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Chapitre 6

Paris, 15 décembre 2019

« Service-après-vente-bonjour ! dit la dame d'une voix mécanique.

- Oui, bonjour madame, répondit Lizzie. C'est pour un problème de télévision...

- Ne-quittez-pas-je-vous-passe-mon-responsable... »

Une petite musique se fit entendre.

Lizzie soupira. ça faisait la troisième fois qu'elle appelait un réparateur de télévision car depuis quelques temps, Lizzie voyait d'étranges lumières sortit du téléviseur.

Soudain, la musique s'arrêta et une grosse voix se fit entendre :

« Service-après-vente-bonjour !

- Oui bonjour monsieur ! Ma télévision a un étrange problème... Elle rejette d'étrange lumières... C'est normal ?

- Allez sur notre site internet et remplissez vos coordonnés dans la rubrique « inscription ». Envoyez-nous tout ça par e-mail. Environ une semaine plus tard, vous devriez recevoir un texto pour vous prévenir que nous avons bien lu votre e-mail et que nous traiterons votre commande trois semaines après... Ensuite, un de nos réparateurs viendra consulter le problème dans les deux semaines suivantes... Nous vous remercions de votre confiance !

- Mais... »

Un déclic se fit entendre et le responsable raccrocha.

« Ce n'est pas très efficace ces services après-vente ! » se dit Lizzie.

Marc et Tom, les deux petits frères de Lizzie déboulèrent dans le salon et se précipitèrent sur le canapé.

« C'est moi qui choisit le film ! dit Tom

- Non c'est moi ! Il y a mon dessin animé préféré qui est en train de passer !

- Mais moi j'avais envie de regarder « Les bisounours aux pays des licornes », répondit Tom.

- Pffff... C'est nul ! Je préfère « La guerre des Zombies ».

Marc prit la télécommande des mains de Tom et alluma la télé. Soudain, une lumière dorée illumina le téléviseur.

Lizzie poussa un hurlement.

- Qu'est-ce qui te prend ? demandèrent en cœur Tom et Marc, interloqués.

- Allez dans la cuisine, vite ! dit Lizzie à ses deux petits frères

- Mais... Lizzie, qu'est-ce qui passe ? demanda Marc.

- Mais cette lumière dorée ! Je ne sais pas d'où elle sort, mais en tout cas, j'ai pressentiment qu'elle peut être très dangereuse !

Les deux petits regardèrent la télé d'un air interrogateur.

- Tu vois une lumière dorée, toi ? demanda Marc à Tom.

- Non et toi ?

- Non. Notre sœur est folle !

- Co... Commença vous ne voyez pas de lumière ?

- Ben, à part celle du soleil et de la télé, nous ne voyons pas de lumière dorée... répondit Marc.

- Vas t'acheter des lunettes, plaisanta Tom.

Les deux petits se plongèrent dans un documentaire sur les dinosaures.

Lizzie resta stupéfaite à l'idée qu'elle seule puisse voir cette lumière dorée et elle se demanda ce qu'était celle lumière et pourquoi elle était la seule à la voir.

* * *

Cathie était dans sa chambre, en train de lire son livre d'Histoire. Elle lisait sans vraiment trop comprendre. Elle pensait plutôt à Lora et Lizzie. Que faisaient-elles en ce moment ? Cathie avait une folle envie de leur envoyer des textos plutôt que de lire des textes historiques qui n'ont ni queue ni tête...

« Cathie ! On mange ! cria Olympe depuis la cuisine.

La jeune fille ne se le fit pas répéter deux fois, elle ferma son livre et se précipita dans la cuisine.

- Qu'est-ce qu'on mange ? Papa et Maman ne sont pas là ?

- Des pâtes, répondit Olympe. Et non, Papa et Maman sont toujours chez Pierre.

- C'est qui, Pierre ? demanda Eliza.

- Le mec qui a trouvé un objet datant du Moyen-Âge. Apparemment, c'est une petite perle dorée.

- Une perle dorée ? Et comment on sait qu'elle date du Moyen-Âge ?

- Ils ont fait des analyses et elle daterait de cette époque...

- Mais si ça se trouve c'est quelqu'un d'aujourd'hui qui l'a perdue...

- Catherine ! intervient Olympe. Tu n'es pas historienne ! Donc tu n'as pas à contredire les professionnels !

- C'est bon ! s'écria Cathie. Je trouve juste ça absurde qu'ils fassent tout un fromage juste pour une satanée de petite perle. Bientôt ils vont nous faire croire qu'ils ont découvert un MP3 datant de la préhistoire !

- Je suis d'accord avec Cathie ! dit Eliza.

- Elisabeth ! dit Olympe sur un ton de reproche

- Je t'ai déjà dit de m'appeler E-li-za ! dit la cadette en articulant chaque syllabe de son prénom.

Soudain, la porte de la cuisine s'ouvrit sur les parents.

- Bonsoir les filles... salua la mère.

- Regardez notre petite découverte ! dit le père en déballant de sa poche un mouchoir.

- Heu... C'est un mouchoir de l'époque gallo-romaine ? demanda Cathie.

- Mais non... Catherine, arrête de dire des bêtises ! dit son père sévèrement. Regardez, reprit-il plus calmement à ses deux autres filles qui semblaient plus intéressées, c'est une perle datant du Moyen-Âge...

- Waouh ! s'exclamèrent en cœur Eliza et Olympe.

Cathie leva les yeux au ciel. Puis, son regard se porta sur la perle d'or qui baigna la pièce d'une lumière dorée.

- Hé ?! Qu'est-ce qui se passe ? s'écria Cathie, surprise par la lumière.

Ses parents et ses petites sœurs la regardent comme si Cathie avait annoncé à sa famille qu'elle adoptait un extraterrestre.

- De quoi ? interrogea la mère.

- Mais vous ne voyez pas ou comment ça se passe ? Cette perle se met à projeter de la lumière et vous vous trouvez ça normal ?!

- Une lumière ? Mais quelle lumière ? demanda M. Loiret

Cathie se rendit compte qu'elle était la seule à voir cette lumière.

- Heu... Non, rien, laissez tomber ! »

La jeune fille sortit de la cuisine pour aller dans sa chambre.

« Pourquoi j'étais la seule à voir cette lumière ? »

Cette question tournait en rond dans sa tête. Si bien que Cathie eut envie de raconter ce qu'elle avait vu à ses meilleures amies. Elle envoya alors un message à ces dernières:

Cathie : Hey les filles ! il s'est passé un truc trop étrange aujourd'hui ! Mes parents ont ramené à la maison une perle qui, soi-disant date du Moyen-Âge. Soudain, j'ai vu une lumière dorée sortir de la perle ! Mais le pire c'est que j'étais la seule de ma famille à l'avoir vu !!!

Lora : Lol ! Tas eu une hallucination !

Lizzie : Dingue ! J'ai vu aussi une lumière dorée sauf qu'elle sortait de la télé !

Lora : Eh ! Vous avez rêvé, les filles !

Cathie : Lora, à quelle heure la lumière est sortie de ta télé ?

Lizzie : Vers 19h30, pourquoi ?

Cathie : Le même horaire que moi quand la perle s'est illuminée...

Lora : Vous êtes sûr que ce n'était pas le soleil qui faisait que vous croyez voir une lumière dorée ???

Cathie : Non ! Impossible ! Nous sommes en hiver : à 19h30 il fait nuit noire !

Lizzie : C'est vrai !

Lora : ...

Lizzie et Cathie : Lora ?

Lora : Les filles... Puisqu'il vous arrive des trucs chelou, moi aussi j'ai découvert un truc... assez étrange... J'étais en train de repeindre mon plafond (car il commençait à se fissurer) et, quand je passe le pinceau sur la fissure, une trappe s'ouvre sur le toit !! Je sais que la maison est très vieille que ça fait peu de temps que papa et moi y habitons... Mais je ne pensais pas qu'elle pouvait avoir un passage secret... Depuis, j'y vais tout le temps !

Cathie : Tu y vas tout le temps ? Combien de temps ça fait que tu as découvert ça ?

Lora : Heu, environ cinq jours...

Lizzie : Pourquoi tu ne nous en as pas parlé plutôt ?

Lora : J'ai essayé de t'en parler Lizzie, mais t'arrêtais pas de parler des garçons du lycée.

Lizzie : Excuse-moi... J'aurais dû t'écouter L

Lora : T'inquiète... Je t'en veux pas ;-)

Cathie : Oh ! Attendez !

Lora : Qu'est-ce qu'il y a ?

Lizzie : Cathie ?

Cathie : Je viens de penser à un truc ! Lizzie, tu connais la rue des eaux ?

Lizzie : Oui ! C'est la rue où il y a plein de maisons abandonnées !

Cathie : Oui !!

Lizzie : J'habite dans la rue voisine... Mais, pourquoi, tu me demandes ça ?

Cathie : Parce que mes parents ont découvert cette perle dans le jardin de la maison n° 36 rue des eaux !

Lizzie : Ah oui ! De chez moi, on a une super vue de cette maison... Donc je suppose que tu vas me dire que c'est peut-être pas ma télé qui projette des lumières dorées, mais cette perle qui s'illuminait dans le jardin et qui se projetait dans mon salon...

Cathie : Oui, peut-être... mais attends, on va faire une expérience. Je vais fixer cette perle jusqu'à ce qu'elle s'illumine... Lizzie, tu me dis si tu ton salon s'illumine...

Lizzie : D'accord !

Cathie descendit les escaliers quatre à quatre et alla dans le salon. Ses parents étaient justement en train d'examiner la perle.

« Que fais-tu Catherine ? demanda Mme Locho en voyant sa fille fixait la perle.

Cathie ne répondit rien et continua de la fixer.

- Tu pourrais répondre quand on te parle, dit sévèrement M. Locho.

- Rien, rien... J'admire juste la beauté de cette perle...

Les parents la regardèrent en fronçant les sourcils. Quant à Cathie, elle essayait de fixer la perle.

« Pourquoi n'y a-t-il pas de lumière, bon sang ? »

- Maman, Papa, la douche ne marche plus ! cria Eliza qui venait d'entrer dans le salon.

Elisabeth, gronda Mme Loiret. On ne crie pas ! Surtout sur les adultes ! Bien, maintenant mets-toi en pyjama et dodo !

Eliza s'en alla tandis qu'Olympe entra tout en se plaignant qu'elle ne trouvait plus son livre sur les dinosaures.

- Il n'y a donc pas moyen de travailler, ici ! cria soudain M. Loiret ce qui fit fuir Olympe. Helen ! ajouta-t-il en s'adressant à sa femme. Où est la nounou des petites ?

- Elle est partie en vacances une semaine en Bretagne.

- Allons bon ! C'est quoi cette nounou ? On ne prend pas de vacances en plein milieu de l'année !

- Heu... Chéri ? Nous sommes en fin d'année...

- Oui ! Mais enfin bon ! Elle aurait pu me prévenir !

- Elle m'a prévenue moi !

- Oui mais c'est moi qui l'ai engagée ! C'est à moi qu'elle aurait dû me prévenir !

- Comment ça toi ? Et moi je compte pour du beurre, c'est ça ?

- Non, mais...

Cathie leva les yeux au ciel.

« Tu m'étonnes que je n'arrive pas à illuminer cette perle... » pensa-t-elle.

Pendant que ses parents se disputaient. Cathie prit discrètement la perle et alla dans sa chambre. Elle regarda son portable. Lizzie l'avait bombardée de textos comme : « Il se passe rien », « Ça marche pas ! » ou « Cathie ! Que fais-tu ? ». La jeune fille fixa la perle pendant une minute, puis celle-ci illumina toute la chambre. Puis, elle prit son portable et envoya un message à Lizzie :

Cathie : Lizzie ? Ça y est ! La boule s'illumine ! Ton salon aussi ?

Lizzie : Non ! Il n'y a rien !

Cathie : Allume la télé !

Lizzie : ...

Cathie : C'est bon ?

Lizzie : Ça y est ! La télé est allumée mais il n'y a aucune lumière !

Cathie : Bon. On sait déjà que ce n'était pas la télé qui projette de la lumière dorée... Tu as un balcon, je crois ?

Lizzie : Oui ! Je vois presque tout Paris quand je suis dessus.

Cathie : Vas-y ! Je vais envoyer un message à Lora pour lui dire de monter sur son toit. Comme ça, on saura si elle aussi voit cette lumière dorée.

Cathie : Lora ? Tu es là ?

Lora : Oui.

Cathie : Tu as dit que tu avais découvert un passage secret qui monte sur le toit, n'est-ce pas ?

Lora : Oui.

Cathie : Montes-y ! Si tu vois cette lumière dorée, ça veut dire que nous sommes trois à la voir !

Lora : Je suis sur le toit... C'est dingue ! On voit tout Paris !!

Cathie : Tu vois ma maison ?

Lora : Oui.

Cathie : Tu vois une lumière ?

Lora : Non... Attends... Ta maison... Elle s'illumine ! C'est fou !

Cathie : Alors... Toi aussi... Tu vois une lumière dorée ?!

Lora : Oui... C'est fou...

Cathie : Attends, je vais voir si Lizzie voit quelque chose...

Cathie : Lizzie ? T'es sur ton balcon ?

Lizzie : Oh ! C'est trooop beau!

Cathie : Comment ça ?

Lizzie : Je vois ta maison ! Elle brille de mille feux ! Dans la nuit, ça fait trop beau ! On dirait la Tour Eiffel qui s'illumine ! Et encore, je suis en train de comparer et ta maison brille plus que la Tour Eiffel !

Cathie : Conclusion : c'est bien cette perle qui s'illumine.

Lizzie : Mais, le plus bizarre, c'est qu'il y a plein de gens qui passent près de ta maison mais ils n'ont pas l'air de s'apercevoir de la lumière...

Cathie : Je crois que nous sommes trois à la voir...

Lizzie : Tu vois aussi la lumière dorée Lora ?

Lora : Oui !

Lizzie : Mais pourquoi nous ? Pourquoi seules nous trois peuvent la voir ?

Lora : Et pourquoi sommes-nous les seules à voir cette lumière dorée ?

Cathie : JSP... Attendez, je vais faire des recherches sur internet... Il y a bien dû avoir des millions de gens avant nous qui ont la même aventure que nous...

Cathie alluma son ordinateur et tapa sur Google : « perle dorée »

Elle ne trouva que des jouets pour enfants (allez savoir quel est le rapport entre une perle et un jouet). La jeune fille écrivit alors : « boule dorée qui s'illumine et qui brûle quand on la touche »

Un message apparut :

Aucun résultat ne correspond à votre recherche

Cathie poussa un soupir. Même Internet ne savait pas. La jeune fille reçut un message de Lora et Lizzie qui demandèrent si elle avait trouvé.

Cathie : Non... Il n'y a aucun site qui parle de cette étrange lumière...

Lora : Qu'est-ce qu'on fait, alors ?

Cathie : JSP... Bon, faut que je vous laisse... A plus tard, les filles !

Cathie éteignait son téléphone et regarda la perle dorée. Elle continuait de briller.

La jeune fille la prit entre ses mains. Elle sentit ses mains qui étaient en train de brûler.

« Catherine ! »

Ses parents venaient d'entrer dans sa chambre. Ils la dévisageaient d'un air sévère.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda M. Locho en voyant sa fille assise par terre, au milieu de sa chambre, la perle dorée entre les mains.

- Heu... Je... J'observais cette boule et je me demandais comment... Comment font les historiens pour savoir si elle vient du Moyen-Âge ? Alors... J'ai... j'étais en train d'observer cette perle de très près pour savoir s'il n'y avait pas une date ou un truc du genre...

- Donne-moi ça, dit M. Locho en l'arrachant des mains de sa fille. Ne la touche pas ! C'est très fragile ! Je ne veux plus que tu fasses mumuse avec !

- Révise ton bac, plutôt ! ajouta Mme Locho.

- Mais, maman, c'est dans un an ! protesta Cathie.

- Eh bien justement ! Commence maintenant ! Tu auras plus de chance de l'avoir !

- Je ne faisais pas « mumuse » avec cette perle, comme tu dis, papa ! dit Cathie à l'attention de son père. Je m'entraînais à donner une date à un objet historique ! Il faut bien que je commence à apprendre le métier d'historien...

M. Locho se retourna, agréablement surpris par la dernière phrase qu'avait prononcée Cathie.

- Ah ! s'exclama-t-il. Je savais que tu allais te décider à prendre le même chemin que tes sœurs, ta mère et moi-même ! Même si tu as encore beaucoup à apprendre du métier d'historien, c'est pas-sio-nant, crois-moi !

- Mais je te crois, je te crois ! dit Cathie.

- Je t'apprendrai, un jour, à différencier un objet tout à fait banal d'une époque historique... Mais, pour l'heure, ta mère et moi avions un coup de fil à passer.

Les parents allèrent à la porte. Avant de sortir, M. Locho ajouta :

- Tiens, Catherine. Prends la perle. Tu pourras t'amuser à « l'étudier ». Comme une vraie historienne ! ajouta-t-il en lui souriant.

- O.K. ! Cool ! Merci papa !

Quand Cathie referma la porte derrière ses parents, elle entendit son père dire à sa mère :

- Tu vois ! Je t'avais dit qu'elle finira par accepter à être historienne ! Elle ne deviendra pas photographe, peintre ou je-ne-sais quoi... Tu peux arrêter de stresser ! Catherine est comme sa sœur Jeanne ; il suffit de les dégoûter de ces métiers d'artiste pour qu'elles suivent nos pas... Regarde, Jeanne a fini par abandonner ses rêves stupides pour entrer dans une école d'archéologie... ça sera la même chose pour Catherine ! Elle ne finira pas comme cette pauvre Gabrielle Muguet...

Cathie entendit ses parents descendre les escaliers.

« Oh ! Tu te trompes, papa ! pensa la jeune fille. Je n'ai pas l'intention d'abandonner mes rêves pour devenir historienne... L'art n'est pas une chose nulle. J'aime la peinture, la sculpture et la photographie. Et personne ne me fera changer d'avis. Personne. Ni maman, ni toi, ni je-ne-sais-qui... En plus, c'est entièrement toi qui as forcé Jeanne à se désinscrire de son École d'Art pour travailler dans le domaine de l'Histoire. Je le dis et je le redis : je ne lâcherai pas mes rêves. Jamais. »

Puis, avec colère, Cathie prit son livre d'Histoire qui était posé sur son bureau. Elle ouvrit la fenêtre et le jeta. Il atterrit dans la haie qui séparait son jardin des voisins.

« Bien fait ! » se dit Cathie en fermant la fenêtre.

Soudain, elle repensa à la dernière phrase qu'avait prononcée son père.

« Elle ne finira pas comme Gabrielle Muguet »

« Qui est Gabrielle Muguet ? » se demanda Cathie.

La jeune fille ouvrit son ordinateur et tapa le nom de cette mystérieuse femme. Elle tomba d'abord sur des profils Facebook, puis, en cherchant encore un peu, elle tomba sur ceci :

Biographie de Gabrielle Muguet

Gabrielle Muguet est une artiste-peintre qui a vécu au XIXème siècle. Elle est née le 2 mai 1829. Nous ne connaissons pas sa date de décès mais nous pensons qu'elle serait morte au début du XXème siècle.

Nous possédons peu d'informations mais on sait que Mlle Muguet a commencé ses débuts en dessinant dans la rue. Puis, Gabrielle Muguet est repérée par un professeur de peinture. Il lui donna des cours de dessin. Deux ans plus tard, Gabrielle Muguet put ouvrir sa propre galerie d'art. Le jeune peintre lui donna comme nom « La galerie des tableaux merveilleux » où elle y exposa toutes ses œuvres. Les plus connus sont « L'ancien château », « Le bel homme inconnu », « La galerie merveilleuse » et « La belle petite famille».

Tout d'abord, ce sont des gens du quartier qui venait admirer ses tableaux, puis, quelques temps plus tard, Gabrielle Muguet fut repérée et quelques aristocrates fréquentaient la galerie de cette mystérieuse Gabrielle Muguet. Bientôt, la « galerie des tableaux merveilleux » fut remplie de gens de la grande bourgeoisie ou de la haute noblesse.

Gabrielle Muguet devint riche et célèbre.

Mais, le 28 août 1848, la « galerie des tableaux merveilleux » se trouva vide. Une pancarte où il était marqué : « FERME » était accrochée sur la porte de la galerie.

Ensuite, nous n'avons plus jamais entendu de Gabrielle Muguet.

De nos jours, nous ne savons toujours pas pourquoi Gabrielle Muguet a fermé sa galerie qui marchait si bien.

Au début du XXème siècle, des rumeurs parcourent la France.

La plus probable est que Gabrielle Muguet se soit suicidée. Mais, nous ne savons pas pourquoi la jeune peintre s'est tuée. Elle avait du succès et gagnait bien sa vie... Enfin, pas de quoi en faire une dépression.

« Gabrielle Muguet ne devait pas être très bien dans sa tête ou elle devait être très malade et a préféré se suicider plutôt que de laisser faire la nature » affirme un journaliste dans les années 1920.

« Bah dis donc, se dit Cathie. Ce n'est pas très gai tout ça... Mais pourquoi maman s'inquiète que je devienne comme cette Gabrielle Muguet ? Elle a peut-être peur que je me suicide... Pfft... Je ne suis pas folle ! Et si ça se trouve, Gabrielle Muguet ne s'est pas suicidée... Ça se trouve elle est partie dans un autre pays ou je-ne-sas-où... »

Cathie ferma son ordinateur.

« Bon, je me suis assez posé de questions pour aujourd'hui ! Déjà que j'ai des problèmes avec cette mystérieuse lumière dorée alors si je me mêle de la vie d'une fille dont la cause de la mort est introuvable... »

Soudain, elle fut prise d'un coup de fatigue. Cathie regarda son réveil : il était minuit.

« Minuit ! Déjà ! s'exclama la jeune fille à voix haute. Je n'ai pas vu le temps passer ! Et je m'étonne pourquoi je suis fatiguée... »

« Catherine !

La jeune fille se réveilla en sursaut.

- Quoi ? grogna Cathie.

Soudain, elle se rendit compte qu'elle s'était endormit sur son bureau. Olympe et Eliza se tenait devant elle.

- Tu as dormi tout habillée, remarqua Eliza.

- Et tu sais que ce n'est pas bon de dormir près d'un ordinateur. ça émet des ondes qui attaquent le cerveau et...

- Un ordinateur n'émet pas d'ondes, ce sont les téléphones portables, corrigea Cathie.

- Ce n'est pas vrai, j'ai...

- O.K. ! C'est bon ! Tu as raison... coupa Cathie qui ne voulait pas qu'Olympe lui fasse un discours sur les ondes pendant une heure.

Eliza et Olympe s'en allèrent. Avant de refermer la porte, Olympe dit :

- J'ai éteins ton ordi... Il commençait à chauffer...

Sa sœur allait refermer la porte, quand elle ajouta :

- Catherine, je dois t'avouer un truc... J'ai lu l'article sur internet. Tu devais sans doute le lire avant de t'endormir...

- L'article qui parle de Gabrielle Muguet ? demanda craintivement Cathie.

- Oui.

« Eh, mince ! se dit Cathie pour elle-même. Olympe va tout balancer aux parents... »

- Je... Je me suis permis de le lire... bredouilla Olympe.

- Ah, dit simplement Cathie.

- C'est tout ce que tu dis ? Tu ne vas pas me tuer, comme tu en as l'habitude ?

- Non, tant que tu ne balances pas aux parents que je fais des recherches sur Gabrielle Muguet.

- Pourquoi tu fais des recherches sur cette femme ?

- Parce que... J'ai l'impression qu'il y a un lien entre... la perle qu'à découvert maman et papa et entre cette Gabrielle Muguet.

Cathie fut étonnée de découvrir que c'était vraiment ce qu'elle pensait tout au fond d'elle.

- Quel lien ? Quel est le rapport entre une peintre du XIXème siècle et une perle du Moyen-Âge ?

- Je ne sais pas... En tout cas, je sais que la perle ne date pas du Moyen-Âge, comme tu dis.

- Qu'est-ce qui te fais dire ça ?

- Je ne sais pas, Olympe. Je laisse parler mon intuition. Tu sais, il ne faut pas se fier aux machines et à ce qu'ont écrit les gens de l'époque...

- Tu crois ?

- Oui.

Olympe enroula une mèche de cheveux autour de son doigt.

- Tu sais, je ne pensais pas dire ça un jour, mais tu ferais une très bonne historienne !

- Merci... bredouilla Cathie qui n'avait pas l'habitude que sa sœur lui fasse des compliments.

- Tu crois que Gabrielle Muguet s'est vraiment suicidée ? demanda Olympe.

- Tu veux une réponse franche ?

- Oui.

- Non. Je ne pense pas qu'elle se soit suicidée. ça ne colle pas. Pourquoi une femme qui a tout ce dont tout le monde rêve se suicide un beau jour ?

- C'est ce qu'historiens et enquêteurs se sont demandés pendant un long moment. Et puis, ils ont dû lâcher l'affaire...

- C'est dommage...

Cathie ouvrit son ordinateur, et tapa quelque chose.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda sa petite sœur.

- Regarde ! » dit Cathie en guise de réponse.

Olympe entra dans la chambre et se pencha sur l'ordinateur de Cathie. A l'écran, apparaissait l'image d'un tableau représentant un petit garçon d'environ une dizaine d'années. Il était assis sur un banc. Au second plan apparaissait un château. Au pied du garçon, il y avait une petite fille assise dans l'herbe. Les deux personnages avaient l'air de se parler.

A côté de l'image, il y avait une phrase qui disait ceci :

« Le bel homme inconnu » tableau de Gabrielle Muguet. Très célèbre au XIXème siècle.

- Waouh ! Elle dessinait troooooooop bien, Gabrielle Muguet ! s'exclama Olympe.

Cathie était admirative. C'est vrai qu'elle dessinait bien ! La jeune fille cliqua sur une autre image. C'était un autre tableau de Gabrielle Muguet.

Au premier plan, on voyait des gens habillés à la mode du XIXème siècle, puis, au second plan, on voyait un grand bâtiment. Dessus, il était marqué « La galerie aux tableaux merveilleux ».

Le texte marqué à côté du tableau indiquait que c'était un des autres célèbres tableaux de Gabrielle Muguet : « La galerie merveilleuse »

Gabrielle Muguet s'était sans doute amusée à dessiner sa galerie.

- Noooon ! s'écria Olympe. Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas une peinture ! C'est une photo, non ?

Cathie aussi avait du mal à croire que ça soit une peinture. Elle regarda attentivement le tableau et déclara finalement que c'était bien de la peinture.

- C'est incroyable ! murmura Olympe.

Cathie aussi n'en revenait pas. Elle était en même temps admirative, en même temps un petit peu jalouse du talent que possédait Gabrielle Muguet.

Les deux sœurs admirèrent un autre tableau (toujours peint par Gabrielle Muguet) qui représentait un immense château qui paraissait abandonné.

- Tu ne trouves pas qu'on dirait un château tout droit sorti d'un conte, fit remarquer Olympe à sa grande sœur.

- Je trouve surtout qu'il ressemble étrangement au château qu'on avait vu dans le tableau « Le bel homme inconnu », dit Cathie en cliquant sur ce dernier.

- De toute façon, tous les châteaux se ressemblent...

- Non, regarde, dans « Le bel homme inconnu », le château a quarante-deux fenêtres et dans « L'ancien château » il y a... Attends, laisse-moi compter... 27... 29... 33... 35... 38... 40... 41 et... 42 ! Il y a 42 fenêtres ! La même chose que dans « Le bel homme inconnu » !

- C'est peut-être du hasard ! dit Olympe pas très convaincu.

- Non, non, je ne pense pas... Bon, compare la couleur des deux châteaux. Elle est pareille ! A croire que Gabrielle Muguet a peint les deux châteaux en même temps... Attends... Mais oui ! Je suis sûr qu'elle l'a fait exprès ! Mais pourquoi mettre le même château dans deux tableaux différents ?

- Bon, je vais te laisser à tes... tes questions... dit Olympe en se levant.

- Cathie ! Il y a tes copines qui viennent jouer avec toi, dit Eliza qui venait d'entrer suivit de Lora et Lizzie.

- On ne va pas vraiment jouer... dit Lora.

- Lora ! la reprit Lizzie. Elle est petite...

- Je ne suis pas petite ! s'écria Eliza. J'ai six ans !

- Lora ! Lizzie ! s'écria Cathie en se levant pour leur faire la bise. Comment allez-vous ?

- ça va, ça va... dit Lora.

- On a du nouveau sur cette lumière dorée... commença Lizzie.

Cathie la fit taire du regard.

- Quelle lumière dorée ? demanda Olympe.

- Qu'est-ce que vous étiez en train de faire en ce moment ? s'empressa de demander Lora qui avait vu que Cathie était embarrassée de répondre à cette question.

Cathie, heureuse de ne pas pouvoir répondre à sa sœur, raconta l'histoire sur Gabrielle Muguet et fit montrer à ses amies les images des tableaux que Olympe et Cathie venaient de visionner.

- ... Voilà ! conclu Cathie.

- Eh bien ! s'écria Lizzie.

- Je me demandais, continua Cathie, pourquoi cette Gabrielle Muguet a fait les deux mêmes châteaux sur deux tableaux différents ?

- Tu te poses de ces questions, toi ! dit Lora. On s'en fiche complétement de savoir pourquoi elle a peint ça et pas là et pourquoi elle a dessiné des choses identiques sur deux différents tableaux... On s'en fiche complet ! Et... (elle ajouta plus bas :) On a des questions plus importantes, tu ne crois pas ?

- Si ! Je suis sûr que Gabrielle Muguet a un lien avec la perle !

- Qu'est-ce qui te faire dire ça ? demanda Lora.

- Je lui ai posée la même question ! s'exclama Olympe.

- Intuition, intuition... marmonna Cathie.

- Quoi ? demandèrent en cœur Lora et Lizzie.

- Elle m'a donné la même réponse ; je ne sais pas pourquoi elle dit ça, s'exclama Olympe.

- Non, rien, laissez tomber..., dit Cathie. Olympe ! Tu peux nous laisser, nous allons réviser pour le bac...

- Quoi !!? s'écrièrent en cœur Lora et Lizzie.

- Tes amies n'ont pas l'air d'accord, observa Olympe.

- Cathie ! s'écria Lizzie. C'est dans un an ! On a le temps !

- Eh bien, comme ça, on aura plus de chance de l'avoir ! dit Cathie en sortant ses affaires de cours sur son bureau.

- Mais... commença Lora.

- Olympe, coupa Cathie, Tu peux nous laisser ?

- D'accord, de mon côté, je vais essayer de faire des recherches sur cette Gabrielle Muguet car ça m'intrigue, dit Olympe avant de sortir de la chambre de sa grande sœur.

- Cathie, dit Lora une fois qu'Olympe fut hors de vue, le bac est dans un an et Lizzie et moi ne sommes pas venues pour réviser mais pour parler de la perle et de la lumière dorée...

- Mais oui, je sais bien ! Je voyais bien dans ton regard : tu n'avais qu'une envie, c'est parler de la perle et de la lumière dorée... Réviser le bac était un truc pour faire fuir ma sœur ! Tu ne pensais tout de même pas que j'allais travailler !

- On ne sait jamais... Mais, parlons des choses sérieuses ! Lizzie et moi sommes allée chez Mme Mortez et...

- Comment avez-vous fait pour vous inviter ? demanda Cathie.

- Eh bien... commença Lizzie. Au départ, nous n'y sommes pas vraiment allées pour faire des recherches sur la perle... En fait, Lora et moi étions en train de nous balader au parc... Je t'avais envoyé un texto mais tu ne m'as pas répondu...

- Oui, c'est normal, mon tel était déchargé...

- Et puis, continua Lizzie, qui voit-on ? Louis Alomez ! Il s'est approché et nous a demandé si on voulait l'accompagner chez Mme Mortez...

- On ne pouvait pas refuser, dit Lora. Après ce que j'ai dit sur sa mamie la dernière fois...

- Donc, reprit Lizzie, on a dit « oui » et nous sommes montées pour la seconde fois dans sa limousine... Ensuite, nous sommes entrées chez Mme Mortez. Louis nous a servi des limonades et nous avons commencé à discuter...

- Je me suis d'abord excusée pour ce que j'avais dit sur Mme Mortez, ajouta Lora. J'avais dit qu'elle était une vieille folle... Il m'a tout de suite pardonnée...

- Et puis après, enchaîna Lizzie, Mme Mortez est entrée... Elle faisait une tête bizarre...

- Comment ça ? demanda Lora.

- Elle avait l'air... paniquée et en colère... Mme Mortez ne nous a même pas dit « bonjour ». Elle n'a même pas remarqué notre présence. Elle a demandé à Louis de venir dans sa chambre... Lora et moi sommes restées seules dans ce méga-géant salon... Puis, soudain, Lora déclara qu'elle avait envie de visiter cette grande maison. Moi je n'étais pas très d'accord mais je l'ai quand même suivie.

On a commencé par visiter le premier étage. Il n'y avait rien d'extraordinaire. Il y avait une salle de bains, cinq chambres –doivent être des chambres d'amis- et des WC... Lora décida d'aller au deuxième étage... Moi, j'étais de moins en moins rassurée.

Le second étage était très étrange... On aurait dit une maison d'autrefois ; déjà, il n'y avait pas de couloir, donc, à peine avions-nous monté l'escalier que nous étions déjà dans une pièce qui devait être un salon –c'était dur à reconnaître parce qu'il n'y avait pas de télé- là, nous avons ouvert une porte et nous nous somme retrouvées dans une salle... qui ne contenait qu'une petite bassine. Ensuite, nous avons poussé une autre porte et nous avons découvert... une chambre ! Mais elle était très bizarre... On aurait dit un décor du XVIIIème siècle ou un truc du genre... Un lit à baldaquin trônait au milieu de la pièce. Dans un coin, il y avait une petite table avec des chaises. Les murs de la chambre étaient couverts d'une épaisse tapisserie en or. Genre, on se serait cru dans la chambre de la Reine d'Angleterre... On a encore ouvert une autre porte et derrière, il y avait une bibliothèque géante ! Pleins de livres traînaient par terre... Je n'en avais jamais vu autant ! Nous traversons la pièce et nous ouvrons une porte : c'était encore un autre salon. Et ce fut comme ça pendant je-ne-sais-combien de temps à traverser salons, chambres, bibliothèques... Et puis, au bout d'un moment, Lora en a eu marre ; elle s'est affalé sur un fauteuil. Nous nous trouvions dans une chambre. Elle ressemblait beaucoup aux autres ; grande, meuble et tapisserie datant du XVIIIème siècle... Près du fauteuil où était assise Lora, il y avait une table où était posé un cahier. Il avait l'air très vieux ; il était tout abîmé et la couverture était jaunie. Le titre était écrit à la plume mais il était à peine lisible. En regardant bien, on pouvait lire : Jean de Lagare

Je n'ai pas eu le temps de mieux l'observer quand Lora a cru entendre des pas... On a donc couru jusqu'au salon.

Au bout d'une demi-heure, j'ai décidé de sortir le cahier que j'avais trouvé dans la bibliothèque. Lora m'a déconseillé de le sortir, au cas où Mme Mortez nous surprendrait. Nous avons attendu une heure, puis comme il n'y avait personne, nous avons décidé de partir. Ensuite, nous avons décidé de venir chez toi pour te faire part de notre « découverte ».

- En gros, vous allez voler un livre à Mme Mortez, dit Cathie.

Non... bredouilla Lizzie embarrassée. Enfin... Oui... Peut-être... Mais, je parie que ta voisine avait complétement oublié qu'elle possédait ce livre.

Et qu'est-ce que voulez en faire, exactement ?

Et bien on va le lire. J'ai eu un pressentiment que ce livre allait apporter des réponses à nos questions sur cette perle dorée...

- Ben voyons... Dès que tu vois un livre tout déchiré tu crois qu'il va nous apporter des réponses par rapport à cette boule ?

- Et si on le lisait au lieu de discuter ? intervient Lora. Plus vite on le lira, plus vite on sera si « Mademoiselle Pressentiment » a raison, dit Lora en fixant Lizzie d'un air amusé.

Cette dernière sortit délicatement le livre de son sac et le posa sur le bureau de Cathie. Le cahier était tout abîmé. Sur la couverture jaunie, le titre était à moitié effacé mais, si on regardait bien, on pouvait déchiffrer « Jean de Lagare ».

Lizzie ouvrit le livre. Sur la première page, était écrit un long texte écrit à la plume. Malheureusement, il était illisible.

- Zut ! On ne peut pas lire, pesta Lora.

- Attends, dit Cathie. Lizzie, peux-tu me passer le livre.

- Ne l'abîme pas ! Il est très fragile !

Cathie prit le cahier et souffla dessus. Une couche de poussière s'évapora dans les airs. Le texte devenait plus lisible.

Cathie lit à voix haute

« 23 Août 1549... »

1549 ! s'écria Lizzie. Ce livre a plus de cinq cents ans ! On vient de découvrir un livre du Moyen-Âge ! C'est génial ! Si hier on m'aurait dit que je lirai un truc qui date de plus de cinq siècles...

Cathie continua à lire :

« Tante Isabeau m'a offert ce carnet pour mes treize ans. Elle m'a dit que je pourrai écrire mes prières. Mais, je préfère écrire les idées mes futures inventions ou mes calculs. Plus tard, j'aimerais être un grand inventeur. Je ne veux pas me marier comme font tous les garçons de mon village quand ils atteignent l'âge de vingt ans. Heureusement, ma bonne tante Isabeau respecte mon choix. Tante Isabeau est la seule femme du village qui sait écrire, lire et compter. Certains habitants la traitent de sorcière et aimeraient la condamner à mort. Moi, je l'admire beaucoup. Tante Isabeau est la seule parente qui me reste. Mon père, Maximilien de Lagare est mort avant que je naisse quant à ma mère, Hortense, est décédée quand je n'étais qu'un bébé. Donc, je n'ai aucun souvenir de mes parents. A l'inverse de ces derniers, Tante Isabeau vit modestement. J'ai ouï dire que mon père et ma mère était très riche. Mais, à leur mort, ils ont perdu tout leur argent. C'est pour cela que je n'ai point d'héritage. Mais cela ne me gêne pas le moindre du monde. Comme j'ai décidé que je ne me marierai point et que je vais rester tout le temps à Courly, mon petit village, auprès de Tante Isabeau. »

- C'est tout ? demanda Lizzie, déçue.

- Il n'y a pas d'infos sur la perle dorée ? demanda Lora

- Attendez, répondit Cathie. Il y a une suite... « 8 octobre 1551, Cela fait deux ans que je n'ai plus ouvert ce cahier car il y a eu tellement de bouleversements... D'abord, il y a eu la mort de Tante Isabeau. Ensuite, je me suis installé à Paris, chez M. Warlang. Ce dernier est un riche Allemand qui habite à présent à Paris. Il connaissait très bien Tante Isabeau car il aurait pu être son époux si ma tante n'avait pas refusé et ne serait pas enfuie de chez elle.

« M. Warlang me faisait travailler dur et me nourrissait au pain et à l'eau, alors que lui organisait des festins... Pendant deux ans, je n'ai pu penser à mes inventions, puis, un jour, j'en ai eu assez de travailler pour un homme qui ne me payait pas, et qui ne me nourrissait qu'au pain dur et à l'eau et qui me faisait travaillé dur tôt le matin jusqu'à tard le soir. Alors je me suis enfui du château de M. Warlang et je suis retourné à Courly, le village où j'avais grandi. Je suis retourné dans la maison de ma pauvre tante. Je suis allé dans mon ancienne chambre et j'ai trouvé sur ma table, ce cahier. Et c'est comme ça que je me retrouve, dans la poussière, en train d'écrire. »

- On n'est pas beaucoup avancé... grogna Lora.

Cathie ignora sa remarque et continua à lire :

« 18 octobre 1551. Je me suis soudainement arrêté d'écrire car à peine avais-je fini ma phrase qu'une dizaine d'hommes sont entrés dans la maison et m'ont ligoté. Il se trouve que ces gens étaient des hommes envoyés par M. Warlang. Après être sortis de la maison, les hommes ont brûlé la maison où j'avais grandi. Là, je ressentis une immense haine envers M. Warlang. Je décidai de m'évader. Mais je ne réussis pas à enlever ces cordes qui me serraient le poignet. Les hommes me forcèrent à marcher. Deux d'entre eux marchaient à côté de moi. Les autres étaient à cheval. Le soir, on arriva au château de M. Warlang. On me délia et on m'amena dans son salon privé. M. Warlang était très en colère. Il faisait les cents pas dans la pièce tout en me hurlant dessus. Il disait qu'il avait prévu de me faire épouser sa nièce. Je lui répondis calmement que je ne voulais plus travailler pour lui, que je n'avais aucunement l'attention de me marier et que je voulais devenir inventeur. Cela ne fit qu'empirer sa colère. Il me fouetta jusqu'au sang en me traitant de bon-à-rien. Après m'avoir bien battu, je m'enfuis du château. Je courus je-ne-sais combien de temps. J'arrivai enfin dans mon village. Il était désert. Je me précipitai vers la maison de ma défunte Tante. La maison n'était pas tout à fait brûlée. Il y avait juste la pièce de séjour qui était partie en fumée. La cuisine, ma chambre et la chambre de ma défunte Tante Isabeau étaient intactes. Je me promis de ne plus jamais la quitter. Même si les hommes de M. Warlang revenaient, je resterais dans cette maison. Pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, je guettais pour voir si les hommes de M. Warlang ne revenaient pas. Mais au bout d'un mois, je me dis que ce riche noble avait dû trouver un autre parti pour sa nièce et que je suis à présent seul, à mon plus grand bonheur. Je me mis donc à réfléchir à une invention qui puisse... être quelque chose de... Extraordinaire. »

- On est en train de perdre notre temps, là, grogna Lora.

- Je préfère lire un livre qui est super vieux plutôt que de traîner sur la terrasse du Macdo, comme tu as l'habitude de faire, Lora, dit Cathie en donnant un coup de coude à cette dernière.

- Vous êtes sûr qu'il n'y a rien qui explique cette boule dorée... dit Lizzie.

- Non, non... répondit Cathie. J'ai regardé les autres pages ; il n'y a que des calculs qui n'ont ni queue ni tête.

- C'était quoi son « invention extraordinaire » ? Il a réussi à l'inventer ? interrogea Lizzie.

- Qu'est-ce qu'on en sait ? répondit Lora. Et puis, si elle était « extraordinaire », on la connaîtrait aujourd'hui, tu ne crois pas ?

- Ben...

- Après, faites comme vous voulez, mais moi je vous dis qu'on ne trouvera rien de très important concernant cette perle dorée, dit Lora.

- Oh, s'écria Cathie pendant que Lora parlait, la jeune fille avait examiné chaque page du cahier, attendez ! Je crois que j'ai trouvé ! Lora, tu as complétement tort ! C'est bien ce Jean de Lagare qui a inventé cette boule dorée ! Je vous lis le paragraphe : « 29 mars 1571, Je suis le plus heureux des hommes ! Je viens d'inventer la « boule dorée » autrement dit « la boule à voyager dans le temps » ! Cette perle permet, comme son nom l'indique, de voyager à travers les époques, qu'elles soient futures ou passées.

Si on veut voyager dans le temps, il faut toucher la boule et penser à l'époque où on veut aller. Une lumière dorée apparaît autour de nous et on ressent une sensation de chaleur ou de froideur, cela dépend de la personne. Moi j'ai ressenti de la chaleur, alors que Geneviève a ressenti de la froideur. Lors de mon premier voyage, je voulais aller à l'époque de quand j'étais encore dans le ventre de mère, pour voir mes parents une fois dans ma vie. Mais, je me suis souvenu que j'ai installé un système qui fait que si on va à une époque où l'on existe déjà, la perle nous transporte dans une autre époque au hasard. Je suis donc allé dans le futur, au XXème siècle plus exactement en 1984. C'est une époque très... étrange. Et je trouve qu'elle fait même un petit peu peur. J'y retournai mais pas tout seul, j'y allai avec Geneviève, qui avait voulu y aller quand je lui avais raconté mon premier voyage. Au début, j'avais trouvé dangereux qu'une femme enceinte voyage dans le temps, mais à force d'insister, je cédai. Tout se passa fort bien. »

- C'était qui Geneviève ? demanda Lora.

- Sais pas. Peut-être sa femme... suggéra Cathie.

- Mais je croyais qu'il ne voulait pas se marier ?

- Là n'est pas la question ! s'écria Lizzie. Les filles ! Cette boule est la « machine à remonter le temps » de ce Jean de Lagare !

- Tu veux voyager dans le temps ? demanda Lora.

- Oui ! s'écria Lizzie tout excitée. Exact ! Puisqu'on a devant notre nez, un truc qui nous permet de visiter des époques, pourquoi ne pas en profiter ? Ce n'est pas tous les jours qu'on a ce genre d'occasion !

- Attends ! Attends ! l'arrêta Cathie. Si Jean de Lagare avait vraiment inventé une machine à voyager dans le temps, ça ferait longtemps qu'on saurait que ça existe, non ?

- Il ne voulait peut-être pas que la Terre entière sache qu'il a inventé ce genre de chose... Peut-être qu'il avait peur qu'on l'accuse de sorcellerie... Tu sais à l'époque les gens étaient un petit peu cinglés... dit Lizzie.

Lora et Cathie se regardèrent, puis Cathie déclara :

- D'un côté ça me plairait de découvrir d'autres époques, mais de l'autre, ça me fait peur... Imagine on reste bloquées à une époque...

- Et imagine qu'il ne se passe rien, dit Lizzie. Arrête de t'inquiéter ; même Jean de Lagare a dit que tout s'était très bien passé lors de ses voyages !

- Ouais mais il a voyagé combien de fois ? répliqua Cathie. Deux ou trois fois mais pas plus ! Le malheur peut bien tomber sur nous !

- Mais non ! dit Lizzie... Arrête de t'inquiéter... Bon, on le fait ce voyage dans le temps ou pas ?

Cathie et Lora se regardèrent et, Cathie déclara enfin :

- C'est vrai que ça me plairait bien... Et toi Lora ?

- Ben... ça fait flipper, non ? répondit Lora. Et ils vont dire quoi, nos parents quand ils verront que nous avions disparu ?

- Les miens, ils se rendront compte un mois après... Ils sont tellement plongés dans leur travail d'archéologie, dit Cathie.

- Et moi, dit Lizzie je vais inventer une excuse du genre : « je pars dormir chez une amie, ne vous inquiétez pas, les parents le savent pas besoin de les appeler »

- Oui et moi alors ? dit Lora. Si mon père voit que j'ai disparu il fera une crise cardiaque. Déjà que ma mère est très malade alors si je ne suis plus là... Non, allez-y sans moi, je ne peux pas abandonner mon père...

- T'es sérieuse !? s'exclama Lizzie. Ce n'est pas tous les jours qu'on te propose un voyage dans le temps... Si ça se trouve ça sera la seule et dernière fois...

- Oui mais mon père serait très malheureux si je m'en vais...

- S'il te plaît, juste une journée... supplia Lizzie. Ça va une journée ? Tu dis à ton père qu'on organise un pique-nique au parc mais en réalité on va voyager dans le temps... Allez ! Dis « oui » !

- Elle n'a pas tort... Pour une journée, renchérit Cathie.

Lora hésita puis, elle accepta.

- D'accord. Mais une journée, hein ?

- Oui ! Cool ! Super ! s'écria Lizzie tout excitée. A nous l'aventure ! Adieu XXIème siècle !

- Au fait, on va à quelle époque ? demanda Cathie.

- Et si on allait... En l'an 3000 ! proposa Lizzie.

- Ah ouais ! Super idée ! s'exclama Lora.

- O.K. ! C'est parti ! Par contre... euh... quelqu'un sait comment ça marche ce truc ? demanda Cathie en désignant du menton la perle dorée.

- Attends, je crois que Jean de Lagare le dit... dit Lizzie en tournant les pages du cahier. Ah ! Voilà : « Pour commencer à voyager dans le temps, j'ai installé un système qui fait que, quand on pose notre main sur la boule et qu'on pense très fort à une époque, une lumière dorée apparaît et on est transporté dans ce temps-là... A part si c'est une époque où on a existé, la boule nous envoie dans un temps au hasard... »

- OK ! Posons nos mains sur la boule, dit Lizzie.

Les trois jeunes filles s'exécutèrent.

- Maintenant, pensons à l'an 3000...

- Je pense à l'an 3000, répéta Lora. Les gens ne parlent plus la même langue qu'aujourd'hui et ils peuvent vivre en moyenne plus d'un million d'années...

- Moi, j'imagine qu'il y a plein de fusées qui volent dans les airs, dit Cathie.

- Et que les gens sont habillés avec des combinaisons qui leur permet de voler ou d'avoir de super pouvoirs ! dit Lizzie.

- Heu... Lizzie, on ne va pas au pays des super héros... dit Lora.

- Qu'est-ce que t'en sais... ? répondit Lizzie.

- Chut ! Concentrez-vous ! dit Cathie.

- On se concentre ! dirent en cœur Lizzie et Lora.

- Un silence de mort régna dans la chambre. Les trois jeunes filles imaginèrent dans leurs têtes le futur. Les fusées pour Cathie, les gens qui ne parlent plus le français et qui vivent un million d'années pour Lora et pour Lizzie, les combinaisons qui permettent de voler ou d'avoir de superpouvoirs.

Au bout de dix minutes, Lora dit :

- Les filles... Vous ne voulez pas qu'on se fasse un Macdo avant de partir... Parce que si ça se trouve, en l'an 3000 les restos n'existeront plus... Ça sera démodé...

- O.K mais tu promets qu'après... commença Lizzie.

- On ira en l'an 3000, oui ! soupira Lora.

Cathie posa la boule dorée sur son bureau et les trois jeunes filles se mirent en route pour aller au Macdo....

Après avoir commandé, les trois jeunes filles, accompagnées de leurs repas, s'installèrent à une table. Elles dégustèrent leur BigMac en silence. Soudain, Cathie prit la parole :

- Les filles... dit Cathie.

- Oui ? dirent en cœur Lora et Lizzie.

- Je dois vous dire un truc... commença Cathie.

Cette dernière avait soudainement repensé à la fois où elle avait visité l'étrange maison de Mme Mortez et où elle avait surpris sa voisine et une inconnue discuter de la boule dorée et d'éliminer un couple.

Cathie expliqua à ses amies la conversation qu'elle avait entendue entre Mme Mortez et une dame inconnue.

- Peut-être qu'elles récitaient une pièce de théâtre ? demanda Lizzie une fois que Cathie eut terminé.

- ça m'étonnerait ! dit Cathie. Elles jouent drôlement bien, alors !

- Et pourquoi elle parlait de francs ? demanda Lora. Ça fait un moment que nous sommes passés à l'euro... Elles sont bizarres ces dames...

- Moi, ce qui me fait flipper dans cette histoire, c'est qu'elles parlaient « d'éliminer un certain couple »... Je vois mal Mme Mortez tuer quelqu'un, ajouta Lizzie.

- Oui, répondit Cathie. Mme Mortez avait l'air paniquée à l'idée « d'éliminer un certain couple ».

- Mme Mortez, une meurtrière ! s'exclama Lora.

- Tu crois qu'elle fait partie d'une secte de criminels ? s'écria Lizzie, horrifiée.

- Hé oh ! Les filles ! dit Cathie. Vous regardez trop de films ! En plus Mme Mortez n'était pas du tout d'accord avec l'idée de participer à un meurtre... Je pense que ce n'est pas Mme Mortez la meurtrière ; c'est l'autre dame !

- Il faut appeler la police, alors ! s'écria Lizzie.

- Calme-toi ! dit Cathie. On ne sait même pas si elles veulent vraiment tuer...

- Tu crois qu'elles veulent faire quoi ? dit Lizzie. Aller à la piscine ? Prendre le thé ?

- Sur un point, intervint Lora, je dois bien avouer que Lizzie a raison, dans 80% des cas, éliminer veut dire tuer...

- Admettons, dit Cathie. Mais nous ne savons pas qui est ce couple... Et puis, ça ne nous regarde pas vraiment...

- Si ! Mme Mortez est ta voisine, quand même ! s'écria Lizzie.

- De toute façon, on aura le temps d'oublier tout ça, en l'an 3000, dit Cathie qui avait fini son BigMac et qui commença à attaquer ses frites.

- Oui, mais quand on reviendra... commença Lora.

- L'affaire sera réglée... Déstresse ! Regarde, on est tranquille, au Macdo juste avant d'embarquer pour l'an 3000 ! C'est mieux qu'Hollywood ou New-York !

- Attends ! Attends ! dit Lizzie. On n'a pas encore vu cette mystérieuse époque si ça se trouve, il y a de la pollution partout et il y a pleins de guerres et de suicide. C'est l'enfer !

- Merci de plomber l'atmosphère ! grogna Lora.

- Bah quoi ? Si ça se trouve, c'est la vérité !

- Bon, vous avez fini ? On y va ? dit Cathie.

- Ah ! Tiens ! Tu as envie d'y aller tout à coup ! dit Lizzie.

- Bah oui ! répliqua Cathie. Une occasion comme ça, ça ne se rate sous aucun prétexte !

De retour chez Cathie, les trois jeunes filles posèrent leurs mains sur la boule et pensèrent à nouveau à l'an 3000.

Il ne se produisit rien. Au bout de vingt minutes, Lora déclara ironiquement :

- Waouh ! Ça marche super bien ! C'est fou !

- Mais, pourquoi il n'y a rien ? demanda Lizzie, déçue.

- C'est évident, dit Lora. Les machines à remonter le temps n'existe pas ! Sauf dans les livres et dans les films !

- Si, moi je suis sûr que ça existe ! dit Cathie. On a dû louper une étape, attends je vais relire.

Cathie examina le cahier puis, elle déclara :

- Non... A part ce que tu as lu Lizzie, rien d'autre n'explique comment faire fonctionner cette boule...

- Oh ! s'écria Lora, regardez ! Il y a une feuille qui est tombée ! dit-elle en désignant du doigt un papier qui venait de s'échapper du carnet.

- Lora ramassa la feuille. Des mots étaient griffonnés :

Monter sur le toit

Avant utilisation

- Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Lizzie.

Cathie caressa ses cheveux.

- « Monter sur le toit avant utilisation » répéta-elle.

- Tu crois que ça à un rapport avec la perle dorée ? demanda Lizzie.

- Je pense que oui... murmura Cathie. Oui, je pense que c'est l'étape qui nous manquait, il faut monter sur le toit...

- Pourquoi ? demanda Lora perplexe.

- Si il faut monter sur un toit, repris Lizzie, mon père à une échelle qui fait deux mètres de long... On pourra monter et...

- Pas n'importe quel toit... dit Cathie.

- Et lequel ? questionna Lizzie.

Cathie se tourna vers Lora et lui demanda :

- Lora, tu nous as dit que tu avais découvert un passage secret qui mène à ton toit, c'est ça ?

- Oui... répondit-elle. Ah ! Je vois où tu veux en venir ! Tu veux qu'on monte sur mon toit pour aller dans le futur...

- C'est ça... confirma Cathie.

- Mais pourquoi sur le toit de Lora ? demanda Lizzie.

Cathie ouvrit le cahier et alla à une page.

- Jean de Lagare a lui aussi trouvé chez lui un passage secret qui mène jusqu'au toit ; il l'explique dans cette page : « 5 février 1571. Je viens de trouver un passage secret qui mène au toit. Mais, il n'est pas comme les autres ; il est incroyable ! Tout a commencé ce matin, j'ouvris les yeux et je vis au-dessus de mon lit une profonde fissure. Je me levai et l'examina. D'instinct, je passai mon doigt dessus et, soudain, le toit s'ouvrit. Je restai quelques minutes interloquée, puis je me glissai par l'ouverture qui conduisait au toit. Peu à peu, cet endroit est devenu mon passage secret. »

- Incroyable ! Il est arrivé la même chose à moi aussi ! s'écria Lora.

- Imagines-tu habites dans la maison de Jean de Lagare... dit Lizzie.

- Tu crois ? demanda Lora. Cette maison pourrie appartenant à un célèbre inventeur ? Je n'y crois pas une seule seconde. Et puis, si elle avait vraiment appartenu à Jean de Lagare, tu crois qu'elle aurait survécu pendant tous ces siècles ? Avec les guerres et tout... Moi, en tout cas, je ne pense pas.

- Hé oh ! Je croyais que vous deviez réviser ? s'écria une voix.

- Les trois filles firent volte-face. C'était Olympe qui se tenait dans l'encadrement de la porte, les mains sur les hanches.

- Oui, oui, c'est ce qu'on fait, mentit Cathie.

- En parlant de machine à remonter le temps ?

- Ouais... Bon laisse nous tranquille maintenant...

- Cathiiiiiiie ! pleurnicha Eliza qui venait d'entrer dans la chambre de sa grande sœur

- Quoi, encore ?

- Ma... ma tapisserie...

- Quoi ta tapisserie ?

- Elle... s'est déchirée ! dit sa petite sœur avant de fondre en larmes.

- Bon, on va chez toi, Lora ? demanda Cathie à cette dernière en lui jetant un regard désespéré. J'ai une soudaine envie d'aller en l'an 3000 !

***

Vingt minutes plus tard, les trois jeunes filles étaient sur le toit de la maison de Lora. Cathie avait apporté la précieuse boule. La jeune fille l'avait soigneusement emballée dans un mouchoir. Cathie déballa la boule dorée. Celle-ci brillait plus que jamais. Les trois lycéennes posèrent leurs mains sur la perle. Elles pensèrent ensuite très fort à l'an 3000. Il ne se passa rien.

- Pourquoi ça ne marche pas ? demanda Lora en ouvrant les yeux.

- Chut ! Attends un peu et concentre-toi ! répondit Cathie.

Lora referma ses yeux. Soudain, les trois jeunes filles sentirent leurs mains brûler.

- Aïe ! cria Lora en enlevant ses mains. Ça brûle !

- Remets tes mains, ordonna Cathie. C'est normal !

Lora obéit. Une lumière dorée sortit la boule dorée et enveloppa les trois jeunes filles pour les emmener en l'an 3000.

Enfin, c'est ce qu'elles pensaient...

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