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Chapitre 12


Je restai immobile et je ne sus quoi faire et le temps me parut suspendu le peu de temps que ses lèvres touchèrent les miennes. Quand enfin il me lâcha, j'eus l'impression que cet instant avait duré des heures, alors que je savais qu'il ne s'était écoulé qu'une demi-seconde tout au plus. Ethan prit la chaise à côté de moi et s'y assit.

— Est-ce plus compréhensible ainsi ?

Aucun mot ne voulait sortir de ma bouche, je ne pouvais que le regarder, incrédule, mon cœur battant à tout rompre. Je tentais en vain de le calmer, sans succès, ma tête étant elle-même agitée et en total bazar qui reflétait parfaitement mon incompréhension.

Ethan baissa la tête, ses yeux ne reflétaient plus rien. Inconsciemment, je posai ma main sur ses genoux et il releva les yeux. Je ne pouvais rien faire d'autre que le regarder et lui n'avais pas non plus l'air de trop savoir quoi faire. Dans ma tête, tout était assez flou, mais je me sentais heureuse, si on peut dire ... mais aussi honteuse. Honteuse d'avoir trahie Téah, à qui j'avais pourtant dit qu'Ethan ne serait qu'un ami pour moi. Et pourtant... Son geste m'avait déstabilisée, et sa signification, même si elle était floue dans ma tête, n'était pas habituelle. Pas pour des amis. Si j'avais au moins une certitude, c'était celle-là.

— Je suis désolé, Lana, je n'aurais peut-être pas dû ...

Il se confondait en excuses, visiblement confus de ce qu'il s'était passé. Lorsque je parlai enfin, ma voix était étrangement calme, ce qui me fit un peu peur.

— Ne le sois pas, ce n'est pas de ta faute.

— Si, je me suis emporté ...

— Ne t'en veux pas.

Impossible sur le moment de mettre de l'ordre dans mes pensées, je ne savais quoi ajouter. Alors je ne dis plus rien, juste confuse.

— Merci...

Je ne compris pas pour quelle raison il me remerciait et mes pensées, embrouillées, ne m'aidaient pas plus. Alors ce fus la voix un peu tremblante que je demandai :

— Pourquoi donc ?

— Pour ne pas m'avoir rejeté.

Je lâchai un petit « Ah ... » avant de baisser les yeux. Je sentais mes joues chauffer sur ma peau pâle. Je me levai de table, et pris mon sac.

— J'aimerai réfléchir un peu. Excuse-moi, Ethan.

— Je comprends, ne t'inquiète pas. S'il faut patienter, je patienterai.

Je sorti de la salle, puis du lycée avant de partir vers chez moi, en marchant vite, courant presque. Je crois ne jamais être allée aussi rapidement pour rentrer. Mon père n'était pas chez moi lorsque j'arrivai, sûrement toujours au travail. Je montai donc directement dans ma chambre et me jetai sur mon lit. Je ne pleurais pas, et je n'en avais à vrai dire aucune raison. Je ressassais les événements. Cela s'était passé en un laps de temps si court. J'avais déjà pu entendre parler de ce genre de sentiment, autour de moi, à l'école, dans mes séries... des gestes que font les gens qui s'aiment... Etait-ce ce que Téah ressentait envers Ethan ? Et lui, que pensait-il d'elle ?

Et moi ? Quels étaient mes sentiments, dans ce cas ? Ma tête commençait à être douloureuse à force de chercher des réponses trop complexes pour moi et de me repasser la scène en boucle. Je finis par m'endormir, extenuée.

J'avais difficilement dormi, cette nuit-là et quand je me levai le matin, je n'eus aucune envie d'aller en cours. Je n'avais pas encore mis de l'ordre dans ma tête et elle était encore douloureuse. Je me préparai tout de même, sans hâte. Lorsque mon père se leva à son tour et me regarda, je sus qu'il avait compris que quelque chose n'allait pas.

— Il y a un problème ?

Je secouai la tête.

— Non, tout va très bien, ne t'inquiète pas.

Il n'insista pas et je l'en remerciai intérieurement, il savait depuis longtemps que je n'aimais pas vraiment partager mes problèmes, et que s'il le fallait, je le lui en parlerais. Après avoir fini de me préparer, je pris mon sac et partis en direction du lycée. J'appréhendais de revoir Ethan, je ne savais pas ce que je devais lui dire, ce que je devais faire. Pire, comment le dire à Téah ? Je ne voulais pas lui cacher ce qu'il s'était passé.

Quand j'arrivais au portail, bien trop vite à mon goût, Ethan était seul sans aucune trace de Téah, ce qui m'inquiéta, puisque c'était inhabituel. Je le rejoignis en trainant des pieds. Heureusement, il se contenta de me saluer et de me sourire aussi joyeusement qu'avant. Quant à moi, je demandai :

— Téah n'est pas là ?

Il secoua la tête :

— Je ne l'ai pas vue ce matin. Ça arrive de temps en temps quand un de ses parents peut la conduire, on la reverra vite, il ne faut pas s'en faire.

Même s'il avait l'air comme d'habitude, je le sentais plus distant qu'avant. J'eu un sursaut quand il me prit la main et serra ses doigts sur les miens. Et moi je ne pouvais pas m'empêcher d'apprécier son geste accompagné de sa sensation étrange et de sa température identique a la mienne. Ça n'en fut pas moins inquiète pour notre amie que nous rejoignîmes notre salle de classe, silencieusement, mais main dans la main. Ce ne fut que lorsque les autres élèves de la classe arrivèrent qu'il me lâcha. Je comprenais la raison, je ne voulais pas non-plus que les autres se fassent des idées sur quoi que ce soit, alors que je n'étais moi-même sûre de rien.

Les cours me parurent extrêmement longs et bien plus ennuyants qu'avant, alors que je pensais qu'ils ne pouvaient pas l'être plus il y a encore quelques temps. Le midi, je laissai Ethan et parti à la recherche de Téah. Je fis trois fois le tour des bâtiments avant de la trouver, avec une fille qui devait être de sa classe.

Je l'appelai, et elle tourna vers moi ses yeux dorés dont je n'y décelai aucune émotion, et cela ne fit que confirmer mes inquiétudes, jamais encore je ne l'avais vue ainsi. Je m'approchai d'elle et lui demandai :

— Je peux te parler un instant ?

Elle hésita, et je me demandai ce qu'il lui arrivait. Elle accepta enfin et nous allâmes dans un endroit assez calme, alors que tous devaient être partis manger.

— Ecoute, Téah, je ne veux rien te cacher ...

— Je le sais, je vous ai vus.

Ses paroles étaient tranchantes comme un couteau. Je me doutais qu'elle savait quelque chose, sinon, elle nous aurait rejoints bien plus tôt dans la journée. Sa réaction me fit tout de même monter les larmes aux yeux. Je n'avais pas pleuré, pas même la veille, je m'étais sentie confuse, mais pas triste. Tout cela confirma que ce qui s'était passé la veille lui avait au moins fait de la peine, sinon plus. La colère qui émanait de mon amie était justifiée, c'était ce qui faisait le plus mal.

— Ecoute, je sais que rien de ce que je pourrais dire n'effacera ce qu'il s'est passé, mais ... enfin, je n'y suis pour rien, au départ. C'est Ethan qui est venu en premier, j'ai été surprise ...

— Ce n'est pas ce que j'ai vu, Lana. Tu aurais pu l'en empêcher.

Je tentai alors de lui expliquer ce qui s'était passé, mais mon récit était coupé de sanglots, bien que les larmes ne tombaient pas. Je voulais insister sur ma surprise, lui dire que ca n'était pas de mon initiative. Sa réponse fut froide, et j'eus l'impression de m'enfoncer dans des ténèbres sans fin.

— Je t'avais dit ce qu'il en était pour moi, je te faisais confiance sur ce point comme sur tous les autres.

— S'il-te-plaît, Téah, je n'y suis pour rien ... Je ne sais pas comment réagir, ce que je dois faire.

— Ce n'est pas mon problème.

Elle me tourna le dos et retourna voir sa camarade. Quant à moi, je partis en courant à travers les couloirs, la vision brouillée par le voile de larme sur mes yeux. J'entendis quelqu'un appeler mon nom et reconnu tout de suite Ethan. Je me retournai machinalement et vint me jeter contre lui. Là, je lâchai toutes les larmes qui n'avaient pas voulu tomber. Ethan me serra contre lui et posa sa tête contre la mienne. Il ne demanda pas d'explications, mais il devait se douter que cela concernait son amie d'enfance. Il se contenta simplement de dire :

— Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, mais je peux t'assurer qu'elle s'en remettra.

Il me releva la tête, essuya quelques gouttes de son doigt, et posa son front sur le mien. Ce contact m'apaisa autant qu'il m'attristait, je ne savais trop pourquoi j'étais si triste. Mais autant, voire plus, que de me sentir honteuse par rapport à elle, c'était de voir Téah, une amie à qui je m'étais déjà tant attachée, se montrer si froide et distante, qui devait me faire cet effet là. J'avais perdu ma seule amie, ici, celle qui m'avait confié un secret, et que j'avais ensuite trahie sans l'avoir voulu. Mais dans les bras d'Ethan, je ne pouvais m'empêcher de me sentir en sécurité, protégée. Je murmurai :

— Je veux rentrer chez moi...

Il hocha la tête et dit qu'il comprenait et il m'accompagna jusqu'à la sortie du lycée. Je lui demandai de me laisser là, disant que je pouvais rentrer seule. Il protesta vivement et insista pour me suivre jusque chez moi.

— Je peux y aller, je n'ai rien à faire cet après-midi.

En me retournant après cette phrase qui ne venait pas de mon ami, je découvris Elyss derrière moi. Ce dernier avait une expression neutre, mais ses yeux exprimaient de la compassion quand ils glissèrent vers moi.

— Tu n'as rien à faire là, toi, Va-t-en !

— Tu comptes me faire partir, le vampire ? Et comment ?

Sa réplique était dite avec un calme olympien, mais je sentais dans la voix du loup qu'il n'appréciait guère mon camarade de classe. Je compris que si personne ne faisait rien, une dispute allait bientôt éclater, et je n'avais pas besoin de cela en plus, le reste était déjà tellement lourd.

— Ça ira, Ethan, laisse le me raccompagner, ça vaut mieux.

J'étais moi-même surprise de mes propres paroles, d'avoir accepté la proposition d'Elyss plutôt que celle d'Ethan. Je ne le regrettais cependant pas, à ma grande stupéfaction. Mon ami gronda à l'intention du loup mais celui-ci resta impassible, il me prit la main et m'entraina en dehors du lycée. Je le suivais, docilement. Sauf qu'arriva à un moment, je ne pus plus me contenir et je vins me jeter contre le bras d'Elyss, et je lui racontai tout sans rien omettre. Puis après m'avoir écoutée sans rien dire, il demanda :

— Et toi, qu'en penses-tu ?

Je secouai la tête contre sa chemise mouillée de mes larmes.

— Je ne sais pas ... J'apprécie Ethan ...

— Mais à quel point ?

Sa question, un peu sèche, par ailleurs, resta sans réponse. Comment je pouvais en trouver une alors que je ne savais pas comment différencier l'amitié d'autre chose.

Pourquoi est-ce que je lui racontais tout cela, à lui ? Il n'était même pas un ami, juste une simple connaissance, presque une gêne, parfois. Mais il était le seul pour le moment à qui je me sentais de me confier.

— Assieds-toi deux secondes. Je vais te conduire chez toi.

Je ne compris pas très bien, ses paroles étaient en total désaccord. Tout à coup, en même pas une seconde, il passa sous mes yeux de forme humaine à forme lupine, dans un bruit de déchirement. Il s'approcha de moi et ma première réaction après la surprise fut de lui caresser la tête. Il ferma un instant ses yeux bleus marines, appréciant le geste, puis il se coucha à côté de moi.

"Allez, monte."

Cette phrase avait résonné dans ma tête, comme si je l'avais pensée moi-même et je me figeai, désorientée.

"Oups, pardon si je t'ai surprise, j'aurais dû te prévenir."

Une fois l'étonnement passé, ce qui ne tarda pas étant donné que je commençais à m'habituer aux bizarreries qui se passaient autour de moi, je demandai :

— Tu peux faire de la télépathie ?

"Oui, enfin du transfert de pensées, c'est trop compliqué à expliquer et j'ai la flemme. Je te prierais donc de grimper, que tu puisses rentrer chez toi rapidement. Tu as besoin de te reposer."

J'acquiesçai mais hésitai devant le pelage soyeux du canidé. Il émit un grognement pour que je me décide.

Je fini par passer la jambe par-dessus son dos et à m'asseoir sur lui. C'était étrange, il était grand, pour un loup, mais je ne l'aurais pas cru capable de me porter si facilement. Il se leva en faisant attention à ne pas me déséquilibrer. Je sentais son ventre se gonfler au rythme de ses respirations et ses épaules se contractèrent sous mes mains lorsqu'il se mit à marcher. Cette sensation nouvelle et pour le moins agréable eue pour effet de me faire temporairement oublier les événements de la matinée. Je me laissai choir doucement sur le dos d'Elyss, savourant le doux contact de ses poils crème sur ma joue, enlaçant son cou de mes bras.

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