
Chapitre 14
Comme prévu, Harry résista longtemps à nos demandes. Mais c'était sans compter ma ténacité. Je l'assommai chaque jour avec des compliments sur sa manière de réussir les sortilèges, je soupirai souvent en cours de Défense contre les Forces du mal... En sortant du cours, il m'était même arrivé de lâcher :
— Ah, qu'est-ce que ce serait si on avait un véritable professeur, qui nous enseigne tout ce que l'on doit savoir...
Cette tactique avait été un franc succès. Beaucoup de gens avaient réagi en répondant qu'ils étaient d'accord avec moi. Je voulais qu'Harry cogite, qu'il y pense sérieusement. Je ne comptais pas le lâcher avant qu'il ne nous donne une réponse définitive.
Au bout d'un certain moment, Hermione s'impatienta. Harry n'avait pas l'air déterminé à nous donner son accord. Elle décida alors d'organiser une réunion secrète à la Tête de Sanglier, pendant la prochaine sortie à Pré-au-Lard, le premier week-end d'octobre. Elle mit plusieurs personnes au courant, et je fis de même de mon côté. Nous demandions s'ils avaient envie de suivre de vrais cours de défense, et beaucoup de monde était sincèrement intéressé.
Seulement, il y avait un hic. Harry n'était toujours pas au courant.
Nous réinsérâmes le sujet sur le tapis la veille de la sortie.
— Harry, as-tu réfléchi à notre proposition ? lui demanda Hermione.
— Oui, oui, répondit vaguement mon frère.
— Et... Tu serais d'accord pour nous donner des cours ?
— Seulement à vous trois, on est bien d'accord ? fit-il.
— Eh bien... Je pense que ce serait pas mal si d'autres pouvaient en profiter... On est beaucoup à être dans le même cas, tu sais, dis-je.
— Je trouve que c'est une bonne idée, renchérit Ron.
Harry ne répondit pas immédiatement.
— On a mit au courant deux, trois personnes avec Lizzie, reprit Hermione. Ils seraient tous d'accord pour nous retrouver à la Tête de Sanglier, demain.
J'ouvris de grands yeux. Deux, trois personnes ? À moi toute seule, j'en avais rameuté une demi-douzaine... Hermione me fit signe de ne rien dire.
— ... D'accord, finit par dire Harry. Mais je ne suis pas sûr que ça mène à quoi que ce soit...
— Je t'assure que ça va fonctionner, assurai-je d'un ton victorieux en faisant un clin d'œil à Hermione.
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Le lendemain, nous arrivâmes au pub environ quinze minutes avant l'heure du rendez-vous. Nous eûmes le temps de commander une Bièrraubeurre, que Harry paya gentiment.
— Combien doivent venir, déjà ? redemanda ce dernier, légèrement stressé.
— Oh, deux, trois personnes...
Je dus prendre sur moi pour ne pas m'étouffer avec ma boisson. Comme pour rebondir sur les mots d'Hermione, la porte s'ouvrit et une foule d'élèves pénétra dans le pub. Il y avait d'abord Neville, avec Dean et Lavande, suivie de près par les jumelles Patil. Ensuite — et je me retins de grogner — apparut Cho et une des amies avec de longs cheveux bouclés blonds-roux. Luna, avec son habituel air rêveur, fut la suivante. La voir m'arracha un sourire. S'en suivit Katie Bell, Alicia Spinnet et Angelina Johnson, Colin Crivey et son petit frère Dennis, Ernie Macmillan, Justin Flinch-Fletchley, Hannah Abbot, ma Sally-Anne, Anthony Goldstein, Michael Corner et Terry Boot — deux garçons de Serdaigle — Ginny et un Poufsouffle avec des cheveux dorés, des tâches de rousseur et des jambes qui devaient facilement faire ma taille. Fermant la matche, Fred, George et Lee Jordan portant d'énormes sacs de chez Zonko.
Je ressentis un état d'excitation qui me fit taper du pied sur le sol poussiéreux. Harry, en revanche, était littéralement pétrifié.
— Deux, trois personnes ?? me murmura-t-il sèchement.
J'haussai les épaules.
— On dirait que ça a mieux marché que prévu !
Sally-Anne vint m'embrasser et alla s'asseoir à côté de Luna.
Lorsque tout le monde eut prit une chaise et fut installé en face de nous, Hermione se leva et se racla la gorge.
— Hum... Bonjour ! Vous savez tous pourquoi on est là. Il nous faut un professeur. Un bon professeur. Quelqu'un qui a déjà eu à se défendre contre les forces du mal.
— Pourquoi ? demanda le blondinet de Poufsouffle.
— Parce que Tu-Sais-Qui est revenu, pauvre crétin ! agressa Ron.
— Ron ! grinçai-je.
— Mais c'est lui qui le dit, continua le blond en faisant un mouvement vers Harry.
— C'est Dumbledore qui le dit, rectifia Hermione.
— Dumbledore le dit parce qu'il le dit. J'aimerais bien avoir la preuve !
— Qu'est-ce qu'il te faut de plus, exactement ? demandai-je en roulant des yeux.
Il haussa les épaules.
— Si Potter pouvait nous expliquer comme Diggory est mort... dit-il.
— ... C'est quoi, ton nom ? lui demandai-je.
— Zacharias Smith.
— Eh bien, Zacharias Smith, il me semble que ça a déjà été expliqué, ça. Il faut se laver les oreilles, de temps en temps.
— Non, on n'a eu aucun détail, rien du tout. J'estime qu'on a le droit de savoir.
— Tu estimes très mal.
— Laisse tomber, Liz... me murmura Harry, avant de continuer à voix haute. Je ne suis pas venu pour parler de Cedric. Ceux qui sont là pour ça peuvent partir tout de suite.
Le silence régna. Personne ne bougea.
— C'est vrai que tu peux faire apparaître un Patronus ? demanda soudainement la voix fluette de Luna.
Harry la fixa sans répondre.
— Oui, répondis-je à sa place en levant le menton. Hermione et moi sommes témoins.
— Ouah ! s'exclama Dean. J'ignorais que tu y arrivais !
— Et il a tué un Basilic avec l'épée qui est chez Dumbledore, ajouta Neville.
— C'est vrai, acquiesça Ginny.
— En troisième année, il a repoussé une centaine de Détraqueurs, continua Ron.
— Et l'an dernier, il s'est battu contre Vous-Savez-Qui en personne, renchérit Hermione.
— Sans oublier toutes les tâches qu'il a accompli pendant le tournoi des Trois Sorciers ! ajouta Cho avec une petite voix.
Harry resta silencieux.
— C'est à toi de parler, maintenant, lui chuchotai-je.
Il soupira.
— Écoutez... Tout ça semble extraordinaire, dit comme ça mais... en fait, ça a souvent été un coup de chance... Je ne savais pas ce que je faisais les trois quarts du temps, et j'ai toujours reçu de l'aide.
— Harry est trop modeste, intervint Hermione.
— Non, Hermione, je ne le suis pas ! Utiliser ces sortilèges face au danger ce n'est pas la même chose qu'à l'école. À l'école, si on fait une erreur on peut réessayer le lendemain mais... dehors, quand vous êtes sur le point de vous faire tuer, ou de voir un ami mourir juste sous vos yeux... Vous ne savez pas ce que c'est.
Il baissa les yeux et se rassit. Je posai une main sur son épaule.
— C'est vrai, intervint Sally-Anne en se levant et en venant se planter au milieu de la pièce. Tu as raison, on ne le sait pas. Mais c'est justement pour ça qu'on a besoin de toi, Harry. Il faut que tu nous y prépares. Pour qu'on ait au moins une chance de vaincre... de vaincre Voldemort.
Un murmure parcourut l'assemblée.
— ... Il est de retour, n'est-ce pas ? questionna Anthony Goldstein, la mine grave.
Harry hocha gravement la tête.
— Je propose que l'on fasse un vote, reprit Sally. Qui souhaite qu'Harry soit notre professeur secret de défense contre les forces du mal ?
Immédiatement, elle leva sa main. Elle fut suivie par celles de toutes les personnes présentes dans la pièce. Sally se tourna vers nous et croisa les bras, fière du résultat.
— Très bien... dit Hermione. Maintenant, il faudrait savoir à quelle fréquence nous allons le faire. À mon avis, il faudrait au moins une séance par semaine, sinon ça ne vaut pas le coup.
— D'accord, mais il ne faudra pas que ça empiète sur notre entraînement de Quidditch, répondit immédiatement Angelina.
— Ni avec le nôtre, dit Cho Chang.
— Ni avec le nôtre, ajouta Zacharias Smith.
— On trouvera un soir qui conviendra à tout le monde, promit Hermione.
— Une fois par semaine, ça paraît bien, intervint Lee Jordan pour la première fois.
— Une fois par semaine, alors, conclut Hermione.
— Où est-ce qu'on pourrait le faire ? demandai-je.
Le silence me répondit. Apparemment, je venais de soulever une question difficile.
— La bibliothèque ? proposa Katie Bell après un moment de réflexion.
— Je ne pense pas que Madame Pince nous laisse pratiquer des maléfices au milieu de ses livres... répondit Harry.
— Peut-être une classe inutilisée ? suggéra Dean à son tour.
— Oui ! approuva Ron. McGonagall nous laissera peut-être la sienne, après tout elle l'a déjà fait l'an dernier pour que Harry s'entraîne pour le Tournoi.
Harry grimaça.
— Je ne suis pas sûr... On est beaucoup trop pour faire passer ça pour des devoirs collectifs.
— Bon, alors, on trouvera bien autre chose, dit Hermione en fouillant dans son sac. En attendant, je propose qu'on écrive tous nos noms sur un parchemin, simplement pour savoir qui sera présent à la première réunion.
Elle extirpa une plume et un morceau de parchemin de son sac.
— Et, aussi... Ça me paraît logique, mais il faudrait que nous promettions tous de ne pas crier sur tous les toits ce que nous avons l'intention de faire. Donc, si vous signez, vous vous engagez à ne rien révéler de ce que nous préparons. Ni à Ombrage, ni à personne d'autre.
Harry inscrivit son nom le premier. Il me passa le parchemin pour que j'écrive le mien. Ron et Hermione furent les suivants, devant Fred, George et Lee Jordan. Ginny signa ensuite, suivie par Neville, Luna, les jumelles Patil, Lavande, Cho, son amie Marietta — car c'était comme ça que s'appelait la blondinette aux longs cheveux frisés — Ernie Macmillan, Dean, Justin, Colin et Dennis, Terry Boot, Angelina, Katie et Alicia, Michael Corner, Anthony Goldstein, Hannah Abbot et Susan Bones, Zacharias Smith et enfin, Sally.
Hermione rangea le parchemin dans son sac.
Ils quittèrent tous le pub par groupes de deux ou trois. Sally-Anne prétexta un devoir urgent de potions pour quitter carrément le village.
Finalement, nous sortîmes tous les quatre du pub, la liste bien au chaud dans le sac d'Hermione.
— Je crois que ça s'est très bien passé, s'exclama-t-elle justement.
Elle avait un grand sourire aux lèvres.
— Ce Zacharias est un vrai furoncle, grogna Ron.
— Ooh, oui, confirmai-je.
— Moi non plus, je ne l'aime pas beaucoup, fit Hermione avec une petite moue. Mais il m'a entendu parler à Ernie et Hannah, à la table des Poufsouffle, et il avait l'air d'avoir très envie de venir, alors qu'est-ce que je pouvais dire ? En fait, plus on est, mieux ça vaut... Regardez Michael Corner et ses amis, par exemple. Ils ne serait pas venu si Michael ne sortait pas avec Ginny.
— IL QUOI ? s'écria Ron. Elle sort avec... Ma sœur sort avec... Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Depuis quand ??
— Ils se sont rencontrés au bal de Noël et ont décidé de rester ensemble à la fin de l'année dernière, répondit calmement Hermione.
— C'est lequel, Michael Corner ??
— Le brun qui était à côté d'elle.
— Il ne me plaît pas du tout.
— Oh, Ron, arrête un peu... soupirai-je. Ta sœur sort avec qui elle veut.
— Tu peux parler, toi ! Tu sors avec Malefoy...
Je lui lançai un regard noir.
— Rappelle-moi la dernière fois qu'il t'a causé du tort ??
— Euh... Bah, euh...
— Voilà. Maintenant, j'aimerais qu'on lâche ma veste avec ça.
Ron se renfrogna, shootant dans les cailloux avec ses pieds.
Penser à Drago me rappelait que dans moins de trois semaines, cela ferait un an que nous étions ensemble. Il fallait que je marque le coup. Mais je ne savais pas comment... Sally-Anne saurait sûrement m'aider.
Nous ne tardâmes pas à rentrer au château. Je passai par le dortoir pour prendre mes affaires, puis me rendis à la bibliothèque pour faire mes devoirs pour la semaine. L'ambiance y était très studieuse. En effet, elle n'était remplie que d'élèves de cinquième et septième année, qui n'avaient pas perdu de temps pour commencer à réviser leurs examens. Les autres chanceux profitaient des derniers jours de beau temps avant la fraîcheur du mois de novembre.
Harry, Ron et Mione avaient préféré la chaleur de la salle commune. Cela ne me dérangeait pas d'être seule, cela me permettait d'être plus concentrée.
Cependant, ma solitude fut de courte durée. Alors que j'avais bien entamé mon devoir de potions, un élève de cinquième année vint me sortir de ma bulle.
— Je peux me mettre là ? me demanda-t-il en désignant la chaise en diagonale de moi.
— Oui, bien sûr, répondis-je en levant à peine les yeux de mon parchemin.
Il avait sa robe de sorcier ornée du blason de Serpentard. Je n'avais pas la mienne, ayant gardé mes vêtements moldus.
Je sentis le regard du garçon sur moi pendant de longues secondes, m'empêchant de me reconcentrer. Agacée, je levai les yeux vers lui et haussai un sourcil.
— Oui ? fis-je. Tu veux quelque chose ?
Il ne répondit pas immédiatement. Je laissai échapper un léger soupir.
— T'es la copine de Malefoy ?
— Je te demande pardon ? dis-je, irritée.
— J'ai dit, c'est bien toi la copine de Drago Malefoy, non ?
— Qu'est-ce que ça peut te faire ?
— C'est juste une question, pas la peine de se mettre dans des états pareils...
— Alors primo, tu me déranges dans mon travail et secundo, pour me demander quelque chose qui ne te regarde pas. Et tertio, il me semble que je fais encore ce que je veux, et que je me mets dans "des états pareils" si je veux.
— Eh, pas la peine de s'énerver, Potter... dit-il avec un sourire en coin.
— Je ne suis pas énervée, marmonnai-je entre mes dents.
— Oui, ça crève les yeux...
Je plantai mes yeux dans les siens. Je devinai rapidement qu'il voulait me tester pour voir mes réactions.
— ... C'est quoi, ton nom ?
— Théodore Nott. Mais tu peux m'appeler Théo, si tu veux.
— Nott, ça suffira. Tu veux bien m'expliquer pourquoi tu es venu me voir pour me poser cette question ?
— Je suis curieux, c'est tout.
— Il semblerait que le Choixpeau de soit trompé de maison, alors... marmonnai-je.
Nott laissa échapper un rire discret. Un sourire apparut au coin de mes lèvres.
— Bon, j'avoue que c'était un peu trop... abrupt, comme première approche. Je m'excuse, Potter. D'ailleurs, c'est quoi ton prénom ? Parce que tu connais le mien, maintenant... C'est pas très juste, tout ça.
— ... Lizzie.
— C'est mignon.
— Merci, je suppose ?
Pour la première fois, je pris le temps de le détailler sérieusement. De légères boucles brunes sur le dessus de sa tête, des yeux marrons pétillants de malice, un perpétuel sourire en coin. Nott était plutôt mignon, si l'on omettait le fait qu'il soit insupportable.
Je me remis enfin à travailler. Nott décida d'en faire de même.
— Et sinon, ça se passe bien avec Malefoy ? me demanda-t-il après quelques minutes de silence.
Cette fois, je ne masquai pas mon énervement. Je levai les yeux en soupirant.
— En quoi est-ce que ça t'intéresse, je peux savoir ??
— C'est juste une question ! Ne prends pas la mouche pour ça... Si tu ne veux pas répondre, tant pis... Mais sache que généralement, l'absence de réponse cache un mal-être... reprit-il en souriant. Si tu as besoin de réconfort, je-
— Mon couple se porte très bien, merci de t'en inquiéter. Je peux continuer à travailler ?
— Oui, oui, dit-il en baissant les yeux vers sa feuille.
Je soupirai longuement et replongeai ma plume dans l'encre.
— Potter ?..
— Quoi, encore ?!
— Shhhht ! fit Mme Pince, sortant de nulle part. Vous êtes dans une bibliothèque, jeunes gens !
Elle nous jeta un regard assassin avant de disparaître derrière une étagère.
— Je... reprit Nott. Je voulais savoir si tu voulais bien m'aider pour un devoir de Métamorphose ?
— Tu es sérieux, là ? En plus d'être intrusif, tu me demandes de faire tes devoirs ? C'est Sainte Mangouste qui se fout de la charité, fis-je en roulant des yeux.
Je me levai un peu trop brusquement et remballai mes affaires.
— Qu'est-ce que tu fais ? questionna Nott.
— Je m'en vais. Bon courage avec ta Métamorphose.
Je serrai mes affaires contre ma poitrine et m'éloignai. J'allai reposer les livres que j'avais emprunté à leur place. Au détour d'une étagère, je manquai de rentrer dans le torse de Nott.
— Veux-tu bien arrêter de me suivre ? grinçai-je.
— Attends, deux minutes, s'il te plaît ! Je suis désolé...
Je soupirai et m'arrêtai. Je me tournai vers lui.
— Oui, tu fais bien d'être désolé. J'étais de bonne humeur, jusqu'à ce que tu viennes m'emmerder avec tes questions.
— Excuse-moi... C'est juste que, je savais pas trop comment t'aborder.
— Comment ça ? demandai-je, interloquée.
— ... On peut en parler à l'extérieur ? Sans avoir à chuchoter.
— ... Ok, acceptai-je.
Nous quittâmes la bibliothèque. Nous allâmes nous asseoir sur le rebord d'une fenêtre, un peu plus loin.
— Alors ? fis-je.
— Je te vois souvent en compagnie de Malefoy, depuis l'année dernière. Il y a eu énormément de rumeurs à votre sujet, dont beaucoup étaient fondées, mais je t'avoue que les rumeurs ne m'intéressent pas vraiment. C'est juste que Drago a vraiment l'air plus... épanoui, plus heureux, depuis quelques temps.
Il marqua une pause.
— On s'est toujours connu, tous les deux. Nos familles sont très réputées, alors on a toujours été obligé de se côtoyer. Mais ce n'est pas pour autant qu'on est proche... Enfin, tout ça pour dire qu'il a radicalement changé depuis qu'il te côtoie. Et en vous observant, j'ai compris pourquoi. Tu... Tu as l'air d'être un vrai rayon de soleil, une personne merveilleuse. Tu répands la joie autour de toi, chez tes proches... Et je voulais vraiment apprendre à te connaître. Voilà, c'est tout. C'est vraiment rien, je te l'accorde, mais bon... J'espère que je ne t'ai pas trop énervée, tout à l'heure, finit-il par dire avec un rictus.
Ma colère retomba aussitôt.
— Pour être honnête... si. Complètement, répondis-je avec un léger sourire.
— Excuse-moi, encore... C'était maladroit de ma part.
— Tu es tout excusé. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter tous ces compliments, mais ils me vont droit au cœur, souriai-je.
— Je sais pas pourquoi je t'ai dit tout ça... C'est ce que je pense, au fond, mais j'espère que tu n'es pas mal à l'aise... Je suis pas très doué pour les relations humaines, avoua-t-il en haussant les épaules.
— Ce serait pas une des caractéristiques de Serpentard, ça ? Parce que vous êtes pas mal dans le même cas.
Nott laissa échapper un rire. Je lui souris sincèrement.
— Non, je ne suis pas mal à l'aise. Bon, il faut reconnaître que c'est vraiment bizarre comme approche, mais je suppose qu'il y a pire... Sur ce, mon cher Théo, je vais retourner dans ma salle commune essayer de travailler un peu. On se dit à bientôt ?
— Avec plaisir, Lizzie, me répondit-il en souriant.
— Passe une bonne soirée.
— Toi aussi !
Je m'éloignai en agitant la main dans sa direction. Vraiment, on rencontre des gens bizarres à chaque coin de rue. Mais parfois, ces rencontres viennent chambouler notre vie. Je ne savais pas encore quoi penser de Nott, j'espérais simplement pouvoir apprendre à mieux le connaître.
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J'espère que ce chapitre vous a plu !! J'ai adoré l'écrire, je prends vraiment du plaisir à me replonger dans cette histoire doucement mais sûrement haha 😊
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 😀
Je voulais aussi vous remercier ça on a atteint les 2k sur le premier chapitre, et les 64k sur toute l'histoire et c'est juste énorme, j'arrive pas pas à me rendre compte 😅 merci beaucoup d'être toujours là et de me soutenir, je vous aime ❤
Ps : pour la petite anecdote, Théodore Nott ne devait pas apparaître dans cette fiction, ou du moins il ne devait pas parler directement avec Lizzie. L'idée de l'insérer m'est venue d'un seul coup, comme ça et au final j'ai pas mal d'idées sur ce que je vais pouvoir en faire 😂 j'espère que ça vous plaît !
Ps-2 : on me pose énormément de questions sur la suite, si ça va se passer comme dans l'histoire originale ou pas (surtout pour Sirius et Drago). Sachez que j'ai du mal à vous répondre car je ne suis moi même pas sûre du déroulement de cette histoire. J'hésite encore sur beaucoup de choses, même si généralement je penche plus d'un côté que de l'autre. J'espère cependant que mes choix ne vous decevront pas. Je vous embrasse fort ❤
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