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Le temps que Bernard avait mis pour aller chercher les craies avait permis à Gabriella de réfléchir à un moyen de se sortir de là. Mais pour ça, elle avait besoin de l'aide de quelqu'un. Alexander Horril était le cerveau de l'opération, jamais il n'accepterait de l'aider. Sandra Liszt avait l'air d'en vouloir à Raffaelo. Et Calcino était aux ordres d'Alexander. Il ne restait plus que Bernard Ossvar. Accepterait-il de trahir ses collègues ? Elle devait essayer.

– Alexander, quand la secrétaire m'a enlevée, je n'ai pas vraiment eu le temps d'aller aux toilettes...

– Fais vite. Bernard, tu l'accompagne pour qu'elle ne décide pas de nous fausser compagnie.

– Ce serait plus approprié que je m'en occupe. S'interposa Calcino.

– Vous savez pourtant très bien qu'une fois qu'on a injecté le Némésis 4, la première crise peut avoir lieu à n'importe quel moment. Pierre pourrait arriver à s'enfuir, à moins que vous ne soyez là pour l'en empêcher. Je ne veux pas prendre ce risque, alors vous restez ici. Ordonna-t-il.

Bernard et Gabriella se rendirent aux toilettes.

– Je vais t'attendre à l'entrée.

– Pas besoin de m'attendre. Répondit Gabriella. Je voulais seulement avoir une conversation avec vous sans qu'on puisse nous entendre.

– Comment ça ? S'étonna Bernard.

– Je sais que Raffaelo n'est pas facile à vivre, mais ce n'est pas quelqu'un de mauvais. Et même si je trouve le Remède, il mourra, car Alexander ne veut sûrement pas qu'il aille raconter à tout le monde qui est à l'origine du N4. Il ne nous laissera jamais partir, et s'accordera tout le mérite du Remède.

– Que veux-tu que j'y fasse ? Alexander ne m'écoutera pas.

– Bon sang, Bernard, je vous demande de m'aider ! Votre ami va mourir si nous ne faisons rien ! Et tout ça pour quoi ? Pour qu'un homme récolte les bénéfices et le prestige de ma découverte ! S'écria Gabriella.

– Tu n'as encore rien découvert.

– Si, j'ai trouvé le Remède. Nous allons revenir dans cette salle, je l'écrirai sur le tableau avec les craies que vous avez ramenées, et je ferai en sorte que nous puissions nous échapper. Mais j'ai besoin de vous !

Bernard voulait que Pierre vive. Il n'en pouvait plus de voir des gens mourir. Et tout ça à cause de quatre scientifiques assoiffés de reconnaissance et de profit. Il regarda pensivement la jeune femme. Elle semblait prête à se battre autant qu'il le faudra. Elle était la seule innocente dans cette histoire, et pourtant elle ne pensait qu'à sauver Pierre. Elle aurait pu s'enfuir, mais elle avait choisi de tenter l'impossible pour sauver aussi son employeur.

– D'accord... Comment je peux t'aider ?

– Vous fumez ?

– Heu... oui...

– Vous avez une boîte d'allumettes sur vous ? Espéra Gabriella.

– Non, mais j'ai un briquet.

– Mince, il me faut absolument une allumette.

– Maintenant que j'y pense... Quand je suis allé chercher des craies dans la réserve, il y avait des boîtes d'allumettes dans un coin. Se souvint Bernard.

– Alors allons-y rapidement, pour qu'Alexander ne se doute de rien.



La plupart des personnes trouvent insupportable le bruit des craies qui crissent sur un tableau. Pourtant, les quatre scientifiques étaient comme hypnotisés par ce son désagréable. Gabriella écrivait à toute vitesse et avec une écriture qui ressemblait à un immense gribouillis la formule du remède.

– C'est jusque-là, tout à fait exact et sensé. Murmura Alexander, stupéfait.

C'est ce moment que Gabriella choisit pour lâcher sa craie. Elle commença à tituber.

– Que vous arrive-t-il ? S'énerva Sandra Liszt.

– Je crois que je suis un peu fatiguée... Vu que vous nous observiez, vous devez savoir que nous avons passé plusieurs nuits blanches à travailler... En plus de tout ce stress... Je ne me sens pas bien... J'ai froid...

En voulant se raccrocher à la table la plus proche, Gabriella fit tomber un grand contenant en verre. Le liquide se répandit sur le sol. C'était du butanoate de méthyle, et elle le savait très bien. Aussitôt, la jeune femme gratta une allumette et la laissa tomber dedans.

– Je vais nous réchauffer un peu, ça me fera du bien.

Le liquide prit immédiatement feu. Peu à peu, les flammes léchèrent les murs. Sandra et Alexander, après un instant de choc, se mirent à courir en direction de la sortie.

– Gabriella, tu es folle ! Tu vas mourir ici avec Raffaelo ! En plus, j'ai mémorisé la formule ! S'époumona Alexander Horril.

La scientifique sourit. Ensuite elle couru à travers les flammes, se brûlant une seconde, mais ne sentant rien grâce à l'adrénaline. Elle s'approcha de Raffaelo mais Calcino s'interposa.

– Vous ne vous en tirerez pas comme ça !

Bernard Ossvar fit face l'ancienne secrétaire.

– Gabriella, pars vite avant qu'un produit chimique n'explose.

– Espèce de traître ! Cracha Calcino.

– Nous sommes allés trop loin. Nous avons tué trop de gens et nous apprêtions à en tuer bien d'autres.

Calcino se jeta sur Bernard. Celui-ci riposta. Pendant ce temps, Gabriella libéra son employeur et lui prit la main pour le forcer à courir. Le feu continuait de progresser. Ils sortirent de laboratoire et traversèrent plusieurs couloirs, leur larmes coulant sur leurs joues à cause du feu. Ils protégeaient leur bouche et leur nez avec leur habits, mais la fumée pénétrait dans leurs poumons. Ils eurent le temps de sortir, mais une fois dehors, le bâtiment implosa.

– Mon dieu, Bernard et Madame Calcino étaient encore à l'intérieur. Réalisa Gabriella.

– Ils ont peut-être eu le temps de partir. Espéra Pierre.

La jeune femme se tourna vers lui et bégaya :

– Vous... Vous... cro...yez ?

Devant l'état de son employée, le scientifique la prit dans ses bras.

– Vous avez été très forte, Gabriella. Mais maintenant, tout va bien.

– Comment pouvez-vous dire ça ? Sanglota la jeune femme. Je les ai tués ! C'est moi ai mis le feu, je les ai tués !

– Vous entendez les sirènes ? Les secours arrive, s'ils sont encore à l'intérieur ils vont les aider. Et ce que vous avez fait va sauver des milliers de vies. Ces enfoirés auraient gardé le remède pour eux, et vendu à des prix exorbitants. Vous, je sais que vous allez l'offrir au monde, parce que vous êtes la personne la plus gentille que je connaisse. Vous allez sauver votre mère, et vous me sauverez aussi.

Pierre serra Gabriella plus fort dans ses bras, pendant qu'elle tremblait.

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