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CHAPITRE 1

Je suis dans mon lit, les écouteurs sur les oreilles, tout mon corps entièrement recouvert par mon épaisse couette. Le volume de la musique n'étant pas très élevé, j'entend un vase se casser au rez-de-chaussé. Je retire immédiatement mes écouteurs et je m'arrête de bouger en attendant un autre bruit. Les escaliers grincent, ce qui m'indique qu'une personne montent les marches. J'entend la porte de la chambre de mes parents s'ouvrir, et après, tout devient flou. J'entend des cris, ceux de mes parents, ceux de Brody. Je me cache sous mon lit et je place mes mains sur mes oreilles pour ne plus entendre les cris insupportables. Je respire mal. Et cela empire lorsque la porte de ma chambre s'ouvre. Je vois de grands pieds marchés vers mon lit. Une larme coule le long de ma joue. Les pas s'arrêtent juste devant mon lit. J'essaye de retenir ma respiration. Et d'un coup, les pieds disparaissent. Je laisse échapper un soupir de soulagement en fermant les yeux. Quand je les rouvres, je pousse un cri d'horreur. Je me trouve face à deux grands yeux rouges.

Je me réveille en sursaut et en sueur, évidement. Chaque nuit depuis trois ans, je fais ce rêve. Ce fameux rêve qui décrit cette fameuse nuit qui a changé ma vie. Cette fameuse nuit où mes parents et mon frère Brody ont été assassinés. Je soupire, soulagée d'être réveiller et je regarde l'heure sur mon iPhone : il est 3 h 48 du matin. Je me lève lentement, je prend un cardigan, un billet de cinq dollars et j'ouvre doucement la porte de la chambre pour éviter de réveiller Lexi. Je la referme aussi discrètement que je l'ai ouverte. Je suis directement confronter à la nuit froide. À cause du vent, quelques mèches de mes cheveux ondulés se répartissent sur mon visage alors que je descend les escaliers pour aller dans cette boutique face à l'hôtel. Parce que, au cas où vous n'auriez pas compris, je suis actuellement dans un hôtel miteux à St Paul, dans le Minnesota. Lexi et moi sommes ici depuis une semaine déjà. Nous étions sur la trace d'un dieu païen qui s'amusait à capturer des jeunes filles de mon âge. Il les coupaient en morceaux alors qu'elles étaient encore conscientes et il les mangeaient. Charmant n'est-ce pas ? On s'habitue à force. De toute manière, il ne pourra plus faire de mal puisque nous l'avons neutraliser il y a quatre heures. Mais nous avons quand même décider de rester dormir à l'hôtel et de reprendre la route plus tard.

Je me rend donc dans cette fameuse boutique qui est ouverte jusqu'à 4 h 30 du matin. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. J'ouvre la porte et la petite clochette retentit. Je m'avance tranquillement vers la caisse où le gérant, un gros monsieur aux cheveux longs qui porte des lunettes de soleil rondes même en pleine nuit et qui s'habille toujours avec sa chemise hawaïenne lit un journal qui date d'au moins six ans.

- Bonsoir monsieur, dis-je gentiment pour attirer son attention.

Il lève les yeux de son journal et lorsqu'il me voit, il se redresse sur sa chaise et il retire ses lunette de soleil. Il m'offre un sourire absolument déguelasse et il replace sa chemise correctement.

- Salut poupée, que puis-je faire pour toi ?

Je lève les yeux au ciel et je pose le billet de cinq dollars sur le comptoir.

- Un café, s'il vous plait.

- Tout de suite ma belle.

Il se lève, sans me quitter des yeux, et il me fait rapidement mon café. Une fois cela fait, il me tend le gobelet et il me rend la monnaie qu'il y a en trop. Je lui souris faussement et je range mon argent dans la poche de mon cardigan, sous le regard pervers du gérant de la boutique. Je fini par poser mon gobelet de café sur le comptoir. Je m'approche le plus possible de l'homme et je lui envoie mon coup de poing dans la figure. Il pousse un cri de douleur et il apporte ses mains à son visage.

- Premièrement, je ne m'appelle pas " ma belle " ou " poupée ". Et deuxièmement, la prochaine fois que vous me matez comme cela je vous jures que vous allez devenir encore plus affreux que le troll dans Harry Potter. Bonne fin de soirée.

Je reprend mon gobelet de café et je sors de la boutique, un sourire satisfait aux lèvres. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas très tendre. Je suis ce que l'on appelle de nos jours, une véritable garce. Et je l'assume totalement. Autant assumé ce que l'on est non ? Donc, je suis une garce et je l'assume. Dire ce que je pense tout haut, même les choses les plus affreuses, me fait un bien fou. Je suis ainsi depuis maintenant trois ans, peu importe la situation. Que je sois avec Lexi, sur le canapé à mange de l'Häagen Dasz en regardant TopModel USA ou avec une sorcière démoniaque, attachée à une chaise et prête à subir un sort vaudou, je dis toujours ce que je pense. Ce qui me pose pas mal de problèmes quand on y pense.

Je monte tranquillement les escaliers jusqu'à la chambre d'hôtel et lorsque je suis devant, j'ouvre doucement la porte. Je la referme aussi doucement que possible et je retire mon cardigan.

- Boby ? C'est toi ?, demanda soudainement Lexi.

Elle m'a fait sursauter et j'avoue que ça m'irrite un peu. Je déteste avoir peur ou être surprise au point de sursauter.

- Oui, c'est moi, ne t'inquiète pas.

Lexi allume la lumière. Ses yeux verts chocolatés sont encore un peu fermés et ses cheveux châtains sont tout emmêlés. Je l'ai sûrement réveiller en fermant la porte.

- Qu'est-ce que tu fais debout à une heure pareille ?!, demanda t-elle en s'étirant.

- J'ai fais un cauchemar, répondis-je simplement en posant mon gobelet de café sur la table ronde.

Lexi soupire et elle s'assoit en tailleur sur son lit.

- Toujours le même ?

- Toujours, dis-je en m'asseyant sur une chaise face à la table et en sortant mon ordinateur portable.

J'ai parlé de ces incessants cauchemars à Lexi parce que la plupart du temps, je la réveille en me réveillant en sursaut. Et puis, c'est la seule famille qui me reste sur cette Terre alors je partage tout avec elle. Même le pire.

- Il faut faire quelque chose. Tu ne peux pas faire des nuits de trois heures pour toujours !, s'exclama Lexi en attachant ses cheveux en chignon négligé.

- Mes cauchemars s'arrêteront quand j'aurais retrouvé celui qui a tuer mes parents et Brody, Lexi. Tu le sais aussi bien que moi.

Elle soupire une nouvelle fois.

- Je sais, je sais. Mais je m'inquiète pour toi Boby.

Je lui souris sincèrement et je me lève pour me blottir dans ses bras. Lexi est vraiment la seule personne avec qui je suis entièrement moi. Je veux dire, quand je suis avec d'autres personnes, je ne montre que la facette " garce ". Avec elle, je peux me montrer sensible, je peux pleurer, rire, sourire, et même montrer ouvertement que j'ai peur. Je suis réellement moi. Je suis réellement Boby McKenzie avec Lexi.

Nous y voilà ! Mon identité. Comme vous avez pu le remarquer, je m'appelle Boby ! Oui, c'est un prénom de garçon; oui, je suis une fille; oui, j'adore mon prénom et non, je ne sais pas pourquoi mes parents m'ont appeler comme cela. Peut-être s'attendaient-ils à ce que je sois un garçon. Je ne sais pas, et je ne le serais jamais puisqu'ils sont morts. Mais la vérité, c'est que je m'en fiche complément. J'adore mon prénom.

Après la séance " câlin " avec Lexi, je retourne m'assoir sur la chaise et j'allume mon ordinateur portable. J'ouvre ensuite une page internet et je regarde les news de la semaine tout en buvant mon café. Lexi s'est rendormi quelques minutes après notre discussion mais moi, je suis resté debout pour chercher une nouvelle affaire sur laquelle on pourrait bosser. Vers 5 h 00 du matin, je trouve une vidéo d'un journal télévisé qui a l'air plus ou moins intéressant pour nos affaires de chasseuses. Je saisi mes écouteurs et je démarre la vidéo :

" C'est une bien triste semaine pour Springfield, ville de l'état du Massachusetts, annonce la journaliste. Depuis le début de la semaine, une série de meurtre cause terreur et incompréhension au sein de la population. En effet, neuf personnes sont déjà morte depuis lundi et les meurtres sont aussi mystérieux les uns que les autres. Les victimes sont retrouvées vidées de leur sang et mordues à plusieurs endroits sur le corps. La police n'a pas encore de pistes , pour chacun des meurtres, bien que l'hypothèse qu'un animal sauvage rode dans Springfield est la plus exploitée. C'est pour cela que nous vous demandons n'être très vigilant à partir de maintenant. "

J'en ai assez entendu. Le nom de la ville a suffit pour m'inciter à gérer cette affaire.

- Lexi ! Lexi, réveille toi !, criais-je en commençant à ranger nos affaires.

- Hummm, encore un peu Boby ..., déclara t-elle de sa voix endormie.

- On a pas le temps Lexi, on a une nouvelle affaire.

Elle s'étire doucement en baillant, pendant que j'enfile rapidement un jean et un débardeur.

- C'est où cette nouvelle affaire que tu nous a dénicher ?, me demande Lexi en s'habillant également.

Je laisse apparaître un sourire malicieux sur mes lèvres.

- À Springfield.

Lexi manque de tomber en mettant sa chaussette, ce qui me fit légèrement rire.

- À Springfield ?!, demanda t-elle légèrement paniquée.

- À Springfield, répétais-je en entassant mes vêtements dans un sac.

- Notre Springfield ?!

Je soupire en lui lançant un regard noir.

- Notre Springfield Lexi ! Allez, dépêche !

Vous devez sûrement vous demandez pourquoi nous nous comportons ( surtout Lexi ) comme si cette ville est super méga importante. Très simple : c'est notre ville. Notre ville natale. Nous venons de Springfield. Nous sommes nées là-bas, nous avons fêtées nos premiers anniversaires là-bas, rencontrées nos premiers amis, pour Lexi ses premiers amours et nous avons assistées aux funérailles de mes parents et de mon frère dans cette ville ... Mais ça fait trois ans que nous n'avons pas mis les pieds là-bas. Lexi est un peu paniquée là maintenant. Mais quand je lui aurais donné les détails de l'affaire, elle aura le même sourire que moi sur le visage.

- C'est le même mode opératoire Lexi.

- De quoi tu parles ?

- Les meurtres qui terrorisent la population de Springfield depuis une semaine : victimes vidées de leur sang et mordues à plusieurs endroits sur le corps. C'est le même mode opératoire que notre drame.

Quand je vois le sourire de Lexi apparaître, je ris légèrement.

- On va enfin mettre la main sur cette foutue créature !, s'exclama Lexi en se frottant les mains. Donne moi plus de détails sur l'affaire.

- On a pas grand chose, déclarais-je en ouvrant la porte de la chambre. Les autorités locales n'ont pas vraiment de pistes, elles exploitent celle de l'animal sauvage. Elles ne savent pas qui peut être à l'origine de tout cela.

- C'est normal enfin ! Les autorités cherchent des explications rationnelles. Or, il n'y en a aucune.

- Il faut neutraliser cette créature Lexi. Il faut le faire vite avant qu'elle ne tue encore.

- Je suis d'accord. Mais d'abord, on a quelques heures de trajet à faire. Va mettre les sacs dans la voiture. Je vais rendre les clés de la chambre, je reviens.

J'hoche la tête et Lexi se dirige vers l'accueil alors que je me dirige vers mon petit bijoux ! Quand Lexi et moi nous avons commencer la chasse, nous avons décider de changer de voiture. Mais à cause du manque d'argent, on a pas pu la première année. Et l'an dernier, j'ai passé mon permis et le moniteur de l'auto-école, qui me trouvait à son goût pour une nuit, a cru que si il m'offrait une voiture, j'accepterais de coucher avec lui. Je lui ai fait croire que c'était une possibilité et il nous a laisser le choix entre deux voiture : une belle décapotable rouge, moderne, un modèle très récent mais je ne me rappelle même pas la marque. Lexi en était complètement dingue. Mais je n'y est même pas fait attention. Je regardais l'autre voiture : la Chevrolet Impala Sedan ( quatre portes ) de 1967. La voiture de chasseurs ! Étant la plus jeune, j'ai eu le privilège de choisir la voiture.

C'est ainsi que aujourd'hui, j'ouvre le coffre de ma jolie Impala pour y mettre nos sacs. J'en suis extrêmement fière et je me prend vraiment pour Dean Winchester quand je la conduis !

Lexi revient quelques minutes après que j'ai fini de ranger toutes nos affaires.

- On peut y aller !, déclare t-elle en prenant place sur le siège passager.

Je m'installe au volant et je démarre la voiture.

- Springfield, on arrive.

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