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Moi et Jack continuons notre route vers le Bloody Mary. Je demande :

- Ils seront là tes potes ?

- Nan.

- Pourquoi ?

Il me regarde en souriant :

- Tu poses trop de questions.

Je déteste qu'on me réponde de cette manière. Comme quand plus jeune, mes parents me répondaient que j'étais trop petite pour comprendre. En temps normal, j'aurai explosé et pété un plomb contre la personne ayant osé me parler de cette manière. Mais là je n'ai pas envie. Je n'en ait même pas la volonté en fait. Putain, on dirait tellement que je me suis ramollie. J'ai l'impression d'avoir fondu de l'intérieur. Ma vieille Salem, va falloir que tu remédie à ça, pas question que tu deviennes une de ces filles éperdument amoureuse du premier débile qui passe comme dans les romans à l'eau de rose. D'ailleurs, suis-je vraiment amoureuse ? Même ça je suis totalement incapable de le savoir. En ce moment, il est totalement impossible pour moi de mettre au clair mes sentiments. Je ne sais plus où j'en suis.

Depuis que Rae est partie, je suis légèrement paumée. Je n'arrive plus à vraiment comprendre tout ce que je ressens, d'ailleurs mes sentiments ne font que s'embrouiller, tout se mélange dans une infâme bouillie sentimentale à laquelle je ne suis pas habituée. Je parle à des personnes à qui je n'aurai avant jamais pensé adresser la parole. J'ai l'impression par contre de rejeter de plus en plus les personnes qui m'étaient auparavant proches et que j'aimais. A commencer par ma famille. Je n'ai plus autant envie qu'avant d'obéir à mes parents. J'ai comme une soudaine envie de liberté totale. Je ne sais pas d'où ça me vient. Peut-être que je me sens trop pousser des ailes, peut-être que dans mon inconscient je veux ressembler à Rae. Psychologiquement, ce serai parfaitement plausible.

J'ai l'impression que j'ai besoin d'aide. Qu'on m'aide à mettre un certains nombre de choses au clair. Je veux comprendre. En fait, j'aimerai que tout ça s'arrête immédiatement. Je veux retrouver mes sentiments biens clairs comme ils l'étaient avant. Je veux aussi revoir Rae. Ma Rae. Ma seule amie. Mais d'un autre côté, je ne serai pas prête non plus à abandonner Jack. Quoi ?! Qu'est ce que je viens de dire ? Il semblerai que je me soit quelque peu attachée à celui-là. Après tout, même si c'est plus qu'étonnant venant de moi, c'est tout ce qu'il y a de plus possible. Je veux dire, il est normal que quand quelqu'un perd une personne qui lui ait chère, elle cherche à se rattacher à d'autres. Et après tout, c'est surement ça qui m'arrive. Je ne me sens pas amoureuse. Mais comment je peux dire ça après tout ? Je n'y connais rien. Enfin, le peu que je connais, je le tiens des romans et autres feuilletons ridicules qu'on peut voir. Et je ne ressemble en rien à leurs héroïnes. Ce dont je ne vais pas me plaindre.

Une seconde... On va où là ? On est plus sur la route du Bloody Mary !!

- Hé ! Ou est ce que tu m'emmènes toi ? On devait pas aller boire verre ?

Il rigole ce con. J'attaque :

- Pourquoi tu te marres ? C'est pas marrant ! Je sais même pas où on est !

D'un geste, je dégage son bras encore sur mes épaules. Je lui lance le regard le plus noir dont je suis capable. Il se décide enfin à me répondre :

- T'as peur ou quoi ?

Moi ? Peur ?

- Non ! C'est juste que j'aime pas pas savoir où je vais ! Allez, dit moi où tu m'emmène putain !

Il fait un sourire en coin, et avec une voix mystérieuse, il me répond :

- Tu verras bien.

Ah tu veux pas me le dire ? On va voir qui aura le dernier mot à ce petit jeu débile !

- Je te préviens, si tu me dit pas où on va, je refuse de bouger d'ici !!

Je croyais que ma menace l'obligerai à cracher le morceau, mais au lieu de ça, il me tourne le dos et commence à marcher :

- Comme tu veux Salem. Je peux me barrer sans toi. Sauf que toi, tu sais même pas où t'es.

Bon ok, il a gagné cette fois-ci. Je déteste ça. Je déteste ne pas avoir raison tout le temps. Je décide de ne pas bouger quand même. Il oserait pas partir sans moi et m'abandonner quand même ?

Je reste là sans bouger, et je le vois qui s'éloigne de plus en plus. Mais il va même pas s'arrêter ou quoi ? Apparemment non. Ma fierté ébranlée, je me décide à courir pour le rattraper. Je vais quand même pas rester de nuit dans un ruelle paumée. Quand j'arrive à sa hauteur, je le vois aborder son fameux sourire en coin. Voilà. Quelle idiote : je lui ait encore donné ce qu'il voulait.

Dans ma quête désespérée de connaître l'endroit où l'on va, je tente :

- Dis moi au moins ce qu'on va faire.

- Tu vas bientôt le savoir. On est presque arrivés.

On continue de marcher pendant environ 5 minutes.

Il s'arrête devant un immense maison des quartiers chics. Le genre de maison que seuls des gens plein aux as peuvent se payer. Je ne peux pas m'empêcher de ricaner et de railler :

- Alors ? Me dit pas que tu vas encore essayer de jouer les Robin des Bois ? J'espère que t'as pas encore eu une idée foireuse pour essayer de rétablir une justice et un équilibre entre riches et pauvres ?

Il me regarde et son regard veut absolument tout dire sur ses intentions.

- Jack, si tu vas vraiment faire ce que je pense, je te jure que tu vas le faire tout seul. Ramène moi chez moi, je veux pas faire ça !

Sans me répondre, il s'avance vers ce qui semble être le portail de la maison et menant surement sur un cour ou un jardin. Il sors quelque chose de sa poche et commence à essayer de crocheter la serrure. Putain.

- On peut pas faire ça ! On entre pas par effraction chez les gens enfin !

J'attrape son épaule et essaie de le tirer en arrière.

- Allez, viens on dégage !

Je n'ai pas assez de force et donc mes efforts ne servent strictement à rien. Lassée d'essayer de le raisonner, je vais plutôt tenter de gagner du temps et le cas échéant de le faire changer d'avis :

- Tu m'as toujours pas dit clairement ce que tu allais faire.

- Ca parait logique, non ? Tu l'as deviné je pense.

- Voler ?

- Non. Récupérer.

- Récupérer ? Tu te fous de ma gueule ? Y a surement rien dans cette baraque qui est à toi !

Je le vois qui soupire. Il se retourne vers moi :

- On a pas de fric, ils en ont. Si la société était vraiment égalitaire, on partagerai les richesse. Y a forcément un peu de notre fric qui est arrivé dans leur sales pattes. Alors moi, je vois pas le mal d'aller le récupérer !

Et il se retourne vers la grille pour crocheter la serrure.

- Mais espèce de con, on peut pas rentrer comme ça chez des gens et les dévaliser !  Imagine ils sont dans leur maison ?

- Ils sont en vacance. J'ai vérifié. Ils peuvent s'en payer, pas nous. Alors pendant qu'ils sont pas là, y a pas de mal à aller choper des trucs chez eux.

- Mais tu le fais exprès où tu te rend pas compte ? On peut pas voler ! Tu vas avoir des problèmes avec les flics !

La grille s'entre-ouvre.

- Je te préviens, je vais pas là-dedans avec toi ! Il est pas question que tu me foute dans la merde avec tes conneries !

Il hausse les épaules.

- Comme tu veux. Reste ici et attends moi. Mais fait gaffe, y a pas que des gens biens qui passent.

Il me laisserai quand même pas toute seule dans une rue. De nuit. En sachant que des personnes fort peu recommandables pourraient passer.

Je vais devoir croire que si. Ca à pas l'air de le déranger de me laisser toute seule ici. Mais c'est quel genre de mec exactement ? Je croyais que les mecs faisaient jamais ça !! J'ai visiblement encore pas mal de choses à apprendre.

Plus je regarde autour de moi, plus je commence à flipper... Je deviens limite parano, je m'attends à tout instant à voir surgir d'un coin sombre un quelconque être maléfique.

Je me décide alors à faire la plus raisonnable des choses : passer le portail et rejoindre Jack de l'autre côté.

Aussitôt pensé, aussitôt fait, me voila arrivée dans une jolie petite cour intérieure bordée de buis soigneusement taillés. Je repère une fenêtre de rez-de-chaussée dans ce qui semble être une véranda. Aucun doute, il est rentré par là. Je commence à me hisser sur le rebord, et me laisse ensuite tomber de l'autre côté. J'appelle doucement :

- Jack ?

D'un coup, je vois quelqu'un bouger dans l'ombre. Malgré moi, je sursaute.

- Putain, tu m'a fait peur abrutit !

- Tu m'as appelée, fallait bien que je te réponde non ?

Franchement, je le redis une énième fois, mais il m'énerve quand il est comme ça. Vraiment. Parce que je sais très bien qu'il a raison.

Il commence à fouiller dans les tiroirs d'un meuble du salon attenant. Résignée, je lui dit :

- Bon alors ? Je dois faire quoi ?

- Tu veux m'aider ?

- Je veux sortir au plus vite d'ici alors si pour ça je suis obligée de t'aider, oui, je vais le faire !



Bonjour, bonsoir !

Je sais, j'ai plutôt mis du temps à publier ce chapitre. Mais dès la rentrée j'ai été overbookée avec des devoirs en tout genre (essentiellement économie, sciences politiques et philosophie). Donc j'ai eu assez peu de temps pour moi, des journées de ministres, et finalement pas une minute pour écrire. Je me suis donc décidée à organiser au mieux mon temps pour pouvoir quand même vous offrir un chapitre avant la fin de la semaine. Ce qui est maintenant chose faite !

Et pour me faire pardonner de vous avoir fait attendre, je l'ai fait un peu plus long.

Par contre, étant tellement contente de pouvoir publier, je ne l'ai que très rapidement relu. Donc, si vous trouvez des fautes, etc... je vous invite à me les signaler pour que je les corrige le plus rapidement possible (parce que j'ai une sainte horreur des fautes d'orthographes et de syntaxe et que je suis légèrement perfectionniste). Et je sais également qu'un chapitre corrigé et sans fautes est toujours plus agréable à lire.

Mais trêves de bavardages ! Je vous retrouve le plus rapidement possible pour le chapitre suivant,

Raven.

PS : Si jamais vous aviez quelque chose à me dire (n'importe quoi), je vous rappelle que ma messagerie est ouverte à tous (je ne mange pas).

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