~39~
La surprise coupa cours à sa respiration. Un silence de mort s'abattît sur la salle.
D'un geste synchronisé, les têtes pivotèrent vers les baies vitrées à la recherche d'un objet, d'un truc qui pourrait expliquer ce bang assourdissant.
Elle vit Obito tendre la main vers son arme rangée dans sa ceinture holster qu'il fit sortir doucement. Elle le vit bouger des lèvres mais ne parvint pas à lire ce qu'il disait dans le micro dissimulé dans sa montre en or. L'agent de police se rapprocha du capitaine Hatake et lui souffla quelque chose à l'oreille. Le capitaine hocha vivement la tête, la mine sérieuse et se fraya un chemin à travers la foule pour une destination inconnue. Elle croisa son regard un bref instant avant qu'il ne se dirige vers monsieur et madame Otsutsuki pour leur parler.
Elle vit le visage du père de Toneri se décomposer et perdre des couleurs à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Il tira sur son noeud papillon et se grata le cou l'air de réfléchir. Elle plissa des yeux et tenta de comprendre ce que son beau-frère expliquait mais l'apparition soudaine de sa cousine et de son époux la fit sursauter.
— Faut qu'on y aille, dit Itachi.
La terreur qu'elle lut dans ses spirales noires la boulversa.
— Qui y a-t-il ? S'enquiert Sasuke. C'était quoi ce bruit ?
Une nouvelle explosion survint. La peur s'empara de la foule. Une sueur froide coula le long de son front, un frisson lui parcourut l'échine. Ses mains devinrent moîtes et sa respiration, saccadée. Son cœur s'engagea dans une course effrénée. Elle avait une idée sur ce qui se passait mais ne voulait se résoudre à cette pensée.
— Écoutez-moi tout le monde.
La voix de Obito qui ne demander qu'à être écouter fit cesser les discussions basses qui saturaient l'air.
— Je vous demanderais à tous de garder votre calme et de vous dirigez vers la sortie sud du musée. Mes hommes, Kakashi Hatake et Kabuto Yakushi vous y conduiront. Ceci est un cas de force majeure. Je vous prierai donc de coopérer et de quitter les lieux maintenant.
Personne ne se le fit répéter deux fois. Les invités se dirigèrent presque en courant vers la sortie indiquée.
Une troisième explosion eut lieu. Celle-ci fut plus proche que les précédentes. Le sol sous leurs pieds trembla. La panique devint générale.
Un désordre s'installa en un rien de temps. Les gens couraient, se bousculaient, se heurtaient, tous dans le but de s'enfuir loin des explosions... loin du musée. La jeune femme chercha les membres de sa famille du regard mais avec tous les gens qui les entouraient, impossible de les voir. Elle se pinça la lèvre inférieure, retenant les larmes qui pointaient à l'horizon.
Elle osa un mouvement mais les doigts qui s'entremêlèrent aux siens l'empêchèrent de continuer. Elle regarda d'abord leurs mains puis releva la tête, rencontrant les yeux de Sasuke qui reflétaient une inquiétude sans nom.
— Ne t'éloigne pas.
— Ma famille, couina-t-elle. Je dois les retrouver.
— J'ai vu l'agent Rin Nohara les escorter eux et les Otsutsuki vers la sortie.
Itachi sortit le revolver caché sous sa veste et le brandit.
— Sasuke fait sortir Erein et Hinata d'ici. Assures-toi que rien ne leur arrive.
— Qu'est-ce que tu comptes faire ?
— Aider Obito. C'est un coup de l'Akatsuki.
— Tu n'es pas policier.
— Peut-être mais les renforts ne vont pas débarquer avant un quart d'heure. D'ici là faut bien qu'on assure la protection de tout le monde. Et puis Naoko et Shisui sont là également.
— Joue pas au super-héro et fais attention.
— Comptes sur moi.
L'ainée des frères embrassa tendrement sa femme, lui promettant de lui revenir et disparut au milieu de la foule.
Sasuke prit la main de sa belle-sœur dans la sienne et la serra fortement.
— Bien. allons-y, on doit retrouver Shikamaru et les autres.
Alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie, le souffle d'une nouvelle explosion brisa toutes les vitrines. Sasuke et les cousines Hyuga se jetèrent au sol. Le jeune homme se servit de son corps pour les protéger. Un tesson de verre lui transperça l'épaule, lui décrochant un hurlement de douleur. Un autre lui entailla la joue. Il sentit son sang coulé et grinça des dents.
— Sasuke !
— Ne bougez surtout pas, gronda-t-il.
Le muséum trembla. Le brun ferma les yeux et baissa la tête lorsqu'un mur s'écroula. Les particules de poussières embaumèrent l'air, la rendant irrespirable. Ils toussèrent.
Le jeune homme risqua un coup d'œil autour d'eux mais ne discernait que le brouillard de poussière et quelques silhouettes en mouvement. Bientôt, la salle allait complètement se vider. Il devait déguerpir d'urgence.
— Ne bouger pas, je reviens tout de suite.
— Non, c'est dangereux, paniqua Erein en dessous de lui.
— Je n'en ai pas pour longtemps.
Sasuke se leva et partit sans plus tarder. L'avant-bras collé à ses narines, il se dirigea vers une petite table ronde à pied central et tira sur la nappe, faisant tomber la fontaine de champagne qui éclata au sol. Avec prudence, il marcha sur les morceaux brisés et revint vers les Hyuga. Il s'accroupit à leur niveau et posa la nappe de table sur leur tête.
— Levez-vous doucement, on y va. Faites attention, il y a des bouts de verres un peu partout.
L'Uchiha les aida à se remettre sur pieds et les conduit hors de la salle de banquet. Ils débouchèrent sur un couloir. C'est à ce moment que le brun vit le capitaine Hatake. Ce dernier portait secours à d'autres personnes et leur indiquait le chemin de la sortie. Lorsqu'il remarqua leur présence, il jura entre ses dents et accourût dans leur direction.
— Est-ce que tout va bien ? Êtes-vous blessés quelque part?
— On est plus en état de choc, répondit Sasuke.
Le policier acquiesça.
— Continuez tout droit puis virez à gauche. Vous verrez la sortie. L'ambulance est déjà sur place. Assurez-vous de voir un médecin.
Le brun opina puis suivit le chemin indiqué. Il sentit Hinata trembloter et Erein renifler. Il les serra fortement dans ses bras pour les rassurer.
— C'est bon, tout est fini maintenant.
Ils franchirent finalement la porte de la sortie. A son grand étonnement, la vue des innombrables voitures de police sirèn, des ambulances et des personnes le fit un bien fou. Le brun sentit son corps se relacher. Il ferma les paupières et soupira de soulagement.
— Ô Seigneur! Erein, Hinata !
La voix de Hiashi Hyuga lui parvint. L'homme d'affaires, assis au côté de son oncle Madara Uchiha, quitta son siège et se précipita vers sa fille et sa nièce. Elles s'échappèrent toutes deux de son emprise pour venir à sa rencontre et le serrer fortement dans leurs bras.
— Père, dit Hinata.
— Vous êtes saines et sauves, comme je suis soulagé. J'ai vraiment cru le pire quand je ne vous ai pas vu.
— On a eu de la chance, souffla Erein.
— C'est grâce à Sasuke.
Le chef du clan Hyuga remercia le brun qui se sentit un peu gêné.
— Je vous emmène passer le contrôle de santé. Toi aussi mon garçon.
— Ce ne serait pas nécessaire.
— Ne raconte pas de bêtises, Sasuke. Regardes-toi, tu es blessé.
Erein ne lui laissa pas le temps de riposter et le traîna de force vers une ambulance. Avec Hinata, ils eurent droit à des questions, une couverture et une gélule anti-stress. En prime, Sasuke se fit panser ses blessures avant de finalement pouvoir rejoindre Shikamaru et les autres mecs. Tenten et Sakura aussi étaient avec eux. La rose lui sauta au cou dès qu'elle le vit. Il ne la repoussa pas et accueillit cette étreinte chaleureuse les bras ouverts.
— J'ai eu tellement peur.
Elle pleurait. Il se sentit un peu mal d'être la raison de ses larmes et la serra davantage.
— Tout va bien, c'est fini.
— Elle est où Hinata, demanda Shino.
— Avec Hanabi et le reste de sa famille. Elle va bien, ne vous en faite pas.
— Purée, c'était quoi ça ? S'enquiert Lee. Tout allait bien et puis d'un coup boum ! C'est la pagaille.
— C'est un coup de l'Akatsuki, répondit Shikamaru.
— On les a eu au moins ? Demanda Tenten.
— Je ne sais pas. Aucune nouvelle de Obito depuis lors.
Les images de Itachi, Naoko, Shisui et Obito lui vinrent à l'esprit. L'inquiétude s'empara une nouvelle fois de l'Uchiha qui ne savait pas où son frère et ses cousins avaient disparu. Il priait simplement que rien ne leur arrive.
— Saï et Rosaïs aussi sont en silence radio, soupira Chôji.
— L'un de vous n'aurait pas vu Kiba ? Lui aussi était là, dit Sakura.
Les garçons se tournèrent immédiatement vers Shino qu'il questionnèrent du regard. C'était avec lui que Kiba était en dernier.
— On s'est séparé après que je l'ai aidé à nettoyer son costard. Il a reçu un appel et s'est éclipsé pour répondre. Je vous ai directement rejoint.
— Je vais essayer de le joindre, proposa Chôji.
Il s'exécuta et composa le numéro de leur ami. Il tomba sur son répondeur. Il secoua négativement la tête pour leur faire comprendre que ça ne passait pas. Tenten soupira.
— J'espère simplement qu'il va bien.
— Il est sûrement quelques part entrain de nous chercher également, affirma Shino.
— Gardons la tête froide et ne paniquons pas, dit Sasuke.
L'arrivée de leur amie Hyuga détourna leur attention. Elle était accompagnée de l'oiseau bleu qui s'était gentiment proposé de l'assister et parce qu'il voulait lui aussi s'assurer du bien être des autres.
La brune aux macarons et l'Haruno se jetèrent sur Hinata pour lui faire un câlin tandis que les garçons accueillirent Suigetsu par une accolade.
— Je m'attendais pas à te voir en vie, rit Shino.
— C'est pas une explosion qui va me tuer. En plus je ne peux pas mourir sans vous avoir fait payer pour mon costume toi et Lee.
— On s'est déjà excusé, vieux. On a pas fait exprès.
— Exprès ou pas, mec ça m'a coûté cher.
— On te revaudra ça.
Le téléphone de l'Hôzuki vibra. Il l'extirpa de sa poche et s'éloigna pour répondre à l'appel. La bande d'amis se jeta un regard complice.
Shikamaru s'empara de son cellulaire qu'il observa attentivement. Exceptés Sakura et Tenten, les autres se regroupèrent autour de lui.
— Alors ? Fit Chôji
— Rien.
— Comment ça rien ? Râla Sasuke. Je croyais que tout ce qui se passe sur son téléphone devait apparaître ici une fois qu'on insère la puce.
— Normalement oui.
— Alors pourquoi ça ne fonctionne pas ? S'enquit Aburame.
— Je suis tout aussi perdu que vous, gueula Shikamaru.
Ça devrait marcher, aucun doute la dessus. Tout était parfait. Rien était de travers pendant la conception de la puce. Toutes les consignes avaient été respecter. En plus il l'avait conçu avec de professionnels. Le problème ne venait pas la puce elle-même.
— Lee tu es sûre d'avoir mis la puce dans le bon téléphone ?
— Affimatif. Je me suis assis à gauche, juste à quelques centimètres de son phone.
La tête d'ananas soupira bruyamment.
— Laisse-moi te dire que tu t'es trompé, ce n'est pas le bon. Le portable dans laquelle tu as placé la puce n'est pas le sien.
— C'est impossible. Ils avaient chacun leur phone à porter de main. Je te signale que je reconnais tout de même le téléphone de Toneri et de Kiba pour les avoir vu à maintes reprises.
Suigetsu revint vers eux à cet instant.
— Désolé les gars, le devoir m'appelle. On se voit au bahut.
Hinata l'interpella alors qu'il s'éloignait.
— Tu pourrais me passer ton numéro s'il te plaît ?
Il resta interdit un moment.
— J'aimerais t'inviter un de ses quatre. C'était gentil d'être rester avec moi et de m'avoir accompagné.
Il sourit et acquiesça. La brune prit le téléphone à Shikamaru et le lui tendit. Il tapa rapidement les chiffres sur le clavier et s'éclipsa.
Elle compara le numéro de l'Hôzuki et celui de l'informateur et fut déçue.
— Ce n'est pas le même.
— Et pourtant ce sont ses coordonnées également, dit Shino.
— Mais alors, si ce n'est pas Suigetsu l'informateur, qui ça peut bien être ? S'interrogeât Sasuke.
— On peut savoir de quoi vous parler, intervint Sakura.
— On en reparlera plus tard, on a un problème plus urgent.
Les regards convergèrent sur Shikamaru.
— C'est Ino, Naruto dit qu'elle a perdu connaissance.
•••
Deux chapitres en une journée. Je crois que j'ai battu mon record.
Merci @NaruSaku67 c'est grâce à toi ^^
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