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Chapitre 13

   Les jours suivants me parurent extrêmement calmes, mais cela ne faisait que m'inquiéter plus.

   Fred et George avaient commencé à vendre leurs inventions, leurs Boîtes à flemme étant presque prêtes. Ils ne faisaient plus appel à mes services pour tester leurs nouveaux produits, estimant que j'avais assez bien travaillé. En revanche, ils se servaient souvent des première année comme cobayes et je devais avouer que ça ne me plaisait pas beaucoup. Évidemment, ils réussissaient toujours à trouver les mots qu'il fallait pour me rassurer.

   Lorsque Ron et Hermione avaient vu nos mains, ils avaient essayé de nous convaincre de dénoncer Ombrage à Dumbledore. Harry avait préféré en parler à Sirius plutôt qu'avec notre directeur. Je l'avais laissé faire. Je voyais bien qu'il n'était pas dans son assiette en ce moment, et c'était même peu dire. Alors, je tenais à le soutenir pour qu'il ne se sente pas seul.

   Un matin, alors que nous prenions tranquillement notre petit-déjeuner, nous entendîmes des éclats de voix venant du grand hall. Aussitôt, une petite foule d'élèves se rassembla devant les escaliers principaux. Je décidai d'aller jeter un œil, suivie de près par Harry, Ron et Hermione. C'était Ombrage et McGonagall.

   — Qu'insinuez-vous exactement ?? demanda Ombrage en se grandissant du mieux qu'elle le pouvait.

   McGonagall était une grande femme, et à côté Ombrage était ridiculement petite.

   — Je demande simplement, lorsqu'il s'agit de mes élèves, que vous vous conformiez aux méthodes prescrites en matière de punition, répondit sèchement notre professeur de Métamorphose.

   — C'est peut-être idiot, reprit Ombrage, mais un instant j'ai cru que vous contestiez mon autorité dans ma propre classe, Minerva.

   — Pas du tout, Dolores, répondit McGonagall sur le même ton faux. Mais vos méthodes moyenâgeuses...

   — Je suis désolée, coupa Ombrage, mais désapprouver mes méthodes, c'est désapprouver le Ministère ; et par extension, le Ministre lui-même. Je suis une femme tolérante, mais s'il y a une chose que je ne peux pas supporter, c'est la déloyauté.

   — La déloyauté ! répéta McGonagall, ahurie.

   — Les choses à Poudlard sont pires que ce que je craignais, fit Ombrage et se tournant vers la foule d'élèves. Cornelius Fudge prendra toutes les mesures nécessaires.

   Ces mots annonçaient une violente tempête à Poudlard. Une tempête rose bonbon.

///

   Ombrage ne perdit pas de temps. Dès le lendemain, un article parut dans le journal.

LE MINISTÈRE VEUT RÉFORMER L'ÉDUCATION
DOLORES OMBRAGE NOMMÉE GRANDE INQUISITRICE

    Je soupirai profondément.

   — Ça s'annonce très mal...

   Ce nouveau poste permettait à Ombrage de tout contrôler dans l'école. Rapidement, elle fit poser des décrets sur l'un des murs du grand hall. Elle avait désormais le droit d'inspecter chaque cours qui se déroulait. Elle posait des questions, essayait de toucher le point faible des professeurs. Généralement, j'ignorais toujours sa présence, de peur d'écoper d'une nouvelle retenue. Après deux semaines, ma main n'avait même pas fini de cicatriser, hors de question de remettre ça. Harry, en revanche, s'abonnait aux retenues hebdomadaires. Je l'avais rappelé à l'ordre plusieurs fois, mais rien n'y faisait. C'était plus fort que lui.

   Les décrets d'Ombrage étaient tous aussi débiles les uns que les autres. "Aucune musique ne doit être jouée pendant les heures d'études" ; "Tous les objets considérés comme n'ayant pas d'intérêt éducationnel sont désormais proscrits" ; "les garçons doivent être vus en train de garder leurs mains hors de leur cape d'école" ; "les garçons et les filles ne sont pas autorisés à être à moins de quinze centimètres les uns des autres"...

   Ce dernier décret jouait beaucoup sur nos nerfs, à Drago et à moi. Pour nous retrouver, nous devions nous cacher dans les toilettes des filles. Essayez de faire plus romantique que ça — ce n'est vraiment pas compliqué.

   Un soir, alors que j'étais avec lui, je me surpris à craquer. Je fondis en larmes. Il m'enlaça longuement. Drago m'aidait énormément, il était toujours derrière moi. Je ne pouvais plus me passer de lui. Il était devenu mon pilier. Mais il était aussi abattu que moi.

   Ombrage avait fait de l'école une véritable dictature.

///

   Un soir, en sortant de cours, je retrouvai immédiatement Drago. Nous nous embrassâmes rapidement et partîmes en direction du parc. Cependant, quelque chose m'alerta. Une agitation inhabituelle régnait parmi les élèves.

   — Que se passe-t-il ? demandai-je à Drago.

   — Je n'en sais rien... Hey, Sally ! appela-t-il.

   Ma meilleure amie, que je n'avais même pas vu passer devant nous, se retourna et vint à notre rencontre. Je la serrai dans mes bras.

   — Tu sais ce qui se passe ? lui demanda Drago en posant une main sur son épaule.

   — À ce que j'ai compris, c'est le Professeur Trelawney... répondit-elle. Ombrage lui a demandé de faire ses bagages.

   — Pardon ? m'étranglai-je. Mais pourquoi ?

   — Sûrement à cause de ses inspections...

   — Quand elle est venue en cours de Divination, elle a demandé à Trelawney de lui faire une prophétie, expliqua Drago tandis que nous nous dirigions vers la cour. Elle n'a pas su répondre immédiatement, alors elle a un peu improvisé... comme elle sait le faire d'habitude.

   Nous rejoignîmes la cour au plus vite. Le professeur Trelawney se tenait au centre, devant ses bagages, se tordant les mains. Elle était en larmes. Bien que je ne la connaissais que de réputation, la voir ainsi me brisait le cœur.

   Ombrage apparut dans la cour. Une montée de haine me fit serrer les dents.

   — D- Depuis seize années, je vis et j'enseigne ici... balbutia le professeur Trelawney. Poudlard est ma maison... S- S'il vous plaît... V- Vous ne p- pouvez pas faire ça...

   — Bien sûr que si, répondit Ombrage en levant une feuille.

   Trelawney gémit, baissant un peu plus la tête. Comme une apparition miraculeuse, McGonagall accourut auprès d'elle et la prit dans ses bras.

   — Allons, allons... la consola-t-elle.

   — Quelque chose à dire, très chère ? demanda Ombrage, un faux sourire aux lèvres.

   — Il y a un certain nombre de choses que je voudrais dire, répondit sèchement McGonagall.

   Soudain, les grandes portes s'ouvrirent et Dumbledore apparut. Il rejoignit les trois professeurs à grands pas.

   — Professeur McGonagall, lança-t-il, puis-je vous demander de raccompagner Sybil à l'intérieur ?

   Notre professeur de Métamorphose ne se le fit pas dire deux fois. Le professeur Trelawney remercia profondément Dumbledore, la voix et les mains encore tremblantes.

   — Dumbledore ? interpella Ombrage. Dois-je vous rappeler qu'aux termes du décret d'éducation numéro vingt-trois, étiqueté par le Ministère...

   — Vous avez le droit de renvoyer mes enseignants, coupa Dumbledore. Vous n'avez en revanche pas le droit de les expulser de ce château. Ce pouvoir appartient encore au directeur.

   — ... Pour l'instant, répondit Ombrage avec un sourire carnassier.

   Dumbledore ne répondit rien. Il jaugea Ombrage du regard avant de tourner les talons, ordonnant aux élèves de se rendre dans leurs salles communes respectives. J'entendis la voix de mon frère l'appeler longtemps, mais j'étais trop choquée pour bouger.

   — Cette femme est un monstre, grinçai-je à Sally et Drago tandis que nous rentrions dans le château. Tout ce qu'elle fait, elle le fait par pure méchanceté. Je n'ai jamais connu quelqu'un d'aussi... d'aussi...

   — Sadique ? proposa Sally.

   — Et encore le mot est faible... Il faut absolument qu'on trouve une solution. Ça devient de plus en plus pressant.

///

   De retour dans la salle commune, je m'allongeai sur l'un des canapés et tâchai de réfléchir à une solution plausible. Cela m'occupa toute la soirée. L'ambiance était grave, résultat : tous les Gryffondor montèrent se coucher en avance, ne nous laissant plus que Ron, Hermione, Harry et moi dans la salle commune. Je refis alors part de mes réflexions. Reparler d'Ombrage mit Hermione hors d'elle.

   — Cette vieille gargouille malfaisante... marmonna-t-elle. On apprend rien pour se défendre... et on apprend rien pour réussir nos BUSE !... Elle est en train de prendre le contrôle...

   — C'est pour ça qu'il faut à tout prix trouver une solution, répétai-je pour la centième fois en une heure.

   — J'ai bien pensé à quelque chose, mais...

   Elle fut coupée par un souffle venant de la cheminée. J'observai l'âtre où brûlait le feu quelques secondes avant qu'il ne se reproduise.

   — Harry !

   — Euh... Harry ? fis-je. Je crois que le feu t'appelle...

   Harry se redressa d'un bond.

   — C'est moi ! continua le brasier.

   Je fronçai les sourcils. Soudain, un visage apparut dans les flammes, me faisant sursauter.

   — Sirius ! s'exclama Harry à voix basse. Qu'est-ce que tu fais là ?

   — Je réponds à ta lettre, répondit Sirius sous mes yeux écarquillés. Tu étais inquiet à cause d'Ombrage... Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle vous apprend à tuer les hybrides ?

   — Elle nous interdit d'utiliser la magie, expliqua Harry.

   — Oh, ça ne me surprend pas... D'après nos dernières informations, Fudge ne veut pas qu'on vous entraîne au combat.

   — Au combat ? répéta Ron, étonné. Qu'est-ce qu'il croit, qu'on forme une sorte d'armée de sorciers ?

   — C'est exactement ce qu'il croit, confirma Sirius. Que Dumbledore constitue sa propre armée pour s'emparer du Ministère. Il devient de plus en plus paranoïaque...

   Il marqua une courte pause.

   — Les autres ne voulaient pas que je je vous en parle, mais les choses ne se passent pas très bien pour l'Ordre... soupira-t-il. Fudge verrouille toutes les informations et ces disparitions ont commencé comme ça la fois précédente... Voldemort est passé à l'action.

   Je pensai immédiatement à ma sœur. Était-elle en sécurité ?...

   — Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? demanda Harry.

   Un bruit retentit derrière Sirius.

   — Quelqu'un vient, murmura-t-il. Désolé de ne pas pouvoir plus vous aider, mais pour l'instant... il faut vous débrouiller tout seuls.

   Le feu crépita une dernière fois et le visage de Sirius disparut. Je me laissai tomber en soupirant contre le canapé.

   — Il est là quelque part, n'est-ce pas ? demanda Hermione après un long silence. Il faut que nous puissions nous défendre... Et si Ombrage refuse de nous apprendre comment, nous trouverons quelqu'un.

   J'hochai la tête, convaincue que c'était la meilleure des solutions.

   — J'ai déjà une petite idée, continua-t-elle en se tournant vers nous.

   — À qui tu penses ? demandai-je.

   — ... À Harry. Ça me paraît évident, non ?

   Harry ouvrit de grands yeux ronds.

   — Tu... Ce n'est pas possible, personne ne voudrait de moi comme professeur, je ne suis pas à la hauteur...

   — Tu plaisantes ? fit Ron. Tu nous bats tous à plate couture en Défense contre les Forces du mal.

   — Surtout moi, intervins-je, enfoncée dans le canapé.

   — Ce n'est pas vrai. Hermione est largement meilleure que moi !

   — Non, Harry. Non, tu m'as battu en troisième année, la seule année où on a eu un professeur qui savait de quoi il parlait ! Mais les examens n'ont aucune importance, pense surtout à tout ce que tu as fait !

   — Qu'est-ce que j'ai fait ??

   — Laisse moi réfléchir... dit Ron. Première année : tu as sauvé la pierre philosophale des mains de Tu-Sais-Qui.

   — Simple coup de chance...

   — Deuxième année : tu as tué le Basilic et anéanti Jedusor.

   — Si Lizzie n'avait pas eu l'idée d'envoyer Fumseck, je...

   — Troisième année, coupai-je, tu as fait apparaître un Patronus qui a fait fuir des centaines de Détraqueurs, sauvant accessoirement nos deux parrains.

   — Là encore un coup de chance, si le Retourneur de Temps n'avait pas...

   — L'année dernière, reprit Ron, tu as combattu Tu-Sais-Qui une nouvelle fois...

   — Écoutez-moi ! s'exclama Harry un peu trop fort. À chaque fois, j'ai eu de la chance ! Ce n'était rien d'autre que de la chance... Et vous étiez là, tout le temps. Je n'aurais rien réussi sans vous.

   — C'est sympa de le reconnaître, fis-je remarquer. Mais, il n'empêche que tu es le meilleur, Harry. Tu es celui qui a le plus d'expérience, qui pourra nous apprendre le plus de choses. Je me vois mal le faire alors que je réussis à peine un Expelliarmus...

   — Et moi, tu te rappelles du Crache-Limace en deuxième année ? demanda Ron.

   — Et moi, je connais peut-être toutes les théories, je réussis peut-être pas mal de sortilèges, mais je ne m'en suis jamais servi... dans la vraie vie, conclut Hermione.

   — Il n'y a que toi qui peut nous faire progresser, Harry, ajoutai-je. Crois-moi sur parole.

   Il me fixa longuement sans rien dire, et soupira. Je me levai et lui embrassai la joue.

   — Je vais me coucher. On dit que la nuit porte conseil, alors penses-y. Sérieusement.

   — Je... Je verrais...

   Je lui souris. Hermione se leva à son tour.

   — Bonne nuit ! lançai-je avant de monter les escaliers jusqu'à notre dortoir.

   Hermione me suivit. Je m'arrêtai devant la porte.

   — Merci infiniment, Hermione, lui chuchotai-je. Tu as eu la meilleure idée du monde.

   — Tu... Tu crois qu'il va accepter ?

   — J'en suis persuadée. Il lui faudra le temps d'y réfléchir, mais il finira par dire oui.

   — Je l'espère vraiment... C'est le meilleur espoir que nous ayons, aujourd'hui...

   ☆★☆★☆  

Bonjour/Bonsoir ! (cela dépend de l'heure à laquelle vous lisez ça). J'espère que vous allez bien :) pour ma part, ça va super, j'ai réussi à vous poster un chapitre de chaque histoire que j'écris ce soir alors c'est cool :)
J'espère pouvoir poster les suivants rapidement !
En tout cas, on passe aux choses sérieuses avec celui-là ! Qu'avez-vous pensé du chapitre ? Dites moi tout !
Merci à tous de continuer à lire, de me soutenir, ça m'aide tellement vous ne pouvez pas imaginer 💚 je vous aime fort 😌

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