[ Non réécrit, Non corrigé]
- Le maître souhaite la rencontrer le plus rapidement possible.
Mes yeux s'écarquillèrent tandis que les sourcils de Noon se froncèrent rapidement. Que se passe-t-il encore?! Mon rythme cardiaque s'accéléra et ma bouche devint aussi amère qu'un citron. Pourquoi tout me tombait dessus ? La dernière chose que je voulais, c'était de rencontrer leur boss !
J'espérais de tout cœur que cette femme plaisantait. Seulement, son visage impassible me montrait à quel point elle ne rigolait pas. Je lançai un coup d'œil inquiet à Noon qui fixait la dame froidement.
- Et que lui veut-il ? lui demanda-t-elle
- Il ne m'a rien certifié, commença-t-elle en croisant ses bras. Mais une chose est sûre, je dois emmener la jeune humaine à son bureau. C'est son ordre, et tu ne m'en empêcheras pas.
Mon cœur rata un battement. Serait-elle prête à utiliser la force juste pour m'emmener ? Non, je ne voulais plus que Noon souffre. Ni elle, ni sa famille. Elles s'étaient déjà faites assez tabasser par ma faute.
Celle-ci s'apprêta à répliquer lorsque je posai délicatement une main sur son épaule. Lorsqu'elle me scruta, je lui offris le plus sourire que j'avais en réserve, même s'il ressemblait plus à une grimace qu'autre chose.
- C'est bon, je vais y aller, lui dis-je calmement
Elle ouvrit sa bouche, comme pour dire quelque chose, puis la referma rapidement. Même si aucun mot ne sortait, son expression me demandait très clairement si j'étais sûre de mon choix. Je lui répondis par un petit hochement de tête et regardai durement l'envoyée.
- Je vais venir avec vous, pas besoin d'utiliser la force.
Elle me regarda fermement tandis qu'un minuscule sourire se formait au coin de ses lèvres.
- Sage décision jeune fille.
Je me dirigeai à petits pas vers elle. Cependant, Neha n'était pas du même avais, car elle m'attrapa fermement le poignet.
- Tu n'es pas obligée d'y aller. Qui sait ce qu'il te fera !
Je fermai les yeux, juste le temps de prendre une grande bouffée d'air frais, et repoussai gentiment Neha. Elle me regarda tristement, au bord des larmes.
- Ça va aller, je suis sûre qu'il ne me fera rien. Je... Je suis désolée pour tout ce qui s'est passé.
M'éloignant d'elle, la blonde et moi sortîmes de la salle. Toujours dans le bâtiment central et dans un silence complet, nous marchions en direction du bureau de ce fameux « maître ». Je restais en retrait par pure précaution. La crainte qu'elle m'ait éloignée de Noon pour m'assassiner me tiraillait l'estomac. Plus nous avancions, plus mon apréhension augmentait. À qui vais-je avoir à faire ? Me laissera-t-il vivante après le bordel qui a été commis à cause de moi ? Et si c'était ce Valentin qui était le « maître » ? Plusieurs autres questions assaillirent mon cerveau, me faisaient louper de petits battements de cœur par la même occasion.
Nous marchions encore et encore, sans nous arrêter ni même parler. Un silence pénible était instauré entre nous, et cela me mit vraiment mal à l'aise. Je raclai légèrement ma gorge et me grattai l'avant-bras en signe de stress. Je n'arrivais vraiment pas à baisser mon angoisse.
- Pourquoi avez-vous peur ? lâcha-t-elle d'un coup
- Pardon ?
Elle s'immobilisa brusquement et se retourna d'un geste brusque. Je me bloquai instantanément et croisai son regard glacial.
- Votre corps émane une odeur de panique qui est très déplaisante pour mes narines.
Je ne pus m'empêcher de rougir. La panique avait-elle une odeur ?! Si c'était le cas, je devais réellement puer. Détournant rapidement les yeux, je me mordis la joue pour faire disparaître, ou au minimum diminuer, mon affolement. Seulement, celui-ci persistait et ne faisait que s'accroître.
- Je réitère ma question. Pourquoi avez-vous peur ?
Enfin ! Comment pouvait-elle me poser une telle question lorsque la réponse était si évidente. Rencontrer leur patron était ne faisait pas parti du tout de mon plan.
Je relevai un regard stupéfait vers elle.
- À quoi cela sert-il de me poser une question si, si... stupide ! Je vais rencontrer votre président ou je-ne-sais-quoi. C'est normal que je me sente anxieuse ! m'exclamai-je
- Vous les humains êtes vraiment tous pareil.
Hein ?
- Vous vous présentez aux autres comme des personnes fortes, sûres d'elles et qui n'ont peur de rien. Mais vous n'êtes que des rats d'église qui paniquent pour tout et n'importe quoi. Pourquoi avoir joué à la « forte » devant Neha alors que vous étiez terrifiée?
Tout mon corps se figea en un instant. Elle avait prononcé ces mots avec une telle dureté qu'ils m'avaient heurtée comme un coup-de-poing en plein visage.
- Et puis franchement, à quoi vous vous attendiez ? Vous êtes au beau milieu de notre espace de vie. Avec ou sans la participation de Valentin Suarez, le maître vous aurait localisée.
Se retournant légèrement, elle me lança un regard par-dessus son épaule.
- Si cela peut vous rassurer, je ne crois pas qu'il vous tuera. Il était plutôt joyeux lorsqu'il m'a demandé de venir vous chercher.
Sur ses mots, elle continua sa route sans même m'attendre. Reprenant mes esprits, je soupirai lentement et la suivis. Après dix minutes de marche supplémentaire, nous arrivâmes devant une grande porte en une matière qui se rapprochait grandement de l'or. On sentait réellement que la personne qui se trouvait de l'autre côté de cette porte n'était pas banale.
La blonde me regarda droit dans les yeux.
- Êtes-vous prête ? me demanda-t-elle
- ... Oui, enfin, je crois.
Elle hocha calmement la tête, puis sa main droite se posa lentement sur la poignée et l'abaissa petit à petit. Elle ouvrit la porte d'un coup sec pendant que mes yeux s'ouvrir en grand. Ce bureau était désordonné. Non, le mot est trop minime pour résumer ce qu'était sous mes yeux. C'était tout simplement un foutoir !
Je regardai, choquée, ce qui se présentait à nous. Il y avait des feuilles, des journaux, des cartons, de la nourriture qui traînaient par terre. Et bien sûr, j'en passe. Comment veut-il que l'on s'entretienne dans un bordel pareil?!
Du mouvement à notre droite attira mon attention. Je regardai la personne qui se trouvait derrière en bureau, entre une console et une immense pile de documents. Il ne m'avait pas encore remarquée, et était totalement absorbé par son jeu.
Dites-moi que je rêve !
Son assistante toussota pour nous faire remarquer, ce qui marcha parfaitement. L'homme releva ses yeux violets en notre direction. Il s'en suivit de longues secondes où personne ne parlait et ne bougeait. La situation était d'un tel embarras, surtout pour lui. Se relevant d'un geste fluide et habile, il gratta de gêne ses longs cheveux bruns tandis que de petites rougeurs apparaissaient sur ses joues. Non seulement, je fus frappée par sa beauté, mais surtout par sa jeunesse. Il ne semblait pas du tout âgé, même son assistante avait l'air plus vieille que lui. Je lui donnais la vingtaine, ni plus ni moins. Ses longs cheveux en bataille était attaché à la va-vite en une queue-de-cheval. Malgré son air jeune, il était grand, très grand même, je dirais environ cent quatre-vingt-dix centimètres. Il était vêtu d'un simple pantalon jean noir et d'un débardeur, celui-ci laissant entrevoir les multiples signes tribaux noirs présents sur sa peau.
Mon angoisse revient précipitamment. Ce n'est pas vrai ! Je venais de tomber, encore une fois, sur un démoniaque. Le premier ne m'avait pas laissé une bonne impression, alors là, pas du tout ! Je me rapprochai discrètement de la blonde, comme si elle pouvait me protéger de cet individu.
- Maître, vous vouliez vous entretenir avec elle, alors la voilà.
- Oh oui, je... Nous irons à la terrasse, apporte nous du thé Sansa, déclara-t-il d'une voix si grave qu'elle aurait pu faire trembler les murs
- Bien.
L'assistante, de son vrai prénom Sansa, m'indiqua d'un geste bref la terrasse avant de pénétrer dans une autre salle. Je me retrouvai donc seul, avec un démoniaque.
- Vous venez ?
Il s'était déplacé à une vitesse fulgurante et se trouvait désormais près de moi. Son souffle chaud sur ma nuque me donna des frissons et me fit sursauter de peur. Je m'éloignais de lui tandis qu'il riait.
- Enfin, calmez-vous. Je ne vais pas vous manger, en tout cas pas maintenant.
Il s'éloigna et partit à la terrasse. Quant à moi, j'essayai de reprendre une respiration normale. Il faut que je me détende, être stressée n'arrangera rien ! Soufflant un bon coup par le nez, je le suivais. Le delvédère nous donnait une vue incroyable de Londres. C'était magnifique !
- Je suis désolé pour la première impression que je vous ai laissée, Ce n'était pas... voulu. Asseyez-vous, je vous en prie, dit-il en m'indiquant un siège
- Non, merci.
Il fut étonné par mon refus, mais un sourire vint étirer son visage parfait.
- Si rester debout vous fait plaisir, passons donc à autre chose. Comme Sansa vous l'a sûrement dit, je suis le maître des Papillons de minuit. C'est moi qui prend, généralement, les décisions qu'ils appliquent. Je me nomme Dettlaf Strauss, ravi de vous rencontrer.
Il me tendit sa main, mais je ne ne l'a serrai pas. Je n'étais pas ravie de le connaître! Sansa choisit ce moment pour nous apporter le thé. Une bonne odeur de camomille infusée embauma mes narines, mais je devais résister à l'envi de boire ne serait-ce qu'une gorgée.
- Pourquoi avez-vous souhaité me rencontrer ?
- Je voulais, tout simplement, connaître la nouvelle protégé de Noon.
- Voilà une bonne chose de faite alors. Puis-je m'en aller maintenant ?
- Dayanara Audrey Mustfield, jeune adolescente de 18 ans ayant hérité ses yeux émeraude et sa petite taille de sa mère, Anastase Mustfield, et sa chevelure ébène de son père, Franck Mustfield. Elle vient d'une famille de six membres, maintenant de quatre étants donné que la famille a perdu deux de ses membres.
Je tapai du poing sur la table, lui coupant la parole par la même occasion.
- Comment ?
Il se leva lentement et me dévisageait.
- Dès que vous êtes entrée dans mon territoire, je vous ai immédiatement identifiée. En résumé, je sais tout de vous, Dayanara.
Il avait prononcé mon nom dans un murmure presque inaudible. Le fait qu'il me connaisse sans m'avoir rencontré était terrifiant ! Je secouai la tête et bafouillai rapidement quelques mots.
- Je... Je dois m'en aller.
- Attendez!
Alors que je courais vers la sortie, il m'avait rattrapée en une fraction de seconde, et me bloquait à présent le passage.
- Foutez-moi la paix ! hurlai-je en essayant de le décaler de mon chemin
- Nous n'avons pas terminé notre conversation.
- Pour moi, elle est terminée. Alors, laissez-moi partir !
- Si vous sortez de cette pièce, j'ordonne votre exécution.
Cette phrase suffit à me calmer. Il n'est quand même pas sérieux ?! Je reculai lentement, très lentement. Quant à lui, il me fixa d'un visage glacial avant de soupirer de lassitude.
- Les humains sont vraiment bornés ma parole ! Il faut toujours vous menacer pour que vous restiez tranquille. Êtes-vous calmée maintenant ?
Je ne répondis rien et regardai le sol sale.
- Pardonnez-moi de vous avoir menacé, mais vous êtes assez agaçante quand vous êtes frustrée.
Il se décala et s'appuya délicatement sur le mur. Croisant ses bras sur sa large poitrine, il me lança un regard qui mélangeait amusement et sérieux.
- J'aurais une question à te poser Mlle Mustfield. Que penses-tu des Papillons de minuit ?
Son soudain tutoiement me perturba, mais pas autant que sa question. Sincèrement, Je ne savais plus quoi penser. Après avoir rencontré Noon et sa famille, je ne savais plus où j'en étais. Et cela me dérangeait grandement.
- Je ne sais plus quoi penser de votre espèce. Je suis mitigée.
- Je vois. Tu penses encore que c'est notre faute si le monde va mal.
- ...
- Mais ce que tu ignores, c'est que vous, les humains, êtes les vrais énergumènes.
Sa voix s'était remplie d'une haine immense. Cependant, je ne me préoccupais pas de cela. Il venait de nous traiter d'énergumènes!
- Comment osez-vous ?!
- Tu n'es qu'une enfant qui ne connaît rien à la réalité, Dayanara. Si tu veux savoir pourquoi je vous traite d'énergumènes, laisse-moi te conter l'histoire de Papillons de minuit et des Humains...
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JE SUIS DÉSOLÉEEEEEEEE! 😞😋
Comme vous le savez, Je suis très en retard. Ouais, c'est pas cool... Mais, j'ai une excuse en béton!! Mes cours me prennent un temps fou et je suis tellement stressée pour mes orientations que je n'ai pas eu le temps d'écrire jusqu'à today. Mais bon, Je me suis rattrapée avec un chapitre assez long quand même. Voici le huitième chapitre où l'on découvre qui est le maître, Bam Bam! 😂
N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de lui, ou de ce chapitre tout cour. J'ai hâte d'avoir vos avis.
A bientôt (je ne mets pas très bientôt car je ne sais pas quand je publierai). I love you ❤❤❤❤😍😘
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