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~46~

Le grincement de la porte qui menait aux cellules attira son attention. Il tendit l'oreille au son des pas qui martelaient le sol et des clés qui grinçaient contre les barres de fer mais ne daigna lever le regard. Ce devait être le gardien qui faisait la ronde... encore. Sûrement qu'il s'ennuyait à rester assis devant la porte et qu'il marchait pour se dégourdir les jambes. Le pauvre ! Il le plaignait sincèrement. C'est que sa vie devait être d'un grand ennui s'il devait passer voir deux prisonniers tous les dix minutes. D'ailleurs, en parlant de l'autre prisonnier, il tourna la tête vers lui.

Kisame Hoshigaki, c'était ça son nom.

Celui-ci, assis sur le lit de la cellule en face de la sienne, n'avait pas bougé d'un pouce depuis son arrivée. Il gardait les yeux fermés, la tête reposant sur le mur derrière lui, tout en esquissant un sourire. De temps à autres, il murmurait des paroles inaudibles et éclatait de rire tout seul dans son coin. Une sorte de méditation, qui sait ? Y'avait que des psychopathes qu'on enfermait.

Il soupira et passa sa main dans ses cheveux bruns avant de poser son menton sur ses jambes repliées qu'il entourait de ses bras.

Il ne comprenait vraiment pas comment les choses avaient pu finir de la sorte. La journée avait pourtant bien commencé. Il était allé à son entraînement de foot, avait déjeuné avec sa mère et sa sœur dans la sérénité puis s'était rendu le soir au gala de charité et c'est là que tout avait dérapé. Mais il ne comprenait pas comment, ni à quel moment les choses avaient mal tourné pour lui. Qu'on lui explique parce qu'il ne savait pas.

Son ventre gargouilla.

Il mourait de faim. Il n'avait eu le temps de se mettre un truc sous la dent avant qu'on l'embarque.

Tu parles d'une poisse !

Ses sourcils se plissèrent lorsqu'il sentit la présence de quelqu'un devant sa cellule. Surpris de savoir que le gardien s'intéresse à lui, il leva les yeux mais s'étonna de voir le capitaine Hatake à la place. Son visage se ferma.

Le policier sortit une barre de chocolat qu'il croqua devant lui. Il se retint de baver.

— Tu va bien, Kiba ?

— Parce que ça vous intéresse comment je vais ?

— On ne t'a jamais dit qu'on ne répond pas à une question par une question ?

— Et on ne vous a jamais dit de ne pas déranger les gens avec des questions idiotes ?

— Ce n'est pas une question idiote, je cherche juste à faire la discussion.

Il croqua dans sa barre de chocolat. Le bruit agaça le brun dont les oreilles étaient devenues super sensibles.

— Ouais bah moi j'ai pas envie de vous parler.

— T'es pas très amical, toi.

— Écoutez, je suis déjà assez chié comme ça alors ne venez pas ajouter une couche soit disant que vous venez discuter.

Hatake soupira. Il lui tourna le dos, se colla aux barreaux de sa cellule et se laissa glisser sur sol où il s'assit. Il fit sortir une seconde barre de sa poche et la tendit à Kiba qui refusa de la prendre.

Son ventre gargouilla de nouveau.

— Si tu ne la prends pas tout de suite, je vais la manger et c'est toi qui va crever de faim.

Le brun bouda encore un peu puis l'arracha des mains du policier qui sourit.

— T'es encore plus têtu que ton père, ma parole.

— On me le dit souvent.

— J'en ai pitié pour ta mère.

Kiba fit comme s'il n'avait rien entendu, se concentrant sur sa barre de chocolat qu'il savourait pleinement.

— J'ai rencontré ton père à l'école de police. Ça remonte à des années maintenant, dit Kakashi d'un air nostalgique.

Le brun posa son regard sur l'agent de police, l'air intrigué. Il engloutit le dernier morceau de sa barre de chocolat et l'écouta attentivement.

— Il était dans deux classes au dessus de la mienne. Il s'est fait collé un jour et c'est comme ça qu'on s'est rencontré: pendant qu'il nettoyait les chiotes. J'étais collé ce jour-là aussi. Du coup, au lieu de remplir les tâches qu'on nous a assignées, on a préféré fuguer et aller à la fête foraine qui avait lieu pas loin.

Kiba sourit.

— Il était tellement doué au tir qu'on a remporté plusieurs peluches. L'agent Rin, qui était ma camarade de classe était là-bas aussi. Il lui a donné un ourson qu'elle a nommé Isobu. Je pense encore qu'elle l'a. Il était amoureux d'elle tu sais ?! Tu t'imagines si elle avait épousé ton père?

Le garçon ne réagit pas.

— Ç'aurait été bizarre non ? Heureusement que c'est avec Tsume qu'il a fini. Personne ne pouvait le supporter mieux qu'elle.

Il soupira.

— Si vous me racontez ça dans l'espoir que je vous balance un truc sur le gang vous vous fourvoyez. Croyez-moi, je ne traîne pas avec ces gens. Je reconnais que j'ai eu un mauvais comportement à une époque et que j'ai mal pris le fait que Naruto soit membre de l'Aktasuki mais ce ne sont pas des raisons suffisantes pour que j'entre dans un gang également. Je ne suis pas leur informateur.

— Je le sais très bien.

L'Inuzuka ne sut s'il devait se sentir soulager et préféra garder le silence.

— Le prélèvement sanguin que Rin t'as fait faire pour ses analyses approfondies nous a permis de trouver des traces de drogue dans ton système. Que tu as sûrement pris inconsciemment parce qu'il a été dilué dans ta boisson. On en a également retrouvé sur tes vêtements.

— De la drogue? S'étonna le brun

— Enfin, c'était du Diazepam ou Valium si tu veux. C'est un médicament à usage thérapeutique normalement. Mais une fois détourné, il peut être très dangereux. Des interactions très graves peuvent se produire quand il est mélangé à l'alcool. Ce qui a été le cas avec toi vu que ça a altéré ta mémoire, ta faculté de jugement et ta coordination. Tu ne savais pas comment le téléphone de l'informateur s'était retrouvé dans ta main et tu as cru t'être fait assommé mais comme on te l'a dit, y'avait aucune trace de choc nulle part sur ton corps, pas même de sang. Tu as simplement halluciné.

Le capitaine bailla à s'en décrocher la mâchoire. Il tombait de fatigue.

— Encore heureux que tu ne sois pas mort, ce médicament est néfaste.

— Mais je ne me souviens pas en avoir pris...

— Je te l'ai dit, le Valium a été dissout  dans ton breuvage, expliqua Kakashi. En visionnant les enregistrements du gala, avec Rosaïs nous avons remarqué que tu as pris qu'un seul verre. Hinata, Shino et Lee t'ont empêché d'en avoir un autre. Mais t'as voulu faire qu'à ta tête en reprenant les verres qu'ils t'ont arrachés et tu t'es retrouvé taché.

Kiba repassa la scène dans sa tête.

— Du coup, avec la tache d'alcool sur ton pantalon de tissu, nous avons découvert qu'il n'y avait pas qu'un mais deux verres contenant du diazepam. Le premier que tu as bu, le deuxième qui a fini sur tes vêtements. Et ces deux verres ne peuvent que provenir d'une seule et même personne.

« — Qu'est-ce qui ne va pas chez vous, dit Suigetsu. C'est un jour de célébration, laissez-le se soûler la gueule.

— Kiba tient mal l'alcool. Ce n'est pas un expert dans l'art de la beuverie. Rétorqua Lee.

— Expert ou pas, c'est le moment propice d'y remédier, dit Toneri. »

L'Hôzuki et l'Otsutsuki lui avait tous deux proposé un verre. Mais un seul lui avait proposé deux fois. Il écarquilla des yeux alors que la reconstitution de la scène se fit dans son esprit.

— Toneri, souffla-t-il.

Le policier acquiesça. C'était l'Otsutsuki qui l'avait servi son premier et son troisième verre.

Décidément il lui pourrissait la vie...

— Le salaud !

— On pense qu'il a un lien avec le gang. Mais cet imbécile assis là-bas ne veut rien dire, dit Hatake en s'adressant à Kisame.

Ce dernier ne le calcula même pas.

— Dans ce cas libérez-moi. Vous avez votre preuve, je n'ai rien avoir avec l'Akatsuki.

— Non.

— Comment ça non ? S'écria Kiba.

Il se leva et s'accrocha aux barreaux de sa cellule pour faire face au capitaine qui s'était levé.

— Je suis innocent.

— Non tu ne l'es pas.

— Vous venez à peine de dire que j'ai été drogué.

— Alors qu'est-ce que tu nous caches ?

Le brun ouvrit la bouche mais aucun mot ne sortit.

— Pourquoi tu as menti à Hinata mais surtout, où étais-tu le jour de la deuxième attaque de l'Akatsuki ?

Il baissa les yeux et serra fortement les barreaux au point de se faire mal.

— J'étais en route pour aller voir Tamaki.

— Tu mens.

— C'est la verité, hurla-t-il. Le truc c'est que je kiffe bien Tamaki sauf que ça, les autres le savent pas. Je voulais pas que ça s'ébruite parce que je me sentais pas près. C'est pour ça que j'ai menti à Hinata au bahut.

Le policier vit la sincérité dans ses yeux et le crut. Néanmoins, ça ne collait pas. Pas avec son comportement de la veille dans la salle d'interrogatoire.

— Dans ce cas pourquoi tu ne nous as pas dit ça hier ? Si tu l'avais fait, tu ne serais pas là maintenant. Au lieu de ça, tu as encore menti à Hinata et en face de deux policiers. Pourquoi ?

L'Inuzuka se mordit l'intérieur de la joue, ne sachant plus quoi sortir comme excuse.

— Qui est-ce que tu protèges ?Tamaki ?

— Non, bien sûr que non.

— Alors qui ? Réitéra-t-il. Ton père serait déçu de savoir que tu couvres un criminel tu sais?!

— Si je vous le dis, c'est à ma mère qu'ils vont s'en prendre.

Choqué, Kakashi prit le temps d'analyser ses paroles. Pour lui, seul l'Akatsuki pouvait être capable de faire ça. Mais Kiba disait ne pas les connaître.

— Qui ? Persista-t-il. Crois-moi, je ferais tout ce qui en mon pouvoir pour éviter que quelque chose arrive à ta mère.

Kiba colla son front contre les barreaux froid et poussa un long soupir.

— Toneri et sa bande.

Hatake n'en crut pas ses oreilles. L'Otsutsuki était mêlé dans des affaires bien louches.

— Comme je vous l'ai dit, j'allais voir Tamaki ce jour-là. On s'était donné rendez-vous dans un café non loin de chez elle. Je devais passer par une ruelle étroite et sombre qui donnait sur la grande place et c'est là que j'ai découvert sa magouille. Il donnait une assez grosse somme d'argent dans des sacs de voyages à des types pas net. Trois gros boloss vêtus de noir de la tête aux pieds. Ils avaient tous cet air mystérieux un peu comme les gars dans les films.

Le policier roula des yeux.

— Ils ont donc voulu me buter pour me faire taire mais Toneri les en a empêché. A la place il m'a menacé ou plutôt, il a menacé de faire virer ma mère qui travaille à la BICK.

— Et bien sûr tu t'es plié à leurs exigences...

— Et qu'est-ce que vous vouliez que je fasse !? Ragea le brun. C'est de ma mère qu'on parle là. Savez-vous ce qu'elle a vécu après la mort de papa ?

Kakashi se tut.

— Elle a souffert ! Vous vous êtes contenter de lui jeter des fleurs et l'assister à l'enterrement et vous êtes parti. Mais elle, elle a continué de souffrir la perte de son bien aimé et moi ça me faisait de la peine de la voir comme ça. Il lui a fallu du temps pour se relever et c'est d'une part grâce à ce travail. Je ne pouvais pas me permettre de lui arracher ça, j'en avais pas le droit. Alors oui, j'ai préféré me plier à ses exigences plutôt que de voir ma mère souffrir.

— Et ça ne t'es pas venu à l'idée que ce pourrait être l'Akatsuki ?

Le brun haussa des épaules. Il retourna s'asseoir sur son lit de fortune et bouda. Kakashi secoua négativement la tête.

— Tout ça me fatigue sérieusement.

La porte qui menait aux cellules s'ouvrît avec fracas. L'agent Kamizuki fit son apparition.

Son regard terrifié alerta son supérieur.

— Capitaine, l'Akatsuki est encore passé à l'attaque.

Hatake jura entre ses dents et suivit précipitamment son subordonné à l'extérieur.

Le sang de Kiba se glaça au son du rire presque démoniaque de Kisame qui résonna dans la salle. Il déglutit.

— Vous vous faites avoir comme des bleus.

•••
S'il vous plaît ne prenez que du diazepam sous ordonnance. Merci !

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