Chào các bạn! Vì nhiều lý do từ nay Truyen2U chính thức đổi tên là Truyen247.Pro. Mong các bạn tiếp tục ủng hộ truy cập tên miền mới này nhé! Mãi yêu... ♥

Partie 4

Tout à coup, une main se posa sur son épaule. Le garçon sursauta, fit un écart et sortit le couteau qu'il gardait sur lui.

Pas deux fois !

Un homme aux cheveux bruns plutôt bien habillé et assez grand lui faisait face, un sourire aux lèvres et les deux mains devant lui.

‑ Je ne te veux pas de mal.

Rémi ne fit pas le moindre geste.

‑ Je t'appelais, tu ne m'entendais pas où tu m'ignorais ? Je suis arrivé hier et j'aimerai savoir... comment ?

Le garçon plissa les yeux. L'homme s'était tourné en plein milieu de sa phrase.

‑ Tu ne veux pas me répondre ?

Rémi s'enfuit en courant. Il courut à travers les charrettes et les habitants, il courut dans les ruelles et les passages étroits pour être sûr de ne pas être suivi, puis il s'arrêta, à bout de souffle entre les murs de deux maisons.

Qu'est-ce qui lui avait pris de fuir ainsi ? Et surtout, qui était cet étranger ? Quelle était cette impression étrange qu'il avait eue en croisant son regard, ce sentiment de méfiance et de sécurité mélangée ? Il souffla, sortit de sa cachette et reprit sa marche dans la ville. Il n'avait pas fait dix mètres qu'il retomba sur ses agresseurs du matin. Les trois adolescents, un de seize ans, un de treize ans et un de douze ans, lui faisaient face.

‑ Toi !

Quelle journée pourrie...

Rémi sortit une nouvelle fois son couteau. Le plus âgé des trois, encouragés par les plus jeunes, se rua sur lui. Soudain, une main s'abattit sur la tête du garçon de seize ans qui coupa court à son élan. L'étranger, essoufflé, venait de s'interposer.

‑ Tu cours vite !

L'homme leva son genou et frappa l'adolescent au ventre. Le garçon ne broncha pas. L'étranger sembla rigoler.

‑ Je n'ai jamais aimé la violence...

Il agrippa le bras de Rémi et se mit à courir. Tiré derrière lui, le garçon n'en croyait pas ses yeux. Cet homme de plus de trente ans semblait prendre son pied. Il tourna dans une rue et arriva dans l'artère principale où il s'arrêta. Il regarda autour de lui, sembla chercher son chemin et, sans lâcher le garçon, continua de marcher dans les rues de la ville. Après de longues minutes, l'étranger poussa la porte d'une auberge.

En voyant Rémi, le gérant lança un regard noir aux nouveaux venus. L'homme qui le tenait dit quelque chose que le garçon ne saisit pas, il fit un signe de main et monta un escalier. Il emmena Rémi dans sa chambre où il ferma la porte à clef.

‑ J'ai fui devant des gosses ! Alors ça, c'est rare. Tu vas bien ? Tu ne devrais pas sortir ton couteau comme ça, tu sais. Enfin, je suppose que tu n'as pas le choix contre certaines personnes.

Le garçon scruta la pièce, l'homme parlait trop. C'était la première fois qu'il entrait dans la chambre d'une auberge, elle était plus moderne que la maison de ses parents, plus lumineuse aussi mais moins meublé, il n'y avait qu'un lit, une table et une commode.

L'homme se posta devant lui. Avec une lueur dans les yeux, il désigna son oreille et articula :

‑ Tu ne m'entends pas, n'est-ce pas ? Tu ne prononces pas un mot et tu n'as même pas réagi à ce que je viens de dire.

Rémi fit un pas en arrière, soudain méfiant. L'étranger hocha la tête.

‑ Je te comprends, tu ne me connais pas, tu aurais préféré que je ne le sache pas. Je suis surpris, tu as l'air de me comprendre parfaitement. Mais tu sais, j'aimerais que tu communiques avec moi. Que dirais-tu de parler en faisant des gestes ?

Le garçon détourna le regard. L'homme le força à le regarder.

‑ Oh, mais tu rougis ! Tu as peur d'être ridicule ?

Rémi donna un coup de pied dans la jambe de l'étranger. L'homme se tint le tibia en rigolant.

‑ C'est ça ! C'est de ça dont je parlais ! Mais la prochaine fois, évite de frapper. Je m'appelle Archibald, Archi, pour les intimes. Et toi ?

« ‑ Rémi. »

‑ Rémi, j'ai bien compris ? Dis-moi, Rémi, qu'est-ce que tu comptes faire, à l'avenir ? Et je ne parle pas de quelques jours où quelques mois, mais d'années. Je sais que tu n'as pas vraiment le choix mais tu ne comptes quand même pas rester dans la rue toute ta vie. Ne pense pas à ce qui est impossible ou non, dis-moi ce que tu aimerais.

Le garçon haussa les épaules et regarda par la fenêtre. Un couple d'oiseaux passa dans le ciel.

« ‑ Partir. »

‑ Hein ? Pas... pardi ?

Rémi fit la moue, il avait vu la légère différence de prononciation sur ses lèvres.

« ‑ Partir ! »

‑ Ah ! Partir, je vois.

L'homme sourit.

‑ Tu restes ici cette nuit. Je demanderais à ce qu'on apporte le dîner dans cette chambre, je ne pense pas que l'aubergiste apprécie que tu manges au milieu des autres et je ne veux pas me faire virer, c'est rare de trouver une auberge de cette qualité. Tu sais lire et écrire ?

Le garçon secoua la tête.

Archibald sortit de la chambre. Rémi aurait pu le suivre. Il aurait même pu partir s'il le voulait, la porte n'était plus fermée à clef et l'escalier juste à côté. Mais il resta dans cette chambre, seul, c'était le luxe pour lui et l'étranger lui avait promis un repas.

Archibald revint quelques minutes plus tard, sans un mot, il posa quelques feuilles sur la table, sortit de l'encre et écrivit une lettre en haut à gauche de la première feuille.

‑ Je vais t'apprendre.

A la fin de la soirée, Rémi put écrire son prénom.

Tout de suite après le dîner, épuisé, le garçon s'endormit sans s'en rendre compte.

Bạn đang đọc truyện trên: Truyen247.Pro