
CHAPITRE 6
J'avance lentement vers le fond de la classe, pour me rendre à la table de " Mr. Berlyn ". Je ne sais pas si vous sentez que je suis dégouté. Vous le sentez ? Parce que je suis vraiment, vraiment, vraiment dégoûté ! J'en ai marre de ce mec ! Je ne pensais pas le revoir aussi tôt !
" En même temps Boby, t'aurais dû te douter qu'il était au lycée ... Il a pas la tête d'un gars de quarante-cinq piges. "
Ce n'est pas faux. J'aurais pu être plus maligne. Mais maintenant que j'y suis ... Je vais m'assoir près de blondinet et j'essaye de faire abstraction de son sourire qui m'agace tant ! J'essaye même d'écouter le cours ! Mais quand le garçon à votre gauche vous fixes pendant quinze minutes, vous craquez vite.
- Quoi ?! Pourquoi tu me fixe ?!, dis-je soudain en me tournant vers lui.
- Rien, ne t'énerve pas petit cœur ! J'étais juste en train de t'imaginer nue. Parce que déjà que quand tu es habillé, tu es bonne, mais alors nue !
Je n'ai pas pu me retenir, la baffe est partie toute seule. En même temps, qui n'a pas envie de foutre une baffe à un gars qui vient de vous avouez qu'il vous imagines nue ! Mrs. Yeardley, qui avait vue toute la scène, se contente d'aller ouvrir la porte de la classe et de montrer du doigt le couloir.
- McKenzie et Berlyn : dehors. Tout de suite.
Je prend rapidement mes affaires et je sors du cours sous le regards lourd de reproche de mon professeur d'économie. Blondinet sort après moi, en riant évidement. Je ne prend même pas la peine d'aller en permanence : je vais directement dans la cour et je vais m'assoir sur un banc. Blondinet s'avance vers moi, le sourire aux lèvres.
- Merci de m'avoir fait sortir de ce cours, je m'ennuyais !, me lance t-il avant de se diriger vers la sortie du lycée.
Je me lève brusquement, plus énervée que jamais.
- T'avais tout prévu ?!, criais-je alors qu'il s'éloignait de plus en plus.
Il se contente de lever la main pour me faire un signe. Ok, il avait tout prévu.
- Sale con ! Toi si je te revois je jure devant dieu que je te botte le cul !, criais-je avant de prendre mon sac et de me diriger vers le terrain de sport. Je suis vraiment en colère. Vraiment ! J'ai une mission à accomplir dans ce foutu lycée mais si je me fais virer de cours le premier jour, ça va être compliquer !
Une fois sur la terrain de sport, je vais m'assoir dans les gradins et je prend quelques minutes pour réfléchir à un plan pour retrouver ce vampire à la con. Déjà, il faut que je renoue les amitiés perdues ... Je sais exactement par qui je vais commencer. Mais elle doit être en cours alors il faut que j'attende la sonnerie. Renouer des liens avec mes anciens amis va me permettre de connaître tous les petits nouveaux de cette école déjà d'une part, et d'ensuite dresser une liste des personnes que je peux d'office exclure. Mais pour le moment, je ne dois exclure aucune possibilité. Le vampire que je cherche peut être aussi bien une fille qu'un garçon, un nouveau qu'un ancien et en première qu'en dernière année. La seule chose que je sais vraiment, c'est que ce n'est pas un adulte. Il a entre " quinze et dix-huit ans ", c'est sûr. Je parcours le terrain de sport du regard, en soupirant. Ah ce terrain. Toute mon enfance. Mon père nous amenait souvent ici Brody et moi parce que Brody s'entraînait pour entrer dans l'équipe de football du lycée ( NDA : normalement, les américains appellent ça le soccer 😊 mais ça fait chelou de dire " équipe de soccer " je trouve ^^ donc on va rester sur le football 😊 ). Aujourd'hui, assise dans les gradins, j'essaye d'imaginer Brody et mon père, sur ce terrain, au milieu de l'herbe sauvagement arrachée par les joueurs lorsqu'ils courent, des lignes blanche qui s'effacent presque, des balles que Brody lance à l'aveuglette, de ce garçon taché de sang.
Attendez, quoi ?! Je me redresse immédiatement et je fronce les sourcils. Il y a un garçons qui marche rapidement au milieu du terrain. Ce garçon est en sang. Mais le plus bizarre, c'est qu'il n'a pas l'air blesser. Ce n'est pas son sang. Le sang est parsemé sur sa chemise en jean et sur son t-shirt blanc. Je ne vois pas son visage mais la veste en cuire marron qu'il tient dans sa main gauche m'a suffit pour le reconnaître : Alex. Moi qui le trouvait intriguant et intéressant ... Comme par hasard, je le vois passer sur un terrain, les fringues tâches un sang qui n'a pas l'air d'être le sien. Je soupire et je sors rapidement mon portable. Je compose le numéro de Lexi.
BIIIP ... BIIIP ... BII ...
Lexi * reniflant * : Allô ?!
Boby * inquiète * : Lexi ? Ça va pas ?
Lexi : Ah Boby, c'est toi. Si, si chérie, ça va t'inquiète pas .
Boby : T'es sûre ?
Lexi : Oui chérie, t'en fais pas. Pourquoi tu m'appelles, il y a un problème ?
Je soupire en levant les yeux au ciel. Parfois, sa manie de changer de sujet et de faire comme si tout allait bien m'agace.
Boby : Je crois que j'ai une piste pour le vampire. Si t'es d'attaque, j'aimerais que tu me fasse quelques recherches sur un mec que je suspecte.
Lexi : C'est parfait ! Évidement que je suis d'attaque. C'est qui ce mec ?
Boby : Il s'appelle Alex. Alex Baker. Il doit être arriver à Springfield durant notre période de chasse intensive parce que je ne l'ai jamais vu et son prénom ainsi que son nom de famille ne me disent absolument rien.
Lexi : Moi non plus, ça ne me dit rien du tout. Je commence les recherches immédiatement. En attendant, essaye de garder un œil sur lui. Et pense à en apprendre plus sur son cas aussi. Comme ça, ce soir, on réunit tout. D'ailleurs, tu termines à quelle heure ?
Je sors mon emploi du temps de mon sac pour regarder mes horaires.
Boby : Je termine à 15 h 00.
Lexi : Bien. Tu rentres direct à l'appartement pour poser ton sac de cours et venir me chercher parce que je te rappelle que nous allons faire du shopping !
Boby * soupirant * : J'ai pas oublier t'inquiète ... Bon, je dois te laisser, ça va bientôt sonner et je dois aller voir quelques vieilles connaissances pour ... Enfin tu vois ...
Lexi : Bonne chance chérie. Ne te décourage pas, reste forte.
Je souris et je raccroche avant de ranger mon téléphone dans mon sac. La sonnerie annonçant la première recréation retenti pile à ce moment et je me lève pour rejoindre la cour. Évidement, les élèves me fixent encore et toujours, se demandant sûrement ce que je fabrique dans leur cher lycée adoré. " C'est pitoyable. ", pensais-je en sortant du lycée. Oui, je sors du lycée. Simplement parce que fumer dans le lycée est interdit et que j'ai vraiment besoin d'une clope. En vérité, je m'en fou de désobéir aux règles. Mais je trouve que j'en ai assez fait pour aujourd'hui. Si je ne veux pas que ma mission soit bâclée, il faut que je fasse un minimum profil bas, même si ça va être super compliquer ...
Je me dirige directement vers ma voiture. Je m'adosse à la portière conducteur et je sors une cigarette de mon sac. Je l'allume tout en observant les élèves. En vérité, je cherche quelqu'un. La personne que je cherche va sûrement pouvoir me donner des infos sur Baker. Mais c'est aussi une personne qui compte énormément pour moi. Je cherche du regard cette personne qui a été présenté pour moi de A à Z et que j'ai lâchement abandonner. Je fini par laisser tomber parce que je ne l'ai pas vu sur le parking. Elle doit être à l'intérieur du lycée. Je soupire en me disant que je serais sûrement dans un cours avec elle. En fait je l'espérais. Je fini lentement ma cigarette que je laisse ensuite tomber au sol et que j'écrase avec ma botte.
Et puis je la vois. Oui, je la vois. Cette fille qui a changer mon existence et que j'aime plus que tout. Celle que j'ai laisser tomber alors qu'elle ne l'aurait jamais fait. Elle n'aurait pas oser. Et moi je l'ai laisser. Elle a dû avoir besoin de moi toutes ses années. Elle a dû m'appeler. Mais moi, je n'ai même pas essayer de lui envoyer un mail. D'un coup, je me sens affreusement honteuse d'aller lui parler. J'ai peur en vérité. J'ai vraiment peur. Mais j'ai besoin qu'elle me pardonne. C'est peut-être égoïste mais si elle ne me pardonne pas, je ne sais pas comment je vais devenir. Vivre pendant trois ans en sachant qu'elle m'en voulait à mort à déjà été compliquer. Il faut que je l'affronte.
Je prend une grande inspiration et je me dirige vers elle. Elle est avec deux autres personnes que je connais simplement de vue. Une fois que je suis derrière elle, je me racle proprement la gorge pour qu'elle puisse me remarquer. Elle se retourne lentement. Elle souriait. J'ai bien dis " souriait ". Son sourire s'est immédiatement évaporé quand elle m'a vu. Moi : je suis si heureuse de la revoir. Elle est toujours aussi belle. Ses cheveux chocolats, ses beaux et grands yeux bleus-verts, son sourire communicatif, son mignon petit nez. Elle m'a manquer, c'est sûr.
- Salut Mady, dis-je timidement en souriant.
- Alors c'est vrai ce que l'on raconte ? T'es vraiment revenue ?, lança t-elle froidement.
Le ton cassant qu'elle emploie me brise le cœur. Si j'avais pu faire autrement, si j'avais pu lui dire la vérité ...
- Madyson, il faut qu'on parle.
- J'ai rien à te dire Boby.
- S'il te plait, insistais-je fermement.
Elle me fixe un instant avant de soupirer et de faire signe à ses amis qu'elle s'absente deux minutes. Mady et moi on se dirige vers ma voiture. Lorsqu'elle comprend que c'est la mienne, elle ouvre de grand yeux étonnés mais elle ne commente pas.
- Alors ? De quoi voulais-tu me parler ?, me demanda t-elle en reportant son attention sur moi.
Je suis stressée et je ne sais pas quoi dire. Je m'adosse à la portière passager de l'arrière de la voiture et j'attendais que Mady fasse la même chose mais apparemment, elle a préféré rester debout face à la voiture, un peu sur ma gauche. Je sors une autre cigarette de mon sac et je l'allume.
- Depuis quand tu fumes ?, me demande finalement Mady.
- Ça fait deux ans, répondis-je simplement en soufflant.
Un silence s'installe. Je ne sais pas comment m'excuser. Il n'y a pas de mots pour justifier mon comportement absurde et je m'en rend compte maintenant que je suis devant Mady. En fait, je me rend comte à quel point j'ai dû la décevoir. À quel point elle a dû me détester. À quel point elle me déteste ... Oui, Madyson Doyce, ma meilleure amie depuis le berceau me déteste sûrement à l'heure qu'il est.
" Qu'attends-tu pour lui demander abrutie ?! "
Cette idée n'est pas bête. De toute façon, il faut bien commencer par quelque chose.
- Tu me déteste, pas vrai ?, demandais-je directement.
Elle soupire en s'adossant elle aussi à la voiture, près de moi.
- Je ne pourrais jamais te détester Boby.
Une lueur d'espoir apparaît dans mes yeux quand je les plonge dans ceux de ma meilleure amie.
- Mais je ne suis pas sûre de pouvoir pardonner ce que tu as fait, rajouta t-elle calmement.
Je baisse honteusement la tête, ne sachant quoi répondre. Il n'y a rien à dire.
- J'avais besoin de toi Boby, continua t-elle. Toi, tu as perdue tes parents et ton frère. Moi, j'ai perdue deux personnes que je considérais comme mes deuxième parents, le garçon dont j'étais secrètement amoureuse et ma meilleure amie.
Je ne répond rien et je n'ose même pas la regarder. J'ai tout de même laisser mon fin sourire apparaître sur mon visage. Elle a dit " secrètement amoureuse " mais je savais déjà depuis belle lurette qu'elle aimait Brody. Bien avant qu'elle me le dise. Elle n'était pas discrète, et mon frère non plus ! Mady me la réellement avouer une journée après la mort de Brody. Mais elle considère toujours que c'est secret parce que je suis la seule à le savoir. Brody avait dix-sept ans à cette époque, c'est vrai. Certains vont trouver ça malsain : un jeune homme de dix-sept ans qui éprouvait des sentiments pour la meilleure amie de sa sœur qui en avait quatorze. Moi, je ne trouve rien de malsain là-dedans. Laissez moi vous demandez une chose : combien d'années de différence ont vos parents ? Évidement, certains vont dire " ils ont le même âge ! " juste pour se la jouer et pour montrer que l'amour que portait Brody à Mady et vice-versa était vraiment malsain. D'autres vont donnez des nombres qui prouveront que leur amour n'étaient en aucun cas malsain. C'est vrai : pourquoi ça serait malsain pour Brody et Mady et pas pour vos parents ?! Je m'éloigne un peu, c'est vrai, mais je voulais vous montrez à quel point l'amour qu'ils se portaient mutuellement était beau et sincère. C'est vraiment dommage qu'aucun des deux ne l'ai dit à l'autre. Ils auraient former un couple parfait.
- Pourquoi tu es partie Boby ?, me demande Mady qui me fait revenir à la réalité.
- J'avais besoin de partir Mady, j'avais besoin de m'éloigner de cette ville parce que ... C'était trop dur de rester ici ...
Elle hoche la tête et elle se redresse pour se placer devant moi.
- Je reformule ma question dans ce cas : pourquoi tu n'as donner aucune nouvelle ?
Je baisse une nouvelle fois la tête pour ne pas affronter son regard pleins de reproches et de déceptions.
- Je me suis inquiéter Boby !, continua t-elle. J'ai cru que le tueur avait fini par t'attraper et que tu le fuyais ou pire ...
Elle avale difficilement sa salive, sûrement en se remémorant ce qu'elle avait pu imaginer quand elle a remarquer que je n'étais plus en ville.
- Je suis désolée Mady ..., chuchotais-je sans relever la tête.
- C'est tout ? Tu vas seulement me dire que tu es désolée ?!, s'énerva Mady. Tu ne va même pas me dire pourquoi tu n'as donner aucun signe de vie ?!
- Je ne peux rien te dire ... Je suis désolée.
Elle ricane, sûrement de frustration. Son rire n'avait rien de sincère. Il était plus colérique qu'autre chose.
- Tu sais quoi ?! Ne me dit rien, j'en ai rien à foutre de toute façon. Tu n'as pas donner de nouvelle de toi pendant trois ans ? Tu n'en aura aucune de moi durant le reste de ta putain de vie. Oublie moi Boby. Ça ne devrait pas être difficile, tu l'as bien fait jusque là.
Sans me laisser le temps de répondre, elle tourne les talons et elle retourne voir ses amis. Je suis sous le choque. Je lève lentement la tête après son départ. Je n'arrive pas à regarder autre chose qu'elle. Aucun son ne veut sortir de ma bouche. Je suis comme paralyser. Voilà. C'est bon. J'ai tout fait foirer, comme d'habitude. Je suis la fille la plus débile de tout l'état du Massachusetts.
La sonnerie retenti soudain. Merde. Il manquait plus que ça ! Je soupire et j'écrase ma cigarette avec la botte. Je prend la direction de l'entrée du lycée, sans quitter Mady des yeux.
- Arrêtes de la dévorer des yeux s'te plait. C'est perturbant, me dit soudain une voix près de moi que je reconnaîtrais à présent entre mille.
Je sais qu'il parle de Mady. J'avoue que je la fixe légèrement beaucoup ... Mais ça m'agace que se soit blondinet qui m'en fasse la remarque.
- Berlyn ..., soufflais-je en levant les yeux au ciel. Je ne la dévore pas des yeux, je la regarde. Et c'est ma meilleure amie, ne te fais pas d'idées.
- Alors déjà, vu ce qui vient de se passer, je ne pense pas que se soit toujours ta meilleure amie, et ensuite, je ne me faisais aucune idée. Impossible que tu sois lesbienne, j'ai vu comment tu me matais, dit-il en ricanant.
J'aurais pu relever sa dernière phrase complètement absurde. Je ne le mate pas !
" Ouais, c'est ça Boby ... On te crois tous ! "
Le soucis, c'est que sa première constation m'a vraiment énerver.
- Tu nous espionnais ?!, m'exclamais-je en arrêtant de marcher.
- Rectification petit cœur : je suis passer pile au moment où elle t'a demander de l'oublier. Mais t'étais tellement concentrer sur le paysage à tes pieds que tu ne m'a pas vu.
Je lève les yeux au ciel et je me remet à marcher.
- T'as quoi comme cours ?, me demande soudain blondinet.
- Pourquoi ça t'intéresse ?
- Ça m'intéresse parce que si nous partageons le même cours, je voudrais m'assoir à côté de toi. Comme ça, si je m'ennuie, non seulement je pourrais t'embêter, mais en plus si j'ai envie de me faire virer du cours, j'aurais juste à t'énerver !
- T'es vraiment un con.
- On me le dit souvent !
Nous continuâmes à marcher, côte à côte, zigzaguant entre les élèves.
- Non, sérieux, t'as quoi comme cours ?, re-tente Berlyn.
Je soupire et je sors rapidement mon emploi du temps.
- J'ai anglais.
- Avec qui ?
Je regarde une nouvelle fois mon emploi du temps et je soupire en lisant le nom du professeur.
- Oh non pas elle ..., murmurais-je.
- De qui ?
- Cette saloperie de Mrs. Benett ...
Un grand sourire s'affiche sur le visage de blondinet.
- Pourquoi tu souris bêtement ?!, m'exclamais-je.
- J'ai anglais moi aussi.
- Oh non, tu déconnes là ...
- Devines qui est ma prof d'anglais !
- Je suis maudite !, dis-je en levant les bras au ciel.
Blondinet se met à rire alors qu'on presse le pas pour se rendre à la salle de Mrs. Benett. Ah celle-là ! Mon père et elle ne se sont jamais entendu. La vérité c'est qu'elle ne s'entendait ni avec lui, ni avec ma mère. Quand mes parents sont morts, cette conne m'a envoyé un courrier. " Toutes mes condoléances, Johakim et Janett étaient des gens biens. ", avait-elle écrit. J'avais déchirer la lettre et je lui est renvoyer les petits morceaux dans une boîte avec un petit mot : " Tes condoléances tu peux te les mettre là où je pense pétasse. Affectueusement. Boby. ".
Son courrier était limite déplacé. Elle avait passer l'année à leur cracher des insultes à la figure, à essayer de faire virer mon père, à raconter des ragots sur ma mère et quand ils meurent assasinés, elle fait comme si c'était une vieille amie de la famille ?! Faut pas pousser mémé dans les orties.
" Surtout quand elle a pas de culotte ! "
Je roule des yeux. Ma conscience est si puérile ... Bref ! Pour en revenir à Mrs. Benett : c'est une vrai conasse. Et très honnêtement, je ne compte pas me comporter comme une élève modèle dans son cours.
Quand blondinet et moi arrivons devant la porte, elle est déjà fermer. En plus on est en retard. Génial ... Berlyn toque énergiquement et lorsque nous entendons la voix insupportable de Benett nous indiquant d'entrer, blondinet ouvre la porte.
- Mr. Berlyn !, s'exclama " sévèrement " Benett. Toujours en retard !
Je parcours la classe des yeux et j'aperçois Mady assise au fond de la classe. Elle me regarde en fronçant les sourcils. Je détourne rapidement les yeux d'elle pour me re-concentrer sur la chose qui est sensé être le professeur d'anglais.
- Et cette fois vous êtes accompagné d'une légende dans cette ville ! La grande Boby McKenzie !, s'exclama Benett d'un ton moqueur.
Je lui souris hypocritement et je m'avance lentement vers elle.
- Oui, je suis une légende ici ! Mais je partage la scène avec une autre légende : Marta la batata ! Vous la connaissez ? Il paraît qu'elle est prof d'anglais dans un lycée.
La classe - et même blondinet - commence à pouffer alors que Benett devient rouge de colère. J'ai même aperçu Mady sourire.
- Allez vous assoir au fond tous les deux, déclara sèchement Benett. Et Boby, vous viendrez me voir à la fin du cours.
- C'est ça, rêve pas trop la vieille, marmonnais-je en me dirigeant vers les tables du fond.
Blondinet et moi nous installons à la table juste derrière celle de Mady. Je sors un bloc-note et un stylo; même si je sais pertinemment que je ne copierais rien du tout.
- Boby, hein ?, murmura mon voisin de table en souriant.
- Pardon ?
- Tu t'appelle Boby ! Alors celle-là je ne m'y attendait pas du tout.
- T'as un problème avec mon prénom ?, demandais-je méchamment en fronçant les sourcils.
Il tourne la tête vers moi et plonge ses beaux yeux bleus dans les miens. Il me sourit avant de répondre :
- Absolument aucun. Ton prénom te va parfaitement bien.
Il détourne la tête pour se re-concentrer sur le cours. Vous allez rire, mais cette phrase m'a perturber. Oui, ça m'a perturber. En fait, son attitude quand il a prononcer cette phrase m'a perturber : il m'a sourit. Mais pas son habituel sourit malicieux. Un vrai sourire. Un beau sourire. Non pas que son sourire insupportable ne soit pas beau ! Simplement, il est encore plus beau lorsqu'il sourit naturellement.
" Woh Boby , tu fais quoi là ?! Ce mec n'a pas arrêter de t'énerver depuis que tu le connais et toi tu prends le temps de le trouver mignon ?! À croire que je ne t'ai rien appris, c'est décevant. "
C'est vrai que ce garçon, malgré les rares fois où je l'ai croiser, m'a souvent gâcher ma journée ! Mais apparemment, en Amérique, les plus beaux garçons sont aussi les plus cons ...
Je repense soudain au fait que je ne connais même pas le prénom de ce mec assis près de moi. Je me tourne subitement vers lui.
- Berlyn, c'est quoi ton prénom ?
Il se met à rire doucement, sans quitter Mrs. Benett du regard.
- T'as pas besoin de connaître mon prénom petit cœur. Ça n'est pas important.
- Si, ça l'ai. Le prénom est utilisé pour désigner une personne spécifiquement. Il est en quelque sorte une partie de notre personnalité. Une partie de nous.
- Considère qu'il te manque une partie de moi alors, répondit-il simplement.
Cela me fit rire. Simplement parce que j'aurais répondu exactement la même chose. Mon rire attire d'ailleurs l'attention de cette chère Hayley - je ne l'avais même pas remarquer ! - qui ne se prive pas de me lancer un regard plus noir que l'horrible jupe de Mrs. Benett. Ce regard m'indique que Hayley a mis le grappin sur Berlyn et qu'il est apparemment son jouet personnel du mois. J'affiche mon sourire le plus hypocrite à Hayley; et elle me répond par un sourire identique avant de se retourner vers le tableau.
|~*~|
Le reste du cours se passe plutôt bien, malgré les regards mauvais auxquels j'ai eu le droit de la part de cette chère Mrs. Benett et de cette conasse de Hayley. Je ne m'en préoccupait pas vraiment. Je pensais à autre chose. À quelqu'un en fait : Alex. Si Alex est bien le vampire que je cherche, il faut que je le neutralise assez rapidement. Les vampires sont des créatures imprévisibles. Un vampire tue quand ça lui chante. Les derniers meurtres nous le prouves : ils sont vraiment très éloignés des premiers meurtres, c'est-à-dire, du massacre de ma famille il y a trois ans. Springfield a été une ville " paisible " penser trois années et d'un seul coup : vague de meurtre. Neuf personnes sont déjà morte, juste la semaine dernière. Encore une victime de plus et la population va être paniquée ! Pire que maintenant. La cloche qui sonne, annonçant la fin du cours me ramène à la réalité. Je range tranquillement mes affaires, prête à affronter la grosse Mr. Benett. J'allais me diriger vers son bureau mais la sonnerie de mon portable m'interrompt. J'ai reçu un message.
Lexi 🐷🔫 : Appelle moi immédiatement. J'ai découvert un truc de fou.
Alertée par le message de ma tante, je sors immédiatement de la salle, en ignorant les cris de ma professeur d'anglais. Je me dirige vers la sortie du lycée et je fonce directement vers ma voiture. Je m'assoie sur le siège conducteur et je prend mon téléphone. Je préfère téléphoner dans ma voiture, à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Je compose le numéro de Lexi qui répond à la deuxième sonnerie.
Boby : Raconte, t'as trouvé quoi ?
Lexi : Ouh Boby, j'ai trouvé pleins de trucs regroupés autour d'une personne : Alexandre Baker. Il a dix-sept ans et il est né à Hoover dans l'Alabama. Ville où il habitait encore il y a trois mois.
Boby : Pourquoi il est à Springfield aujourd'hui ?
Lexi : Il s'est fait virer de son lycée pour violence sur un enseignant. D'après son dossier, il l'a littéralement frapper jusqu'au sang et son professeur était dans un salle état. Fort heureusement ( ou pas d'ailleurs ) , il n'a pas porter plainte, jugeant qu'Alexandre n'était pas conscient de ses gestes. En revanche, sa famille d'accueille n'était pas de cet avis et ils n'ont pas voulu le garder. Du coup, il a dû changer complètement de ville et même d'état pour s'en trouver une autre. D'où le fait qu'il soit à Springfield.
Boby : Attend, attend : sa famille d'accueille ?!
Lexi : C'est là que ça devient intéressant ! Alex passe de famille en famille depuis deux ans. Il n'a aucune famille qui peut le prendre en charge jusqu'à ses dix-huit ans et ses parents, Nelson et Meredith-Ann Baker, sont décédés. Et devine comment ils sont morts ?!
Je crois que j'ai totalement deviner comment ils sont morts.
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