❥︎ 𝓟𝓸𝓾𝓻𝓺𝓾𝓸𝓲 ? [ 𝓒𝓵𝓮𝓶𝓣𝓼𝓾𝔂𝓪 ]
➪ Fɪғᴛʜ sʜɪᴘ ғᴏʀ ᴛʜᴇ sʜɪᴘᴛᴏʙᴇʀ !
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« 𝓐 𝓯𝓸𝓻𝓬𝓮 𝓭𝓮 𝓳𝓸𝓾𝓮𝓻 𝓪𝓿𝓮𝓬 𝓵𝓮 𝓯𝓮𝓾, 𝓸𝓷 𝓯𝓲𝓷𝓲𝓽 𝓹𝓪𝓻 𝓼𝓮 𝓫𝓻𝓾̂𝓵𝓮𝓻. »
« 𝓐 𝓯𝓸𝓻𝓬𝓮 𝓭𝓮 𝓷𝓪𝓰𝓮𝓻 𝓪̀ 𝓬𝓸𝓷𝓽𝓻𝓮 - 𝓼𝓮𝓷𝓼, 𝓵𝓮 𝓬𝓸𝓾𝓻𝓪𝓷𝓽 𝓯𝓲𝓷𝓲𝓽 𝓹𝓪𝓻 𝓷𝓸𝓾𝓼 𝓮𝓶𝓹𝓸𝓻𝓽𝓮𝓻. »
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Tout n'est que sang, obscurité, douleur. Tout tourne autour de moi, des souvenirs comme des regrets, des questions comme des souhaits.
Je veux oublier. Tout oublier, je veux partir moi aussi, m'envoler le rejoindre. Je veux me réveiller et le serrer dans mes bras. Je veux me lever et constater que tout est faux. Qu'il ne s'est rien passé. Que ce cauchemar est terminé.
Mais ça ne marche pas comme ça.
C'est de ma faute, tout est de ma faute.
Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne ressens plus rien, je ne suis plus rien.
Les paroles des gens ne m'atteignent plus, je suis là, sans l'être. Je suis ne suis plus moi depuis qu'il n'est plus là.
Qu'est ce que j'ai fait ?
En haut de la colline, près de la tour d'Inazuma, j'aggripe la barrière de métal qui me sépare du vide. Je hurle. Je crie ma rage, ma peine, ma souffrance.
Les larmes innondent mes joues tandis que des souvenirs m'assaillent avec une puissance insupportable.
Lui, toujours lui.
Il est partout, dans chacune des images qui passent et repassent dans ma tête. Lui, heureux, lui souriant, lui rigolant, lui jouant au foot, lui avec moi.
Je laisse les sanglots prendre possession de moi, une peine immense déchirant mon coeur. Les remords me détruisent de l'intérieur, la douleur incendie mon corps, comme un feu de forêt qui enflamme tout sur son passage.
Pourquoi ? Pourquoi lui ?
Il ne méritait pas ça, ni lui, ni personne, alors pourquoi ? Il avait un avenir tout tracé, d'excellents résultats scolaires, un talent au football. Et j'ai tout gâché.
Pourquoi ? Pourquoi pas moi ?
- POURQUOI ?! DITES LE MOI JE VEUX SAVOIR !
J'aurais tellement voulu échanger les rôles, être à sa place. J'aurais tellement voulu qu'il puisse vivre sa vie comme il le souhaitait. Mon existence n'a aucune importance comparé à la sienne, alors pourquoi ?
Je ne lui est même pas dit.
Je ne lui est pas dit.
- Pourquoi ?! Pourquoi ai-je été si lâche ?! Pourquoi ?!
Les mots ne sont pas sortis, ils sont resté coincé dans ma gorge. J'aurais dû lui dire. Mais elle l'a fait avant moi. Elle a toujours eu plus de cran que moi, toujours.
Mes larmes filent aussi vite que la pluie qui tombe sur mon corps.
Les coups de tonnerre sont aussi puissants que ma douleur.
Les éclairs sont aussi vifs que les lames qui déchirent mon coeur.
La nuit est aussi noire que mon âme.
Les nuages sombres sont aussi nombreux que le chaos qui règne dans mon esprit.
J'ai toujours appartenu à cette partie, celle de la lune et des ténèbres froids.
Lui appartenait à la lumière, et à la douce chaleur du soleil.
Son sourire était aussi lumineux que les rayons de l'astre.
Sa voix était aussi pure que la lumière.
Sa peau aussi chaude que pendant l'été.
Son coeur était aussi grande que le soleil.
Il était aussi doux que la brise du printemps.
Le soleil et la lune.
La lumière et l'obsucurité.
Le chaud et le froid.
Le ying et le yang.
Le blanc et le noir.
L'ange et le démon.
Nous étions si différent, ça devait se terminer comme ça, il n'y avais pas d'alternative.
J'ai essayé de lutter, ça n'a pas marcher.
J'ai accepté mes sentiments et maintenant il est mort.
《 À force de jouer avec le feu on finit par se brûler.》
Je comprends enfin la véritable signification de ce proverbe.
C'est une brûlure éternelle qui me rongera jusqu'à la fin de mes jours.
J'ai voulu commettre l'impossible et il en a payé le prix, pour nous deux.
Il n'y a pas pire douleur, pire souffrance que de voir l'être aimer mourir devant ces yeux par sa faute.
Je me déteste, je me haïe, moi, mes sentiments, mes réactions, mes choix et mes décisions.
J'ai échoué bien des fois dans ma vie, et j'ai fait beaucoup d'erreurs. Mais je me suis toujours relevée. À chaque fois.
Mais on fini tous par atteindre ses limites.
《 À force de nager à contre sens, le courant fini par nous emporter. 》
D'un habile mouvement, je passe de l'autre côté de la barrière. Mes pieds atterrissent sur le rebord de la pente. De cette pente mortelle.
Les mains encore reliées à la barre de fer dans mon dos, je détache un à un mes doigts.
Les larmes dégoulinent toujours sur mes joues, elles quittent mon corps en même temps qu'un dernier objectif grandit en moi.
J'inspire calmement. Je respire une dernière fois cet air frais.
Un dernier regard à la tour, et à la ville d'Inazuma, avant que je ne me laisse définitivement tomber dans le vide.
Je ne crie pas, non. Une seule et unique phrase traverse mes lèvres, à peine audible, mais elle contient toute la puissance de les sentiments.
- Rendez-vous après la mort, je t'aime Tatsuya...
Sur ces derniers mots je laisse le passé ressurgir, les souvenirs m'envahirent une toute dernière fois.
✯✯✯
Un week-end durant les vacances d'été, par une chaude journée de juillet, à l'école du soleil, Nagumo eut une idée.
– Un action ou vérité ça vous dit ? Parce que c'est pas que je me fait chier mais je me fait chier en fait. Proposa t-il.
– Il fait trooop chauuuud ! Se lamenta Midorikawa.
– Je suis pour, annonça Reina.
Fuusuke, Tatsuya, Midorikawa acceptèrent également et je hochais la tête en signe de oui, même si je savais déjà que ça allait partir en sucette. Je ne me doutais alors pas que cette soirée allait devenir la pire de ma vie.
À vingt heure nous nous installâmes dans le salon, sur les canapés foncé en face d'une petite table. Hitomiko était absente pour la semaine, en excursions vacance avec la plupart des enfants de l'orphelinat. Seuls quelques uns étaient restés, cloîtrés dans leurs chambres ils ne risquaient pas de nous déranger dans notre jeu.
– Je commence ! S'écria le vert.
– Okay vas y, accepta calmement le blanc.
– Nagumo, action ou vérité ?
– Action.
– Bois une des bières de Hitomiko.
– D'accord.
Il partit en direction de la cuisine et ressortit quelques minutes après, la boisson dans les mains. Devant nos yeux il l'ouvrit et l'a but en grimaçant.
– Beurk.
– À toi, fit Reina.
– Ouais, Fuusuke ?
– Oui ?
– Bah action ou vérité patate !
– Calme toi Nagumo, demanda Tatsuya en soupirant.
– Vérité la tulipe.
– Ça fait quoi de cotoyer un gars beau gosse comme moi ?
– Très énervant.
– Que, quoi ? Cours pour ta vie le glaçon !
Et ils s'élancèrent dans une course poursuite à travers le bâtiment.
– Et c'est repartit... re-soupire Tatsuya.
Il était étrange ce jour là, il paraissait moins joyeux et cette vue me serrais le cœur.
– Bon bah re- à moi alors ! Lança Midorikawa un sourire aux lèvres, Reina !
– Vérité.
– Tu aimes quelqu'un ?
– Oui.
À la réponse de la bleue j'avais relevé vivement la tête dans sa direction, et comme je le pensais, elle me fixait de ses yeux azur. Elle me regardait avec un air peiné, c'était la seule au courant de mon amour pour Tatsuya et à son regard je compris qu'elle allait faire un truc qui ne me plairait pas.
– Tatsuya. Ça fait un moment que je voulais te le dire. Je... j'ai des sentiments pour toi... Clem, excuse moi s'il te plaît ! Ne m'en veux pas ! Continua t-elle.
Je n'en croyais pas mes oreilles, elle se fout de ma gueule c'est ça ?
– Pourquoi elle t'en voudrait ? Demanda Midorikawa.
– Reina... je murmurais en la fixant intensément. Ferme ta gueule, avais-je envie d'ajouter, mais je ne le fit pas, j'aurais sûrement dû. Quoi que, peut-être pas...
Ces yeux allaient de moi à Tatsuya, elle paraissait vaguement indécise.
– Pour rien. Tatsuya, c'est toi que j'aime, et.. reprit-elle.
C'était trop pour moi, je ne pouvais pas rester à l'entendre se déclarer au roux alors qu'elle savait que j'aime le rouge. Je me levais, attrapais ma veste dans l'entrée et sortis en claquant la porte derrière moi. Sans un mot je me mis à courir, le vent me fouettant le visage, emmêlant mes cheveux. Je repoussais mes mèches brunes qui dérangeaient ma vue et accéléra le pas.
Je n'y croyais pas. Pourquoi ? Pourquoi a t-il fallu qu'elle lui déclare sa flammes ? Pourquoi devant moi ? Pourquoi a t-il fallu qu'elle l'aime ? Pourquoi je n'ai pas avoué mes sentiments ? Pourquoi ?
J'arrivai à un endroit isolé de la ville, celui où je venais quand j'avais envie d'être seule. Un soulagement m'envahit quand je vis les voies ferrées devant moi. C'était une journée calme apparement, aucune lumières des phares des trains ne venaient éclairer la nuit qui commençait lentement à tomber. Je traversais hâtivement les rails rouillés d'une ligne et me dirigeait vers la suivante quand sa voix m'arrêta.
– Clem ! Clémence attend moi ! Cria t-il.
Pourquoi m'avait-il suivi ? Il n'aurait pas dû...
– Va t-en Tatsuya ! Lui avais-je répondu.
– Non ! Dit-il.
Malgrès moi, j'avais stoppé ma course pour m'arrêter, un pied sur les rails, l'autre en dehors du côté du roux. Lui aussi avait cessé de bouger. À quelques mètres de moi, il me fixait de son regard mélèze.
– Clem, pourquoi tu es partie ? Commença t-il.
Aucune réponse ne sortit de ma bouche, je me contentais de regarder le sol, ne sachant pas quoi lui dire.
– Regarde moi ! Ordonna t-il.
Je m'exécutais et plongea mes yeux bleus dans les siens, verts comme le jade. Le temps parut s'écouler de manière différente, comme si tout était flou autour de moi, les bruits m'atteignaient avec lenteur et semblaient venir de très loin. Juste lui, ces yeux et mes sentiments non avoués. Dans ce regard mélèze je perçu ses émotions, mais pas celle que j'espérais voir. J'y ai vu de l'étonnement, de la panique puis de la peur.
– Cl-em ! C...l-em ! CLEM ! Att... ATTENT.... ATTENTION ! Ses exclamations mirent un temps infini à monter dans cerveau, je fini par comprendre. Je fis le lien entre ces paroles et le son sourd qui parvenait de plus en plus clairement à mes oreilles.
Je tournais la tête, une lueur aveuglante me fit fermer les yeux.
Un train.
Un putain de train de merde.
J'aurais pu réagir, me pousser, mais l'envie de vivre ne vint pas me titiller. Je ne voulais simplement pas me pousser, je n'en avais plus la force. Je voulais que tout se finisse. Comme au ralentit je vivais la scène.
Mes paupières commencèrent à se fermer, quand je sentis quelque chose sur mes bras. Un poids assez important toucha mon corps, il le propulsa plus loin. Mes yeux se rouvrirent et je les croisais. Ces yeux verts. Ces yeux confiants, si beaux. Affalée par terre, j'eu juste le temps de me relever sur les coudes. Un fin sourire naît sur ses lèvres, et devant mes yeux horrifiés je vois le train passer.
Après tout devint flou. Les larmes s'étaient remisent à couler abondamment et je restais planté sur place comme statufiée. Puis la réalité me rattrapa en même moment qu'une odeur de rouille me prenait à la gorge, me donnant la nausée. Les mains plaqués sur ma bouche, que je peinais à maintenir en place à cause des tremblements qui parcouraient mon corps, je me relevais tant bien que mal. Je m'approchais de la voie ferrée, le train ayant fini de passer. Je titubais jusqu'aux rails, et découvris avec frayeur le corps sans vie et déchiqueté de mon amant.
Sang.
Sang.
Sang.
Partout. Je ne parvenais même plus à déterminer l'emplacement exact de ses membres, juste sa tête où la couleur rubis de sa chevelure restante se mélangeait à l'ocre du liquide rouge qui s'échappait de lui.
Je m'approchais, et tomba à genoux à ses côtés. Choquée, je le fixais un moment avant d'esquisser le moindre geste. J'avançais lentement ma main en direction de ses cheveux que je caressais avec douceur.
"Il est mort, me susurra une voix dans mon esprit, par ta faute, continua t-elle."
Je retirais ma main en sanglotant, elle était striées de marques rouges qui traversaient ma paume de long en large.
Je fixais son corps sans vie, ou plutôt ce qui en restait. Les tremblements se firent plus fort, je serrais mes poings.
Je criais. Je criais ma peine, ma souffrance, ma douleur. Je criais sa mort, mon amour pour lui. Je criais car tout était de ma faute. J'aurais dû me reculer, à cause de ça je l'ai tué. Mais pourquoi ? Pourquoi m'a t-il sauvé ?
Je hurlais à en avoir la gorge sèche, jusqu'à ce que ma voix se casse et que plus aucun son ne sortait de ma bouche. Alors, à cet instant, je m'évanouis.
Les larmes ruisselaient toujours sur mes joues et des sanglots secouaient mon corps brisait par la douleur.
✯✯✯
Je ferme mes yeux. Cette fois c'est fini, personne ne viendra me sauver.
Une larme glisse doucement le long de ma joue.
Le vent fouette mon visage, repousse mes cheveux, me donne la chaire de poule.
Le hululement d'une chouette résonne à mes oreilles.
Je tombe.
Vite.
Sans retour.
Je m'envole.
Vers la liberté.
Ma liberté.
Je laisse la nuit m'envelopper et la lune m'emporter avec elle.
Un dernier souffle et je fais partie des étoiles à jamais.
Mon corps s'endors pour toujours mais mon esprit s'élève haut dans le ciel.
La mort m'embrasse sous la lueur argentée de la lune, elle m'amène avec elle et je pars, loin.
Je dit Adieu au monde réel avant de quitter définitivement cette existence.
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Euh bon anniv Clem ? Azy ça fait bizarre de me dire que je t'écris cet OS pour ton anniv. Mais bon t'aime les bad end, la c'est carrément une bad story mais chut.
Reposez en paix Clem et Tatsu' on vous aime hein.
Faut que je m'entraîne sur les histoires tristes, la c'est pas ouf encore mais j'espère que c'est bien quand même.
Tu peux m'initier au sadisme L'allumette ?
Bref. Happy Birthdayyy @Clxmmmm_ alias Clem, alias Tulipe, alias l' AuTeUrE sAdIqUe, alias ma prof de vie, alias- ouais bon zavez pigé mdr
Allez bisous ❤︎❤︎❤︎
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