
Le début
Rue de Saint-Martin, Immeuble A3, deuxième étage, Porte 89. Appartement de Claire Corinne, Jeune femme de 23 ans.
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J'étais allongée, à moitié endormie sur mon canapé, quand une sonnerie de téléphone me sortie de mon état léthargique.
Je me leva lentement, mes muscles me faisait souffrir le martyre, et je posa la main sur le téléphone accroché dans le couloir de entrée, me prenant les pieds dans les frange du tapis.
Je répondis d'une voix fatiguée, essoufflée, comme si je venais de rentrer du travail.
— Allô? C'est qui?
Un court silence. Comme si la personne prenait en compte l'état de ma voix.
— Claire? Est ce que–
— Sophie ?
Sophie est ma meilleure amie. Rencontrée dans un bar alors que j'étais au fond du trou, buvant plus que de raison, on s'était retrouvée dans les même galères et on decida de rester en contact. Depuis, on s'est plus lâchée d'une semelle. Elle aime les bandes dessinées et adore les chiots.
— Ça va? Dis-je, hésitante et surprise qu'elle m'appelle à cette heure-ci.
— Très bien et toi? Répondit-elle d'une petite voix inquiète.
-Bien.
Je ne voulais pas l'inquiéter, bien sûr, mais je n'allais pas bien. Ça s'entendait à des kilomètres. Malgré cela, j'ai essayé de me l'a jouer tranquille.
Un long silence à l'autre bout de la ligne. Me rendant compte de ma gaffe, je dis encore une fois, d'une voix plus joyeuse, plus énergique, qui me coûtait énormément;
— Je veux dire, Très bien!
—Que se passe-t-il?
Je lâcha un lourd soupir, et essaya de mettre de l'ordre dans mes pensées.
—J'ai eu ma mère au téléphone, ce matin. Pas que je me sens mal ou qu'elle me dérange en appelant, ça lui fait un échappatoire. Mais qu'elle ne me blâme pas, pour tout l'amour du ciel! Ça a vachement alourdi ma journée, je te le dit.
— Elle t'as blâmée sur quoi?
— Ce foutu accident, d'il y a 6 ans plus tôt.
J'étais en balade avec mon petit ami du moment, Mike—un enfoiré des plus grands—et on s'était pas mal bourrés la gueule. Je conduisais vers un petit restaurant où on pourrait manger et desaouler tranquillement, tout les deux assis dans la vielle voiture noire de mon père. J'avais trouvé rapidement un petit coin servant des tacos, dans un recoin miteux près de chez moi.
On était descendu, entré à l'intérieur et pris nos commande quand, complètement inattendu, mon père entre à l'intérieur du restaurant, surpris de nous trouver là.
Dans ses yeux, une flamme de rage inexpliquée s'alluma, et il me pris par le bras. Me tirant de force à la voiture, je me débattais de toute mes force, Mike ne bougeant pas un orteil pour m'aider.
Quand je vous disait qu'il était un enfoiré des plus grand. Vous allez voir, ça continue à empirer.
Me jetant sur la banquette, mon père, claquant la porte sur moi, fit demi-tour pour aller parler a Mike.
Quand celui-là dressa la tête pour le regarder d'un air hautain—il me faisait perdre tout mes moyens dès qu'il me regardait comme ça—il reçu un poing direct, sur le nez.
Mon père, sans dire un mot dans tout cela, refit demi-tour et se dirigea vers la voiture.
Il traversait la route—J'avais garée la voiture dans l'autre côté—quand une moto passa juste devant lui, trop près pour que ce ne soit pas fait exprès.
Il murmurait quelque chose tandis qu'il s'assit sur le siège de devant. Il se tourna vers moi et me donna un regard si doux que j'avais l'impression de recevoir des caresses.
Il me demanda, de sa voix lourde et fatiguée, joliment grave malgré cela, si il m'avait fait mal.
Je le regardai avec une peur incompréhensible. Secouant la tête, il démarra le moteur et sorti du stationnement.
Quelque secondes plus tard, on pouvais entendre une moto derrière nous, rattrapant la distance entre nous.
Le mec portait un casque, alors on ne pouvait pas voir son visage. Il criait quelque chose vers mon père, qui criait aussi. Mais la peur me rendais sourde à tout ce qui se disait, et je restai, roulée en boule et pleurant silenciement.
Ensuite, j'ai entendue un coup. Le mec essayait de frapper mon père à travers la fenêtre do la voiture.
Il lui donna un coup visiblement si fort que mon père s'évanouit au volant, roulant dans une rue rapidement vers un cul-de-sac. Avant l'impact, tout ce que j'avais pressenti était de la peine.
Comme quand je venais de perdre mon nounours en peluche rose, il y a 10 ans déjà.
Pas de peur, pas de tristesse, pas de panique, ni de rage. Juste de la peine.
Car je savais comment ça allait finir.
La voix de Sophie interrompit mes pensées morbides, toute douce et légère.
— Ça n'était pas ta faute. Ça, tu le sais. Ce n'est pas du droit de ta mère de te blâmer pour chacun de ses problèmes. Tiens, tu viens avec moi boire un café? Dis oui, s'il te plaît!
Je souris, pour la première fois de la journée. Je soupira, amusée, et acquiesça.
— D'accord. On se retrouve là bas?
— O.K.! Je te vois là bas!
Fin du premier chapitre.
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