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Prologue

Le matin se levait lentement sur la ville. Une lueur froide et pâle s'étendait sur les rues, caressant les toits des immeubles et les branches d'arbres dénudées par l'hiver. La ville était calme, presque endormie, comme si elle retenait son souffle avant une révélation. Mais pour Soraya, cette paix apparente était un mensonge cruel. Au fond d'elle, une tempête silencieuse faisait rage.

Elle marchait sans but précis, les épaules courbées sous le poids d'une émotion qu'elle ne parvenait pas à nommer. Le vide était là, oppressant, une sensation d'absence écrasante. Depuis qu'elle était capable de se souvenir, cette impression de ne pas être entièrement présente à elle-même ne l'avait jamais quittée. À la fois familière et étrangère à sa propre existence, elle errait comme une âme en quête d'échos d'un passé perdu.

Les portes de son lycée apparurent enfin devant elle, massives et imposantes. C'était un endroit qu'elle connaissait bien, un lieu où elle avait pourtant l'impression d'être une intruse. Les rires des élèves qui se pressaient dans la cour semblaient éloignés, flous, comme si elle les percevait à travers un voile.

La journée s'annonçait banale. Des cours monotones, des visages familiers, et cet étrange réconfort d'une routine qui, pourtant, ne parvenait jamais à la combler. Et pourtant, aujourd'hui avait quelque chose de différent. Une tension imperceptible flottait dans l'air. Peut-être était-ce son imagination, mais elle ne pouvait ignorer la sensation persistante que quelque chose allait changer.

« Soraya ! »

La voix de Tsumugi la tira de ses pensées. Elle tourna la tête et vit sa camarade s'approcher d'un pas rapide. Tsumugi était toujours pleine d'énergie, son sourire rayonnant d'une chaleur sincère. Soraya lui rendit un sourire, bien que le sien fût plus discret, presque timide.

« Tu es encore perdue dans tes pensées, hein ? Tu devrais ralentir un peu, sinon tu vas te perdre pour de bon ! » plaisanta Tsumugi.

« Peut-être que c'est déjà fait... » murmura Soraya pour elle-même. Mais elle ne voulait pas inquiéter son amie. « Je vais bien. Merci, Tsumugi. »

L'interruption avait été brève, mais suffisante pour lui rappeler qu'elle était encore ici, encore vivante. Cependant, cette sensation persistante de vide, ce malaise inexplicable, refusait de la quitter. Elle entra dans le bâtiment, les bruits de conversations et de rires s'atténuant alors que les portes se refermaient derrière elle.

Dans les couloirs, chaque pas semblait résonner plus fort qu'il ne le devrait, comme si l'endroit entier était vide à l'exception d'elle. Mais ce n'était qu'une illusion. Des élèves étaient là, partout, vivants et vibrants d'énergie. Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir seule, piégée dans une réalité qui n'était pas tout à fait la sienne.

Ce fut alors que la douleur survint. Un éclair fulgurant à l'arrière de son crâne, suivi d'une vague de vertige si intense qu'elle dut s'appuyer contre un mur pour ne pas tomber. Les sons autour d'elle devinrent lointains, distordus, et le monde sembla vaciller.

Elle ne se souvenait pas du moment exact où elle perdit connaissance. Tout ce qu'elle sut, c'était que lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle n'était plus au lycée. Elle était ailleurs, dans un lieu à la fois étrangement familier et terriblement effrayant. Le ciel était noir, parsemé d'étoiles mourantes, et le sol sous ses pieds semblait onduler comme une mer d'ombres.

Un frisson glacé parcourut son échine. Devant elle se tenait une silhouette indistincte, une présence menaçante qui semblait à la fois proche et distante. Elle tendit la main pour toucher cette figure, mais avant qu'elle ne puisse l'atteindre, elle sentit une douleur vive dans sa poitrine, comme si un poignard invisible venait de la transpercer.

Soraya se réveilla en sursaut, haletante, des larmes roulant sur ses joues sans qu'elle sache pourquoi. Elle était de retour dans son lit, mais son cœur battait comme si elle avait couru un marathon. Elle posa une main tremblante sur sa poitrine, là où la douleur persistait encore, sourde et insistante.

Ce n'était qu'un rêve, se répéta-t-elle. Mais au fond d'elle, elle savait que ce n'était pas vrai. Ce qu'elle avait vu, ce qu'elle avait ressenti... Ce n'était pas un simple cauchemar.

C'était un souvenir.


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