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Chapitre 24

La jeune femme obéit. Lorsqu'elle se retourna, elle vit un homme pointer un revolver dans sa direction. Il devait avoir la quarantaine et avait le visage aussi pâle qu'un cachet d'aspirine.

- OK. Je vais appeler la police. Si vous bougez d'un millimètre, je vous bute, c'est clair ?

- Ou... Oui..., bredouilla Athéna.

L'homme sortit son téléphone portable de sa poche. Avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, il reçut un choc brutal sur la tête. L'homme s'écroula au sol.

- C'était moins une ! dit Ahmès en rentrant dans la pièce.

Athéna se précipita dans les bras de ses compagnons.

- Que faites-vous là ? demanda-t-elle après les avoir remercié.

- On t'attendait devant Farmassium car on se demandait ce que tu faisais, expliqua Lili. Puis, on a vu le panneau de fermeture temporaire. Quelques instants plus tard, une alarme s'est enclenchée. Nous sommes rentrés et j'ai prétexté aux quelques personnes que l'on croisait que j'avais oublié quelque chose dans le bureau de mon pè... de M. de Castel...

- Et toi que fais-tu là ? demanda Ahmès.

- Je vous expliquerai plus tard. En attendant, venez, ne restons pas ici.

Lili indiqua une sortie de secours située près du bureau de M. de Castel. Les jeunes gens s'y précipitèrent et dévalèrent à tout allure les escaliers. Ils arrivèrent hors d'haleine à l'hôtel.

- Ouf ! On l'a échappé belle ! fit Ahmès essoufflé.

- Merde..., pesta soudainement Lili.

Elle se tourna vers ses compagnons, l'air affolé.

- Les caméras de surveillance... Il y en a partout à Farmassium et elles sont tout le temps allumé !

- Génial... On est foutu..., souffla Cecily.

- A moins que...

Lili sembla réfléchir.

- A moins que quoi ? demanda Athéna.

- A moins que j'essaye de pirater le système informatique...

- Attends, quoi !?

- Vous, ne bougez pas d'ici ! Je reviens !

Lili sortit de l'hôtel, reprenant sa course.

***

Lorsqu'elle entra dans le bâtiment, des policiers étaient déjà là. La jeune femme poussa un juron et entra par l'entrée des livreurs. Heureusement qu'elle connaissait le lieu par cœur !

Lili se rendit dans la pièce où on contrôlait les vidéo-surveillances. La porte était protégée par un code. En bonne héritière de l'entreprise, Lili connaissait tous les codes de l'établissement. Elle entra dans la pièce. Elle s'attela ensuite à supprimer les vidéos où l'on voyait Athéna ainsi que les autres fouiller Farmassium.

Soudain, alors qu'elle avait à peine terminé, un policier ouvrit la porte.

Avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, Lili lui décrocha un violent coup de poing dans la mâchoire se précipita hors de la pièce. Un collègue du policier se tenant non loin de là, se mit à la poursuite de la jeune femme. Celle-ci dévala l'escalier de secours et courut le long du boulevard. Elle traversa une avenue remplit de véhicules. Soudain, la jeune femme trébucha au milieu de la route. Elle allait se relever, lorsqu'elle vit une voiture foncée droit sur elle. Lili eut soudain un flash.

Elle se revoit lorsqu'elle était dans la voiture, le jour où on allait lui remettre son diplôme. Le véhicule avait failli renverser un homme. Et Lili ne s'en était pas souciée.

À présent, elle était à sa place, impuissante face à son destin qui s'approchait à grand pas.

Avant que la voiture la projette de plein fouet, Lili revit précisément le visage effrayé de l'homme lorsque sa voiture avait pillé.

***

Athéna était dans le hall de l'hôtel et faisait les cent pas, inquiète.

- Détends-toi. Lili est la fille de M. de Castel. Elle ne peut pas être mise en garde à vue, la rassura Cecily.

- Cela fait vingt-quatre heures que Lili a disparu. Et je te rappelle que M. de Castel et Lili sont en froid. Ils ont même coupé les ponts ! Et comme le père de Lili est un salaud, ça m'étonnerait qu'il se bouge pour faire sortir sa fille !

- Je ne m'y connais pas trop en relation parents-enfants, mais, souvent, les parents portent un minimum d'affection pour leur progéniture... Bien que ça n'a pas été le cas des mien...

La jeune femme cessa de marcher s'assit près de Cecily.

- Ah bon ? Je ne savais pas... Il faut dire que tu ne parles jamais de ton passé...

- Tu crois que t'en parles beaucoup du tien, répondit agressivement Cecily.

Elle se leva. Athéna la retint.

- Attends, Cess. Je ne voulais pas...

- Laisse-moi.

- Si tu veux, je commence... Je n'ai jamais connu mon père. Il est décédé lorsque ma mère était enceinte.

- C'est quoi le truc ? On est chez les alcooliques anonymes c'est ça ?

- Cessy...

- Alors bonjour, je m'appelle Cecily, j'ai vingt-quatre ans, je suis employée à l'hôtel Black Angeles, dit-elle sur un ton pince sans rire.

- Cess, je veux juste comprendre afin de t'aider et...

- Je n'ai pas besoin d'aide et encore moins de psy !

Et, à ces mots, Cecily se dirigea vers la sortie en prétextant qu'elle allait fumer.

- Tu n'as pas raconté ton rendez-vous avec M. Durray, il y a deux jours. Comment ça s'est passé ? demanda Athéna.

Cecily ferma les yeux, repensant soudainement à Weylan et à ces voix qu'elle avait entendu sur le trajet du retour.

- Tout s'est très bien passé, dit-elle avant de claquer la porte derrière elle.

***

- Michael Teorris est né le 4 avril 1962 à San Francisco... Après un passage à Paris pour ses études, il rejoint New-York où il devient un homme d'affaire très réputé et commence sa carrière politique...

Lorsque Lili se réveilla, elle avait un mal de tête insupportable. Elle essaya de se souvenir de ce qu'il s'était passé... Ah oui, la course effrénée, la voiture, l'accident... Tout lui revint en mémoire. Elle observa la pièce où elle se trouvait. Lili mit un certain temps avant de comprendre qu'elle était dans une chambre d'hôpital. En face d'elle, une télé était allumée. Un journaliste présentait un énième reportage sur l'ancien Premier ministre. Lili posa ses yeux quelques instants sur les photos d'enfance de Michael Teorris qui passaient en même temps que le journaliste ventait ses exploits. Puis, la porte s'ouvrit sur une femme à la carrure athlétique.

- Ah, vous voilà réveillé ! dit-elle.

Elle prit la télécommande et éteignit le téléviseur.

- Quelle idée d'allumer ce truc alors que des gens se reposent... Ah, ces infirmiers... Surtout que ces reportages sur la vie de Michael Teorris sont d'une nullité... Comme si c'était important de savoir que Monsieur a fait de grandes études à New-York, Paris ou que sais-je encore ! Et toutes les stations radios, toutes les chaînes de télévision et tous les médias sont en boucle là-dessus ! Je parie que Michael Teorris n'était pas aimé par la plupart des gens... Je vais vous dire ce que je pense... Je parie que c'était un connard de première -comme tous les politiciens-, me diriez-vous, mais, non. J'ai la certitude qu'il était bien pire... Enfin, il est mort, à présent. J'espère seulement que M. Teorris est en enfer... Oh, mais je divague... Comment vous sentez-vous ?

- Mieux, bredouilla Lili.

- J'ai tellement eu peur lorsque vous vous êtes précipités sur la route alors que le feu était rouge ! Qu'est-ce qui vous a pris, jeune imprudent ?

Lili se prit la tête dans ses mains, encore sous le choc.

La dame posa sa main sur celle de Lili.

- Je sais que les jeunes de maintenant sont tout le temps pressé et qu'ils sont parfois inconscients du danger... Mais faites attention, la prochaine fois, d'accord ? Au fait, je ne me suis pas présentée. Je suis Glenda Arween.

Lili releva la tête.

- Vous êtes de la famille d'Adrien Arween ?

- Je suis sa femme. Ruby était avec moi lors de votre accident. Elle vous a tout de suite reconnu.

La concernée entra à ce moment-là.

- Bien. Je vous laisse, fit Glenda Arween. Ne faites pas de bêtises.

Elle sortit, Ruby ne lui prêtant aucune attention.

Un silence pesant régnait dans la pièce.

- Comment allez-vous ? demanda Lili.

- Vous avez failli mourir et vous me demandez comment je vais ? fit brusquement Ruby.

- Je ne voulais pas...

- Je suis désolée. Pour mon ton brusque et puis... Pour ce qu'il s'est passé la dernière fois...

Ruby releva la tête vers Lili. Cette dernière la dévisageait intensément.

- Arrêtez de me regarder comme ça, fit Ruby. Bon, je dois y aller.

- Attendez ! Pouvez-vous me donner le verre d'eau, là, à côté de moi ?

Ruby s'exécuta. Elle s'approcha du lit de la malade pour le lui donner. Soudain, Lili attrapa Ruby par la taille et la fit basculer sur elle. Leurs lèvres se rencontrèrent. D'abord surprise, Ruby avait renversé le verre d'eau et avait eu un mouvement de réticence. Mais, conquise, elle finit par rendre le baiser.

Lorsque leurs lèvres respectives se décollèrent de quelques millimètres, Ruby murmura :

- N'avez-vous pas eu peur de recevoir une seconde gifle ?

- Un peu. Mais, finalement, je ne l'ai pas reçu.

- Attention, vous pouvez toujours la recevoir...

Pour toute réponse, Lili embrassa une nouvelle fois Ruby. Cette fois, le baiser fut plus chaud, plus intense.

Cet instant magique prit fin lorsqu'une infirmière annonça de l'autre côté de la porte que les visites étaient terminées.

- Je repasserai plus tard, promit Ruby.

Après avoir caressé la joue de Lili, elle sortit.

La souffrante retrouva sa solitude et resta pensive. Elle ne remarqua même pas l'infirmière lui apporter son repas.

***

- Quoi !? Mais pourquoi tu ne l'as pas dit plutôt ? Sais-tu qu'on était très inquiet !?

- Je sais, je suis désolée Athéna mais j'ai oublié...

En appelant l'hôtel, Lili avait espéré ne pas tomber sur Athéna. Raté.

Elle avait complètement oublié de prévenir ses amis qu'elle était à l'hôpital.

- Ce n'est pas une raison ! Sérieux, Lili... Bon, bouge-pas, on arrive.

Athéna raccrocha.

Une vingtaine de minute plus tard, les jeunes gens étaient réunis autour de Lili.

La porte s'ouvrit ensuite sur l'inspecteur.

- Bonjour. J'ai appris pour votre accident, dit-il à Lili. J'espère que vous serez vite remise.

- Je l'espère aussi.

Cecily sentit le regard de Weylan se poser sur elle. Elle essaya de n'y prêter aucune attention. Il ne fallait pas que leur regard se croise, sinon, un nouveau malaise allait se produire.

M. Durray se rendit près de la fenêtre pour observer la vue sur la ville. Cecily leva les yeux et ne put s'empêcher de contempler le dos de l'inspecteur. Il était, comme d'habitude, habillé avec élégance. Cependant, la jeune femme savait que quelque chose clochait. Peut-être était-ce dû à son dos voûté ou à ses cheveux décoiffés. Cecily s'efforça de diriger son regard ailleurs. Qu'est-ce qu'elle était stupide de penser et de l'observer comme cela !

- Le procès contre M. de Castel a été annulé. Finalement, il n'est plus soupçonné dans l'affaire des meurtres, lâcha-t-il.

- Ca ne m'étonnerais pas qu'il ait dépensé une somme conséquente afin d'être lavé de tout soupçon... On a été trop naïf de penser que M. de Castel se laisserait faire..., grogna Lili.

- Mais vous ne pouvez pas faire quelque chose ? demanda Athéna à l'inspecteur.

- Nous sommes à plusieurs sur l'enquête... J'ai vu mes collègues pas plus tard qu'il y a une heure. On a une nouvelle piste...

M. Durray s'interrompit.

- Et donc ? demanda Athéna.

- Je ne sais pas si je peux vous dire en plus...

- Maintenant, vous êtes obligé ! Il ne fallait pas nous dire que vous aviez une piste, intervint Cecily.

L'inspecteur la regarda et soupira avant de déclarer :

- Il y a en vérité trois assassins. Boris Torson, Scott Parker et Oliver Joycott. Ils sont tous connu de la police, ayant commis des délits dans leur jeunesse. Ça fait vingt ans qu'on a plus entendu parler d'eux. Et voilà qu'on a retrouvé leur corps dans une poubelle de Washington.

- Washington ? Mais c'est loin de Chicago ! Ça ne colle pas ! s'écria Athéna.

- Avant leur suicide, Boris Torson, Scott Parker et Olivier Joycott ont écrit une lettre signée de leur main. Ils attestaient qu'ils avaient bel et bien tué le Premier Ministre, Clémence Rosenburg ainsi que les quelques employés. Le laboratoire a confirmé que la lettre venait bien des trois assassins.

- Mais enfin, pourquoi ? Ça n'a aucun sens !

- On ne sait pas la raison. Mais en tout cas, les meurtriers ont été retrouvé. Les corps des victimes peuvent être enterrés. Tout rentre dans l'ordre. Bon, je vous laisse, bonne journée.

L'inspecteur sortit de la pièce. Cecily le rattrapa.

- Attendez, M. Durray ! Vous vous souvenez, lorsque vous m'avez promis de ne rien lâcher, de trouver les réponses aux questions que l'on se pose depuis la tuerie à Farmassium ? Alors c'est comme ça que vous tenez vos promesses ? En vous contentant d'une histoire stupide ? En ce moment même, le meurtrier cours toujours ! Il commettre d'autres meurtres ! Mais faites votre boulot, merde ! s'énerva la jeune femme.

- Écoutez, je n'arrête pas de réfléchir, de trouver une solution, de résoudre ces meurtres... Je n'en dors plus la nuit ! Mais je ne trouve pas. Ou du moins, je n'ai aucune preuve, si c'est M. de Castel et moi aussi, ça me rend fou. Mais pour l'instant, on ne peut faire autrement, vous comprenez ?

Cecily tourna les talons et partit.

- Vous avez tous les deux raisons, dit Athéna qui les avait rejoint.

- Cette affaire est bouclée, je ne peux rien faire contre mes supérieurs, fit M. Durray.

- Il ne faut pas avoir bac +1000 pour comprendre qu'ils ont essayé de chercher une excuse pour mettre fin à cette affaire, dit-elle en français.

- Excusez-moi, je n'ai pas pris l'option français au lycée. A la place, j'ai pris chant. J'ai regretté, par la suite.

- Vous avez pris des cours de chant ? Sérieux ?

- Pourquoi ça vous étonne ? se renfrogna-t-il.

- Il faudra le dire à Cecily. Le chant peut être un atout pour séduire...

L'inspecteur dévisagea la jeune femme d'un air interloqué.

- Pardon ?

- Je ne suis pas une experte en amour, mais ça se voit que vous en être littéralement fou. Je pense qu'il en va de même de son côté.

- Qu'est-ce que vous racontez ? Mais non ! Je ne suis pas... Et puis, ce ne sont pas vos affaires, d'abord !

- Cecily a dit la même chose !

- Bon, je vais y aller. J'ai du travail.

Athéna le rattrapa.

- Depuis le début, vous nous accordez une confiance aveugle alors que vous ne nous connaissiez pas. Aucun inspecteur de police ne ferait cela. Surtout lorsque ces inconnus en question sont les premiers suspects. Mais, vous, vous avez cru en nous. Vous avez cru Ahmès et Cecily alors qu'il n'y avait pas de preuve. Vous nous avez couvert et aujourd'hui encore, vous risquez de vous faire renvoyer. Cependant, cela n'a pas l'air de vous déranger.

- Et alors ? Ca n'a rien avoir avec l'amour...

- Certes... Mais ne niez pas que vous ressentez quelque chose pour...

- Il faut vraiment que j'y aille.

L'inspecteur partit pour de bon.

- Réfléchissez bien, M. Durray, lui dit Athéna.

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