant.

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