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Chapitre 45: Rencontre

Flash-back

La voiture s'arrêta au pied d'un immeuble délabré. Vêtu de son habituel costume, Alessio posa un pied dehors, contemplant la vétusté de l'endroit. Il avait parfois peine à croire qu'il en était le propriétaire. Ethan, son habituelle expression neutre plaquée sur le visage, ferma la portière, le coupant ainsi de ses pensées. Alessio resserra sa cravate. Il n'était pas ici pour badiner.

L'ascenseur étant en panne, ils durent monter jusqu'au quinzième étage à pied. Poliment, Ethan frappa à la porte. Ils entendirent quelqu'un remuer, puis plus rien. Puis une petite voix s'éleva derrière le panneau de bois.

- Qui êtes-vous ?

Alessio fronça les sourcils. Une enfant ? Cela contrariait ses plans.

- Nous sommes les propriétaires de l'immeuble, lui répondit Ethan. Tu nous laisse entrer ?

Sa voix, incroyablement gentille pour le chauffeur d'un maffieux, faisait toujours effet sur les enfants.

- Allez vous faire voir, bande de menteurs, le propriétaire est passé il y a une heure, encore pour râler, donc fichez-moi le camp !

Alessio émit un petit rire. Il donna une tape amicale à son subordonné.

- Tu perds de ton charme Ethan !

Il lui sourit, et Alessio se renfrogna.

- Je déteste quand tu me regarde comme ça, marmonna-t-il en détournant les yeux.

Ethan allait lui répondre quand la petite voix se fit de nouveau entendre.

- Je ne le répéterais pas deux fois, allez-vous en, j'ai déjà payé le loyer.

Encore une fois, Alessio fronça les sourcils, étonné par l'emploi de la première personne.

- C'est à propos des consommations de ton papa. Il nous doit plusieurs services.

Il y eut un silence, puis un bruit dans la serrure se fit entendre.

- Entrez.

Ethan poussa la porte...Il se jeta brusquement devant Alessio. Ce dernier jeta un petit regard par-dessus son épaule, et faillit pousser un juron.

Devant lui, comme il l'avait escompté, se trouvait une petite fille. Onze ou douze ans, pas plus, estima-t-il. Des cheveux épais, remonté en un chignon fouillis, des yeux bruns-verts, éclairés d'or de ci de là, et une expression déterminée, qui la vieillissait d'au moins dix ans. Jusque là, rien d'anormal. Même son air dur n'arrivait pas à surprendre le maffieux. Il avait croisé des quantités de jeunes des quartiers mal aisés avec les même regard que le sien.

En revanche, aucun n'avait jamais osé lui lui pointer une arme sur le front.

Bon sang, où l'avait-elle trouvé ?!

- Baisse ton pistolet petite, nous ne voulons pas te faire de mal, lui demanda calmement Ethan.

Les épaules crispées, Alessio le savait près à dégainer, mais la jeunesse de son adversaire le rendait hésitant.

- C'est ça, cracha-t-elle, et vous allez sortir vôtre arme et me percer un joli trou dans le crâne ! Faudrait voir à pas me prendre pour une idiote non plus ! Et n'essayez pas d'approcher vôtre main de votre veste plus qu'elle ne l'est déjà, où je vous tire dessus. Je sais me servir d'une arme.

Ethan leva un sourcil, tandis qu'Alessio se trouvait de plus en plus intéressé. Cette petite fille était surprenante. Élocution parfaite, bonne posture, un regard intelligent, elle avait même remarqué la manœuvre d'Ethan, là où un autre enfant n'y aurait vu que du feu. Elle était calme, et un je-ne-sais-quoi la distinguait des autres enfants de banlieues.

Voyant qu'ils ne bougeaient pas, elle raffermit sa prise sur son arme.

- Regardez le chambranle de la porte sir vous ne me croyez pas ! Il y a du sang dessus.

Ethan jeta un rapide coup d'oeil aux tâches brunâtres maculant le bois. Le regard d'Alessio fit la navette entre la petite fille et le sang. En temps normal, il lui aurait rit au nez, mais elle avait l'air suffisamment sérieuse pour que son histoire de sang soit crédible. Qu'elle l'ait vraiment fait, malgré son jeune âge, ne l'aurait pas étonné outre mesure.

Alessio soupira et se décida à parler.

- Tu m'as l'air d'une fille intelligente, commença-t-il, alors pourrais-tu...

- Laissez tomber la flatterie, le coupa-t-elle, ça ne marchera pas. Je ne sais pas ce que vous voulez, mais mon père est à jour dans ses dettes, je me suis assurée qu'il ait tout payé.

- C'est vrai, admit Alessio, ton papa est en règle dans le sens légal du terme. Malheureusement, je ne suis pas un homme de loi, et ce n'est pas un loyer ou un impôt que je viens récupérer. C'est un paiement. Ton papa travaille pour moi, et il se trouve qu'il a détourné quelques unes de mes marchandises pour sa consommation personnelle.

La fillette ne trahit aucune émotion, si ce n'était le petit sursaut au creux de sa clavicule.

- A combien s'élève le montant de ce qu'il vous a emprunté ?

Une nouvelle fois, Alessio fut impressionné par la précision de son langage.

- Beaucoup.

- Écoutez, s'énerva-t-elle, je sais que c'est frustrant de traiter avec une gamine, mais mon père ne peut pas vraiment vous recevoir, alors combien ?!

Comme pour appuyer ses dires, un hurlement de rage retentit dans la pièce d'à côté, et un grand fracas se fit entendre. La porte à droite de la fillette vibra sous la puissance d'un impact. Alessio grimaça. Il n'avait jamais vraiment été sensible à la détresse humaine, mais l'idée que la fillette soit entre les mains d'un père pareil le contrariait. Il fut le premier à s'en étonner.

Ethan finit par donner le chiffre exact. L'enfant arrondis les yeux quand il le lui annonça. Finalement, elle baissa son arme en soupirant et se grattant la tête. Elle semblait presque gênée.

- Il vous doit vraiment autant?

- Oui.

- Raaah, il aurait pas pu payer avant cet ivrogne? Râla-t-elle avec un regard noir en direction de la porte qui avait vibré quelques instants plus tôt. Ne bougez pas, je reviens.

Les deux hommes échangèrent un regard, intrigués, pendant qu'elle se faufilait jusqu'à un salon. Des voix s'élevèrent de la pièce, encore ouverte.

- Papa ? Il y a deux messieurs dehors qui te demandent de l'argent. Tes consommations spéciales coûtent cher, et tu as accumulé des impayés.

- Renvoie-les.

- Papa, fit la petite d'une voix patiente, si tu ne veux pas les voir donne-moi au moins ton porte-monnaie, que je puisse les payer.

- T'avise pas d'y toucher ! Rugit-il.

- Il faut les payer papa. Ils ont l'air clean, mais je te parie qu'ils le seront beaucoup moins si tu ne règle pas tes dettes.

- Sors d'ici !

- Papa...

- NE TOUCHE PAS A CA !

Ils entendirent une série de craquements et de bruits de chute, puis la fillette jaillit du salon. Elle ferma immédiatement la porte et s'appuya sur le battant de toute ses forces. Une masse énorme, qu'Alessio identifia comme son père, s'y écrasa, mais elle tint bon, et il sembla abandonner la partie. La fillette soupira, puis vint à leur rencontre, un porte-feuille en cuir usé à la main.

- Il n'y a pas assez de liquide, alors pourrait-on... Espéranza RETOURNE dans ta chambre !

- Où est-ce que tu vas comme ça ?!

Une deuxième fillette se tenait dans l'embrasure du couloir, de quelques années, trois ans tout au plus, de moins que son aînée. Les poings serrés, elle lui ressemblait beaucoup tout en étant radicalement différente. La où on sentait la vie dans les prunelles de sa sœur, les siennes étaient flétries, racornies, pourries par la colère et la haine. Des yeux morts, emplit d'expressions qu'une jeune fille de son âge ne devrait pas ressentir. Cependant, Alessio n'éprouvait aucune pitié. Il ne savait comment définir le sentiments qui l'entourait. Finalement, elle lui faisait beaucoup penser aux dealers hargneux de bas-étage, ou, mieux encore, à ce répugnant chef de la branche chinoise de la maffia New-yorkaise.

Sa sœur aîné soupira.

- Payer les extras de papa, ne t'inquiète pas. Retourne dans ta chambre, répéta-t-elle, papa peut décider d'ouvrir la porte d'un instant à l'autre s'il le veut.

- Je leur fais pas confiance, fit-elle en les désignant du mentons d'un air hautain.

Alessio fronça les sourcils. Elle se prenait pour qui cette gamine ?

La sœur aînée leur jeta un petit regard.

- Ils ne me feront rien, assura-t-elle.

- Ah ouais, et qu'est-ce que t'en sait ? Ce ne serait même pas étonnant qu'ils essaient de te violer sur le chemin.

La petite commençait sérieusement à agacer Alessio, et il semblait que son aînée partageait ce sentiment.

- Écoute, s'agaça-t-elle, de un, ce ne sont pas des pédophiles, et de deux, ceux-là sont bien trop propres surs eux-même pour s'abaisser à ce genre de vulgarité.

- Rebecca, l'avertit sa cadette.

- Retourne dans ta chambre, je m'occupe d'eux !

- Tu n'as pas à les payer.

La dénommée Rebecca expira un grand coup, fermant les yeux et essayant visiblement de calmer la tension qui montait.

- Et que va-t-il arriver d'après toi si papa ne paye pas ? Cet homme, fit-elle en désignant Alessio de la main, est son patron. Il peut très bien renvoyer papa pour vol, et non seulement il ira en prison, mais on nous placera en famille d'accueil ou je ne sait quelle autre horreur !

- Mais...

- A plus tard Espéranza.

Ni une ni deux, Rebecca passa entre Alessio et Ethan, leur faisant signe de la suivre.

Ils dévalèrent les escaliers, la fillette jetant régulièrement des regards par-dessus son épaule. Voyant le regard interrogateur d'Ethan, elle s'expliqua, s'excusant presque.

- Ma petite sœur pourrait nous suivre.

- Pourquoi cela te dérange-t-il autant ? Ne put s'empêcher de demander Alessio.

Rebecca eut un regard amer.

- C'est déjà bien suffisant que je sois obligée de payer les factures et autres dépenses inutiles de papa, sans que je ne l'implique en plus.

Ces mots paraissaient tellement déplacé dans sa bouche, qu'Alessio ne put s'empêcher de pouffer. La petite lui lança un regard noir.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle là-dedans !

- Excuse-moi petite, mais cela paraît un peut déplacé dans la bouche d'une fillette de onze ans.

- J'ai douze ans, et ensuite, Espéranza estime que mon père à volé notre enfance, je ne veux pas lui donner encore plus de raison de le penser ! C'est bien trop facile de tout lui remettre sur le dos.

Les deux hommes regardèrent la fillette, surpris de ses paroles, si altruistes dans ce masque de dureté. Alessio sourit, ne pouvant résister à l'impulsion soudaine de lui ébouriffer les cheveux. La fillette protesta, et son sourire s'élargit. Cette petite était décidément pleine de surprise.

Une fois dans la rue, Rebecca changea de nouveau d'expression.

- Papa n'a pas assez de liquide, leur expliqua-t-elle en se tournant vers eux, il va falloir passer à la banque. Je connais le code de sa carte bancaire, mais je ne sais pas du tout comment faire un virement. D'ailleurs, il va falloir que l'un de vous se fasse passer pour mon papa, parce que je doute que la dame du guichet sois assez bête pour laisser une mineure tripoter des données bancaires

Alessio faillit sourire, mais se retînt.

- Je ne te propose pas de nous donner le code de la carte de ton père.

- Non, parce que vous connaissez déjà la réponse, monsieur... ?

- Appelle moi Alessio.

- Je serais ton papa, proposa Ethan. Tu as un RIB Alessio ?

- Toujours, répondit-il avec un sourire.

Ils marchèrent jusqu'à la banque la plus proche. L'hôtesse de l'accueil parut surprise de voir une enfant entrer certaines des données, mais un petit mensonge et un sourire charmeur d'Ethan avait calmé ses doutes. Le chauffeur pouvait devenir un redoutable séducteur quand il le voulait. Rebecca joua son rôle de petite fille innocente à merveille, et Alessio se prit à envier le rôle d'Ethan. Il sourit. Si ses ennemis savaient ce qu'il se passait dans la tête du chef de la maffia de la branche italienne de New York, sa réputation aurait été ruinée. Cependant, cela ne risquait pas d'arriver, Alessio portant toujours un masque de politesse quoiqu'il ressente.

Tout se passa à merveille, et ils ressortirent quelques minutes plus tard, Ethan et Rebecca riant à gorge déployée. Alessio les regardait, prenant soin à ne pas laisser plus d'un sourire en coin filtrer sur son masque. Il doutait de croiser une connaissance, mais si c'était le cas, son expression attendrie ferait tâche sur son image de type super-puissant.

Une fois son fou rire terminée, Rebecca lui jeta un regard en coin.

- Pourquoi tu souris pas ? Demanda-t-elle soudain.

La question le prit au dépourvu, mais il ne le montra pas.

- Parce que je suis un maffieux, lui répondit-il honnêtement. Il vaut mieux que je contrôle mes émotions.

- Dans ce cas, tu devrais faire attention quand tu regarde Ethan !

Cette fois il, ne put s'en empêcher : il éclata de rire. Un rire sincère qui fit naître un sourire joyeux à Ethan. Rebecca le regarda quelques seconde, ce bel homme brun en costume sortant de son rôle habituel, puis l'imita. Ce devait former un tableau bien singuliers: deux maffieux riant de bon cœur avec une fillette, ressemblant enfin à l'enfant qu'elle était.

Rebecca attrapa un pan de la veste d'Alessio et le tira vers elle, l'obligeant à se pencher à la hauteur de son visage.

- Tu sais quoi ? Dit-elle, des bulles d'allégresse pétillant encore dans ses yeux, je t'aime bien, alors je vais te dire un secret.

Elle se pencha tout près de son oreille et murmura d'une voix toute timide.

- Le sang sur la porte, c'était de la grenadine.

Elle lui déposa un baiser sur la pommette, léger comme un rêve, puis s'enfuit en riant.

Alessio se redressa lentement, portant sa main à sa joue. Il regarda l'escalier par lequel Rebecca s'était éclipsée. Un franc sourire se dessina sur ses lèvres.

- Au revoir petit soleil.

***

Alessio se laissa tomber sur son canapé, exténué.

- Bon sang, grogna-t-il, j'ai cru qu'il ne me lâcherai jamais !

Il prit un verre d'eau, pensif. Deux bras se glissèrent autour de son cou.

- Tu penses à la petite fille ?

- Rebecca, le corrigea-t-il en souriant.

Il rit et bascula la tête en arrière, laissant Ethan lui déposer un baiser sur les lèvres.

- J'aimerais bien la revoir un jour.

- Quand elle aura grandit. J'espère qu'elle n'aura pas perdu la joie dans ses yeux.

Alessio grimaça, un peu triste.

- Tu as vu l'environnement dans lequel elle vit ? Il est très improbable qu'elle ne finisse pas aspirée par la noirceur de son monde.

- Mais tu seras là, non ?

Ethan se glissa au dessus de lui, le faisant basculer sur le dos. Alessio eut un petit sourire tranquille, passant l'un de ses bras derrière sa tête tout en se calant confortablement sur le canapé.

- En effet, lui répondit-il, et j'obtiens toujours satisfaction.

- Je ne serais pas là sinon, sourit Ethan.

- Tout juste, approuva-t-il en l'embrassant.


Ouah je viens de m'apercevoir que ce chapitre est super-long! j'espère qu'il vos a plut!

(Je fais une petite pose dans ma publication en rafale là, parce que mon cerveau a besoin de déconnecter deux minutes sinon je vais vous écrire des conneries^^)

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