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Je m'avançais dans l'allée et fermais le portail avec nonchalance, tout en soufflant un bon coup à l'entente du remue-ménage soit disant discret à l'intérieur.
J'avais laissé ma fille chez ma sœur pour pouvoir profiter de la soirée sans pour autant passer mon temps à m'inquiéter.
Ma jolie robe d'été s'était plissé pendant la route. Je la tapotais légèrement pour la remettre en forme, bien que cela n'eut aucun effet. J'entendais déjà la remarque qu'allait me faire Olympe à propos de mon look trop négligé.
En enfonçant la clé dans la serrure, j'espérais secrètement être ailleurs, cependant, j'étais bel et bien ici, et il fallait que j'assure, au moins quelques heures pour faire une bonne impression.
En enclenchent la porte d'entrée, un flot de cris envahit mes oreilles.
Et moi qui pensait que ce genre de fêtes ridicules ne se faisaient que dans les films à bas budgets et peu réalistes, je m'en trouvais l'héroïne a mes dépens.
Comme si je n'avais rien de mieux à faire que de me farcir une bande d'inconnus amis de près ou de loin avec Olympe.
Je balayais la salle du regard rapidement. Quelques têtes ne m'étaient pas inconnues, particulièrement la rouquine en fasse de moi, Olympe, ma colocataire, et surtout, le grand génie qui avait organisé cette soirée d'integration.
Elle abordait un sourire infaillible, sachant pourtant très bien que je haïssais ce genre d'événements, d'autant plus lorsque j'en étais la raison.
Il fallait dire que depuis les quelques mois où j'étais venue m'installer à Konoha, elle s'était rapidement prise pour ma conseillère en relations sociales.
Elle travaillait avec son père, le coiffeur du village, mais était en pleine remise en question professionnelle, n'ayant pas de problèmes financiers, elle avait décidé de se laisser une bonne année pour réfléchir à ce qu'elle voulait faire plus tard.En attendant, elle s'était mise en colocation avec moi pour ne pas engendrer trop de frais non plus, tout en quittant son domicile familial.
Ça l'arrangeait donc de se trouver une occupation en me faisant visiter les recoins du village et en tentant de me trouver des amis. En plus, ma sœur la connaissait depuis des années, et lui faisais plus que confiance, il en était donc de même pour ma part.
Je secouais légèrement la tête pour en revenir à mon salon encombré de gens.
-Merci beaucoup d'être venu... Ça me touche énormément. J'abordais mon plus grand sourire et mon petit air intimidé afin d'être poli, et pris brièvement Olympe dans les bras pour la remercier.
-Je sais que tu détestes ça, mais tu dois améliorer ton image, tu es là depuis des mois et tu ne connais encore personne... Me glissa-t-elle au creux de l'oreille... Je sais que ça t'énèrve, mais je n'aurais pas eu à en arriver là si tu avais fait des efforts.
La musique retentit alors légèrement. Quelques personnes me saluèrent brièvement, plus par politesse qu'autre chose.
Alors que j'adoptais une démarche se voulant calme, mais tout de même pressée vers les petits fours, j'aperçus une bande de garçons qui m'était inconnue. Il étaient très différents de tous ceux présents à la soirée.De même, la manière dont ils avaient l'air de mépriser cette fête m'attira inévitablement vers eux. En m'approchant, je reconnus tout de même Iruka, le crush d'Olympe. Elle n'osait pas l'aborder mais me parlait de lui depuis mon arrivée. Dire qu'elle osait me faire des leçons sur les rapports humains après ça...
-Bonsoir. Dis-je en m'approchant du groupe.
Un homme aux cheveux grisés adossé a la table ainsi que les deux autre garçon qui l'entouraient me toisèrent sans répondre, mais le quatrième, affalé sur le plat de cakes me lança sans me regarder.
-Hey. Moi c'est Izumo, pour te servir.
-Ils sont bon au moins ? Je désignais les gâteaux du doigt.
Il hocha la tête, ajoutant même un petit « grave, on sent qu'elle a mit le paquet pour intégrer sa pote Olympe». D'un coté, sa remarque me piqua, mais de l'autre, je ne pouvais absolument rien dire, étant la première a jeter des piques à sa manière de faire. De plus, le fait qu'il n'ait pas remarqué que j'étais la dite pote d'Olympe me fit rire
-Ouf, au moins du positif à cette soirée. Je marmonnais.
Les trois autres ne faisaient déjà plus attention à nous.
-Toi aussi ça te soule d'être là? Nous on est venu pour... Eh les gars on est là pour quoi déjà ?
Ils se retournèrent tous les trois vers nous, semblant nous avoir enfin accordé leur précieuse attention. Le garçon à la casquette vissée sur la tête n'avait pas encore pris la parole, mais me détaillais silencieusement.
-Parce qu'Iruka nous y a obligé.
-Ah ouais, il nous a assuré qu'on allait s'amuser, mais je t'avoue que la on est un peu déçu.
Je tentais de masquer mon rictus, mais il s'étendait à mesure qu'Izumo parlait.
-En tout cas, Kakashi à l'air de chercher une sortie de secours.
Il avait désigné l'homme au masque. Ce dernier hochait la tête, ayant visiblement à présent trouvé un intérêt particulier pour ses pieds, qu'il fixais sans émotions.
-Le pire c'est qu'on sait même pas qui c'est Karla Tarte-Machin la...
- Karla Tartaglionne.
-Ouais bref...
-C'est elle Karla Tartaglionne. Kakashi avait enfin pris la parole en me désignant d'un signe de tête.
Les trois abordèrent une mine gênée, et le dernier reposa son regard transperçant sur moi, me mettant aussi mal à l'aise que ces amis l'étaient. Ils balbutièrent de brèves excuses, ce qui me fit sourire.
-Ne vous en faites pas, cette soirée m'énerve autant que vous honnêtement.
Avant que je ne puisse demander son prénom au dernier garçon , Olympe m'embarqua en me hurlant de venir danser. Je la suivis sous le regard compatissant d'Izumo, et sous l'indifférence la plus totale des trois autres garçons, qui avaient repris une conversation.
-Je comprends pas, tu m'avais dit qu'il fallait que je m'intègre...Lui lançais-je alors que je balançais lourdement mon corps sur la piste de danse.
-Oui, mais hors de question que ce soit avec eux. Pour Iruka, c'est chasse gardée, et les autres ne valent vraiment pas la peine. Tu savais qu'Izumo et Kotetsu n'étaient même pas invités ?Non mais franchement quelle audace. J'avais seulement invité Kakashi et Iruka...
J'en déduis donc que le dernier garçon s'appelait Kotetsu.
-Pourquoi il porte un masque ?
Elle me répondit par un rire cristallin franchement inaudible.
-Aucune idée, mais il ne l'enlève jamais. Tu vois que c'est bizarre... Franchement tu devrais te familiariser avec d'autres personnes...
La musique m'empêchait de saisir la moitié de ses paroles, mais ce n'était pas si mal finalement.
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