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Sira
- Comment se porte ton frère demandais-je d'une petite voix.
J'étais vraiment stressée quand Nadine m'a dit que son frère était aux urgences et je l'ai appelé le soir pour prendre de ses nouvelles.
Aller savoir pourquoi je m'inquiète pour Tassem.
- Tu as failli le tuer Sira mais grâce à Dieu tout fonctionne chez lui même s'il lui faudra un peu de temps.
Oh les femmes avec qui il couche auront un congés en attendant lol.
- Je ne voulais pas lui faire du mal mais il m'a poussé à bout.
- Je sais ... Tassem veut porter plainte. J'ai essayé de le dissuader mais il reste camper sur sa position.
- Oh mais qu'il le fasse ... Dis-lui bien que je n'ai pas peur de lui et nous verrons qui sera le plus ridicule de nous deux devant une cours de justice.
- Sira il veut juste que tu lui présentes des excuses pour qu'il retire sa plainte.
Qu'il ne se gêne pas à saisir la cour suprême.
- Écoute Nadine ton frère est un connard, un salopard et il a eu que ce qu'il méritait. Je comprendrai que tu me demandes de démissionner.
- Tu rigoles ma chérie... Je ne mélange pas vie professionnelle et personnelle donc tu restes.
Une dernière chose mon père souhaite te voir demain matin.
Là ça ne sent pas bon du tout.
- Hum je ne suis pas très chaude à l'idée de revoir ton père et je suis sûre que ton dingue de frère sera présent.
- Eh oui ma chérie ! Il est temps d'enterrer la hache de guerre.
- C'est ton frère qui me cherche à chaque fois.
- Et toi tu es trop bagarreuse.
- Je sais ... Dis à ton père que je viendrais.
- Cool ... Je vais voir mon frère et quémander son pardon. Tu ne l'as pas raté.
- Bonne guérison à lui et bisou de ma part rajoutais-je en riant.
- Moque toi bien Sira. Ciao et bisou à mon filleul.
À cause de vous deux je n'ai pas profité de mon petit filleul.
Je raccroche en soufflant.
~
Le lendemain j'avais laissé mon bébé en compagnie de mes parents pour me rendre à la résidence des Dia aux Mamelles. Ils n'ont pas manqué de me sermonner sur mes sorties de cette semaine; ils trouvent que je fis beaucoup d'aller et retour; et que dans ma situation matrimoniale actuelle je ne devais pas laisser l'opportunité aux personnes de parler de moi en somme j'avais une réputation à tenir surtout avec cette folle de Coumba qui a fait parlé d'elle dans le voisinage grâce au boucan de la dernière fois.
Difficile d'être femme divorcée au Sénégal. La société veut nous caser, nous étiqueter comme une femme qui n'a pas réussi dans son ménage ou comme une femme qui a abandonné son foyer pour des futilités. C'était comme si dans notre pays l'infidélité des hommes était devenue une chose à banaliser par les femmes elles-mêmes.
On interdit aucun homme de prendre une seconde épouse mais qu'il ait l'amabilité de le faire selon la religion.
Pour ma part je serais restée avec Badou s'il était devenue polygame mais le fait est qu'il allait voir ailleurs jusqu'à engrosser Coumba et cela était trop pour moi. Je ne cautionne pas l'infidélité, c'est un manque de respect notable...
~
Une domestique m'avait ouvert la porte m'accompagnant jusqu'au salon où je m'étais assise à patienter. Une chose encore que je détestais mais bon j'allais prendre sur moi pour ne pas paraître impolie déjà que leur fils avait sali ma réputation avec toute cette histoire.
- Bonjour jolie demoiselle.
Je relevais les yeux et encore un Dia avec des yeux bleus. Je crois l'avoir déjà rencontré quelque part.
Super ! J'espère juste que celui là n'est pas aussi timbré que l'autre.
- Bonjour ! On se connait ? posais je sur la défensive.
- Vous ne me connaissez pas Sira mais moi si. Vous êtes une star dans notre famille et on s'est vu en bas de l'immeuble de ma sœur dit-il en souriant.
Ah je m'en rappelle alors c'était lui l'homme qui m'avait parlé.
- Oh ravie de l'apprendre. Vous voulez un autographe peut-être ?
- Je me nomme Tariq Al Quassim, je suis le grand frère de Tassem.
Il essaie de charmer qui là avec sa prononciation. J'avoue qu'il a un beau prénom mais qu'il n'abuse pas tamitt.
- Hum répondis-je simplement.
Je n'avais simplement pas envie de me coltiner un "Dia homme" car s'il était comme l'autre je risquais d'avoir des problèmes avant d'avoir réglé l'autre.
- C'est une impression ou vous ne m'aimez pas Sira.
- Ce n'est pas une impression...c'est un fait monsieur.
- Féroce et sauvage comme je les aime.
- Un conseil évitez moi si vous ne voulez pas finir aux urgences comme votre frère rajoutais-je sadiquement.
Je lui avais bien fermé la bouche et c'est mieux ainsi.
Enfin je suis sauvée par l'arrivée de Nadine en compagnie d'une dame que je pense être sa mère l'origine de tous mes problèmes. Elle avait les yeux bleus comme le reste de la fratrie avec un teint basané.
- Sira ma chérie ! S'exclama Nadine.
J'espère que Tariq ne t'a pas importuné, Tassem à ses côtés est un saint demande-t-elle en me faisant la bise.
Je me levais pour saluer sa mère qui me pris dans ses bras. Je suis mal à l'aise parce-que j'ai la sensation d'être une bête de foire.
- Enfin je rencontre la femme qui met mon Tassem dans ses états.
Vous avez failli tuer mon fils me dit-elle.
Je triturais mes doigts honteuse d'avoir agi ainsi mais entre nous je ne regrette absolument rien.
- Je comprends enfin l'attirance que Tassem a pour vous. Vous lui faîtes perdre ses moyens.
- Elle est juste magnifique, sublime, wonderful and perfect, bellisima ajouta le grand frère.
Je suis dans une maison de fous.
- Merci madame et je m'excuse pour ce que j'ai fait à votre fils. Je n'avais aucune intention de le blesser.
- Ne t'inquiètes pas chérie Tassem, marie toi avec lui et tout sera oublié.
Nadine que vais-je faire de toi ?
- Par ici mon mari vous attend dans son bureau.
Nadine et Tariq vous ne faites pas partie de la réunion.
- Ce n'est pas juste maman bouda Tariq.
De vrais gamins qui se disent être des hommes franchement j'ai pitié de leurs parents.
- Follow me Sira dit Mme Dia en empruntant un couloir.
Je la suivis sans rien ajouter laissant derrière une Nadine qui me faisait des signes voulant dire je veux tout savoir et Tariq qui m'envoyait des bisous volant.
Nous retrouvions le chef de famille assis confortablement en compagnie de l'autre rejeton qui me regardait méchamment. Je lui fis un clin d'œil accompagné de mon plus beau et éclatant sourire et monsieur bouillonnait sur place.
Je pris place en face de lui pour bien le narguer et lui montrer que je m'en foutais de lui et de sa colère.
- Bonjour Mr Dia dis-je bonjour Tassem continuais je toujours souriante.
- Bonjour Sira merci d'être venue répondit le papa.
- De rien Mr Dia.
- Tassem tu ne réponds pas à son bonjour demanda sa mère.
Il marmonna un bonjour presque inaudible.
- Les enfants j'aurais aimé vous recevoir dans mon bureau pour d'autres raisons plus importantes que des chamailleries sans queue ni tête entre vous.
Bien vrai que c'est Tassem qui est à l'origine de toute cette histoire, j'aimerais néanmoins que vous
essayez de passer au dessus et de lui pardonner ses agissements et paroles déplacées. Sa mère et moi l'avons bien sermonné et nous regrettons tout le mal qu'il vous a infligé surtout lors de votre accouchement et je crois avec ce qui s'est passé hier, Tassem a bien retenu la leçon et qu'il sera plus respectueux dorénavant envers vous.
J'arque un sourcil pour bien le regarder. Moi je ne demande que du respect et qu'il reste le plus loin possible de moi et de mon bébé.
- Je veux lui parler seul à seul papa demanda ce Tassem.
Je ne vais sûrement pas prendre le risque de me retrouver seul avec cet obsédé sexuel, je risque ma vie sans personne pour me sortir de là.
- Nous serons juste à côté.
Allah venait moi en aide.
- Maintenant que nous sommes seuls tous les deux tu peux arrêter de jouer à la sainte ni touche dit-il en s'approchant de moi. Quoi ? Tu as perdu ta langue ?
- Oh non mon cher c'est juste que vous empestez donc éloignez-vous de moi merci.
- La ucciderò (Je vais la tuer ) marmonna t-il.
Il m'insulte là ...
- Je vous facilite les choses je n'ai nullement besoin de vos excuses et je vous demanderez de ne plus m'insulter ni de traiter mon fils de bâtard sinon la prochaine fois je vous refairez le portrait avec mes ongles.
- Oh mais je t'attends si tu es une femme.
Pathétique et ça se dit un homme.
- J'en suis bien une et c'est bien moi, une femme d'une soixantaine de kilos qui vous a amené aux urgences connard rajoutais-je.
Je suis certaine que toute la maison pouvait nous attendre nous insulter.
Je ne sais ni quand ni comment les choses avaient pris de telles proportions et je me suis retrouvée de l'autre côté du bureau alors que Tassem se tenait la joue après ma gifle.
Pauvre petit chou chérie ...
Il parlait non il hurlait plutôt dans une langue m'était étrangère, je pense que c'était de l'italien.
- Ça suffit maintenant cria Mr Dia. On vous attend crier dans toute la maison alors taisez-vous.
J'ai beaucoup de respect pour lui mais je ne vais pas laisser un petit con me traiter comme de la merde à chaque fois qu'il en aura l'occasion.
- Vous vous fichez de moi tous les deux. Je vous demande de faire la paix et vous vous disputez comme des enfants de cinq ans.
- C'est elle qui a commencé papa.
Tchipp balance va!
- C'est vous qui avez commencé à m'insulter comme le petit idiot que vous êtes.
- Sira tu te crois irrésistible juste parce-que je t'ai fait des avances mais c'était juste pour m'amuser rien de plus. Tu n'as rien d'exceptionnelle comme tu le penses alors redescend de tes grands chevaux. Tu es juste une femme aigrie et amère parce-que ton ex mari t'a trompé, femme frigide que tu es.
- Tassem tais-toi intervenait la maman.
- Le problème avec vous Tassem est que vous vous croyez au-dessus de tout le monde parce-que Dieu vous a doté d'une belle gueule...redescendez un peu sur terre mon chère parce-que vous êtes un con, vous êtes un petit imbécile toujours accroché au jupe de sa maman dis-je fièrement.
Ce qui vous fait bouillir de rage est que j'ai freiné vos avances d'obsédé sexuel, vous me traitez de femme frigide et bein merci, ça ne me touche aucunement car si c'était le cas mon petit Tassem vous n'auriez pas cherché à m'avoir dans votre lit. Je suis celle qui hante vos nuits ...
- Vous avez fini de vous insulter nous demanda monsieur Dia.
Je les avais oublié sakh.
- Je crois que tout ceci était une mauvaise idée et je m'excuse encore pour mon comportement monsieur et madame Dia. Je rentre chez moi.
Je ramassa mon sac pour me diriger vers la sortie.
- Attendez Sira...il faut que l'on règle cette histoire une bonne fois pour toute dit Mr Dia.
- Avec tout le respect que j'ai pour vous; je ne peux rester une minute de plus. C'est au-dessus de mes forces répondis-je.
J'étais vraiment à deux doigts de craquer.
Comment ose-t-il me traiter de femme frigide ?
Comment peut-il utiliser mon divorce pour m'insulter devant ses parents ?
- Je m'excuse de t'avoir insulter et d'avoir traiter ton fils de bâtard. Je regrette mon comportement dit finalement Tassem.
J'essuyais mes traites larmes qui coulaient. Je me détestais d'être faible devant lui et jamais je n'aurais cru qu'il s'excuserait.
Je soufflais en me retournant.
- Je ... m'excuse également de vous avoir insulter et de vous avoir frapper hier. Je sais que je n'aurais pas dû et ce n'était pas bien de ma part lui dis je les yeux dans les yeux.
- Serrez-vous la main et qu'on en finisse.
Sheu madame Dia pourquoi vouloir compliquer les choses.
Comment pouvoir lui serrer la main ?
Je ne veux pas chopper une MST.
Je la lui tendis ma main malgré moi du bout des doigts. Il la pris également au moment où j'allais la retirer, Tassem me prit dans ses bras me serrant ainsi fortement contre lui durant des minutes.
Je me demandais ce qui lui prenait de se montrer affectif avec moi alors qu'il y'a quelques minutes il m'insultait, pour dire vrai j'ai apprécié son geste, son odeur viril me titillait les narines ... Il me souffla encore un " Mi dispiacie così tanto ( Je suis tellement désolé ) " avant de me relâcher. Je n'avais pas compris sa dernière phrase par contre j'adorais son accent.
J'étais toute chamboulée par les battements effrénés de mon cœur ...
- J'espère ne plus voir dans ce bureau.
Je l'espérais aussi monsieur Dia.
Je les remercie en sortant du bureau.
Je vis Nadine près de la porte.
- Tiens tiens Nadine tu écoutes aux portes.
- On avait l'impression que vous vous entretuez.
- On a falli le faire. Tout est renté dans l'ordre maintenant.
- Hum ce qui veut dire ?
- Ce qui veut que je rentre retrouver mon fils, j'ai les seins lourds.
- Tu fuis la discussion.
- Moi fuir jamais. Au revoir Nadine.
- Je ...
Elle suspendait sa phrase en voyant Tassem sortir du bureau l'air abattu.
- Euh ... Sira ...
Depuis quand il bégaie ?
- Oui Tassem.
- Je peux te raccompagner ?
Ai-je bien entendu ? Et devrais-je accepter ?
- Euh ... Ce ...
- Elle est d'accord.
- Merci Tassem ! Je suis venue en voiture.
Je les quittais la tête pleine d'appréhensions ...
Bonsoir 😊
Vos Avis ...
29/10/2018 DEEKHA15
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