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29 - Infiltration nocturne (3/4)


La lamenoire laissa la décurion à ses occupations et se décida de rejoindre Vaiyn pour savoir si celui-ci avait trouvé la moindre information intéressante, les brasiers maintenant éteints. La plupart des tentes avaient fini en cendres, elle retrouva le siphonneur au pied de l'une des rares encore intact. Méticuleusement, il avait fouillé les possessions de feu son ancien propriétaire, certainement en train de brûler sur le tas de cadavres au centre de la clairière. À sa mine grave, Alessia en déduit que le siphonneur avait fait chou blanc.

— Je ne me serais pas douter que notre escapade se muerait en opération sauvetage, fit Alexander Vaiyn. Tu es certain que ce Taren Lex en vaille la peine ?

— Il est notre meilleure chance de nous débarrasser des Castellans, expliqua Alessia. Varius a dû estimer qu'il était une trop grande menace vis-à-vis de son influence sur la Legio Imperatori depuis la mort du Tribun Maris. Il sera plus facile de négocier avec le præfector si nous lui sauvons la vie.

— Sache que si ton plan échoue, je me rabattrai sur ma tâche initiale. C'est-à-dire exécuter l'état-major Imperati, les Castellans ainsi que les deux magistères si l'occasion se présente.

— Ose te mettre en travers de mon chemin et ce sera ta propre mort que tu rencontreras bien assez tôt, déclara la lamenoire d'une voix glaciale.

Elle le laissa sur ses mots puis fit un rapide tour de la clairière avant de se diriger vers le seul survivant de la compagnie de mercenare. Si elle savait que la torture finirait par porter ses fruits, il faudrait peut-être de nombreuses heures avant que le prisonnier craque et se décide à trahir les siens. Des heures qu'elle ne pouvait se permettre de perdre, la moindre sentinelle du castrum pouvait à tout moment repérer à l'horizon les longues colonnes de fumée en provenance du camp des mercenare. La lamenoire décida d'agir à sa manière et posa sa main sur le crâne du prisonnier évanoui. Après tout, elle avait eut un excellent maître en la matière.

Le mercenarii finit par se réveiller, son ventre en face à face avec l'empyrée. Il l'observa quelques instants en silence, détailla du regard les constellations qu'il arrivait à distinguer entre les amas de nuages vaporeux. Soudain son esprit reprit conscience et se rappela le cours ds évènements. Ils étaient attaqués et les prisonniers avaient réussi à se libérer.

L'homme essaya de se relever, une horrible douleur saisit aussitôt son genou droit. Ça aussi il l'avait oublié. Il se contenta de rester assis, ses ligaments tranchés mais l'hémorragie superficielle. Une blessure pour handicaper pas pour tuer, maugréa-t-il à lui-même. Il était heureux de ne pas avoir été fait prisonnier. Il balaya du regard la clairière, la situation semblait sous contrôle, les brasiers qui avaient subitement recouverts leurs tentes maintenant tous éteints.

— Bordel y a personne pour venir m'aider ? lança-t-il au travers du camps. Vous êtes tous mort, bande de pleutres ?

Aucune réponse. Aux aguets, le mercenarii se mit à ramper au sol, sa dextre refermé sur le manche de sa hache d'armes. Puis tout à coup, il entendit de l'agitation, des bottes dans la terre humide, des corps que l'on traîne au sol. En train de se rapprocher. L'homme leva sa hache prêt à vendre chèrement sa peau. Une silhouette se détacha de derrière l'une des tentes pour se planter juste devant le mercenarii blessé. Taille moyenne, dans la trentaine, barbe et chevelure châtaine épaisses, son faciès rugueux et grêlé des traces de la petite vérole.

— Osgierd c'est toi ? fit le mercenarii à terre. Parmi tous les fils de pute de notre compagnie, je suis content de tomber sur toi. Aide-moi à me relever, mon genou est dans un sale état.

— Du calme, Taric. Je vais te ramener près du feu pour regarder tout ça. Accroche-toi à mon épaule.

L'homme s'abaissa et l'attrapa par les bras pour réussir à mettre debout son frère d'armes. Taric grogna entre ses dents, réussit à se hisser puis se servit d'Osgierd comme d'une béquille.

— Bordel de merde, pourquoi tu n'es pas venu me chercher plus tôt ? maugréa-t-il. J'aurais pu me vider de mon sang si j'étais resté inconscient.

— Désolé, on croyait que tu étais mort, répondit Osgierd. On a dû rassembler les cadavres pour les brûler. Maudits prisonniers, je ne sais pas comment ils ont réussi à se libérer et à se débarrasser de Mauss.

Le mercenarii amena son compagnon blessé jusqu'au feu de camps et l'aida à s'assoir devant celui-ci. Osgierd commença à examiner la blessure de Taric, lui arrachant un nouvel grognement de douleur.

— Fait attention ! glapit-il. Il n'y a pas trop de pertes de notre côté ? Aucun des Imperatiis n'a réussi à s'échapper, rassure-moi ?

— Ils sont tous morts. Quant à nous, nous sommes plus que cinq, six maintenant que je t'ai retrouvé. — Osgierd commença à nettoyer la plaie et sortit des bandages de la besace accrochée à sa ceinture, Taric serrant des dents — Que soit maudit l'autre groupe, c'est toujours à nous de faire le sale boulot et de prendre tous les risques. Pareil pour les pourparlers, on aurait très bien pu tous crever.

— Oui tu l'as dit ! Godric et ses hommes s'en tirent toujours à bon compte ! Une quinzaine de types pour de garder un seul homme. Ce pisse-froid de Varius de Castell aurait dû nous demander de les tuer dès le départ ! Où sont les autres ?

— Ils sont en train de préparer les montures. On ne peut pas courir le risque que les guetteurs envoient une patrouille à cause de l'incendie. Nos relations avec les Imperatiis sont déjà tendus, alors s'ils remarquent que les trois quarts de nos hommes ont mystérieusement disparus et qu'on a brûlé des cadavres. On ferait mieux de rejoindre Godric et ses hommes.

— Alors on doit partir le plus vite possible, acquiesça Taric. Il nous faudra bien tous le reste de la nuit pour rejoindre Weyhon — Osgierd arrêta tout à coup de s'occuper de la blessure et se releva — Attends, tu sais très bien que le commandant nous a interdit de regagner la vallée.

Le mercenarii dégaina le couteau à sa ceinture et poignarda Taric à trois reprises. Le malheureux eut à peine le temps de se débattre, la lame pénétrant son torse, le sang se mit à couler en torrent. L'illusion se dissipa comme le brouillard soufflé par le vent. Osgierd disparu.

Satisfaire, la lamenoire retira sa main de la tête du prisonnier mort. D'un coup de pied, elle balança la chaise dans le brasier funéraire. Trois légionnaires venaient de se rassembler autour d'elle, leurs armes dégainées.

— Qu'avez-vous fait, malheureuse ? Vous avez gâché notre seule chance de retrouver le Præfector Lex ! éructa Caelius tandis que Tricia venait de les rejoindre, avertit par le vacarme.

— Je sais où se trouve Taren Lex, fit Alessia à l'attention de la décurion sans se préoccuper de Caelius et des deux autres légionnaires. Ils l'ont emmené à Weyhon. Moi et Vaiyn allons prendre deux des chevaux des mercenare pour rejoindre au plus vite la vallée. Terminez de nettoyer le camp et rejoignez-nous. D'ici là, je suis sûre que nous aurons réussi à déterminer sa position exacte.


2


Comme escompté, les premières lueurs d'Astalyone commençaient à apparaître dans le ciel tandis qu'une poignée de kilomètres séparait Alessia et Vaiyn du pittoresque village de Weyhon. Le compagnon de la lamenoire s'était montré particulièrement peu loquace et d'humeur morose pendant leur chevauchée. Le siphonneur tout comme elle, était un solitaire dans l'âme et ne devait pas apprécier le fait de devoir suivre un plan qui n'était pas le sien, soupçonnait-elle.

— Je ne pense pas que c'était une bonne idée d'inclure ces foutus Imperatiis dans notre "mission de sauvetage", déclara tout à coup Vaiyn.

— Pourtant c'est toi qui m'a exhorté de les libérer, rétorqua Alessia d'un haussement d'épaule. Ils n'auraient jamais accepté d'être mis à l'écart et je n'avais pas le temps de les convaincre. Nous allons devoir faire avec.

Ils quittèrent pour de bon les vallons sylvestres pour gagner la longue plaine recouverte d'exploitations agricoles et de pâturages qui s'étendait autour du hameau perdu dans les Terres Sauvages. Ils entamèrent ainsi la dernière partie de leur chevauchée au grand galop. Une dizaine de minutes suffirent à leurs chevaux pour les amener à l'entrée du village où se trouvait la plupart des masures bâties de parts et d'autres de la piste. La lamenoire n'était pas revenu en ces lieux depuis son retour parmi les Foudres de guerre, rapidement rapatrié au Fort du Croc d'un ordre direct d'Harbard.

— Toi qui connais mieux Weyhon que moi, lança Alessia alors qu'ils remontaient tranquillement l'allée silencieuse. Par où devrions-nous commencer à chercher ?

— Tu es déjà à court d'idée pour te reposer sur mon jugement ? se permit-il de la narguer.

— Ne me fait pas regretter de ne pas avoir laissé le Korval te dévorer au pied des Jumeaux.

— Vu que nous avons rapatrié de force un bon tiers des habitants pour s'occuper des tâches subalternes au fort, de nombreuses maisons doivent être inoccupées à l'heure actuelle. C'est ici que je me cacherais si j'étais eux. Mais pas une habitation du centre, plutôt une ferme à l'écart doté d'une grange assez grande au cas où les Imperatiis décideraient de se rendre au village.

— Cela fait beaucoup de bâtiments à fouiller. Sur la route, j'ai repéré au moins une demie-dizaine de ferme qui pourrait correspondre à cette description. Nous n'aurons pas le luxe de les visiter une par une, les mercenare risqueraient de nous repérer et de prendre la fuite.

— J'imagine que ce fouille merde d'Alec doit bien savoir où ils se sont installés, si ce n'est pas lui qui leur a indiqué directement l'endroit le plus propice.

En compagnie de Vaiyn, Alessia remonta la voie en forme y pour atteindre la modeste place du village ainsi que la maison du chef du village qui s'y trouvait. Les quelques informations qu'elle disposait à l'égard d'Alec ne provenaient que des souvenirs d'Alessia. Si lors de sa rencontre avec les Lames de Castell, il avait preuve de loyauté envers les Foudres de guerre, la lamenoire ne doutait pas un seul instant qu'il eu changé de camps maintenant que le rapport de force ne penchait plus du côté de la bande de brigands.

Vaiyn s'avança devant la maison à colombages, quasiment l'une des seules à disposer d'un étage à part entière. Il passa sous le préau et toqua plusieurs fois contre la porte verrouillée. Alessia se contenta de rester en arrière et observa le siphonneur prendre les initiatives. Quelques instants passèrent puis des bruits de pas se pressèrent en direction de l'entrée de la demeure. La porte s'entrouvrit et une voix féminine émergea derrière le battant.

— Bonté divine, il est tôt ! J'espère que c'est important pour oser nous déranger à une heure pareil !

Vaiyn passa aussitôt son pied en travers de la chambranle et poussa d'un coup brutal contre la porte afin de la forcer à s'ouvrir. La femme poussa un cri de surprise, la chaîne arrachée de l'entrebâilleur, et tituba en arrière. Le siphonneur fit un pas et passa le seuil, la lamenoire sur ses talons.

— Vous nous aviez promis de nous laisser tranquille si nous vous laissions vous installer dans le village, réussit à glapir la femme avant de réussir à se relever.

— Rester tranquille et tout se passera bien, énonça Vaiyn en présentant ses mains vides. Nous voulons juste parler à Alec. 

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