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CHAPITRE 4

   Je marche le long de l'allée pour rejoindre la grande route, il n'y a pas un bruit, la ville est encore endormie, je sens seulement l'odeur de la boulangerie qui s'éveille petit à petit. Je ne sais pas où je vais mais la seule chose dont je suis consciente, c'est que j'irais là où me porteront mes jambes, je pense que j'irais sûrement dans le sud ou peut-être dans le nord,mais rien n'est sure.

   Je ne sais pas par où je dois passer, c'est aussi pour cela que je décide de prendre des routes et des chemins dont je n'est pas l'habitude d'y passer. J'avance doucement en essayant tout de même de ne pas trop traîner, je passe devant la boulangerie et fait un effort surhumain pour ne pas m'y arrêter pour acheter quelque chose. Si je m'y arrête, le boulanger dira à ma mère qu'il m'a vu très tôt ce matin. Je suis mes pas qui me mènent jusqu'à chez ma grand-mère qui habite à seulement cinq cents mètres de chez moi. Je regarde sa maison avant de continuer ma route jusqu'au font de la route, je passe devant les différents pavillons qui habillent l'avenue.

   L'avenue débouche sur un chemin bercé de chaque côté par un champ, dans l'un deux, celui de droite, il y a un parce pour petits avec un toboggan et dans celui de gauche il y a une barrière électrique avec cinq montons qui broutent l'herbe fraîche.Le chemin est ensuite divisé en d'eux, je décide de prendre celui de gauche qui mène vers le château d'Alger. Le chemin que j'emprunte forme une boucle et revient sur l'avenue que je viens de traverser. Je prend ensuite un petit chemin qui est caché par les arbres et les arbustes. Je crois que j'ai déjà emprunté ce chemin,il y a longtemps avec une amie, je crois qu'il donne sur le cousin.Je ne sais pas comment vous l'expliquer mais je vais faire simple, ce qu'on appelle le cousin est de base une ruisseau qui passe en bas de la ville et maintenant c'est tout ce qui entoure ce ruisseau qui s'appelle le cousin, c'est toute la partie basse de la ville.

   Je marche tout le long du chemin que l'on pourrait même qualifié de sentier, j'entends mes pas craqué les feuilles qui recouvrent d'une fine couche le sentier, il fait noir. Il n'y a pas de lampadaire pour me diriger entre les racines et les branches,je suis obligée de sortir mon téléphone portable pour pouvoir m'éclairer avec la lampe torche qui y est incluse, j'aurais du prendre une lampe de poche, je ne sais pas quand je pourrais charger mon téléphone et je devrais économiser le plus de batterie possible. J'essayerais d'acheter une lampe de poche dans le prochain supermarché que je croiserais sans oublier de prendre des pils. Je descend quelques marches qui se trouvent au milieu de chemin, je trouve cela bizarre sur le moment mais n'y prête pas plus d'importance, si à chaque fois que je voyais quelque chose d'étrange sur mon chemin, je ne serais jamais rentrer dans une semaine, limite si je serais parti de la petite de la petite ville où je vis. Le chemin débouche sur un rond point, je n'ai strictement aucune idée de quelle route je vais emprunter et je fais quelque chose de complètement débile je dirais. Je fait un « plouf-plouf »pour savoir quelle route je vais prendre et ma petite partie de jeu me dirige finalement vers la route qui descend plus bas dans la ville.

   J'observe du mieux que je peux ce qu'il se passe autour de moi, tout ce que je vois à cause de la nuit qui règne encore, ce sont des feuilles sur le côté de la route et des branches, j'entends quelques bruits de moteur mais rien de plus, il encore trop tôt, il est bientôt 6 H 00. En levant la tête,j'arrive à apercevoir les lumières de quelques maisons qui couvrent la falaise. J'avance encore un peu et observe les maison sur le bord de la route, elles sont toutes simples mais reste tout de même très jolies. Heureusement, la route est éclairé par quelques lampadaires qui trônent fièrement devant les maisons tous les dix mètres.

   Je ne sais pas depuis combien de temps je marche,peut-être une demie heure voir une heure. Je rencontre le premier panneau, je montre sur le petit muret à côté et le fixe un moment pour essayer de me décider sur la route à prendre. En attendant de faire mon choix, je sors la bouteille d'eau de mon sac et en bois quelques gorgée, je m'essuie la bouche à l'aide du dos de ma main et range ma bouteille. C'est décidé, je vais me diriger vers Vezelay, un petit village voisin sur une colline où une basilic surplombe tout le village.

   Plus je marche et plus je m'enfonce dans le cousin,les maisons se font de plus en plus rares. Plus je marche et plus je réfléchis. Plus je marche et plus je me dis que partir étais peut-être une solution trop brutale pour maman. Plus je marche et plus je pense qu'elle aussi a été assez brutale dans ses paroles.Plus je marche et plus je suis déterminée à continuer pour aller plus loin.

   Le soleil se lève petit à petit, Emma doit déjà être réveillé et elle doit sûrement être en train de lire le mot que je lui ai laissé. Je passe sous un pont et aperçois enfin le ruisseau. L'eau a bien descendu depuis que j'y suis aller. Quelques canards pataugent tranquillement dans l'eau et quelques voitures passent à côté de moi. La verdure se fait de plus en plus abondante au fur et à mesure que je marche, je ne rencontre même plus de maison.

   Je traverse la route ainsi qu'un pont en métaux noirs. Je marche maintenant dans l'herbe, l'herbe frotte doucement mes chevilles dénudées. Je monte une légère pente, plus déterminée que jamais. Je regarde derrière moi, le le soleil commence à se lever. Je me hisse à la force de mes bras sur un muret et observe le levé du soleil, j'admire toutes ces couleurs si différentes se mélanger avec harmonie, le jaune, le rose, l'orange,le bleu et le violet, sans oublier les vert des arbres et des feuilles qui se dressent sur la falaise qui me fait face. Je saute du mur, mon sac toujours sur le dos et marche le long d'un trottoir, les maisons refont petit à petit leur apparition. Les habitants des maisons se réveillent au fur et à mesure que le temps passe. Je passe à côté d'une maison et entends un bébé pleuré, je souris en dépassant la maison, les vies s'éveillent doucement et viennent ajouter de la joie au maison qui étaient il y a moins de trente minutes vides.

   Je continue ma route, je vois un terrain avec dedans quelques poules et un coq, tous habillés d'un magnifiques plumages roux et dorés. Je vois un gros pot de fleur posé sur le trottoirs,il est rempli de fleurs en tout genre, je les observe en souriant et prend une rose rouge, en la prenant j'essaie de ne pas me piquer avec les épines mais c'est peine perdu. Une fois la rose en ma possession, je la coince dans la poche avant de mon sac à dos. Je regarde mon index gauche qui saigne légèrement à cause de la coince et le coince par réflexe entre mes lèvres pour arrêter le saignement. Je passe devant un panneau qui indique que je viens de quitter la ville d'Avallon. Je souris encore plus et continue de marcher encore plus motivée qu'au début. Je me sens libre, je sens mes épaules légère. Je détache mes cheveux et les laisse flotter doucement dans le vent, c'est incroyable le bien fou que cela peut me faire. Je ferme les yeux un instant et prend une grande boucher d'aire.

   Je marche avec plus d'entrain et rencontre quelques maisons perdues au cœur de la campagne. Aucun nom de ville ou de village n'est indiqué, elles sont indépendantes. Cela doit déjà bien faire presque deux heures que je marche, je n'ai pas encore mal aux jambes et aux pieds mais il ne tarderait. J'avance encore un peu,je ferais une pause plus tard, il faut que pour le moment j'avance le plus possible pour m'éloigner de la ville. J'ai jusqu'à ce soir 17 H 30 pour avancer, il ne faut pas que je faiblisse, je m'arrêterais dans une heure voir deux pour manger un petit quelque chose.

   Je vagabonde sur le bord de la route, à l'opposé des potentielles voitures qui viendraient. J'analyse ce qui m'entoure, les maisons laissent place à des champs et des prés remplis de vaches, de moutons ou encore de chevaux et d'ânes. Au loin, j'aperçois deux tâches brunes dans un champ, plus j'avance et plus je peux voir ce que sont ces deux tâches brunes, ce sont deux biches, elles sont toutes les deux en train de brouter l'herbe et de creuser dans la terre à l'aide de leurs sabots, de temps en temps,l'une d'elle relève la tête pour surveiller si le danger approche.La nature est si belle le matin.

   Je croise quelque fois une maison par ci par là mais maintenant c'est la forêt qui m'entoure et non pas les champs et les prés. Elle n'a pas l'air très rassurante mais il y a quelque chose d'attrayant dans la façon dont les rayons du soleil reflètent sur les feuilles vertes, c'est magnifiques. Je sursaute en entendant des bruits de pas dans la forêt qui font craqués les brindilles et les feuilles. Je me penche légèrement à l'avant pour essayer de voir quel être vivant rompt le silence du matin. Tout se dont j'arrive à voir est une tâche brune assez haute partir en vitesse. Sûrement un cerf ou un chevreuil. Je me promène le long de la forêt en évitant les orties qui pourraient me griffer les chevilles, je n'ai absolument pas besoin de démangeaisons pour me ralentir dans ma quête.

   Les voitures commencent à se faire de plus en plus abondantes, cela doit vouloir dire qu'il est  8 H 00, Ils se dépêchent tous de se rendre à leur travail et d'emmener leurs enfants à la garderie ou encore chez leurs nourrices. Je croise quelques motos et scooters, essentiellement des jeunes qui ne portent même pas de casques et qui se rendent en cours dans un lycée ou encore un établissement d'études supérieurs. La forêt prend de plus en plus vie, les oiseaux chantent et j'entends de plus en plus de légers craquements venant des bois. Au loin, j'aperçois une voiture de couleur bleu venir dans ma direction, je reconnais immédiatement la couleur d'une voiture de la gendarmerie, s'ils me voient ils vont s'arrêter et me poser tout un tas de questions pour à la faim me ramener chez moi, c'est tout se dont je ne veux pas. Je regarde autour de moi en sentant mon cœur qui commence à s'affoler dans ma cage thoracique. Mon taux d'adrénaline monte en flèche, mes yeux balaient toute la forêt à la recherche d'une éventuelle cachette.La voiture se rapproche de plus en plus et une seule solution s'offre à moi : sauter dans le fausset. Je ne sais absolument pas ce qui se trouve dans le fausset, il peut aussi bien y avoir de l'eau,de la boue, des orties, des fougères remplis d'araignées qu'un nid de rats ou encore un animal mort.

   Je prend mon courage à deux mains. Et fais une chose que je n'aurais cru jamais faire : je saute dans le fausset. J'atterris sur les fesses en laissant échapper un petit cri de surprise. Je me retrouve assise sur d'épaisse fougère, par instinct je me couche dessus pour passer inaperçu en espérant que la gendarmerie ne m'est pas vu avant que je saute. J'entends la voiture passer et je me redresse doucement. Je regarde devant moi et tombe nez à nez avec une grosse araignée toute velue qui était camouflés par les feuilles des fougères. Une grosse araignée noire est en face de moi. J'avale difficilement ma salive et recule en vitesse avant d'être arrêté par un tronc. Je ferme les yeux un instant et me retient du mieux que je peux de crier devant cette affreuse chose.

   Je me redresse en dépoussiérant mes habits et essaie d'enlever la terre qui est resté collé sur mon jean. Je me dresse sur le côté de la route et regarde l'heure qu'indique mon portable, il est déjà 11 H 00. Je vais marcher encore un peu puis je continuerais ma route pendant environ une heure et je mangerais un bout. Je descends mon sac de mon dos et prend la bouteille dedans pour boire. Je bois quelques gorgée et la remet dans mon sac, le soleil est déjà haut dans le ciel et il commence à taper sur ma peau doucement me réchauffant en même temps. J'enfile mon sac sur mon dos et repars en marchant lentement mettant un pied devant l'autre, la tête dans les nuages.

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