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✨ Chapitre 43 ✨

Je tombe sur le canapé. Je ne réponds rien. Je suis juste pas bien du tout. Mais je passe très vite à la colère et l'énervement. Comment ma sœur a pu être enlevée ? Une larme s'échappe de mon œil droit et glisse sur ma joue.

- Hugo ? Tu es où, actuellement ?

- Je-Je suis derrière la salle de sport. Á côté de la grande haie. Tu vois ?

- Oui. Ne bouge pas, j'arrive !

Je suis vraiment dans tous mes états. J'espère que ce n'est qu'une blague et que Mélina est toujours avec Hugo. Je raccroche mon téléphone et je mets mes baskets en quatrième vitesse. Je ne pense même pas à mettre un manteau d'hiver et je sors directement de chez moi en prenant soin de fermer la porte à clef derrière moi.

Je cours comme une folle dans les rues qui me séparent d'Hugo. « Faites que ce ne soit qu'une simple blague de gamin... », je prie.

Arrivée à destination, Mélina n'est vraiment pas là. Je suis un peu essoufflée et je demande à Hugo :

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Et abrège s'il te plaît, on n'a pas le temps pour ça.

Mes mains sont moites et j'ai envie de casser un mur à coups de point. Mais malgré tout, j'essaie de rester calme pour éviter de paniquer Hugo.

- Et bien. On était tranquille ici en train de rigoler et je venais de finir le paquet de bonbons que nous étions en train de manger. Je décidais donc de le jeter à la poubelle et...

Je le coupe net dans sa phrase.

- Ok j'ai compris, je...

Mais je m'arrête dans ma phrase. Derrière la haie, à l'extérieur du collège, j'ai cru voir une sorte d'éclair noir jaillir de nulle part. Hugo n'a pas pu le voir puisqu'il est de dos.

Je baisse les yeux sur Hugo. Je suis plutôt stressée et je passe nerveusement une main dans les cheveux châtains et emmêlés à cause de la course. Avant qu'Hugo ne puisse dire quoi que ce soit, je le prends par les épaules et le regarde droit dans les yeux.

- Merci de m'avoir prévenu Hugo, mais maintenant tu dois me laisser faire. Je vais m'occuper de la situation.

- Mais...

- Il n'y a pas de mais, je le coupe. Je suis pressée. Il faut que j'y aille vite. Maintenant rentre chez toi, je sais ce que je fais. Cours jusqu'à chez toi et promis, je te rappelle s'il y a du nouveau.

Il a l'air de peser le pour et le contre mais heureusement pour moi, il répond vite :

- Promis ?

- Promis, je dis en hochant la tête.

Sur ce, il court et je ne le vois plus quand il tourne dans une des rues de notre quartier.

- Il y a de la magie dans l'air, je dis toute seule.

« J'espère que Mélina va bien », je me dis en pensant très fort à elle.

Je me dirige en essayant de faire le moins de bruit possible vers la source de l'éclair que j'avais vu. J'observe les alentours et étonnement je ne vois personne. Pas une seule voiture. Pas de bus. Pas de piéton. Tout ça me donne la chair de poule mais je sais que je dois rester calme. Très calme.

J'arrive au niveau de la haie. En fait, cette grande haie marque l'arrière du collège, ce qui fait que de là où je suis, si je me penche légèrement, je pourrai voir qui est à l'origine de l'éclair noir que j'ai vu.

Du coup, je m'exécute et passe ma tête à côté de la haie, plutôt fournie. Mes yeux s'ouvrent au maximum quand je vois Mélina, un couteau sous la gorge.

Pour vous décrire la scène, il y a quatre personnes, hormis Mélina. Deux Démons pareils à ceux que j'ai rencontrés sur Endora, un homme à l'apparence humaine. Il est grand et imposant. Il n'est vêtu que de noir et ses cheveux mi-longs, ainsi que ses yeux, sont noirs, eux aussi. Le deuxième homme qui se tient à côté de lui a les mêmes traits que lui et les mêmes yeux aussi mais il est beaucoup plus jeune. Je lui donnerais vingt ans et quelques. Il se tient droit à côté et ne bouge pas. Ses cheveux sont un peu en pétard, ce qui lui donne un côté très séduisant. Mais ses yeux me disent quelque chose. Je les ai déjà vu quelque part. Mais où ?

Je les observe encore et mon regard continue de regarder le jeune homme. Il me rappelle très vaguement quelqu'un en plus de ça. Et comme si mes souvenirs m'écoutaient, des images me reviennent en mémoire : c'est la première scène de mon flash.

« Cet homme est mon frère ?! Ulrick ? », je me dis surpris.

Je le regarde encore plus attentivement, toujours en passant inaperçue. Mon regard se stoppe sur ses yeux. Effectivement, quand j'ai ma véritable apparence, j'ai exactement les mêmes yeux que les deux individus qui se trouvent en face de moi.

« L'autre homme est donc... Arittan », je déglutis.

J'ai en face de moi mon père biologique. Celui que je vais devoir tuer, à la fin. Pourquoi a-t-il ma sœur ? Que lui veut-il celui-là ?

J'allais me montrer quand leur conversation commence. C'est Ulrick qui débute la conversation :

- Bon, elle arrive quand, que je vois à quoi elle ressemble ? Parce que ce n'est pas normal que toi tu l'aies vu en vision et pas moi. Même Raphaël l'a vu.

- Écoute Ulrick, elle ne devrait pas tarder à se montrer. De toute façon, si elle ne vient pas, je tuerai la petite et je la donnerai en pâture.

Ce sont les mots de trop. Je sors de ma cachette et un sourire machiavélique s'étire sur le visage d'Arittan.

- C'est elle ? demande Ulrick en me montrant du doigt.

Je les fusille du regard mais j'observe ma sœur qui ne dit rien. Elle a peur et est tétanisée. J'ai les larmes aux yeux en la voyant dans cet état, mais je ne dois montrer aucun signe de faiblesse à mon ennemi même si je n'en pense pas moins.

- C'est bien elle, lâche Arittan en donnant Mélina à Ulrick.

Il s'approche dangereusement de moi, mais il s'arrête à une distance raisonnable.

- Pourquoi changes-tu ton apparence ? me demande-t-il de sa voix rocailleuse.

- Je ne veux pas vous ressembler, je lui crache à la figure.

- Tu n'as pas besoin de me vouvoyer voyons, Diana ! Je suis ton père.

Je vois que Mélina entend tout. Elle a encore plus peur mais elle réussit à me dire :

- C'est... C'est ton père ?

Elle savait que je n'étais pas sa véritable sœur même si elle me considérait comme telle, mais je ne lui ai jamais parlé de la véritable nature de mon père biologique.

Je lui lance le regard le plus désolé du monde. J'aimerais pourvoir tuer tous ces démons et surtout mon père, mais je ne peux pas. Si je fais un pas de travers, Mélina mourra.

- Qu'est-ce que tu veux de moi ? je lui demande la mâchoire crispée.

- Déjà, je veux que tu reprennes ton apparence. La vraie.

- Je n'ai aucune envie de te satisfaire...

- D'accord, dans ce cas-là...

Il lance un regard à Ulrick et ce dernier rapproche le couteau de sa gorge.

- NON ! Stop, stop, arrête, je vais le faire, mais s'il te plaît, libère ma sœur.

- Tu n'es pas en position de négociation, Diana, affirme-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.

Je le regarde le plus méchamment possible et, contre mon gré, je prends ma véritable apparence. Celle de la jeune fille ténébreuse que je suis vraiment. Je porte toujours mes vêtements. Heureusement.

- Qu'est-ce que tu veux de moi, maintenant ? je dis les dents serrées.

- Oh, en voilà une question.

Il s'éloigne de moi pour se repositionner à sa place initiale, soit à côté d'Ulrick. Ils sont tous les deux à environ cinq mètres de moi. Mon frère commence à couper légèrement le cou de Mélina avec son couteau. Elle hurle mais il l'a fait aussitôt taire. Du sang coule à présent tout le long de sa poitrine.

- Lâche ma sœur et tu auras tout de moi ! Mais je t'en supplie, relâche-là.

- Es-tu vraiment prête à tout ? demande-t-il sur le ton du sarcasme.

Je regarde ma sœur ensanglantée. Je m'approche un peu plus de lui. Les larmes aux yeux. Je sais que je n'aurai pas la force de tous les tuer. J'aurais pu si mon Dragon avait pointé le bout de son nez, mais non.

- Pour sauver ma sœur, oui. Je suis prête à tout.

Un large sourire s'étend sur son visage.

- Alors, ma fille chérie, tu viens avec moi.

Un frisson me parcourt le dos. Je me sens très mal. J'ai une boule au ventre qui ne fait que grossir.

- D'accord, mais relâchez-là.

Je m'approche d'Ulrick sans avoir peur de lui. Il lâche Mélina et je prends celle-ci dans mes bras.

- Merci Selena !

Mais Arittan nous sépare vite. Les deux Démons se tiennent derrière leurs maîtres, je suppose. Je me tiens en face de ces derniers, avec Mélina contre moi.

J'allais dire à Mélina de partir quand je crois rêver.

Une femme que je ne connais que trop bien, vient de faire son apparition derrière les Démons. Ceux-ci trop abrutis n'ont rien vu. Elle pose un doigt sur ses lèvres pour me dire de ne rien faire.

Je colle Mélina plus fort contre moi. Arittan s'écrie :

- Bon Diana, tu viens, tu...

Il est coupé net. Luciana lui lance un gigantesque jet de glace par derrière et il tombe raide. Il a perdu connaissance. Ulrick part l'aider et commence à combattre contre sa propre mère.

« Arittan a dû lui faire un lavage de cerveau pour qu'il veuille tuer sa mère », je conclus.

Mais maintenant, je dois protéger Mélina qui est dans tout ses états. Je commence à reculer de plus en plus en plaçant ma petite sœur derrière moi. Les deux Démons s'avancent vers nous mais je sors de grands jets de flamme de mes paumes.

Mélina crie, ne s'attendant probablement pas à ça. Je la rassure et ni une, ni deux, je ne réfléchis pas et lance mes deux flammes sur chacun des deux monstres. Tous les deux tombent au sol dans un bruit sourd.

Ce qui m'émerveille dans leur mort c'est que lorsqu'ils tombent des centaines de papillons noirs s'envolent dans le ciel en se désintégrant.

Dès que le « spectacle » est terminé, je regarde ma mère et viens à son secours, laissant Mélina seule. Je prends Ulrick par surprise en lui calcinant le dos. Je ne veux pas non plus le tuer, mais je veux le blesser. Il tombe mais se relève. Je le laisse faire et il se dirige vers Arittan. Il lui tient le bras et disparaît avec lui.

Je me retrouve face à ma mère. Mélina est sauvée. Je suis contente qu'on s'en soit tous sorti.

Ma mère n'a pas l'air blessé et je la regarde. Sa beauté m'éblouis à chaque fois. Elle est ravissante mais je me demande pourquoi elle est venue m'aider alors qu'elle ne m'adressait plus la parole depuis un mois, maintenant.

Je continue de la contempler et lui dis :

- Merci...

Elle continue de m'observer et je peux lire sur ses lèvres un « de rien » avant qu'elle ne disparaisse, elle aussi...

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