Chào các bạn! Vì nhiều lý do từ nay Truyen2U chính thức đổi tên là Truyen247.Pro. Mong các bạn tiếp tục ủng hộ truy cập tên miền mới này nhé! Mãi yêu... ♥

3


Dans la cuisine, je suis assise sur ma chaise, ma tasse de chocolat chaud à la main je repense en boucle à ce qui s'était passé hier. Je m'étais mis dans une situation aussi dangereuse que ridicule. Mais je ne nie pas que ça ma sauver la vie, pour la mettre encore une fois dans une situation dangereuse. Il ne saura pas que c'était moi, cela fait trois ans, trois longues années, en plus c'était en Pennsylvanie. En plus pour lui, je crois à tout ce que les médecins ont dit, je m'étais inventer ce monde.

Je regarde l'heure 6h30, dans quelques heures aura mon entretien pour mon stage pratique. Je suis impatiente et stressée à la fois.

Je continue à déguster ma boisson chaude, puis la porte de la chambre de Sergio s'ouvre. Il en sort, main sur la tête, une mine affreuse, cheveux en bataille. On dirait qu'il a participé à une guerre hier soir.

-et bien bonjour monsieur je me prends pour un Zombie, tu fais moins le fier avec ta tendance maintenant hein ? Ironisai-je.

Il prend place sur une chaise en face de moi.

-ne m'en parle pas s'il te plait, j'ai une gueule de bois atroce, je ne sais pas comment je vais bosser aujourd'hui.

Je lui souris confiante.

-tu devrais prendre un paracétamol, puis te débarbouillé, ensuite prendre un bon café noir pour affronter ta journée.

-Mmmm...Et sinon, hier soir tu m'as planté !

-je t'avais expliqué que je devais rentrer, et puis je n'étais pas d'humeur festive, la prochaine fois ça sera différent.

Il rit doucement puis il répond avec un ton ironique, tout à fait son genre :

-avec toi, la prochaine fois signifie, dans vingt-heure et trente ans !

Je pouffe, avec ce qui s'était passé hier, fini les soirées, c'est clair que ce n'est pas pour moi, ça fini toujours avec ma présence dans une scène de crime, c'est je continue comme ça, je vais surement être engagé par le FBI.

-non c'est trop voyant, vingt heure c'est trop, je dirais juste trente ans.

-juste trente ans. Répéta-t-il en affichant une grimace négligente.

-oui juste trente ans.

On finit par éclater de rire. Puis on s'arrête en se regardant, et d'un coup en éclate une nouvelle fois de rire comme des fous.

***

Devant l'immense gratte-ciel en verre, je prends une grande inspiration, puis je me dirige vers l'entrée. Toute cette architecture moderne, et cette ambiance déroutante, font tout le charme de New-York. Mais d'après moi, les gens sont trop pressants, stressés, limite paniqués. Ils manquent tellement de choses dans leurs vies que ça devient presque une routine constante.

Une fois à l'intérieur je reste submergée par l'élégance des lieux, tout est si spécifiques et soignés. Aujourd'hui je comprends la chance que j'ai d'avoir Sergio comme colocataire, heureusement qu'il m'a choisi cette robe élégante et simple, et moi qui allait débarquer ici avec un t-shirt et une jupe, j'aurais été l'air d'une livreuse je présume.

Les gens ici sont d'une classe et d'une élégance irréprochables. Je lisse le tissu de ma robe, puis je me dirige vers le comptoir en verre où se trouvent trois femmes, que je distingue de réceptionnistes.

-Bonjour excusez-moi j'ai un entretien je...

Les trois femmes sont sur leurs ordinateurs sans me donner une nuance d'importance. Je serre les dents, puis je répète :

-J'ai un entretien ! Eooo !

Rien, aucune d'entre elles ne semblent me remarquer.

-Excusez-moi ! Criais-je tellement fort que même des gens derrière me fixent du regard.

Une des femmes, me regarde enfin.

-j'ai un entretien s'il vous plait ! Je suis Lydia Litt !

-ah oui mademoiselle Litt, votre entretient commence dans deux minutes. Au troisième étage, tournez à gauche, allez jusqu'au fond du couloir, porte numéro 50.

-eh ben merci. Dis-je en m'en allant.

Je presse la pas jusqu'à l'ascenseur, une fois dedans j'appuie sur le troisième étage, je prends une grande inspiration. J'espère que cet entretient va bien se passer, je n'ai pas envie de tout foiré avec tous les efforts que j'ai mis pour en arriver là. Ce n'était pas facile, pas facile du tout. Mon téléphone se met subitement à sonner, quand je le prends mon cœur se fige en voyant le prénom « Jess » s'afficher en grand plan.

Flash-Back :

-tu te sens prête à reprendre les cours, tu peux rester autant que tu veux dans le centre Lydia. Dit-mon père avec compréhension.

-non, je préféré revenir à la vie active, en plus le docteur Winslow, trouve que c'est une bonne idée. Dis-je simplement en mettant l'une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille.

J'entends mon père soupirer.

-tu as changé Lydia, tu n'es plus la même, je sais que tu m'en veux de ne pas t'avoir cru, mais je connais cette maladie ta mère faisait la même chose.

-ne parle pas d'elle comme ça. Ensuite, non je ne t'en veux pas, j'ai juste besoin d'avoir mon espace, loin de toi, loin du centre, et loin de tout, tu crois que tu pourras m'accorder ça ? Dis-je d'une voix colérique.

Il avale péniblement sa salive puis déclare :

-tu as raison je suis désolé, tu devrais appeler Jess elle est inquiète pour toi.

Tu m'étonne...

-oui, pour l'instant je dois y aller. Dis-je en prenant ma valise.

-laisse-moi t'aider.

-Non, non ! C'est bon papa, ça va aller !

Je quitte la maison, je trouve le taxi garé devant comme prévu. Le chauffeur m'ouvre le coffre ou je dépose ma valise. Puis je monte sur la banquette arrière. Mon père arrive en courant, j'ouvre la vitre pour faire face à son visage, son expression quand il me prenait pour une folle inventant des choses.

**

Mon premier jour de fac a été un désastre, de partout j'entendais es chuchotement, des rires, des insultes, et du méprit. Les gens sont cruels, tellement cruels...

J'ai eu droit à tout,

« Espèce de folle »

« Ringarde »

« Malade »

J'ai eu même droit à « espèce de pute » une insulte que je ne comprends toujours pas.

Je m'avance dans le couloir mon sac à la main, cœur serré, et gorge sèche. J'ai raté un bon membre de cours, je dois faire des efforts de dingue pour réussir cette année.

-Lydia je t'ai cherché partout ! S'écria cette voix, cette voix d'en je faisais des cauchemars.

Je me retourne pour lui faire face.

-oh Jess ça va ? Dis-je en affichant un sourire aussi hypocrite que son amitié.

Elle s'avance vers moi en me prenant dans ses bras, je la repousse doucement, mais elle ne fait aucune remarque.

-Tu m'as manqué, et pour ta place à la sororité on va trouver un moyen pour te réintégrer.

-euh Jess, je ne pense pas que je vais revenir, j'ai besoin d'espace et de temps. Dis-je, elle me lance un regard compatissant, puis je m'approche d'elle pour la serrer dans mes bras, j'approche ma bouche de son oreille, pour lui dire :

-et aussi je ne veux plus que tu m'approches, ni que tu me parles, ni que tu me regardes. Quand tu croises mon chemin dans la rue, je veux que tu changes de direction, ou sinon, tu auras affaire à moi, je te promets que tu te pourrirais la vie autant que tu m'as pourri la mienne.

Elle se retire en plantant son regard dans le mien, yeux écarquillés elle déclare :

-Lydia ! Mais je ne comprends pas, je...

-y'a rien à comprendre, tu dégages c'est tout. Dis-je en la bousculant pour poursuivre mon chemin.

-ma parole t'es vraiment malade ou quoi ?

Cette fois-ci je me retourne en fonçant droit sur elle, je l'attrape par les cheveux elle pose ses mains sur mes épaules pour me repousser, je ne comprends pas d'où me vient cette force, je la bouscule parterre, et monte sur elle en lui infligeant difficilement des coups de poings sur son visage.

-Lâche-moi espèce de malade !

-c'est toi la malade qui capture tes amies pour la mafia ! Je ne suis pas folle, je sais ce que j'ai vu espèce de conne !

On continue à nous battre sous les cris des étudiants, qui protestent, motivent, filment, aident...Jusqu'à ce que des agents de sécurité viennent pour nous séparer. Je plonge mon regard haineux dans celui de Jess. Je ne veux plus qu'elle fasse partie de ma putain de vie.

Fin du Flash-Back.

Je renvoie l'appel en éteignant mon téléphone. Qu'est-ce qu'elle croit ? Que je vais facilement tourner la page, lui reparler, après ce qu'elle m'a fait subir, tout ça est de sa faute en partie.

Les pores de l'ascenseur s'ouvrent enfin, je me retrouve dans un grand espace plutôt sympa.

Je dois absolument réussir et entretien, je dois absolument me construire un nouveau monde, un nouveau départ, une nouvelle vie. Et ce stage c'est la racine de ce nouveau monde.

Bạn đang đọc truyện trên: Truyen247.Pro