
t h r e e
12 Septembre 2040 - Vous n'avez malheureusement pas pu assister à la révolution des androïdes, qui ont obtenus vaillamment la liberté, grâce à vos enfants.
Dans le silence de la fin de l'été, un petit groupe de 7 androïdes marchent sans un mot dans les allées remplies de tombes du cimetière de Detroit. Ils finissent par tous s'arrêter devant une des pierres grises qui semble briller plus que les autres. Ou peut-être est-ce simplement qu'à leur yeux, la personne reposant dans le cercueil enterré un peu plus bas dans la terre est tout simplement magnifique ?
3 androïdes, fleurs à la mains, s'approchent un peu plus de la tombe où l'on peut lire comme épitaphe :
"Vous êtes vivants, ne l'oubliez pas."
Drôle de message, pour un simple humain passant par-là ne connaissant pas l'histoire de cette personne décédée trop tôt. Cette phrase est tout simplement dédiée à ses trois enfants, et même pour tout les autres androïdes sur Terre.
Kara, Markus, et Connor s'accroupissent en chœur devant la tombe d'une des personnes ayant le plus de valeur à leur yeux au monde : Leur mère, (t/p) (t/n). Cette magnifique femme aux yeux (c/y) pétillants de vie et d'amour, et ses cheveux (c/c) s'accordant à la perfection à sa peau (c/p) qui a toujours su s'occuper d'eux sans jamais se préoccuper de leur différence flagrante. Ayant toujours également su les traiter comme de véritables êtres-vivants, et non comme de simples machines, et les ayant accompagner tout du long de leur évolution et de leur adaptation au monde cruel des humains.
Elle était là pour les épauler, les aider, les consoler, les initier, les élever. Elle était tout simplement la meilleure des mères.
Mais il a fallut qu'une vilaine maladie appelée cancer l'emporte subitement après 3 ans de combat, la tuant à seulement 43 ans.
- Bonjour, maman. commence alors Markus en déposant en premier son bouquet de lys blanc. Ça fait longtemps que nous ne sommes pas venus te voir, désolé. Nous sommes tous les trois beaucoup occupés, maintenant, mais nous ne t'oublions pas. il marque une courte pause, son frère et sa sœur l'écoutant attentivement. Je suis devenu le porte-parole des androïdes que j'ai pu libéré grâce à l'aide de mon peuple. Nous devons encore nous battre pour plusieurs choses, mais j'ai confiance. Bientôt, les humains et les androïdes vivront de manière égale.
Markus regarde son frère et sa sœur, qui hochent la tête en chœur, un léger sourire sur les lèvres.
- J'aimerais te présenter quelqu'un, aussi. reprend le leader des androïdes, attrapant la main d'une jeune femme en l'attirant vers lui. Voici North. C'est une merveilleuse androïde dont je suis tombé amoureux, comme tu me l'avais dit.
North pose sa tête contre l'épaule de Markus, s'étant accroupi à ses côtés, tout en regardant avec compassion la tombe qui lui fait face. Elle sourit quelque peu, puis regarde Kara qui pose à son tour son bouquet de pensées bleues sur la pierre grise étincelante.
- Bonjour maman. dit à son tour la jolie blonde. Je viens spécialement du Canada pour venir te voir, en famille. elle attrape la main de Luther, et d'Alice qui s'accroupirent à leur tour près d'elle. J'ai fais un grand voyage de Detroit jusqu'au Canada pour sauver ma fille, Alice, des mains de son père qui ne prenait pas soin d'elle. Quant à Luther, mon ami, il nous a aidé à nous enfuir, lorsque nous nous sommes retrouvées toutes les deux piégées dans un manoir. Nous avons ensuite eu la chance de rencontrer Rose, une adorable femme, qui nous a fait passer la frontière avec le moins d'encombres possible.
Elle se tait un instant, serrant un peu plus les mains de Luther et Alice qui la regardent avec compassion.
- Je n'ai jamais cessé de penser à toi. continue-t-elle, le regard fixé sur le nom de sa mère. Lorsque je me vois avec Alice, et que je repense au périple que nous avons vécus, je me dis que tu aurais très certainement fait la même chose. Tu aurais, toi aussi, soulevé ciel et terre, ou même presque sacrifier ta propre vie pour nous.
Kara finit par devenir muette, souriant simplement doucement en se remémorant quelques souvenirs. C'est alors que Connor se décide à poser lui aussi son bouquet de roses blanches, signifiant qu'il s'apprête à, lui aussi, raconter son aventure.
- Bonjour maman. commence-t-il de même, tous les androïdes présents à son écoute. Tu connais déjà la partie de mon enquête avec le lieutenant Anderson, alors je pense ne pas avoir besoin de te la raconter mais.. Je n'ai pas encore eu l'occasion de te conter ce qui a suivit, après avoir trouvé la position de Jericho. J'ai donc retrouvé Markus, le frère que j'avais perdu après que CyberLife nous ait séparés à ta mort, et je suis devenu un déviant. J'ai pris conscience que CyberLife me manipulait simplement, m'utilisant comme la vulgaire machine qu'il percevait en moi, alors que tu nous a toujours apprit que nous ne sommes pas que de simples robots créés pour répondre à des ordres. Alors, j'ai rejoint Markus dans sa rébellion, et nous avons gagné après avoir libéré une multitude d'androïdes dans la tour de CyberLife.
Il marque une pause dans son récit, prenant la main d'une androïde aux doux visage qui vient s'accroupir près de lui, avant de reprendre :
- Après ça, j'ai continué à travailler aux côtés d'Hank dans la police qui m'acceptait déjà un peu plus. Puis, j'ai rencontré Amélia, une ancienne Traci de l'Eden Club qui a d'ailleurs fermé ses portes.
A ces mots, Amélia pose sa tête sur l'épaule de son conjoint qui sourit simplement doucement.
- Comme tu peux le voir, maman, tout va pour le mieux aujourd'hui. termine Connor.
- Et c'est tout de même en parti grâce à toi. continue Markus. Le combat que nous avons dû surmonter tous les quatre pendant trois ans, nous ont aidés à ouvrir les yeux.
- Et l'éducation que tu nous as donné, à devenir de bonnes personnes. Markus n'a même pas eu besoin d'utiliser la violence pour obtenir la liberté des androïdes.
- Nous avons gagné la guerre. conclut finalement Connor sous le hochement de tête approbateur de son frère et sa sœur.
Ils se taisent quelques minutes, comme si brisé le silence en cet instant précis était un péché, avant que le trio ne déclare en chœur :
- On t'aime, maman.
~Ayako~
Bạn đang đọc truyện trên: Truyen247.Pro