Chào các bạn! Vì nhiều lý do từ nay Truyen2U chính thức đổi tên là Truyen247.Pro. Mong các bạn tiếp tục ủng hộ truy cập tên miền mới này nhé! Mãi yêu... ♥

Chapitre 36: Qui es-tu?

Je respirais un grand coup. L'échange s'était déroulé sans anicroches, et Gretchen était maintenant en sécurité. J'étais à présent encadré de deux hommes à l'air charmant, avec leur visages de tueurs. A l'avant de la voiture, Kyô conduisait, tandis que son ami Shikamaru me jetait de fréquents coups d'oeils par le rétroviseur. Je retint un sourire crispé. Il était stressé, et je le comprenais. Lors de notre première, et dernière d'ailleurs, rencontre, je lui avait proposé un marché que je n'avais jamais été en mesure de tenir. Il devait sûrement se demander où était le piège. Cependant, il n'y en avait aucun, et j'étais content de mon choix.

En effet, ce n'est que lorsque j'ai vu Gretchen de mes propres yeux que j'avais enfin compris la portée des paroles de White. La jeune norvégienne était dévastée. Le souvenir bruyant et exubérant que je gardais d'elle avait disparu. Son corps était agité de tics nerveux, ses yeux éteint, et son visage crispé en une expression de souffrance qui faisait peine à voir. Non, ce n'était pas ça. Gretchen avait été brisée en un millier de morceaux, éparpillés au quatre coins de Tokyo. Brisée si fort qu'elle était à deux doigts de ne jamais pouvoir se reconstruire. Je n'avait pas regardé, mais j'étais sûr que si j'avais soulevé les manches de son pull, j'aurais découvert un champs de chaires déchirées, mutilées, peut-être encore saignantes

Je fermai les yeux et chassai ces pensées de mon esprit. L'important était qu'elle soit maintenant en sécurité. Tout ce que j'avais à faire était honorer mon contrat.

Très sincèrement, je n'avais pas prévu de me retrouver à jouer les taupes pour Kyô et la Défense. J'avais mené un long et habile combat pour que Sky ne se doute de rien. Sous le regard vigilant de mes deux gardiens, je posais ma tête contre le siège d'en face.

- Fatigué?

Je souris à Kyô. Lui aussi, je n'étais pas mécontent de le retrouver.

- Un peu, avouai-je. Nynna m'a fais toute une scène après le coup de téléphone, et, si elle l'avait pu, Sky m'aurait écorché vif pour comprendre le message codé que je t'ai adressé. Estimez vous heureux qu'elles aient été prêtes à tout pour sortir Gretchen de prison. Elles ne m'auraient sûrement pas laissé partir sinon.

- Vous? releva-t-il.

Je haussai un sourcil.

- Oui, vous. Je joue déjà les taupes pour votre compte, n'espérez pas non plus m'intégrer à votre club d'espions.

- Comme si nous en avions eut l'intention.

- On ne sait jamais avec vous.

- Qui est Sky?

Shikamaru semblait tendu comme un arc, dans l'attente d'une réponse que je lui devinais désagréable.

- La dernière membre de la GGT. C'est le nom du groupe criminel que dirige Rouge, ajoutai-je devant leur air perdu. Cependant, je suggère d'en parler lorsque nous serons à l'abri des oreilles indiscrètes.

Les deux hommes à mes côtés remuèrent, et je les sentis vexés par ma remarque. Je réprimai un sourire, et Kyô dégagea une ses mains du volant pour me donner un petit coup sur le crâne qui me fit rire. Du coin de l'oeil, je vis l'un de mes gardiens se renfrogner. Je plissais les yeux. Je n'étais pas le seul à m'être fichu dans de beaux draps.

***

- Alors?

- Toujours aussi délicat à ce que je vois. La GGT est divisé en deux: celles qui dirigent, celles qui "obéissent". Je crois qu'elles ne sont pas vraiment conscientes de cet état de fait, dans la mesure où chacune d'elles est très indépendante, et possède la possibilité de partir selon ses souhaits. Cependant, nous nous contenterons de cette visions grossière. Bien évidemment, Rouge dirige. Les deux autres sont les nommées Crimson Sky et Blue Amber. Sans ces trois-là, la GGT est considérablement affaiblie, ce qui explique pourquoi il y a toujours une des trois qui reste en retrait. Cependant, cela ne veux pas dire que les trois autres ne sont pas dangereuses. Les soeurs Moon sont de redoutables mécaniciennes, et je ne vous souhaite pas de vous frotter à elles en combats rapproché. Black, l'albinos, est quelqu'un de très retord, tandis que sa soeur n'est pas une force de frappe à négliger. Les deux forment une paire redoutable et malgré leur apparente bonhomie, elles s'avèrent très dures. Gretchen, vous l'avez sans doute remarqué, est une snipper très douée, et, d'après ce que j'ai compris, même si elle n'aime pas vraiment cette partie de son travail, ses talents d'assassin ne sont pas à prendre à la légère. Je n'ai que très peu d'informations sur Sky et Blue. Je sais juste que la deuxième est une voleuse très douée, une chasseuse d'information.

- A quoi ressemble l'apparence physique de Sky?

- Typée arabe, très belle. Elle a un grand tatouage qui lui couvre la moitié du visage.

Dans son coin, Shikamaru grogna. Je soupirais.

- Comme je l'ai déjà dis au téléphone, je suis tout disposé à vous aider, mais j'aimerais bien savoir de quoi je suis censé persuader Rouge.

- De travailler pour la Défense.

- Merci Kyô, je m'en serais jamais douté! rétorquai-je ironiquement.

Ce dernier jeta un regard en coin à son supérieur, qui lui fit un signe affirmatif.

- Avant même que nous lu ayons proposé quoique ce soit, Rouge est tout de suite partie du principe que nous voulions du pouvoir. Cependant, nous ne sommes pas tant intéressé par ce qu'elle pourrait nous apporter mondialement que part l'apport l'intérieur qu'elle nous donnerait.

Je haussai les sourcils.

- Attendez, vous êtes en train de me dire que tout ce raffut, c'est pour sécuriser des données gouvernementales? Vous avez pété un boulon ou quoi? Laisser une hacker s'approcher d'aussi près à des documents aussi importants, c'est du suicide!

- Ton patriotisme me fais chaud au coeur, ironisa Kyô, mais ce dont nous parlons à déjà été piraté une fois. Par Rouge. Nous ne manquons pas de petits génies informatiques ici, mais elle est passée au-dessus de nos défenses avec une facilité presque déconcertante.

- Donc ce que vous voulez, ce sont ses méthodes de travail. Aucune chance, je suis peut-être un miraculé, mais ce n'est pas pour autant que je suis un dieu de la persuasion. C'est comme de demander à un grand chef le secret de sa cuisine, tout bonnement impossible!

Une ombre de rire parcouru la petite assemblée.

- Fais juste ce que tu peux.

- Génial, marmonnai-je, n'oubliez pas la petite cuillère pendant l'interrogatoire, pour ramasser mes morceaux après qu'elle m'ait arraché les organes.

***

Arrête de tourner en rond, ça m'énerve et laisse entrevoir que tu es nerveuse.

La ferme!

Je fermai les yeux. je n'avais jamais vraiment supporté les espaces clos, j'avais besoin de bouger. Habituellement toujours au coeur de l'information, ce silence environnant me portais sur les nerfs. D'autant plus que cette stupide Rebecca n'arrêtait pas de me tourmenter. Je réprimais à grand peine une envie grandissante de meurtre depuis une semaine. Soudain, une clé cliqueta dans la serrure de ma cellule. Enfin un peu de compagnie!

Un homme entra, et ce fut comme une grande pierre tombant dans ma poitrine.

***

Je refermai la porte, un brin stressé. Elle avait maigri. Je détaillais Red. Tout mes muscles se crispèrent aussitôt, augmentant l'angoisse déjà omniprésente de la salle. Ce n'était pas elle. Le masque qu'elle arborait n'était pas le sien.

Tu es venu traiter avec Rouge, me murmura une petite voix dans ma tête.

- Tu t'es reconverti en taupe?

La hargne de son ton me blessa. Je ne pouvais nier que c'était la vérité, mais quand même...

- J'ai un service à te demander.

- Va-t-en.

***

Contrôle-toi!

Non, pas lui...

 Et toi tu te tais!

SUFFIT!

Elles refusèrent. Il m'avait trahi. L'une écumait de rage, me pressant de lui arracher la gorge avec les dents. Mais l'autre était bien plus puissante. Sa voix grondait dans ma tête, ses larmes emportaient tout ce qu'il restait des lambeaux de ma conscience déchirée. Elle tempêtait, hurlait, Rouge frappait et détruisait, le tout dans un vacarme insupportable. Mais j'étais vide. Un trou noir béant, absorbant absolument tout. Le bruit la peine, la peur, la rage... Tous ces sentiments que je n'éprouvais plus, formait un vacarme insupportable. Bien sûr que je ne les éprouvais plus. Je les avais volontairement écarté, détruits, réduits à néant.

Alessio, sauve-moi!

La voix de Rebecca se réverbéra en un millier d'écho insupportables, ricochant sur les parois de mon crâne, déjà au supplice. Je tremblais. Elle était là, et son trou noir enflait, écrasant tout le reste, bouche vorace, aspirant mes dernières miettes de calme, détruisant les rempart de Rouge avec autant de facilité qu'on détruit un château de carte.

Tout ce que j'avais mit des années à bâtir s'écroula en un instant sous la puissance dévastatrice de Rebecca.

- Va-t-en!

***

Je fronçais les sourcils, soudain effrayé pour une raison qui m'échappais. La température ambiante sembla chuter de plusieurs degré. Était-ce moi où Red semblait aspirer toutes la lumière dans la salle. Non, pas Red, ni Rouge, ni personne. Je ne connaissais pas la femme se tenant devant moi.

Je n'avais jamais rencontré la Folie.

- Va-t-en, répéta-t-elle.

Reste encore un peu, me murmura la voix de Kyô dans mon oreillette.

- Oui, m'enfin ça commence à craindre un peu là, murmurai-je.

***

Va-t-en!

Toutes les trois avaient crié à l'unissons. J'en aurais presque craché de dégoût. Alors c'était cela qu'il leur fallait? Que je sois hors de leur contrôle pour qu'elles soient enfin d'accord? Je ne savais même plus contre qui ma haine se dirigeait. Rouge, Red, Rebecca, Kyô, Nick, moi, tout se mélangeais dans ma tête. Le bas devenait haut, la terre océan agité de tempêtes rocailleuses, tout un monde d'apocalypse agressant mon cerveau, raclant les parois de mon crâne, ne demandant plus qu'à se déchaîner.

Oui, va-t-en, murmura une voix haineuse tout au fond de mon être. Pars pendant que tu le peux encore.

Mais non il restait, la pièce se rétrécissant en un piège mortel autour de lui. Pauvre petite proie coincée par son prédateur.

Ne lui fais pas de mal!

Cruellement, j'éclatais de rire au visage ravagé par les larmes de la petite fille que j'avais été.

***

La femme éclata de rire, et je commençais à trembler pour de bon.

- C'est mort, chuchotais-je, je ne reste pas une minute de plus ici.

- Nick...

- Bon sang, hurlai-je, mais t'as vu ce qu'on a déclenché?!!

Ma voix me fit soudainement prendre conscience du silence qui nous avait environné jusqu'alors. Tout mon être frissonna lorsque je pris conscience du regard fou posé sur moi. Mes paroles n'avaient pas fais que déchirer le silence. Elles avaient également rompu le peu de calme de cette femme. 

- Écoute, commençais-je, tentant le tout pour le tout, reculant inconsciemment vers la sortie. On ne te demande pas la lune, juste la sécurisation de...

- De quoi?

Le calme de sa voix acheva de paniquer mon esprit déjà compressé d'angoisse.

- Informations? Données? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles Nikito.

Je me figeai. Il n'y avait qu'une poignée de personnes au courant de ma véritable identité. Un sentiment nouveau chassa ma peur.

- Tu as fouillé dans mon passé, articulai-je lentement, la colère commençant à gronder en moi.

- Nick, ne t'énerve pas, m'avertit la voix de Kyô.

- Vraiment? s'étonna la femme, d'un ton hypocrite qui me donna la furieuse envie de la plaquer contre le mur et de la frapper jusqu'à faire disparaître ce sourire de ses traits. Voyons, je n'ai fait que le strict minimum. J'ai même retrouvé des clients de ta maman.

J'en eut le souffle coupé. Comment osait-elle? Une nouvelle fois, la douloureuse question se posa à moi: qui était cette femme devant moi? Red n'aurait jamais fait ça. Rouge m'aurait détruit. Mais aucune des deux ne m'aurait blessé aussi profondément que cette femme.

- Mais rassure-toi, gloussa-t-elle, tu n'es pas le seul à y être passé. Kyô a une histoire très intéressante lui aussi!

Je sentis son souffle précipité dans l'oreillette.

-Sors d'ici, m'ordonna-t-il.

Mais mon corps, semblait de plomb, incapable de m'obéir. Je restai là, à contempler de mes yeux horrifié cette femme vaciller au bord de sa folie, menaçant de s'y faire engloutir à tout moment.

- Vois-tu, il a perdu sa maman lui aussi. Son papa en est devenu fou, il l'a même séquestré chez lui.

Elle pouffa de nouveau.

- Tu sais, le plus drôle dans tout ça, c'est qu'il ne le reconnaissait même plus, il avait complètement oublié qu'il avait un fils!

Elle commença à rire pour de bon.

- Qui es-tu?

Je sentais ma propre voix trembler. Elle s'arrêta brusquement, et tourna lentement la tête vers moi. Elle soutint quelques instants mon regard, puis ses iris tressautèrent, et elle détourna les yeux.

- Ne me regarde pas comme ça, je n'ai pas besoin de contempler mon reflet plus que nécessaire.

- Qui es-tu? répétais-je, incapable de me taire, malgré la voix de Shikamaru, remplaçant celle de Kyô, me suppliant de le faire. La Red que je connais n'est pas aussi cruelle. Tu connais la valeur de la vie.

- Mais qui te dis que je suis Red? Pourquoi ne serais-je pas Rouge? Qu'en sais-je, peut-être ne suis-je qu'une Emilie, une Lucie ou une marie-madeleine! Une Rebecca pleureuse, une enfant cassée, peut-être même un cailloux!

Elle pencha la tête, ses pupilles se réduisant à deux têtes d'épingles, deux billes noires et dures dans ses iris forêt.

- Et toi Nick, qu'en penses-tu? Qui suis-je d'après toi?

Qui questionnait-elle? Lui ou elle-même? Je ne le savais plus. Il n'y avait à présent rien en moi. Plus de colère, plus de peur. Rien, si ce n'était que l'incompréhension de cette femme, cette immense angoisse qui me rongeait.

Red était comme ma soeur, la voir ainsi brisa mon âme. Je me tenais maintenant au bord du même gouffre qu'elle. Face à moi, cette femme que je croyais connaître me regardait de ses yeux cruels, souriante, de ce beau sourire que j'aimais et qu'elle venait de flétrir. Qu'avait-elle fait à Red?

- Je ne sais pas qui tu es, finis-je par répondre.

Elle éclata d'un rire doux, pâle ironie face à la folie qui dévorait son visage.

- Je m'en doutais, murmura-t-elle.

- Nick, sors d'ici.

Je n'eut même pas besoin de l'ordre de Shikamaru. Je lui tournait brusquement le dos, et sortit de la salle en trombe.

Une fois dehors, je fermai les yeux et m'adossai au mur. Une porte attenante s'ouvrit à volée, et Kyô en jaillit. Nous nous regardâmes longuement, et j'y vis le reflet de la blessure béante qui faisait saigner tout mon être. Quand avait-elle eut une telle emprise sur nous?

En moins de quelques secondes, Red venait de nous briser le coeur.


Bạn đang đọc truyện trên: Truyen247.Pro