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Chapitre 3 : Simulation et Réalité


~

Sanji et Zoro avaient décroché d'Immersion pendant quelques jours, car tous deux avaient des occupations.
Aussi s'étaient-ils fixé un jour où ils rendraient visite à Madame Newgate, afin de tenir leur promesse, mais aussi car son état les attristait.
Alors, aux alentours de 11h30, alors que le soleil tapait fortement dans le ciel d'un bleu azur, les deux adolescents, dont l'un sortait encore d'une longue nuit de sommeil, se donnèrent rendez-vous devant le portail de la vieille femme, qu'ils trouvèrent en train de planter des petits pots de tomates encore jeunes dans son jardin.

- Bonjour, madame ! S'écrie Sanji en prenant la précaution de refermer le portail grinçant derrière lui. On se permet d'entrer !

La vieille femme releva sa tête et plissa les yeux derrière ses lunettes rondes. Elle les reconnut ensuite, et un sourire s'afficha sur son visage ridé.

- Zoro, Sanji ! Heureuse de vous voir. Dit-elle. Ne restez pas pendauds à attendre que le temps passe, entrez !

Elle se dirigea ensuite vers sa maison, dont la porte était ouverte, et disparut dans l'encadrement, bientôt suivie par le blond et le vert.
Sur le seuil ils trouvèrent Kiki, le chien de la vieille femme, allongé. Il respirait bruyament et son flanc se soulevait et s'abaissait lorsqu'il recrachait de l'air par sa gueule entre-ouverte.
Ils passèrent devant lui en pensant que sa fourrure devait lui tenir bien chaud.

Le petite groupe passa du temps à discuter de tout et de rien avec la vieille femme, assis sur son canapé en cuir, le même jus d'orange à la main.
Ils prirent alors le temps d'observer la maison sous plusieurs de ses angles :
Le salon dans lequel ils étaient était faiblement éclairé par la lumière qui filtrait à travers les usés volets fermés. Il n'y avait ni téléviseur, ni bureau sur lequel reposait un PC ou autre objet electronique de la sorte. La pièce était carrée, et remplie essenciellement des 3 canapés qui formaient un demi-cercle autour d'une table basse en acajou qui supportait des magazines en tous genres, ainsi qu'une vieille urne emplie de sucreries.
Sur les murs, tapissés de papiers peints beiges, se tenaient 3 grandes bibliothèques contenant toutes sortes de romans vieux comme le monde, ou de revues datant d'il y a des dizaines d'années.
La pièce aurait semblé vide si il n'y avait pas eu l'énorme gamelle bien remplie de croquettes, et un des plus rudimentaires recouvert d'un couverture afin que le chien, qui semblait préférer ronfler dehors, puisse y somnoler.

- Alors, dites moi, les enfants, votre jeu vous plait ? Demanda Madame Newgate en sirotant son jus d'orange.

- Ouais, il est super ! Il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir dessus... commença Zoro. Et heureusement d'ailleurs !

- Je suis contente de vous avoir aidés à y jouer. Et puis, ce n'est pas tous les jours que des jeunes comme vous rendent visite à d'aigries Grands-mères comme moi.

Sanji et Zoro se lancèrent un sourire gêné. Ils étaient tout de même heureux de faire plaisir à cette femme.
Le vert aperçut un tableau accroché au mur, entre deux fenêtres. Il représentait une belle femme aux cheveux roux comme de la braise, et au regard fougueux d'un vert emmeraude. Son visage était fin, et même si le tableau représentait un moment où le temps s'était arrêté, Zoro imagina la charmante femme se déplacer gracieusemengt et faire de lents et appliqués gestes. Ses mains étaient d'une finesse qui impressionna le vert. À coté d'elle se trouvait un imposant homme à la moustache brune et extrêmement bien soignée, qui piqua la curiosité de Zoro.
- C'est vous ? Demanda t'il en pointant l'œuvre du doigt.

La vieille femme pris le temps de poser son verre à présent vide, et regarda attentivement le tableau.

- Oh, non.. Ce sont mes parents, pendant mon mariage ! Mon mari adorait immortaliser les moments par des peintures ! Ah ! Si vous l'aviez vu, lors du repas du mariage, se ramener avec tout son matériel, vous auriez sûrement été aussi hilares que moi.
Raconta t'elle, un sourire aux lèvres.

L'arrivée de Kiki, bien caractèrisée par les claquements sourds des coussinets sur le sol frais, se fit entendre, et la sillouette du canidé apparut dans l'encadrement de la porte.
Le chien se dirigea rapidement vers Zoro, la truffe au sol, puis renifla les éternelles bottes noires du vert, avant de remonter un peu. Soudainement, il se retourna, et parti en trottinant, ses oreilles flottant sous ses lourds pas.
La vieille femme la caressa un peu au passage :

- Ce pauvre chien, j'ai bien peur qu'il ne s'ennuie. Vous saviez qu'un chien se dépense vingts minutes, et dort en tout 8 heures par jour ? À croire que Kiki est un gros paresseux !

Sanji jeta un bref coup d'œil à Zoro, l'air de dire "Vas-y !". Celui, affichant un air peu confiant inhabituel, fit :

- Vous m'aviez proposé d'aller le promener, la dernière fois, rappellez-vous. Je connais un parc où mes parents m'enmenaient quand j'étais petit. Il n'est pas très loin d'ici, je pense pouvoir le retrouver et y mener ... Kiki.

La vieille femme sembla aux anges, avisant la proposition de Zoro avec justesse.

- Cela serait en effet très gentil de ta part !

- Sans compter son sens de l'orientation incroyablement développé. Se moqua gentillement Sanji comme il avait l'habitude de le faire.

Le vert tenta de se justifier en accusant les rues longues et étroites composées de nombreuses embouchures qui, celon lui, portaient confusion à tout être normal.
Sanji, pensif, immagina alors les parents de Zoro, paniqués, au commissariat de police, son père hurlant au pauvre policier de l'acceuil de retrouver son fils, et sa mère, essayant de calmer l'homme furieux, même si elle même ne parvenait à se contenir devant la lenteur avec laquelle le policier tapait son rapport.
De l'autre coté, se trouvait Mme Newgate, mouchoir en main, se sentant coupable de la disparition du jeune homme ainsi que de son chien.

Au final, ils auraient retrouvé Zoro un mois plus tard, dans des fourrés, abordant une coupe afro qui semblait être sortie de nulle part, alors que le pelage du chien avait été habité d'une véritable civilisation de puces.
Sanji préféra penser que faire taire son subconscient un peu trop créatif était la meilleure des solutions.

Très vite, le vert se retrouva laisse en main, à tenter d'enfiler le harnais au chien qui, ayant deviné une balade imminante, sautillait dans tous les sens.
Ce dernier, après quelques luttes qui ne furent pas vaines, se retrouva bien vite en pleine ville à promener le turbulent molosse, sous les regards inquiet des passants pressés.

Sanji préféra discuter un petit eu avec la vieille femme, mais leur discution se fit couper par des gargouillements.
Sanji jette un sourire à la vieille femme qui se frotte le ventre, prenant un faux air affamé.

- Bon ! Pris avec justesse l'initative Sanji. Voyons voir ce que vous avez dans votre belle cuisine.

Celui-ci, guidé d'un pas rapide vers la fameuse salle par Mme Newgate, commença à farfouiller un peu partout.

- Alors, voyons voir. Sel, Herbes et Épices, de la viande, oh.... que vois-je ? Des Spaghetis. Listait-il au fur et à mesure qu'il trouvais des ingrédients dans les plans de travail.

Après ce qui ressemblait à un temps de réfléction, il se retourna avec un sourire vers la vieille femme qui l'observait depuis une chaise, puis fit d'une voix gracieuse :

- Madame, permettez moi de vous concocter une vieille recette de Pâtes à la Bolognaise, accompagnées de quelques légumes.

La vieille femme, amusée, ria doucement avant de dire :

- Je vous le permet, jeune homme.

Aussitôt alors commença une véritabe danse. C'était le mot. La corps de Sanji ondulait gracieusement autour des cuisines, ouvrait des placards d'un geste machinal, passait de sauce à Pâtes en quelques mouvement souples. La tête baissée, sa mêche de cheveux lui passant devant les yeux, des gouttes de sueur roulaient sur son lisse front, à cause de l'humidité et de la châleur de la plaque de cuisson. Il coupait les legumes avec rapidité et precision, répendait de doux épices dans la sauce tomate en un geste parfait, et parfois même ses fins doigts s'enroulaient autour d'un cuillère pour remuer la tout.

Mme Newgate, elle profitait de ce moment pour admirer la façon de faire de Sanji. Autrefois, elle aussi avait cuisiné, et même si cela n'était certainement pas de la même façon que le talentueux blond, les senteurs qui se dégageaient des bouillantes casseroles lui rappelaient le bon vieux temps, quand son fils lui réclammait un échantillon de sauce afin de la goûter, et la musique presque cruelle de l'eau qui bouillonnait furieusement la faisait se remémorer avec cruauté le craquement de la gasinière de ses parents, bruit qui lui faisait autrefois peur.
Accoudée sur sa table, Mme Newgate fut prise d'un grand coup de blues. Autrefois, ce mot qu'elle avait beaucoup trop utilisé pour parler d'elle. Elle était vieille, et pensait au temps des rires, de sa jeunesse insousciente, au moment où elle avait rencontré son mari, aux fêtes qu'elle avait faites.
Sa vie était devenue une belle ribembelle d'aventures, mais, en vieillissant, elle devînt adulte. Le temps de la maturité, disais-t'on. À la mort de son mari, son éxistence devîbt misérablement triste, et si elle vivait aujourd'hui, c'était pour aider les deux jeunes à s'épanouir, mais aussi leur apprendre à garder leur âme d'enfant.
Elle fut brièvement coupée de ses réflections par une mauvaise buée qui vînt se plaquer sur ses lunettes.
Elle releva la tête, surprise, avant de voir Sanji, tout sourires, lui tendre une assiette de pâtes aux allures délicieuses. Elle huma la plat, avant de faire remarquer à Sanji que cela sentait admirablement bon.

- Votre plat est pret, Mme. Newgate. Fit le blond, en posant l'assiette devant la vieille femme.

~

Zoro, de son coté, put rejoindre par le plus grand des hasards le parc sans les moindres encombres.
Il comprit très vite, une fois arrivé dand le chemin de graviers qui traversait l'espace vert, que Kiki, suréxcité, ne cesserait de tirer de toutes ses forces sur la laisse.
Alors, personne, ni même lui, ne sut pourquoi, mais Zoro, lassé de contracter ses muscles pour retenir la chien, s'était mis à courir.
Il avait pensé qu'en plus de dégourdir les pattes du molosse, cela dégourdirai les siennes au passage, et il avait eu raison.
Les passants s'écartaient à son passage, lenssant des regards inquiets vers le chien des plus intimidant, alors que son maître commençait sérieusement à s'essouffler.
Zoro ralentissait l'allure peu à peu, contrairement à Kiki qui continuait de forcer.
Le vert, trop occupé à penser à sa respiration qui commençait à se faire saccadée, ne vit pas le cailloux un peu plus gros que les autres venir à la rencontre de ses tongs, qui partaient presque en lambeaux à cause de la course.

Au dernier moment, il sentit qu'il allait trébucher, et tenta d'éviter la petite pierre.
Mais le chien accéléra d'un coup, ce qui ne laissa aucun temps de répis à Zoro. Faute d'avoir essayé de l'éviter, le pauvre adolescent glissa furieusement sur la pierre avant de perdre l'équilibre.
Son premier réflexe  fut sans doute le meilleur à prendre : retenir la laisse, afin que le chien ne le traine pas au sol comme un vulgaire bâton.
Le choc fut dur, et Zoro rencontra le sol avec la partie droite de son corps. Il ferma les yeux avant de sentir les pointus graviers transpercer sa peau mate, et il regretta d'avoir mis de légers vêtements.
À cause de vitesse, il dérapa encore une trentaine de centimètres, avant de se retrouver complètement à l'arret. Le chien s'était arrêté et regardait la scène, la gueule entrouverte.

- Putain de chien... fulmina Zoro, encore à terre, en se frottant le crâne, duquel sortait un peu de sang.
Il avisa l'étendue des degats : la parcelle droite de son corps était égratinée à plusieurs endroit, et ses habits étaient pleins de terre et d'herbe. Son visage, lui, était recouvert de minuscules cailloux et de quelque morcaux de gazon.

Il se releva tout de même, honteux, et regarda aux alentours : une jeune couple sur un banc l'épiait avec un regard moqueur.
Le vert rougit de honte et de rage, avant de s'exclamer à l'adresse du chien, qui se grattait l'oreille avec un air des plus sereins :

- Je pense que la promenade est finie pour aujourd'hui !

Il repartit ensuite tout droit, espérant retrouver la maison de Mme.Newgate avec facilité.

~

Robin replaça d'un geste machinal une mêche rebelle qui ne cessait de venir se ficher devant ses yeux.
De son autre main, elle s'empara d'un livre. Sa couverture, d'un rouge sombre, commençait à s'abîmer, et quelques pages glissaient même des fois.
Ce livre, elle l'avait lu, relu, et n'hésiterai pas à en parcourir les pages encore une fois si il le fallait.
Heureuse de sa trouvaille, elle descendit précautionneusement les marches de l'échelle du haut de laquelle elle se trouvait plus tôt, faisant attention de ne pas glisser.
Arrivée en bas de l'échelle, elle prit le temps, comme à chaque fois qu'elle choisissait un ouvrage, d'admirer l'impressionnante bibliothèque qui se présentait à bras ouverts devant elle.
Elle se trouvait dans une grande pièce circulaire. Les murs, plus hauts que nature, contenaient des cases, qui elles même renfermaient des dizaines et des dizaines de vieux livres.
La pièce, en plus de son style particulier, renfermait une odeur des plus reposantes : le rude parfum des pages moisies, mêlé à la douceur du soleil qui filtrait au travers des fenêtres, formaient ensemble l'atmosphère si particulière de la salle.
Robin se tourna gracieusement, brandissant fièrement le livre, à un vieillard littéralement avachi sur un fauteuil en bois.
Celui-ci, dont les yeux vitreux étaient ridés, abordait un sourire, bien caché sous sa longue moustache blanche.

- Je t'avais bien dit que tu allais le trouver. Dit-il. Il n'y a que toi pour lire ce genre d'ouvrages enciens.

- À chaque relecture j'en découvre une nouvelle facette. Sourit Robin en s'assayant sur une chaise à coté de vieil homme. Les mots ont plusieurs visages.

- La langue utilisée dans tous les ouvrages et revues de cette bibliothèque datent d'il y a un millier d'années, au temps de la paix, avant que le monde ne se disloque. Ajouta l'homme en replaçant ses lunettes sur son nez crochu.

- Il doit bien y avoir quelqu'un d'autre que moi qui sache lire la langue des poneglyph. Supposa la noiraude en se plongeant dans les longues phrases du livre.

- Je crains que cela ne soit pas le cas.
Le vieillard, sous ses paroles, se leva lentement, et s'approcha de Robin.
Ces textes ne sont pas à prendre à la légère ! Tu es la seule à pouvoir établir un lien entre le Temps des Dieux et aujourd'hui ! Si seulement un des barbares qui nous gouvernent tombent dessus, il arrivera malheur !

Robin haussa des épaules.
- De toute façon, ces abrutis ne savent pas lire ! Si ils tombaient sur les poneglyph, ils ne seraient pas même capables de discerner le moindre mot !

Le regard du vieillard s'assombrit soudainement :
- C'est ça qui cause problème, jeune fille. Le Roi et sa cour sont à la recherche de ces ouvrages anciens ! C'est pour cela qu'il ne faut dire à personne que tu sais "lire", par expérience, je sais que ces pourritures seraient capables de te faire du mal.

La brune releva la tête, alors qu'une vague d'inquiétude menaçait de la submerger.
- Mais... ces livres sont en sécurité, ici, dans l'annexe, n'est ce pas ? Le gouvernement n'aurait pas idée d'aller chercher dans les Falaises de Calcaire pour trouver ce qu'ils cherchent, non ?

- Cesse donc de faire comme si tout allait bien, Nico Robin !
On a tous deux ouï parler de la bataille qui s'était déroulé près des Grands Marécages, du nombre astronomique de décès du coté Nord et Sud. Les hommes sont des bêtes assoiffées, et l'argent représente un précieux breuvage dans cette histoire ! Ma belle, les territoires du Nord sont proches de nos terres, aussi reculées soient-elles.
Ce que je veux te faire comprendre, c'est que nous sommes menacés, non seulement par le gouvernement, mais aussi par ces barbares de Nordistes à la cervelle détraquée, qui seraient pret à tout pour dominer les Nobles du Sud.

La jeune fille regarda le vieille homme d'un air inquiet.
- Même si notre famille vit ici de puis des années, ma fille, reprit-il, le danger s'est approché de nous petit à petit. Il faudra savoir être prudents. Je pense envoyer une lettre à ta Tante qui garde le Sanctuaire des îles reculées, la prévenir du danger qui court.

Il se rassit, les yeux dans vague.
- Apporte-moi une plume, du papier et de l'encre.

~

Nami souffla un bon coup avant de poser brutalement sa tête contre le dossier de sa chaise.

Déjà trois jours qu'elle était dans le doute : Au moment où la Général, les yeux rieurs, avait ordonné son éxécution, Nami avait senti son cœur battre violemment dans sa poitrine, et, comme si la peur de mourir lui avait donné une poussée d'adrénaline, elle s'était soudainement écriée :

- J'accepte ! J'accepte de collaborer...

À la grande désespérance de Nami, la Général s'était retournée, abordant son éternel sourire insupportable aux lèvres. Elle s'était emparée du Climat-Tact de Nami, l'avait accrochée à une ceinture dans son dos, et avait ordonné à la patrouille qu'on la libère.
La rousse avait été innocente de croire que cela n'aurait pu être pire que ce qu'elle vivait déjà, mais si elle s'était rendu compte le calvaire que c'était de faire équipe avec son ennemi, elle aurait fait taire sa conscience contradictoire
On lui avait confisqué la seule arme qu'elle possédait, et on ne la lui donnait que lorsque c'était necessaire.
La Général et sa troupe s'étaient rendus après leur discution dans un QG situé dans le Sud. Nami avait du suivre la dure femme tel un toutou pendant trois longues journées, et, lorsque la troupe, composée des meilleurs lieutenant et de quelques soldats talentueux, ne combattait pas des rebelles, ils buvaient les paroles de la Général pendant de longues réunions.

L'équipe dans laquelle se trouvait Nami, en plus d'avoir pour chef la Générale elle-même, semblait être une des plus puissantes de l'Armée d'éclaireurs.
Si elle avait tenté de s'échapper pendant un combat, elle aurait sûrement et une bonne fois pour toutes été éxécutée. Mais Nami n'était pas dupe, ou du moins, pas completement : elle savait que, du coin de l'œil, la Générale et les autres la surveillaient.

Travailler pour ses ennemis avait tout de même de bons points : elle avait pu apprendre des choses sur leur façon de s'organiser. Silencieusement, Nami s'était décidée que, si un jour elle parvenait à se sortir de la galère dans laquelle elle avait sauté à pieds joints, elle se vengerait.

Elle releva sa tête, surprise d'entendre son nom sortir de la bouche de la Générale. Habituellement, lors des réunions, elle n'adressait la parole qu'à ses véritables coéquipiers, laissant Nami à l'écart.
La Générale n'était pas une personne pipelette, et pourtant, lorsqu'elle se lançait dans uns de ses monologues incroyablement longs, personne ne parvenait à la sortir de sa tirade. Les seules fois où Nami s'était retrouvée seule avec la femme, elle s'était sentie très gênée : la grise l'observait sans gêne, sans dire le moindre mot.Si Nami sentait son regard perçant dans son dos, elle était aussi étrangement dérangée par l'aura que dégageait ce personnage : destructive, terrible, effroyable.

- Je vais répéter, pour notre chère coéquipière qui semble plus absorbée par le plafond que par mes propos, ce que je viens de dire : Nous avons intercepté une lettre suspecte qui se dirigeait droit vers les Îles Reculées. Je me demande quel genre de Rebelle est assez naïf pour croire que le service de poste n'est pas surveillé régulièrement. Dit la grise de sa voix grave et moqueuse.

Son regard perça celui de Nami, puis la Générale s'empara de la lettre qui était posée sur la table, puis l'ouvrit. Elle repris :

- Malheureusement, le mot est codé. Ceux qui l'ont écrite ne sont peu être pas si abrutis que ça. Enfin ! Repris t'elle, ça ne doit pas bien être si difficile de déchiffrer.

Elle lança la lettre dépliée au millieu de la grande table ovale. Le lieutenant Sānto, un manieur hors-pair de lances, s'en empara. Ils la parcourut rapidement des yeux, avant de la donner à Nami d'un air désintéressé.
Elle l'ouvrit délicatement avant de découvrir le texte, qui était plutôt une sucessions de 0 et de 1.

[...]

- C'est du Binaire. Affirma Nami.

Elle vit à son agacement une sourire mauvais aux lèvres de la Générale.
Avait-elle dit quelque chose de mal ?

- Quelle perspicacité, vous ne trouvez pas, mes fidèles compagnons ? Se moqua t'elle. Ma chère, sachez que nous savions déjà que c'était du Binaire. Quand je parlais de le déchiffrer, je voulais justement déterminer le sens de cette suite de chiffres interminable. Après un petit temp d'arret, elle repris aussitôt :
Je suppose que l'on a tous quelques bases du Binaire. Travaillons ensemble.

Le groupe mis beaucoup de temps à déterminer le sens de la lettre. Un travail laborieux qui necessitait des esprits vifs, avait pensé Nami en parcourant la salle de regard, ajoutant pour elle même que les génies ne manquaient pas à l'appel.

Malheureusement, leurs heures de travail, car leurs "quelques bases" de Binaire ne leur avait pas permis de déchiffrer la lettre en quelques minutes, furent vaines, et ils ne parvînrent qu'à trouver une suite de lettres illisibles :

" ApdnarG : tnemelaidroC
.iot ed nois sdnerP
xueid sel rap sédgidér segarvuo sel iarellip suon no ùo sac ua, seriautcnas sed nios erdnerp ed ednamed et ej euq elac ruop tse'C
.edicius ud tiares euqnalp ed regnach te, tub ud sechorp tnos sli'uq tnemesueruehlam sias eJ
.seénna'd seniatnec sed siuped snodrag suon euq, xuartseceA serviL sed sehcrehcer sruel snad tnemenrevuog ud serbmem sel tnos ne ùo erongi'J
.edur ares revih tec siaM
.sregnad sed eégétorp été àl euqsuj tiava ellimaf ertoN.
.evarg tse erueh'l rac sircé't eJ
.eizziL etnat erèhc aM

Nami ignorait ce que cherchait la Générale, pourquoi elle s'obstinait tant à savoir ce que disais la lettre... mais elle avait l'impression que c'était très important aux yeux du gouvernement. Sinon, pourquoi faire surveiller les courriers envoyés ?
Comment avaient-ils, après des heures de travail, pu trouver un résultat aussi étrange que celui-ci ?
Y'avait-il un message caché derrière ces mots inconnus ? Étais-ce une langue différente que celle qu'ils parlaient dans Immersion ? Où étais simplement un message caché à déchiffrer dans un autre ?

- Il semblerait que celui qui avait rédigé la lettre ai pris ses précautions. Décréta la Générale en inspectant le rendu final..

- Peu-être que vous vous êtes trompée dans la traduction du binaire ? Hasarda un des soldats présents.

Aïe. Pensa la rousse en voyant le regard de la Générale devenir sombre, et ses sourcils se froncer, encore plus qu'ils ne l'étaient déjà.
Celle-ci pris le temps de se lever, et de retirer ses gants en soie.
D'un coup, elle frappa la table de toutes ses forces devant le mauvre soldat.

- Je ne me trompe... JAMAIS ! Lui hurla t'elle. Compris ? Dit 'elle dans le plus grand des calmes.
Reprenons.

Le groupe s'était engagé dans une longue discussion, chacun inspectant la lettre minutieusement, et emettant des hypotèses.

- C'est sûrement un language différent du nôtre. Fit un lieutenant.

- Ou alors ils ont simplement inversé l'ordre des lettres. Le contredit Nami en regardant une dernière fois le courrier.

- J'opte pour la deuxième proposition. Il n'éxiste que deux langues dans ce monde qu'est le nôtre, et personne ne sait parler la deuxième. Affirma la Générale.

Nami observa du coin de l'œil la femme. Même si elle avait passé du temps à jouer à Immersion, elle n'en savait pas autant que la Générale sur le monde dans lequel le jeu même se déroulait.
Comment se faisait-il que la deuxième langue ne soit plus parlée ? Avait-elle été oubliée ? Des questions qui passaient par l'esprit de Nami, et qui en ressortaient aussitôt.

- Dans ce cas, soit ils ont simplement inversé l'ordre des lettres, soit ils l'ont totalement changé. Suppose le Lieutenant Sānto en s'emparant du papier.

- Attendez ! Regardez ! Ils ont seulement inversé le sens des lettres !
"TnemelaidroC" devient, si j'ai juste ... Cordialement. Dit calmement la Générale.

La rouquine observa attentivement la lettre, avant de faire remarquer :

- Les mots sont donc écrits dans l'ordre inverse.

La Générale hocha la tête en brandissant les écrits.

-Eh bien, mes compagnons, déchiffrons !

Ré-écrire tout le texte dans l'ordre fus une mince affaire, car c'était bien plus facile que le Binaire, mais cela leurs prit tout de même un certain temps.
Nami était impressionnée : La Générale ne s'était en effet pas trompée. Pouvait-on avoir autant de confiance en soi que celle-ci ?
La Générale avait bien vu que le rendu final n'avait aucun sens, et pourtant, elle n'avait jamais douté d'elle même.
Étais-ce une de ses nombreuses qualités, ou justement, une faiblesse ?

Et surtout, que cherchais le gouvernement ? Pourquoi intercepter cette lettre en question ?

- Je vais donc vous lire le rendu final, repris la grise, qui inspira grandement :
" Ma chère fille.
Je t'écris car l'heure est grave.
Notre famille avait jusque là été protégée des dangers.
Mais cet hiver sera rude.
J'ignore où en sont les membres du gouvernement dans leur recherche des Livres Ancestraux, que nous gardons depuis des centaines d'années.
Je sais malheureusement qu'ils sont proches du but, et changer de planque serait du suicide.
C'est pour cela que je te demande de prendre soin des sanctuaires, au cas où on nous pillerai les ouvrages rédigés par les dieux.
Prends soin de toi.
Cordialement : Grandpa.

Au fur et à mesure qu'elle lisait, le regard de la Générale se décomposait, et sa voix baissait. À la fin de sa lecture, ses yeux baissés restèrent dans la vague un moment.
C'était la première fois que Nami la voyait relâcher sa garde de la sorte, et la rousse put enfin avouer qu'elle avait un air humain.
La grise, dans un état de trense, faisait même peur aux trois soldats présents dans la pièce, déjà peu habitués à la présence de la femme.

Nami préféra se faire petite en voyant un sourire si peu habituel s'étirer sur la visage de la Générale. Un sourire plein de folie, qui donna des frissons à la rouquine.

- Qu'on me trouve l'endroit d'où a été envoyée la lettre ! Finit-elle par ordonner.

~

Bonjour à tous :3

J'espère que vous aviez apprécié ce nouveau chapitre.
Je tiens à m'excuser d'avoir pris autant de temps à le publier, mais ma motivation était égale à celle d'une moule, et la dernière partie a été plutôt longue à écrire.

J'espère en tout cas qu'il vous a plu, et que vous comprenez l'intrigue de l'histoire.

À bientôt au prochain chapitre, portez vous bien !

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