Chào các bạn! Vì nhiều lý do từ nay Truyen2U chính thức đổi tên là Truyen247.Pro. Mong các bạn tiếp tục ủng hộ truy cập tên miền mới này nhé! Mãi yêu... ♥

~49~

Khadija

J'ai essayé d'oublier Tariq ... Vraiment essayé !

J'ai essayé de le sortir de ma tête et de mon cœur.

J'ai essayé de toutes mes forces.

En vain !

En quittant la villa des Dia ; je m'étais donnée deux mois pour l'oublier, deux mois pour me reprendre seule ; deux mois pour relever la tête hors de l'eau, deux mois pour moi aussi peut-être aussi pour essayer de trouver un autre bonheur que celui côtoyer auprès de de lui.

Ce qui me faisait le plus le mal dans toute cette histoire avec Tariq, c'est que tout m'a surpris.

Tout hein !

À commencer par la découverte de la crapule qui se cachait derrière sa langue mielleuse ainsi je m'étais rendue compte par la même occasion de l'ampleur de mes sentiments pour lui.

Oui !

J'étais tombée amoureuse de lui sans m'en rendre compte. En même temps comment aurai-je pu le savoir ? J'étais une novice en relation amoureuse.

Je pensais que Tariq était un homme peut-être puéril et immature mais incapable de faire du mal à une mouche et ce malgré la jalousie maladive qu'il ressentait à l'encontre de son frère et que j'avais simplement placé tout cela sous le coup d'une rivalité inoffensive qui existe entre frère.

Mais le réveil a été brutal et ma surprise fut grande.

J'avais l'impression de ne plus le connaître et de ne l'avoir jamais connu. Quand je pensais aux moments passés à ses côtés, j'avais la sensation de n'avoir été dans un mirage. Je ne savais plus où m'en tenir parce que simplement je ne savais plus qui il était !

C'était comme si tout s'écroulait tel un château de carte sous mes yeux à commencer par notre relation pour laquelle je ne voyais plus aucun avenir. Tout disparaissait sans que je puisse y faire, mes espoirs y compris.

Je m'en voulais de me sentir aussi mal pour un homme mais encore je m'en voulais encore plus de ne pas m'être rendue à l'évidence à temps. J'ai été surpris de constater que j'étais anéantie que ma vie n'avait plus de sens car je l'aimais et là ; il me faisait peur.

Comment une personne saine d'esprit pouvait poignarder de la sorte son propre frère ?

Comment pouvait-on espérer quoique ce soit avec une personne pareille ?

J'avais déjà vécu ce genre de situation pour ne plus savoir que les personnes comme Tariq sont de vraies manipulateurs.

J'avais une demi-sœur qui a été élevée par ma mère. Elle ne connaissait que nous et jusqu'à mes quinze ans je pensais qu'elle était ma véritable sœur et non ma demi-sœur et c'est lors d'une dispute entre elle et ma mère que la bombe fut lâchée. Il s'est avéré qu'elle nous avait toujours détestées, elle vouait une haine sans égale à ma mère car elle la tenait pour responsable si notre père n'a jamais voulu épousé sa mère. Elle nous a mis dans des situations tellement difficiles et je ne préfère plus me souvenir.

Je sais juste que ma mère a trop souffert à cause d'elle.

Pour ne plus revivre toute cette souffrance, j'ai alors préféré arrêter de travailler chez Tariq pour ne plus jamais le revoir. J'ai coupé tous les ponts avec lui, ignorant ses multiples appels et messages ; et allant même jusqu'à déménager.

J'avais perdu tout mon temps, tout le sens de mon existence parce qu'il n'y avait plus de nous, plus de Quassim et Khadija et c'était dur !

Tous les jours, je me rendais dans le parc où nous avions l'habitude de passer nos moments à deux pour y pleurer.

Oui !

J'y pleurais comme une folle car je souffrais et parallèlement je m'en voulais de souffrir pour lui. Je me nourrissais de nos souvenirs dont paradoxalement je voulais me défaire.

C'est dans ce parc que j'ai rencontré une vieille camarade de classe : Myriam.

Au collège, on était inséparable et ce n'est qu'après le BAC qu'on s'est perdu de vue jusqu'à ce jour-là, où elle m'avait trouvé entrain de pleurer toute seule assise sur un banc publique.

J'avais honte au début d'avouer que mes larmes étaient causées par un homme, un salaud finalement ; je me suis confiée à elle car j'avais besoin de vider mon sac, besoin de partager tout ce qui me comprimait le cœur.

Toujours aussi serviable, elle m'avait prêté une oreille très attentive et elle m'avait proposé de la suivre au Maroc où elle s'était installée. D'après elle ; c'était tout ce dont j'avais besoin : m'éloigner vue combien j'étais affectée par ma rupture.

J'avais dès lors accepté après avoir obtenu l'aval de mes parents.

Et c'est là-bas que je suis restée près d'une année à suivre une formation, à travailler en même temps avec le soutien de mon amie et de mes parents. Durant tout ce temps je m'efforçais d'aller de l'avant et je croyais y être parvenue malgré que j'eus repoussé tout prétendant prétextant ne plus vouloir de relation.

Je suis rentrée au bercail et j'ai pu rapidement trouver un travail dans une banque. Et il a fallu après tout ce temps, après que j'eus presque réussi à mettre un trait sur lui, le destin se chargea de nous confronter.

Le revoir m'a mis KO ! Tout l'équilibre que j'avais réussi à créer, a disparu d'un simple regard.

*

- J'ai revu Quassim !

Je me laissai tomber sur le canapé juste à côté de Myriam la tête entre les mains.

- QUOI ? Où et quand ?

- Hier à la banque.

- Que comptes-tu faire maintenant ?

- J'ai d'abord pensé à démissionner, à fuir mais j'ai besoin de ce salaire et j'aime ce que je fais.

- Tu exagères nakk ! Quitter ton boulot juste parce que tu l'as revu. Khana vous ne vous êtes pas expliqués ?

- Si ! C'est juste que je ne veux surtout pas qu'il vienne m'harceler.

Je mis alors à lui raconter comment s'est passé notre petite discussion et ce que j'ai eu à lui dire.

- Tu lui en voulais au début d'avoir trahi son frère par contre je croyais après tous ces longs mois tu es passée à autre chose. Et ce n'est pas parce que ta demi-sœur a fait du mal à ta mère que Tariq va forcément récidiver.

J'émis un rire sans saveur quand mon amie se mit à prendre à défendre Tariq en utilisant ma propre histoire.

- Ce genre d'individus ne change pas Myriam. J'en sais quelque chose pour avoir vécu et côtoyé avec une demi-sœur diabolique. Ce sont de mauvaises herbes, on a beau les coupé à la racine; ils repousseront pour nous empoisonner l'existence. Et même si Tariq dit s'être réconcilié avec son frère et sa famille ce n'est pas pour autant que je vais me rabibocher avec lui. Les souffrances de ma mère me servent de leçon.

- Tu es dure et injuste avec Tariq. Je comprenais au début que tu te sentes mal par rapport à tout ça mais là tu exagères.

- Dure et injuste ! M'indignai-je.

- Ouais ! Il est vrai qu'il a eu à agir mal avec son frère mais tu aurais pu le comprendre et chercher à l'aider à aller mieux et de l'avant car Tariq souffrait du manque d'amour et de considération de la part de leur mère et son frère n'a été qu'un dommage collatéral des erreurs de leur mère. Loin de moi l'idée de trouver des justifications ou des prétextes à Tariq ; je dis juste que toi en tant que petite-amie et potentielle femme tu aurais pu rester à ses côtés pour le soutenir, le comprendre, l'aimer tel qu'il est, avoir confiance en lui et surtout l'aider à se trouver et à devenir meilleur. Nul n'est parfait Khadija ! Des erreurs tout le monde en fait ! Nous avons tous un passé et pas des meilleurs ni des plus glorieux. Il y a bien un moment un acte posé, une parole dite dans notre vie que nous aimerions effacer si cela était possible. Le passé de Tariq ne doit en rien t'importer ni interférer dans votre relation. Seul l'amour que vous ressentez l'un pour l'autre le doit. Réfléchis calmement et redonnez-vous une chance ! Je ne connais pas Tariq mais d'après tes dires il a été formidable, respectueux et amoureux de toi ... Et à voir tes larmes coulées tu l'aimes encore plus aujourd'hui. Alors la naine ne soit pas bornée et redonne-lui une chance. La vie est courte et elle mérite d'être vécue pleinement !

Je me levai sans un mot et je m'enfermai dans ma chambre. Je me suis déshabillée et j'ai pris une douche vite fait avant de me laisser tomber sur mon lit comme un zombie cherchant difficilement le sommeil.

Ce qui fut un combat de coq.

Je n'avais pratiquement pas fermé l'œil de la nuit.

L'angoisse ne m'avait pas quitté cette nuit et la précédente.

Pour cause revoir Tariq avait chamboulé tout ma quiétude et le semblant de vie que je m'étais efforcée à construire.

Je me décidai finalement à me lever à six heures et demie pour me préparer à aller travailler ...

Quand j'eus fini, je sortis de l'appartement avec l'étrange sensation que j'allais une fois de plus devoir confronter Tariq.

Et effectivement Tariq était là.

Il était adossé à sa voiture mains dans les poches, regardant dans ma direction ...

Encore une fois, je me laissai distraire par son sex-appeal, je me suis perdue dans ses billes bleues ... J'ai dû secouer plusieurs fois la tête pour me rappeler de ma colère ainsi que de ma supposée haine envers lui. Je ne devais surtout pas flancher et me laisser avoir sa belle tronche.

-Pour l'amour de Dieu Tariq reste loin de moi ! Tu ne comprends pas que je ne veux rien à faire avec un homme qui fait un enfant dans le dos de son frère. Comprends que moins je te vois mieux je porte !

Il me fixa longuement et finalement il rejoignit sa voiture. Mon cœur se comprima douloureusement. J'avais lu de la déception et une profonde tristesse dans ses yeux bleus lorsqu'il s'en est allé.

J'ai laissé là sur le trottoir une larme coulée, une autre et puis un torrent de larmes.

Je suis retournée chez moi où je me suis enfermée dans ma chambre pour pleurer sans retenue.

Tariq !

Pourquoi je n'arrive pas à te haïr ?

Je me suis endormie fatiguée de pleurer.

.

.

.

Et je crois avoir dormi toute la journée ! Quand je me suis réveillée ; il faisait déjà noir dans ma chambre.

Je pris une longue et relaxante douche, je sortis de ma chambre nez plongé dans mon téléphone.

Je remarquai que Myriam n'était pas à la maison ce qui m'allait parfaitement car je n'aurai supporté ses nombreuses questions et reproches. Au moins j'aurai le temps de me remettre de mes émotions et de camoufler ma tête des mauvais jours. Trop occupée à répondre à mes nombreux messages je n'ai pas fait attention en marchant jusqu'au moment où je suis entrée en contact avec une surface dure.

Je relevai doucement les yeux et j'en restai stoïque, statufiée sur place.

Tariq se tenait en face de moi visage impassible. N'ayant pas le temps ni la force de sortir un seul mot de ma bouche, je sentis une autre personne derrière moi plaquer un mouchoir imbibée sur mon nez. Je me débattis du mieux que je pus, peu à peu mes forces me quittèrent et mes paupières devinrent lourdes.

La dernière personne que j'eue le temps de voir avant de sombrer complètement dans le noir absolu fut Tariq avançant vers moi ...

.

.

.

Je me réveillai lentement ... totalement perdue, désorientée et pour couronner le tout j'avais affreusement mal à la tête lorsque j'ouvris les yeux.

Je ne savais pas où j'étais car cet endroit m'était inconnu.

Je regardai autour de moi et je remarquai une décoration épurée, des cadres photos accrochés au mur d'en face, ceux de Tassem et de sa femme quand soudain tout me revint en mémoire.

Lorsque mes souvenirs de la veille me revinrent d'un seul coup, ma discussion avec Tariq, son insistance pour me revoir et sa présence chez moi ; je m'accrochai au bord du lit pour éviter de tomber.

Je me levai difficilement et je marchai vers la porte. Je me mis à tambouriner celle-ci de toutes mes forces sans succès.

J'avais passé un bon moment à taper sur la porte et n'ayant obtenu aucune réponse, je me suis laissée glisser le long de la porte en ramenant mes genoux contre ma poitrine maudissant Tariq.

Je fondis en larmes ayant marre de Tariq ...













































Tariq

-Et maintenant que vais-je faire d'elle ? Demandai-je à mon frère.

Je me laissai choir sur le canapé aux côtés de Sira.

Maintenant que Tassem et moi avons « kidnappé » la naine j'en arrive à me demander si j'ai bien fait de suivre les conseils de mon frère.

Et pourtant hier soir je m'étais dit que j'allais oublier la naine mais en me réveillant ce matin une force invisible m'avait poussé à aller chez elle en espérant qu'elle fasse change d'avis.

Je suis tombé des nues lorsqu'elle m'a craché toute l'amertume qu'elle ressentait.

Blessé dans mon amour propre j'ai rejoint mon lieu de travail sans faire de vagues.

Une heure plus tard mon assistante m'annonça qu'une jeune femme insistait pour s'entretenir avec moi.

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait de ma Khadija et c'est avec toute la joie du monde que je suis sortie de mon bureau pour face à une jeune femme ayant le même gabarit que la femme de ma vie.

Passées les politesses, elle s'est présentée comme étant l'amie de ma chérie et sa colocataire du moment.

Je l'ai invité ensuite à joindre mon bureau pour plus d'intimité. Nous avons par la suite longuement discuté et elle m'avait fait savoir que Khadija m'aime et qu'elle m'a toujours aimé, que même si elle me tente de me repousser ; je suis celui qui fait battre son cœur.

Myriam m'a convaincu de ne pas baisser les bras.

Et c'est exactement ce que j'ai fait.

Peut-être que l'enlèvement était une mauvaise idée en attendant je ne peux plus revenir en arrière.

Je vais assumer jusqu'au bout.

-Tu la laisses se calmer d'abord et après tu aviseras intelligemment me répondit-il en haussant les épaules.

Je me tournai vers Sira qui me fusillait du regard.

-Tu en penses quoi Sira ?

-Ne me demande pas mon avis deih ! Comme tu as suivi les conseils pourris de ton frère alors débrouille-toi avec ta merde ! Je m'en lave les mains. Quand la police viendra vous arrêter ; ne comptez surtout pas sur moi pour vous apporter à manger à la prison de Reubeuss.

Je regardai mon frère et ensemble nous nous sommes tapés un de ces fous rires qui durent de longues minutes.

Sira akk imagination débordante ne font qu'un.

-La police ne va arrêter personne. Bon Tariq nous te laissons avec ta chérie. Rends-moi fière !

Je me levai du canapé quand Sira et mon frère sont rentrés pour me diriger vers la chambre où Deekha était enfermée. A l'intérieur je la trouvai coucher sur les carreaux.

Je soupirai longuement et je m'accroupis à son niveau.

- Amore !

- Tu m'as kidnappé Tariq.

- Je ne t'ai pas kidnappé amour.

- D'après toi comment appelles-tu le fait que tu te sois introduit chez moi, que tu m'ais drogué et que tu m'ais enfermé dans cette foutue chambre ?

- Je ne t'ai pas kidnappé rétorquai-je ... Disons que j'ai juste forcé les choses. J'ai fait venir la montagne à moi.

- Tu sais au moins que mes proches vont s'inquiéter de ne pas avoir de mes nouvelles et quand ils iront à la police déclarée ma disparition tu finiras en prison pour enlèvement et séquestration ... Je me ferai une joie de relater les faits.

Je dus admettre qu'elle avait de l'imagination tout comme Sira fort heureusement que mon frère et moi avons pris nos précautions. J'ai pris le soin d'expliquer les grandes lignes de mon plan avec à Myriam et c'est elle qui nous a facilité l'accès à leur appartement.

Personne n'ira en prison !

- Personne ne viendra te sauver si c'est ce que tu espères bébé. Tu resteras dans cet appartement jusqu'à ce que l'on règle nos différends et que l'on redevienne un couple. Je suis peut-être un idiot mais un idiot qui t'aime.

- L'amour ne se force pas Tariq.

- Je ne force rien Khadija rétorquai-je lui caressant affectueusement la joue.

Nous restons là à nous regarder dans le blanc des yeux, elle entrouvre légèrement les lèvres et je louche dessus. Tout d'un coup, mon pantalon devint très encombrent.

J'inspirai profondément pour me calmer.

Je reculai de quelques pas reprenant difficilement ma respiration.

- Quassim !

- J'ai toujours adoré quand tu m'appelles Quassim.

- Sérieusement Quassim tu ne peux pas me retenir contre mon gré. J'ai des obligations à la banque et tu risques de me faire perdre mon job.

- Ne t'inquiète pas pour ton travail ! Le directeur de la banque est un ami à mon frère ... Je veux juste que tu me laisses t'aimer. Khadija ne gâche pas tout.

- C'est toi qui as tout gâché entre nous.

Elle détourna ensuite les yeux.

J'en profitai pour la détailler de plus près. Elle me rend fou, il n'y a pas une seconde qui passe sans que je ne regrette d'avoir couché avec Sarah si j'avais su que cette ignominie m'aurait coûtée ma relation avec la femme de ma vie, jamais je l'aurais fait.

Malheureusement je ne peux refaire le monde avec des « si ».

J'ai été un véritable connard ...

Lasse de parler de vide, je sortis de la chambre en espérant que la solitude lui fasse grand bien et qu'elle réfléchisse calmement.

S'il faut que j'attende une éternité pour qu'elle pardonne et bien j'attendrai...

.

.

.

Quarante-huit heures se sont écoulées ...

Une légère amélioration dans ma relation avec la naine est à noter, rien de satisfaisant pour ma part mais c'est mieux que rien.

Elle n'est plus hostile à ma compagnie et peu à peu elle a commencé à baisser la garde. J'ai même laissé traîner mes lèvres sur la peau sensible de son cou avant qu'elle ne me repousse avec une gifle.

Et depuis hier soir je ne l'ai pas approché. Façon nous sommes que deux dans cet appartement, elle ne peut pas m'échapper.

Je sais qu'elle lutte contre ses sentiments mais j'ai espoir qu'elle flanchera.

Ne supportant plus d'être près d'elle et pourtant si loin d'elle, j'ai fait appel à son amie Myriam aujourd'hui et peut-être voir et parler à un visage différent du mien lui fera grand bien.

Quand son amie est arrivée, je les ai laissés seules et je suis allé me vider la tête ...















































Khadija

Je reste encore figée sur place, ressentant encore la douceur des lèvres de Tariq sur la peau sensible de mon cou.

J'ai encore des frissons en y repensant.

Comment ai-je pu me laisser ainsi aller ?

Me retrouver en captivité dans cet appartement me fait perdre mes moyens face à Tariq.

Et j'ai craqué encore il y a tout juste une heure et même pas soixante-douze heures de captivité je me laisse avoir.

Ah ! Que suis-je faible quand il s'agit de Tariq !

Accoudée contre le plan de travail de la cuisine, je fixe ennuyée la porte donnant sur le balcon. Je soufflai désespérée par le discours de Myriam.

Je me sens comme un animal en case. En même temps je suis enfermée dans un luxueux appartement sans mon consentement et j'apprends celle qui était censée être ma meilleure amie, celle qui devait appuyer mes décisions, m'appuyer m'avait joué un sal tour.

Cette traîtresse de Myriam a aidé Tariq dans mon kidnapping.

Et bien j'en apprends d'heures en heures.

Myriam continua à me parler de tout l'amour que me porte Tariq et de tout ce que je vais rater si je continue à jouer à la fille inaccessible.

Je détournai finalement les yeux de la fenêtre pour les planter à ceux de Myriam qui lançaient des éclairs. Je fis semblant de lui prêter une oreille attentive et elle continua ainsi une bonne heure à parler et à parler.

Elle ne se fatigue jamais de parler.

J'avoue qu'au bout de deux heures j'ai un peu baissé la garde et j'ai commencé à étudier le problème d'un œil nouveau. Je n'irai pas jusqu'à dire que je pardonne totalement Tariq par contre je dirai que je l'ai jugé un peu trop sévèrement et hâtivement.

J'ai agi comme si je n'ai jamais fait d'erreurs.

J'ai finalement promis à Myriam au retour de Tariq de converser avec lui et qu'elle pouvait être rassurée.

Deux heures passées Tariq débarqua accompagné de son frère et de sa femme.

Myriam prit congé non sans m'avoir sermonné une dernière fois.

Tassem et sa femme m'invitèrent à m'assoir dans le salon.

Je soufflai blaser par ce défilé des membres de la famille de Tariq. Je devine qu'après son frère et sa belle-sœur ça sera le tour de sa petite sœur et des parents.

Arggh !

Il m'énerve ce petit con.

- Mon frère m'a plus que blessé, je ne le nie pas. J'étais heureux d'être le papa de Kader et je le suis encore. Sache qu'au début j'étais en colère, la relation que Tariq a entretenue avec mon ex était malsaine, le simple fait de les imaginer m'avait répugné au plus haut point et je lui en voulais plus encore de s'être payé ma tête cependant au fil du temps la douleur s'est estompée ... Avec du recul j'ai compris mon frère. La vie n'a pas été tendre avec lui et j'ai réussi à passer au-dessus de ma colère, je lui ai pardonné. J'ai aussi eu à commettre des erreurs avec ma femme et Tariq a été plus que présent pour elle quand ça n'allait pas entre nous et je ne peux que l'en remercier. Comme tu peux le noter, nous nous sommes rapprochés, notre relation est devenue très fusionnelle et je l'ai même aidé à te kidnapper me fit-il savoir avec un clin d'œil ... Les frères Dia ne sont pas du tout facile à supporter, nous sommes toujours embarqués dans des combines foireuses mais quand nous aimons c'est pour la vie et mon frère t'aime énormément, je dirai à la folie même car il a versé des larmes pour toi ... Aide mon frère à retrouver son bonheur.

Tassem se leva et rejoignit son frère dans la chambre me laissant chamboulée par tout ça.

Sira me prit les mains et elle me fit un sourire rassurant.

- Tariq n'est pas l'homme le plus parfait de la terre tout comme son frère mais il a le cœur sur la main. Je crois que Tassem a bien résumé ce que j'avais à te dire ma chérie. Sache juste que si je suis aujourd'hui heureuse aux côtés de son frère c'est en partie grâce à ton homme. Il n'a de cesse de se plier en quatre pour notre bonheur à Tassem et à moi. Il est arrivé le moment pour lui aussi de goûter un peu au bonheur à tes côtés. Yeureum ko aussi ! Dis-moi Deekha tu l'aimes ?

- Plus que ma propre vie !

Ma réponse est sincère.

J'aime Tariq.

Je ne le nie pas.

- Alors le problème est réglé. Oublies le passé et vis le présent.

J'opinai de la tête sourire aux lèvres, les larmes me montant aux yeux.

Putain ! C'est quand même fou hein.

J'ai perdu du temps à lui en vouloir alors que je pouvais être heureuse à ses côtés.

Cette séparation nous permettra de mieux nous retrouver et la confiance sera la fondation sur laquelle sera bâtie relation.

Je veux Tariq pour la vie il n'y a pas photo !

Il est temps de rattraper le temps perdu.

-Tariq t'aime ! Entre nous hein ... Sira regarda de gauche à droite et derrière nous ; Tariq est plus beau que son frère mais shut ne le dis à personne.

Je ris avec elle ne sachant pas quoi dire.

Tariq et son frère revinrent dans le salon quelques minutes plus tard. Là je ne pouvais m'empêcher de détailler Tariq, je voulais qu'il me prenne dans ses bras exactement comme le fait son frère avec sa femme, qu'il capture mes lèvres dans un baiser pouvant me rendre complètement folle, qu'il fasse de moi sienne.

-Amore je crois que nous sommes de trop dans cet appartement dit finalement Tassem en se levant.

Sa femme fit de même, elle vint m'enlacer tendrement et elle me chuchota de rendre fou son beau-frère.

Je gloussai embarrassée.

-Rends-moi fière Tariq ! Na pénalty bi douggou nakk !

-Tu ne seras pas déçu Tassem. Mane rekk si tireur professionnel de pénalty !

-Bonne chance à nous ! Nous sommes tombés sur des fous. Nasseu xel daal (soit tranquille) Tariq est un saint à côté de son frère. Tariq boul diegguei boul lambatou khalei bi allalou procureur leu nakk (Ne touche ni n'approche la petite ! C'est une mineure).

Dès qu'ils sortirent de l'appartement je mis une distance raisonnable entre nous pour plus de précaution.

Tout mon corps se couvrit de frissons de par la simple présence de cet homme.

Je peine à respirer lorsqu'il s'approcha de moi, son odeur m'avait tant manqué. Il fixe avec appétit mes lèvres, je me prépare mentalement pour quand nous allons nous embrasser jusqu'à perdre haleine.

Il se colla enfin à moi et je me sentis toute émoustillée.

Il me touche et là je me liquéfie sur place, mon corps n'était plus que sensations. Sans attendre encore plus longtemps et perdant la bataille face à mes émotions je fondis sur ses lèvres avide de lui et lui arrachant un rire rauque qui se mourut finalement dans ma bouche.

Dieu !

Je renais une seconde fois !

Notre baiser est enflammé, sensuel, mortel ...

Ceci dura longtemps et longuement à contre cœur je me séparai de ses douces lèvres cherchant à adopter une respirant normale.

- Tu m'as énormément manqué Quassim.

- On dit qu'en amour il ne faut pas compter mais j'ai compté les jours où nous sommes séparés ... Ne me lâche plus jamais Deekha ! Te savoir loin de moi est de loin la pire des punitions que le seigneur m'ait infligé.

- Plus jamais ! Je t'aime tellement Quassim !

Je frissonne de tout mon être lorsqu'il dépose ses lèvres sur la peau sensible de mon cou. Il parcourt mon cou de délicieux baisers qui me rendent folle et toute chaude. Il dénude mon épaule qu'il caresse avec sa langue fraîche et mordille doucement m'arrachant un gémissement de plaisir.

Il remonte vers mon oreille et je me tendis comme un arc lorsqu'il me parla.

- Épouse-moi !

Prise au dépourvue je ne sus comment réagir ni quoi dire.

Mes yeux s'illuminèrent et se replissèrent de larmes, je m'accrochai désespérément à sa chemise pleurant, hoquetant tant j'étais heureuse et surprise qu'il m'ait demandé de partager sa vie.

Je pleurais ainsi longuement faisant peur à Tariq qui commença à perdre son sang-froid.

-Je comprendrai ... que tu ne veuilles pas partager ta vie avec moi ... tout nous venons de nous redonner une chance. Je te promets de te laisser tout le temps nécessaire pour réfléchir et ...

Je souris à travers mes larmes tellement la situation était drôle et insolite.

Il croît vraiment que je vais refuser sa demande.

J'effaçai mes larmes du revers de ma main et je lui offris un large sourire auquel il répondit par un froncement de sourcils.

- Tais-toi idiot ! Sira a vraiment raison hein ça ne tourne vraiment pas dans vos petites têtes à toi et à ton frère. Evidemment que j'accepte de t'épouser !

- Oh ! Tu es sérieuse ? Pour de vrai vrai ?

- Non ! J'accepte d'épouser ton grand-père, idiot. C'est avec toi que je veux me marier et vivre à tes côtés le reste de ma vie.

- Tu ne sais pas à quel point je suis heureux en ce moment. Dès demain je parlerai avec mon père et ensemble nous irons voir tes parents.

- Pourquoi précipiter les choses ? Bébé nous avons toute la vie devant nous.

- Je ne veux pas te perdre une seconde fois, je ne le supporterai pas.

- Tu ne vas pas me perdre le rassurai-je en posant ma main sur sa joue. Nous allons nous marier dès demain mon chéri.

- Dès demain inchaAllah amore ! Dès demain inchaAllah tu ne pourras plus jamais m'échapper.

- Je n'en ai aucune l'intention mon Tariq Al Quassim Dia.

Il me sourit encerclant mon poignet avec sa main et sans hésiter je posai ma tête sur son torse heureuse d'aimer cet homme.

Je me laissai bercer par les battements de son cœur, ce cœur qui ne bat au même rythme du mien et pour moi ...

















~

Re hello waye 😊

Préparez vos cadeaux et tenues Tariq et moi nous vous invitons à notre mariage😊😇👰💃.

Laissez vos avis svp!

Bonne nuit !

30/06/2019 DEEKH15 amore de Tariq

Bạn đang đọc truyện trên: Truyen247.Pro