~17~
I'm really sorry for the late ...
So good reading !
Quelques semaines après ...
Sira
On était samedi et comme pour le reste de la semaine qui s'était écoulée, je ne sortais plus de chez moi à la descente. Plus d'after work ! Ni de dîner improvisé avec Tassem. Ceci s'expliquait tout simplement de par les minutes de remontrances que j'ai essuyé, mon père ne m'avait pas raté, il m'avait rappelé mes priorités, à la fin j'avais l'impression de me retrouver des années en arrière.
En plus de cela je devais prendre soin de mon bébé. Après ce que son père avait fait, je ne voulais plus le laisser seul avec ma mère, elle avait perdu toute ma confiance. Je persistais à croire qu'elle a été la complice de Badou même si ce dernier avait tout nié. Je n'avais aucun problème avec le fait que Khalil se soit fait circonscit, étant né garçon je m'attendais ce que cela se fasse mais j'aurais apprécié que son père ait au moins l'amabilité de me mettre au courant pour que je sache à quoi à m'en tenir le jour j. Khalil était sorti de mes entrailles et chaque décision bonne ou mauvaise l'affectant devait être prise avec mon accord. À chaque fois que je me plaignais du comportement plus qu'exécrable de Badou, ma mère me dit que c'était moi qui suis compliquée et que je cherchais toujours la petite bête or ce n'était as le cas. Je faisais de gros, non d'énormes efforts avec Badou.
Bref je restais camper sur ma décision de le priver de Khalil pour quelques jours histoire de lui rappeler que j'avais les mêmes droits voir plus de droits sur notre fils.
Oubliant cette tâche dans ma vie, je pouvais dire que tout aller bien avec " espèce en voie de disparition ".
Avec lui tout se déroulait mieux que je l'aurais imaginé il y'a quelques mois de cela. Tassem a su se montrer pleins de surprises et extrêmement doux avec moi. Je ne dirais pas qu'il avait totalement changé, personne ne pouvait changer en un claquement mais j'appréciais tous les efforts même minimes qu'il faisait pour me prouver et se prouver à lui-même qu'il était digne de ma confiance et capable de changer. Il voulait redevenir l'homme que sa sœur me décrivait et maintenant qu'il avait trouvé la motivation nécessaire c'est-à-dire moi pour y parvenir, il se donnait à fond.
Il voulait se départir de l'étiquette d'homme à femmes qu'on lui collait. Comme quoi quiconque souhaitait changer pouvait y parvenir avec de la volonté.
Le plus surprenant dans notre relation actuellement était que Tassem se montrait attentif, attentionné, prévenant, amoureux ... il y'avait tant de qualificatifs pour décrire le nouveau Tassem que je ne savais pas lequel était le plus adéquat. Je savais juste qu'il se donnait à fond avec moi.
Il ne cherchait même plus à se retrouver intime avec moi quelque soit l'endroit où nous nous trouvions. Il disait qu'avec moi la tentation était bien trop forte et pour ne pas déraper il s'imposait des limites.
Par exemple la dernière fois, il était venu chez moi avec Kader qui demandait à voir Khalil, et quand j'ai voulu que l'on aille s'installer à la terrasse, il n'avait pas voulu donc nous sommes restés discutant sur la vie, nous découvrant mutuellement.
Mon père l'avait trouvé là assis à mes côtés et la première question qu'il eût posé; était : Sira qui est ce jeune homme ? Évidemment j'avais donné une réponse vague et évasive expliquant que Tassem ou El Hadji comme l'appelait mon paternel, était le père de Kader et un bon ami à moi. Mon paternel était resté discuté avec lui et ils avaient très bien accrochés. Tassem avait émis un ouf de soulagement quand mon père fut sorti du salon.
Il avait réussi la phase présentation avait-il dit.
Plus les jours passés plus je tombais une nouvelle fois follement amoureuse de Tassem même si parfois quelques doutes s'insinuaient en moi me rappelant tout ce que j'avais vécu jusqu'ici. L'échec de mon mariage avec Badou avait aiguisé mon côté méfiant.
Du coup, ça m'a fait penser à Tassem, quelque chose chez lui me faisait dire que c'était un tout petit peu trop beau pour être vrai. Toutefois, je n'avais pas pris le temps d'y réfléchir parce-que j'étais trop absorbée par ce nuage chimérique qui tournait autour de ma tête et j'aimais cela.
Seulement Tassem ne pouvait pas être aussi parfait tout de même.
Personne ne l'était !
La seule question était de savoir quelle serait l'ampleur du bourbier quand il ferait finalement surface.
Est ce que je serais capable de passer outre ?
De faire avec ?
Ou bien est-ce que que mon tout nouveau personnage anti baratin serait assez indulgent pour l'épargner et nous redonner encore une chance ?
Tassem
On peut rester longtemps sans rien faire, mais souvent arrive un moment où on commence à tourner en rond. Alors, après des semaines entièrement consacrées à me faire dorloter par ma mère, j'ai décidé que j'étais prêt à retourner travailler. Je n'étais pas totalement rétabli cependant j'avais pris l'habitude de me déplacer avec mes béquilles alors il ne servait à rien de prolonger mon congés.
Évidemment ma mère n'était pas du même avis.
Bizarrement quand on essaie de se détendre chez ses parents on est beaucoup plus stressé qu'avant, enfin c'était mon cas et elle ne savait pas que c'était précisément elle que je voulais à tout prix éviter et l'autre merdeux de Tariq. Ce dernier s'était trouvé une nouvelle occupation et de nouvelles personnes à qui pourrir la vie. Mon père l'avait envoyé à Kédougou pour un mois pour évaluer la situation financière d'une entreprise. J'ai ouï dire par Nadine, oui elle est mon informatrice avérée, que Tariq a fait perdre à notre entreprise une somme conséquente suite à un mauvais placement de sa part. C'était bien fait pour lui vu qu'il se prenait pour le meilleur et donc pour le punir notre cher papa l'a envoyé chez les Bassaris en espérant qu'il y retrouve ses idées et qui sait peut-être qu'il se sortira enfin ma copine de la tête.
Quoi qu'il en soit Tariq était loin de moi et la paix était la bienvenue.
Pour revenir à ma reprise de boulot, j'avais appelé mon assistante au numéro qu'elle m'avait remis la dernière fois à l'hôpital et je lui ai notifié que je reprenais mes fonctions demain. J'avais aussi contacté Abdoulaye pour un rendez-vous, il était le seul à me fournir les réponses concernant mon fameux accident. La police ne foutait absolument rien à chaque fois que j'appelais l'inspecteur en charge de l'enquête, il me donnait toujours la même réponse disant que: l'enquête suivait son cours et j'aurais bientôt les réponses. Comme si moi j'allais rester sagement chez moi à attendre qu'il se décide à faire ce pourquoi il était payé. Puisque la police était composée d'une bande d'incapables, je trouverais moi-même mes réponses.
Pour cette dernière journée à me tourner les pouces, j'ai prévu une petite sortie avec Kader et Sira, son fils était aussi le bienvenu, un pique-nique au parc Hann, dans le seul parc de notre capital. J'aurais préféré qu'il existe un zoo dans la ville comme en Italie et autres espaces de détente pour les enfants mais bon ... Seul et unique but de cette sortie trouvait le moyen d'échapper à ce besoin viscéral de coucher avec une femme. Deux semaines que j'essayai de dominer ce besoin de tremper mon bangala dans quelque chose d'étroite, de doux et de ...
God damn ! Je suis fichu !
Sira m'avait vraiment mis face à un dilemme, je suis dos au mur.
Soit je laissai libre cours à mes pulsions sexuelles et je la perdrais y compris mes parties génitaux, soit je continuais l'abstinence et notre relation. Dans les deux cas le choix était déjà tracé ; j'avais pris finalement ma décision en choisissant l'option la plus raisonnable pour moi et mes organes de reproduction. Je tenais à elles pour les perdre d'une façon aussi sauvage qu'elle me l'avait décrit.
Rien qu'à l'idée de les imaginer brouillées, j'ai des sueurs froides sur toute l'échine dorsale.
Je suis tombée sur une folle.
Je le dis encore haut et fort Sira me tient par les couilles !
Je devais la remercier aussi car grâce à elle j'ai enfin ouvert les yeux tout en prenant conscience d'un bon nombre de choses.
Avant de la rencontrer, j'avais l'impression que jusque là ma vie avait été un concours de talent raté et que ma vie se déroulait dans une serre fermée hermétiquement où mes souvenirs les plus douloureux servaient de film qui se jouait au replay me rappelant ainsi sans cesse mes stupidités.
Sauf que maintenant je reprenais la serre en main et que j'allais l'éclater pour en sortir.
*
Après nous être préparés Kader et moi, nous sommes sortis de la maison pour nous rendre chez Sira ... Quand nous sommes arrivés chez elle, Sira était déjà prête habillée d'une manière très décontractée assortie à son fils. Ils étaient très mignons ainsi vêtus. Puisque j'étais dans l'incapacité de conduire, elle s'est chargée de nous conduire jusqu'au parc. Les enfants étaient derrière et Kader prenait son rôle de grand frère très à cœur. Il n'arrêtait de sourire et moi également, Sira a réellement pris une place importante dans le cœur de mon fils et dans le mien également.
Au parc nous avons d'abord trouvé une place pour nous garer, ensuite nous chercherons où nous installer.
Un sourire s'ébaucha sur mes lèvres quand dès que mes yeux ont parcouru les lieux. Ma mère nous avait emmené au zoo plusieurs fois pendant notre enfance, j'adorais ces moments où je pouvais courir en ayant le vent qui fouettait mon visage malheureusement j'étais le seul de la fratrie à aimer ce genre de sortie. Tariq et Nadine préféraient la maison plutôt.
Ces moments étaient justes inoubliables.
- Cara tu veux que je t'aide ?
- Oui ! Viens me tenir le sac.
Elle poussant la poussette de son fils et moi le sac à l'épaule gauche et tenant Kader à la main droite, nous donnions l'image de la parfaite petite famille qui était venue au parc pour profiter de ce samedi avec leurs enfants. L'idée de former une véritable famille avec Sira était très tentante mais j'avoue que j'ai peur de me réveiller au beau milieu du rêve et que la réalité soit tout autre.
- On peut s'installer près du lac ?
- Allons-y cara !
Les lieux étaient quasi vide quand nous sommes arrivés. Nous nous sommes assis sous un arbre profitant ainsi de l'ombre. Sira avait déjà étalé une natte au-dessus de laquelle elle étala une nappe. Je surveillais pendant ce temps les enfants, Kader lui avait déjà trouvé un petit garçon avec qui il jouait et Khalil dormait comme à son habitude.
Ce petit ne sait que dormir et boire son lait à part ça il est calme pour la plupart du temps. Les fois où je me rendais chez sa mère, il était en compagnie de sa tante et dès que je me retrouvais près de sa mère sa tante le ramenait à cause des pleurs et dès lors qu'il retrouvait les bras de sa mère, il retrouvait son calme aussitôt.
J'avais dit que le petit ne m'aimait pas et j'en avais la confirmation même si sa mère me dit que c'est parce-que je lui étais étranger. J'espère qu'avec le temps je pourrais faire ami-ami avec lui en attendant je continue de gagner la confiance de la maman, j'ai déjà conquis Zeyni et le grand père; il me reste aussi la grande mère. Cette vieille peste tamitt ne m'appréciait pas et elle ne s'en cachait pas.
Mais bon chaque chose a son temps.
Qui vivra verra !
- Tassem. Tu peux venir t'asseoir.
Je me déplaçais jusqu'à sa hauteur en n'oubliant pas Khalil et sa poussette.
Je m'allongeais à ses cotés posant ma tête sur ses cuisses.
- Tu m'as manqué lui murmurais-je quand je m'assieds près d'elle.
- Miss you even more répondît-elle avec un clin d'œil.
- Qu'est-ce que tu m'as fait Sira ?
- Comme quoi ?
- Avec toi je ne me reconnais plus, je deviens subitement faible. Quand je suis près de toi j'ai la sensation de recevoir des décharges électriques sur tout le corps.
- Attention Tassem ... je pourrais te prendre aux mots et considérer que tu me fais une déclaration d'amour fit-elle en riant nerveusement.
Encore heureux de savoir que je n'étais pas le seul à perdre mes moyens.
- Je suis hyper sérieux Sira. Qu'est-ce que tu m'as fait ?
J'adoptais une posture assise.
- Je te retourne la question Tassem.
Je ne vais plus insister, elle n'était pas disposée à me répondre. Pour me détendre, je fis glisser mon doigt le long de son bras nu, ses poils qui se hérissent, m'ordonnaient de ne pas m'arrêter. Je faisais durer le manège des minutes en accompagnant mes caresses de quelques bisous dans son cou, nos respirations devenaient erratiques comme si nous manquions d'oxygène. Elle ria à haut voix me stoppant quand elle pointa mon pantalon.
- Seriously Tassem ! ( Sérieusement Tassem )
- Ce n'est pas de ma faute me défendais-je. Ceci dis-je en ne la quittant pas des yeux; est une réaction physique et hormonale tout à fait naturelle stimulait par ta personne. Et j'ai juste eu une pique d'hormones.
- Tu as intérêt à faire redescendre ce flux de testostérone alors dit-elle en riant.
J'allais répliquer quand Khalil se mit à pleurer, toujours au mauvais moment. Je levais les yeux au ciel en le sortant de sa poussette pour le donner à sa maman. Dans les bras de sa maman Khalil s'est automatiquement tu, ce qui confirme qu'il pleure que quand je suis près de sa mère.
Je deviens fou sérieusement nakk !
Je suis jaloux d'un bébé. Je finis par m'adosser à l'arbre l'observant elle et son fils.
- Je peux te poser une question.
- Vas-y !
- Pourquoi tu n'allaites pas Khalil au lait maternel.
Elle s'esclaffait encore. Tiens cela devient une habitude.
- Je l'allaite au sein.
- Alors pourquoi tu lui donnes le biberon ?
- Tu aimerais me voir l'allaiter au sein.
- Oui.
- Et tu aimerais aussi bien poser tes yeux sur mes seins.
- Évidemment que oui. J'en rêve tellement !
- N'oublie que je te connais assez Tassem et si je n'allaite pas Khalil devant toi c'est juste que je n'aime pas m'exposer ainsi et surtout devant toi.
- Devant moi ? Tu me prends vraiment pour un obsédé sexuel.
- Dixit le gars qui vient juste d'avoir une érection rien qu'en me touchant alors j'imagine avec les yeux posés sur mes seins il va me violer.
- Haha très drôle ... Hyper drôle même.
- Excuse-moi ! Je n'avais pas l'intention de te vexer.
- J'ai peut-être du mal à supporter l'abstinence mais cela ne fait pas de moi un violeur ni un obsédé.
- Je suis désolée encore une fois my morning star ( mon étoile du matin ).
Sans m'en rendre compte mon visage s'illumina d'un sourire franc. Je ne pouvais m'empêcher de ressentir toute cette joie. Seul ma mère m'appelle ainsi.
- Nous n'allons pas gâcher notre sortie hum bae.
- Oui Tassem. Profitons de notre moment sans prise de tête.
Et la journée fût très riche en émotion. Pas une seule fois, je me suis ennuyais avec Sira à mes côtés. J'ai même fait des progrès avec Khalil pour une première le petit n'a pas hurlé quand je l'ai eu dans mes bras et Kader lui était aux anges.
La journée a été parfaite, Sira est d'une très bonne compagnie. J'espère que nous aurons d'autres moments de ce genre et qu'une ombre ne planera pas au-dessus de ma tête.
Avec Sira à mes côtés, je n'avais plus besoin de mettre un masque pour me sentir "moi" et c'était libérateur. J'ai enfin trouvé la clé de mon bonheur. Je ne me voilais plus la face, j'aime tout simplement Sira.
- Je t'appelle avant de dormir mia cara avant que le taxi ne démarre.
- J'attendrai ton appel Tassem.
Comme convenu après le dîner je l'ai eu au téléphone où nous avons passé une heure à discuter jusqu'à ce qu'elle raccroche disant qu'elle avait sommeil.
Elle m'avait littéralement raccroché au nez lol ! J'étais devenu accro à Sira.
~
Le lendemain matin j'avais retrouvé mon travail, mon occupation favorite !
J'ai trouvé sur mon bureau une masse de travail sans précédent façon je m'y attendais alors j'ai demandé à mon assistante de n' être dérangé sous aucun prétexte pour mieux me concentrer malheureusement mes directives étaient tombées dans l'oreille d'une sourde.
En plus d'être inefficace mon assistante était bornée.
Je soufflais en retirant mes lunettes de vue pour la lorgner cette idiote.
- Que vous avais-je dit ce matin mademoiselle Guèye ?
- Euh ... Vous ne vouliez pas être dérangée.
- Exactement. Et que faites-vous présentement dan mon bureau ?
- Et bien il y'a une femme qui insiste pour vous voir.
Sérieusement ?
- Qu'elle s'en aille ! J'ai du boulot à rattraper.
- Mais ...
- Dehors !
- Tassem.
Sheu tout sauf elle.
- Laissez nous seuls mademoiselle Guèye.
Je m'adossais nonchalamment sur mon fauteuil pendant que l'autre prenait ses aises.
- Que me veux-tu Iris ? J'avais été très clair avec toi la dernière fois. Nous avons eu à partagé de merveilleux moments mais cela s'arrête à ça alors je le répète what are you doing in my office ( Que fais-tu dans mon bureau ) ?
- I have something to tell you ( J'ai une chose à te dire ) ... I'm pregnant (Je suis enceinte).
- Tassem !
- Sira ! Dis-je en me levant.
Avait-elle entendu cette menteuse ?
Et merde ! Encore des problèmes à l'horizon.
~
Hello 😊😇 Bon début de semaine.
Vos Avis pleaz ....
À bientôt pour la suite 😉
14/01/2018 DEEKHA15
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