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Epilogue

Aujourd'hui c est la rentrée.
Première fois depuis la première année de maternelle que je ne suis pas avec Diane. Elle doit se préparer pour son année de Terminale.  J'ai les boules, putain !
Je vais me fracasser toute la journée pour ne pas y penser.
Je me lève et bouscule Marine dans mon lit, en allant pisser dehors.
Je me rassois sur le lit pour me rouler un pétard. Marine se colle à moi.
- Il t'a bien amoché Ali, hier soir. Dit-elle en désignant ma balafre à la joue.
- Lâche-moi Marine...
- Chuck, tu disais pas ça hier soir.
- Ta gueule ! J'étais défoncé !
- T'es tout le temps défoncé !
- Ne me touche pas ! Dégage maintenant !
Elle se lève et s'habille et me dit en quittant la pièce :
- Connard !
Je lui fais un doigt.
Je passe ma main sur ma joue pour tâter la taille de la plaie. 10 cm au moins...
Après avoir fumé mon joint, je ne sens plus trop la douleur. Je sors du chalet pour aller me ravitailler tant que je suis encore à peu près à jeun.
Deux mois que je fournis quelques potes en fin de journée. Mon petit business me suffit pour me payer alcool et shit. Je n'ai besoin de rien d'autre. Dans moins d'un mois maintenant, je récupérerai mon fric et je disparaîtrai pour de bon...
Je marche ma casquette vissée sur la tête, quand une voiture freine à ma hauteur. Un mec sort en courant et se précipite sur moi pour me coller contre un mur de maison, en me décochant un coup de poing dans la gueule, pile poil sur ma plaie. J'en tombe par terre.
- Putain Charlie ! Me dit agressivement une voix que je connais si bien... celle de Guillaume.
Malgré la douleur, j'essaie de ramper sur le trottoir pour échapper à mon frère. Un coup de pied dans le ventre me fait renoncer à bouger.
- Guillaume, tu veux quoi, bordel ? Dis-je allongé sur le dos.
Il me tend une main pour m'aider à me relever.
- Tu fermes ta gueule, Charlie ! Et tu montes dans ma voiture !
- Va te faire foutre ! Lui crachai-je à la gueule en essayant de me relever tout seul.
Il met ses mains dans ses poches et m'observe, moi la grosse merde que je suis devenu. Défoncé, dévisagé, pas lavé...
- Plus de deux mois que je te cherche ! Deux mois à sillonner la ville à tes trousses... Deux putain de mois que je regarde notre sœur crevée de chagrin, bordel !
- Diane ?
- Elle va mourir, si tu ne rentres pas !
- Tu ne sais rien, Guillaume, alors ferme ta gueule !
- Toi, tu ne sais rien ! Elle est à l'hôpital ! Elle n'a pas mangé depuis que tu es parti ! Elle va crever !!! Alors monte dans ma putain de voiture !

Elle va crever. Elle est à l'hôpital ! Ces mots résonnent dans ma tête pendant que Guillaume conduit. Je n'arrive pas à ouvrir la bouche. J'ai peur de répendre mon venin et d'empirer les choses. J'ai peur d'arriver trop tard et qu'elle soit perdue.

Hôpital. Service anorexie.
Sur la porte de la chambre de Diane, je lis le numéro 147.
En posant ma main sur la poignée de la porte, Guillaume me retient :
- Tu risques de ne pas la reconnaître. Me dit-il.
J'entre sans lui répondre.
Ma mère est dans un fauteuil, livide près de ...
- Diane ? Diane ? Oh, mon amour... Pardon... Pardon...
Je me jette sur le lit qui supporte ce petit être si maigre, perfusée au bras.
Je m'effondre en sanglot. Ma mère se lève et sort de la chambre. Diane pose sa main sur ma tête. Je lève les yeux vers elle, ses doigts tracent le contours de ma plaie sur ma joue. Ses yeux noirs, maintenant si disproportionnés de son visage me questionnent.
- C'est rien. Comme d'habitude j'ai déconné grave Diane. Pardonne-moi.
Une larme perle sur son visage. Je m'allonge contre elle dans son lit si grand pour son petit corps. Elle se blottit contre moi.
- C'est fini ! Je te le jure ! Personne ne nous séparera plus jamais... murmurai-je à son oreille.
Nous nous endormons quelques heures apaisés l'un par l'autre.

- Charlie, reveille-toi. Me dit Guillaume.
- Mmm....
- Tu peux pas rester comme ça !
- Quoi ?
- Faut que tu prennes une douche ! Et surtout que tu soignes ton visage.
Je me lève sans lâcher la petite main de Diane qui a ouvert les yeux et me sourit.
Sa main est si immaculée dans la mienne, si crasseuse avec mes ongles longs et noirs.
Une infirmière rentre dans la chambre pour régler le goutte à goutte. Elle branche un appareil avec une cartouche contenant un liquide blanchâtre.
- C'est la sonde gastrique pour nourrir Diane, me précise Guillaume. Elle ne se nourrit plus que grâce à ça !
- Diane, regarde-moi ! Elle se tourne vers moi. Tu vas manger maintenant ? Je ne te quitterai plus !
- Oui. Lâche-t-elle dans un souffle en serrant fort ma main.
- Diane. Je vais aller me laver, me changer, me faire soigner le visage. Je vais aussi récupérer des affaires pour m'installer ici avec toi. Tu me crois ? Je te promets que je reviens.
Elle fait non de la tête.
Alors je lui attrape délicatement son menton pour déposer un baiser sur ses lèvres et lui murmurer que je l'aime.
- Diane, je te promets. Je reviens... Dis-je encore en refermant la porte.

Trois heures plus tard, je suis de retour dans la chambre de Diane pour ne plus la quitter.

La convalescence est compliquée mais Diane récupère très vite physiquement. Moralement, c'est beaucoup plus difficile. Je n'arrive pas à m'absenter, elle pleure chaque fois que je franchis la porte de sa chambre.

Un mois après mon retour.
Le médecin valide sa sortie. Mes parents et Guillaume sont autour du lit de Diane. Je leur tourne le dos pour regarder dehors comme chaque fois qu'ils sont présents.
- Charlie ? M'appelle Diane. Aussitôt je m'approche de son lit. Maman, nous t'écoutons.
- Voilà, avec votre père, on souhaiterait connaître vos intentions. Articule-t-elle.
Je ne réponds pas. Je ferai ce que Diane voudra. Je suis à sa merci. J'ai trop de choses à me faire pardonner...
- Charlie ? Tu veux revenir à la maison ? Me questionne mon Père.
Diane me fait signe d'approuver.
- Je ne veux plus quitter Diane. Balbutiai-je.
- Voilà... Dit mon Pere en se grattant la gorge. Avec votre mere, nous nous sentons responsables de ce qu'il s'est passé...
- Papa, coupe Guillaume.
- Non, laisse-moi finir ! Dit mon Pere. Charlie, tu n'es pas notre enfant biologique.
- Quoi ? Mais ce n'est pas possible ? Les photos de maman enceinte ? Les photos à la maternité ? Notre date de naissance ? J'ai tout vérifié ! J'ai cherché ! J'ai questionné Guillaume ! Hurlai-je.
- Charlie, écoute-moi ! Dit maman. Ta mère était ma meilleure amie ! Le hasard a fait que nous sommes tombées enceintes en même temps. Ta maman a eu une grossesse très compliquée. Nous avons accouché le même jour, a la même clinique. Mais ta maman est décédée d'un crise d'eclampsie quelques heures après t'avoir mis au monde. Elle m'a fait jurer de t'élever comme mon fils...
Ton papa etait bouleversé par sa mort. Il s'est accroché. Il s'est occupé de toi. Quand il travaillait, c'est moi qui te gardait avec Diane. Quand il rentrait tard, tu dormais à la maison. Il est mort quelques jours avant tes 3 ans d'un accident de la route... Tu n'avais pas de grand-parents, ni oncle ni tante. Nous t'élevions comme  notre fils depuis 3 ans. Diane et Guillaume, qui n'avait pas 5 ans, te considéraient comme leur frère. C'est donc naturellement et sans que personne ne se pose de question que tu es resté dans notre foyer. Nous t'avons officiellement adopté quand tu avais 5 ans, jour où tu a pris notre nom de famille...
- Pourquoi n'avoir rien dit ? Demande Diane.
- Nous avions juré aux parents de Charlie...
- Mais quand tu as su qu'on s'aimait... insiste Diane.
- Diane, vous vous êtes toujours aimé ... On voulait simplement que vous patientiez... En ne sachant pas, on s'est dit que vous ne feriez rien... que vous ne changeriez pas vos vies. Et quand je vous ai vu... J'ai paniqué ! J'attendais papa pour qu'il soit avec moi pour vous parlez. Mais entretemps Charlie a disparu et tout s'est enchaîné !
- Charlie, dit quelque chose. Me demande Diane.
Mais je ne suis plus là. Je pense à mes parents, ces inconnus... À toutes ces années de souffrance où je me suis cru un monstre... À toutes ces questions que j'ai posé indirectement en espérant ne pas être leur fils, parce que tout au fond de moi, je l'ai toujours su... À Diane... Que j'aime à la folie... Je me sens soudainement étranger à ma propre famille.
- Je t'aime Diane, dis-je en pleurant, comme si toute la souffrance de ces derniers mois m'explosait à la gueule...
Diane se lève pour me prendre dans ses bras.
- Charlie, je t'aime aussi. Me murmure-t-elle a l'oreille.
Ses deux mains relèvent mon visage pour que mes yeux rencontrent les siens...
Mon front se pose sur son front et nous restons ainsi plusieurs minutes.

- Et tout ce fric sur mes comptes en banque ? Demandai-je.
- Une partie correspond à l'assurance vie et aux économies de tes parents, ainsi qu'à la vente de leur maison... Repond mon Pere.
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Si ce livre vous a plu, alors vous devriez adorer GRONDEL mon autre livre ;)
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-------// Faux jumeaux est en relecture et correction -/-/--------------------
Des modifications diverses et orthographiques vont être apportées.
N'hésitez pas à m'aider par vos avis ou coms... merci ❤

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