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*19h34



J'ai conduis jusqu'à l'adresse que Vito m'a indiquée en ayant toujours une boule au ventre et une sensation de crainte qui grandissait à mesure que j'approchais de l'adresse.

Je me suis vite rendu compte que l'adresse conduisait tout droit à une forêt.J'ai garé ma voiture à quelques minutes de celle-ci puisqu'elle ne pouvait pas aller plus loin.

J'ai marché une dizaine de minute.Puis, j'ai pénétré dans cette immense forêt.

La forêt est terriblement sombre.Si j'avais su j'aurais pris une lampe torche.Elle est terrifiante et mon cœur ne cesse pas de battre.Elle s'étend à perte de vue, j'admets qu'elle est impressionnante mais elle m'angoisse fortement.

Ses arbres imposants et majestueux s'élèvent vers le ciel, obscurcissant la lumière du soleil qui s'est déjà couché depuis quelques minutes.Je suis dans une pénombre déroutante.

Le sol est recouvert d'une épaisse couche de feuilles mortes et de branches cassées, créant un tapis craquant et instable sous les pieds. J'ai failli tomber à plusieurs reprises mais j'ai réussi à conserver l'équilibre.

Des lianes noueuses pendent de certains arbres et tombent souvent sur mon visage.Je grogne mais ne dit rien.

L'air est lourd et humide, imprégné de l'odeur terreuse et moite de la forêt. Des bruits étranges se font entendre, le craquement des branches sous le poids de quelque chose de lourd, le murmure des ruisseaux cachés sous les arbres.

Le silence écrasant qui s'installe parfois laisse entendre une tension palpable, comme si quelque chose allait surgir de nulle part.

Je sors mon téléphone de ma poche et rappelle le numéro sur lequel Vito m'a téléphoné.Mais, il répond au bout de plusieurs sonneries.

Vito : Je te vois.Je suis ravi de voir que tu as suivi mes indications et que tu es bien venu seule.

Je regarde autour de moi mais je ne l'aperçois pas.Pourtant, j'aurais dû sentir sa présence ou entendre le bruit de ses pas.Cette forêt est tellement silencieuse que j'aurais pas pu le rater.

Je me fiche de ce qu'il veut me faire mais je veux pas qu'il cause du tords à Eren.Je veux être sur qu'il est bien en sécurité et que Vito se tient le plus loin possible de lui.

Vito : Ça sert à rien de me chercher.Je ne suis pas présent physiquement.Tu ne me trouveras pas dans les parages.Ce que tu dois retenir c'est que je peux voir chacun de tes mouvements.

Je souffle en comprenant qu'il a dû installer des caméras pour pouvoir me voir.Il est sûrement en train de prendre son pied en me voyant livré à moi même.

Moi : J'ai fais ce que tu m'as demandé alors dis moi où se trouve Eren.Je veux savoir si il va bien.Tu dois le relâcher, c'est ce qui était convenu.

Mon cœur bat tellement vite que j'ai peur de faire une crise cardiaque.Tout ce que je souhaite, c'est qu'Eren se fasse libérer.

Lui : Tu n'as pas pris d'arme n'est ce pas ?

J'aurais tant voulu en prendre ne serait-ce qu'une.Mais, je voulais pas prendre le risque de causer du tord à Eren.

Je me sens tellement impuissante.

Moi : Je n'ai aucune arme sur moi.

Il laisse échapper un rire moqueur.

Vito : Tu sais je me suis toujours demandé comment les gens comme toi réfléchissaient.Personnellement, j'accepterais jamais de me mettre en danger pour sauver une autre personne.Il n'y a rien qui compte plus que ma propre vie.

Il peut pas comprendre ce que ça fait d'être livré à soi même, de n'avoir personne qui s'intéresse à nous, d'espérer qu'un jour quelqu'un verra notre douleur et la fera disparaître, de supplier pour bénéficier de pitié.

Quand on a mené la vie que j'ai vécu, on devient soit un monstre soit on essaie de combattre le monstre qui sommeille en nous.

Je lutte chaque jour pour être quelqu'un de respectable et pour pouvoir enfin me regarder dans un miroir sans avoir envie de vomir parce que je me dégoûte.

J'aimerais tellement ne plus ressentir cette haine et ce dégoût envers moi même qui ne fait que d'augmenter avec le temps.J'apprends à m'accepter mais c'est vraiment difficile.

Moi : J'ai aucune réponse à t'apporter sur le pourquoi du comment tu es devenu un fils de pute.Eren est un bon garçon, il mérite pas d'être auprès d'une ordure comme toi.

Il laisse échapper un rire moqueur.Je sais pas pourquoi il prend autant de plaisir à me tourmenter alors que j'ai rien fais qui mérite tant d'acharnement.

Vito : Je ne relèverais même pas l'insulte que tu viens de faire.J'ai l'impression que tu te rends pas compte de la situation dans laquelle tu te trouves alors laisse moi te la rappeler.

Je souffle en sachant pertinemment qu'il va faire un monologue alors que je veux pas entendre le son de sa voix.Mais, je dois me faire toute petite car il détient encore Eren.

Vito : Tu es dans une forêt, dans un coin perdu, livré à toi même.Je pourrais faire tout ce que je veux de toi et personne ne retrouverait jamais ton corps.Je veux que tu le saches.Si je veux mes hommes peuvent venir te violer puis ils peuvent laisser ton cadavre pourrir ici.

Je ne réponds pas mais je sens des tremblements m'envahir.Ma jambe se met à bouger frénétiquement mais je la maintiens avec ma main pour éviter de laisser percevoir mon stress.

Le pire c'est qu'il a totalement raison.

Je me suis jeté dans la gueule du loup.Je ne suis pas assez stupide pour croire que je peux m'en sortir seule si ils viennent à plusieurs.

Vito : Tu fermes enfin ta gueule ? J'ai trouvé ton point faible depuis cette fois où je t'ai vu te mettre dans un état déplorable après que j'ai passé un moment charnel avec Sofia.Tu étais tellement choquée et dévastée, tu as même mis ta fierté de côté pour me supplier d'avoir pitié.

J'ai envie de vomir, de jeter violemment mon téléphone contre un arbre pour ne plus jamais entendre la voix de ce batard.Il est monstrueux, il est vraiment doté d'aucune humanité.

Vito : Je suis vraiment triste que Sofia soit décédée.Il s'agissait vraiment d'une gentille petite chatte, bien obéissante et tellement mignonne.Elle faisait tout ce que je lui disais de faire sans jamais broncher.Elle retenait surtout ses larmes pour éviter de m'énerver.

Je sais même pas comment il peut avoir l'audace de parler encore de Sofia.Il devrait oublié ce prénom de sa mémoire et ne pas souiller le prénom de cette petite fille à qui il a tout prit.

Moi : Ce n'était pas un moment charnel, c'était un viol.Tu l'as forcé à avoir des relations sexuelles avec toi pendant des années.Tu es un putain de violeur doublé d'un gros pédophile mais je pense que tu le sais déjà et que tu n'as pas besoin que je te le rappelle.

Il est écœurant.

J'aurais jamais la moindre once de pitié envers les hommes qui s'en prennent aux enfants.

Vito : Pourquoi toujours employer des mots si dur et si fort ? J'ai la sensation que tu veux me blesser et j'aime pas ça.Tu cautionnes peut-être pas mon attitude mais je suis pas le seul a préférer les enfants.

Il me dégoûte.

Il pense que je vais le complémenter ou me montrer aimable envers lui ? Je me demande si il est juste complètement détraqué et si il se rend pas compte de ce qu'il a fait ou si c'est juste un psychopathe dénué de compassion.

Moi : J'ai pas le temps de jouer avec toi, Vito.Je veux que tu relâches Eren, c'est ce qui avait été conclut alors agit comme un homme de parole.Tu peux faire ce que tu veux de moi, je m'en fiche complètement.Mais, laisse Eren tranquille.Prend moi à sa place.Son innocence et sa vie contre la mienne.

Eren ne se relèvera pas d'un moment de plus auprès de Vito qui est si instable, ce n'est qu'un enfant.Il tente d'agir comme un grand mais il reste fragile et il a besoin d'être protéger.Il ne doit pas être hanté par les cauchemars que Vito pourrait lui infliger.

Ses frères ne se remettraient jamais si il se fait attaquer.Ça détruirait la famille des Dell'Era.Ils se sentiraient tellement coupable puisqu'ils estiment avoir la responsabilité de leurs plus jeunes frères.

Les gens ont tendance à oublier que quand une personne se fait agresser, cette agression impacte aussi ses proches puisque plus personne ne peut vivre une vie normale après ça.

Je ne veux pas de ça pour les Dell'Era.

Ils méritent tous tellement mieux.

Vito : Sérieusement ? Est-ce que tu es sûr de toi Ayhan ? Tu sais ce que ça implique ? Tu devrais laisser tomber Eren et penser qu'à ta gueule.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Qu'est-ce qu'il est en train de dire ? Est-ce qu'il pense réellement que je me choisirais plutôt qu'Eren ? En venant ici, je savais pertinemment ce que ça impliquait.

Moi : Tu me prends pour un monstre hein ? Je préfère souffrir plutôt que d'infliger cette souffrance à Eren.Il fait partie de ma famille. Je laisserais personne le traumatiser, libère le.

Il souffle comme si il était déçu par mes paroles.Pourtant, j'ai dis ce que toute personne normale aurait dis.

Vito : Eren a déjà été libéré.Je suis un homme de parole.

Je sais pas si je dois le croire ou pas.Il n'est pas digne de confiance.Mais, je me dis qu'il n'a aucun intérêt à me mentir puisque je suis déjà à sa merci.

Moi : Qu'est ce qui me garantit que tu l'as bien libéré ?

Vito : Tu vas devoir te fier encore une fois à ma parole.Au moment où nous parlons, il doit être dans les bras de ses frères.Je ne te mens pas.

Je laisse échapper un soupir de soulagement.Je suis heureuse de savoir qu'il va bien et qu'il est en sécurité.

Je suis heureuse d'avoir pu sauver un enfant, ça compensera jamais le crime que j'ai commis en étant complice des meurtres de Isaac, de Francesca et de Sofia mais ça atténue ma douleur.

Je contracte la mâchoire.

Moi : Tu n'es rien de plus qu'un porc.Je sais pas comment tu peux dire des choses comme ça en étant aussi serein.

Il rigole.

Moi : Alors quoi ? Qu'est-ce que tu me voulais ? Pourquoi m'avoir fait venir ici ?

Ma voix est sèche et rempli d'animosité.Je sais qu'il est inutile de tenter quoi que ce soit car il a sûrement déjà tout prévu.Mais, j'aimerais connaître le sort qu'il me réserve.

Vito : Pourquoi tu es si pressé de le savoir ? T'es beaucoup trop impatiente.Ça va finir par me vexer, on dirait que tu veux pas parler avec moi et que tu veux te débarrasser de moi.Pourtant, j'aime entendre le son de ta voix et me rappeler de ton corps que j'ai vu.

Ordure.

Moi : Cesse de me faire perdre mon temps.J'ai plus aucune raison de t'écouter maintenant que Eren n'est plus en danger.

Il rigole.

Vito : On peut pas juste discuter comme si on étaient deux amis ? J'aimerais que tu me détestes moins.Pour être très honnête avec toi, je ne te déteste absolument pas.

Je contracte la mâchoire et me retient de lui balancer toutes les insultes qui me passent par la tête.Sa voix est tellement cynique.Je le méprise tellement.J'espère de tout mon cœur qu'il va mourrir dans d'affreuse souffrance.

Moi : Toi et moi nous ne sommes pas amis et nous ne le serons jamais.Peut-être que tu ne me détestes pas mais moi je te haïe.Tu me donnes envie de vomir.La simple mention de ton nom suffit à me donner un haut le cœur.

Je m'attendais à ce qu'il s'énerve mais à la place il se met à rire.

Vito : Tu me détestes mais tu détestes pas les Dell'Era ? Aslan a un traitement de faveur avec toi n'est ce pas ? Il peut commettre les pires des atrocités mais tu fermes les yeux dessus.

Je laisse échapper un grognement.

Moi : Aslan n'est pas comme toi.

Vito : Ah ouais ? Notre seul différence c'est que je préfère le corps des enfants et lui celui des femmes sinon il est pire que moi.Continue de faire l'aveugle et de croire que c'est un homme bon, la chute risque de faire du mal.

Je sais qu'il ment.

Aslan s'est mal comporté avec moi mais il n'est pas comme Vito.

Il n'a pas le regard des monstres.

Je me suis pas trompé sur lui, je le sais.

Vito : Ça te dérange pas de rien savoir sur eux ? Tu connais même pas la réalité derrière tout ce qui se cache derrière ce nom de famille et tu sais rien de leurs parents, ni où ils sont.Tu trouves pas ça étrange que ça soit Aslan l'héritier de cette famille alors qu'il n'est pas l'aîné ? Jallal aurait dû être celui à qui revient tout le pouvoir des Dell'Era mais Aslan a détruit tout l'équilibre de la mafia.

Ses mots me troublent car il semble bien informé sur les Dell'Era.Je meurs vraiment d'envie d'en apprendre davantage sur cette famille ainsi que sur leurs parents depuis ma rencontre avec eux.Mais, j'ai vite compris qu'il s'agissait d'un sujet sensible alors j'ai préféré éviter au maximum le sujet.

Cette fratrie a bien des parents n'est-ce pas ? Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Pourquoi est-ce qu'il n'est fait aucune mention d'eux chez eux ?

Je me suis énormément questionné sur le pourquoi du comment Aslan était l'héritier de la mafia et du clan alors que Jallal est bien plus âgé que lui.Mais, j'ai jamais osé demander car j'savais que la réponse d'Aslan serait virulente.

Vito : Tu devrais pas risquer ta vie pour des gens qui sont même pas capable de te rendre la pareille.Terzo m'a dit que t'étais suicidaire et que t'étais stupide, ta loyauté et ton honneur finiront par te perdre, Ayhan.

Je laisse échapper un grognement à l'entente du prénom « Terzo ».Je le déteste presque autant que Vito.Ce fils de pute a donné mon corps en pâture à des rats sans le moindre scrupule.

Moi : Tu peux pas savoir ce que ça fait d'être loyal et d'avoir de l'honneur, c'est pour ça que tu comprends pas.Ma loyauté est sans faille.J'ai jamais agis pour recevoir une contrepartie.Je me bats selon mes convictions et rien d'autre.

Je ne deviendrais pas un monstre.

Je veux être une bonne personne.

Je veux avoir un bon cœur.

Vito : Pourquoi t'es si têtue ? Pourquoi te battre pour un homme qui n'en a rien faire de toi et qui s'amuse à t'humilier ? Tu devrais me rejoindre, deviens l'une des miennes et je t'offrirais toute la vérité sur un plateau d'argent.Avec moi, tu ne manqueras de rien et tu ne seras plus associé à Aslan.Tu te rends pas compte que c'est un cadeau empoisonné d'être sa femme.

Je laisse échapper un rire nerveux à l'entente de ses propos.Aslan n'est pas le meilleur des hommes mais je ne le trahirais jamais pour m'associer à un pédophile et un violeur.

Je veux la vérité.

Je veux savoir ce que les Dell'Era recherchent depuis le début et ce qu'ils cachent.

Je veux aussi savoir toute leurs histoires.

Mais, je ne vendrais jamais mon âme pour ça.

Mon âme est déjà bien assez souillée, elle ne supporterait pas d'être noirci une nouvelle fois.

Moi : Je veux pas de ta vérité empoisonné.Je ne m'associerais jamais à un violeur et à un tueur d'enfant.Je sais pas ce qui se trame derrière mon dos.Ce que je sais, c'est que les Dell'Era sont ma famille et que je défendrais les miens jusqu'au dernier souffle.

Il laisse échapper un grognement de frustration.J'me demande comment il a pu ne serait-ce que croire que j'allais potentiellement accepter sa proposition.

Vito : Aslan est la noirceur incarnée. Demande à Aslan de te parler de Nero.Dis lui de te dire tout ce que Nero a fait dans sa vie.Aslan n'est qu'un faible, Nero ne l'était pas. Demande lui aussi de te dire qui est l'invisibilé.Si tu prononces ces deux noms devant lui, il te tuera sois en sûr et tu verras que cet homme est bien un monstre.

Nero ? Encore une fois, c'est la deuxième fois que j'entends parler de cet homme.Akhin avait comparé Aslan à cet homme, il lui avait dit que Nero n'était pas un faible.Aslan avait été en colère et tellement en rage qu'il aurait pu étriper son grand-père.

«  L'invisibilé » ?

Qui est cette personne ? Qu'est-ce qu'elle représente pour Aslan ? Pourquoi est-ce qu'il serait capable de me tuer si je prononce l'un de ses noms ? Je ne comprends rien.

Qu'est-ce que tu me dissimules Aslan ?

Vito : Tu es une femme intelligente, belle et forte.Tu mérites tellement mieux qu'un homme incapable de te respecter et qui ne se rend pas compte de ta valeur.Peu de personne auraient eu le courage de s'opposer publiquement aux mafieux, tu es remarquable et je pèse mes mots.Tu m'intéresses fortement, Ayhan.

Je sors de mes pensées pour me concentrer à nouveau sur ma conversation téléphonique avec lui.Il essaie de me troubler et de me manipuler pour me prendre par surprise.Je ne dois pas me laisser distraire même si les questions envahissent mon esprit.

Moi : Tu penses réussir à me flatter ? Tes compliments ne me touchent pas.J'en ai rien à faire de ce que tu penses de moi.

Il souffle à nouveau.

Vito : Je suis prêt à t'accepter avec ton passé et tes secrets.Tu sais pertinemment que quand Aslan apprendra la vérité sur toi, il te tournera le dos et il te traitera comme une moins que rien avant de demander le divorce.Il acceptera jamais d'être associé à toi et que tu portes son nom de famille.

Je me tétanise à l'entente de ses propos.Je ressens un fort pincement au cœur, j'ai failli perdre l'équilibre mais je me maintiens sur mes appuis.

Je suis terrifié à l'idée que quelqu'un découvre la vérité sur moi depuis des années et des années.Mes secrets me bouffent de l'intérieur, ils m'empêchent de m'épanouir pleinement.

Si Aslan découvre tout, il se débarrassera de moi et sa famille me tournera le dos.Je peux pas prendre ce risque.Si j'avais pu Vito serait déjà mort, il détient ma vie entre ses mains et il le sait.

Moi : Occupe toi de tes affaires.Tout ceci ne concerne personne à part moi.Je n'ai aucun doute sur les Dell'Era.Ils m'accepteront comme je suis.

Menteuse.

Qui pourrait t'accepter ? Qui pourrait te donner une chance en sachant la vérité ? Si Emilio avait été au courant, il n'aurait jamais insisté pour que Aslan et moi on se marie.

Emilio aurait juste donné l'ordre qu'on m'abatte ou qu'on m'enferme, ce que je comprends totalement.

Au plus profond de moi, ma vulnérabilité me fait tellement peur car elle sommeille mais elle n'est pas complètement disparue.J'ai toujours vécu dans la crainte que tout soit découvert.

Il rigole.

Vito : Si tu avais vraiment zéro doute sur lui et sur sa famille, tu aurais déjà révélé toute la vérité depuis bien longtemps.Mais, tu ne le fais pas car tu sais que tu vas tout perdre.Les apparences sont bien trop importante pour les gens aussi puissants et influent que les Dell'Era.

Comment avouer cette vérité qui me bouffe de l'intérieur et qui m'empêche de vivre ? Je préfère mourir que de voir les regards de dégoût et de haine de ma nouvelle famille envers moi.

Je ne réponds pas car il sait pertinemment qu'il a raison.Il rigole à nouveau de mon malheur pendant que je lutte pour calmer les tremblements qui sont en train de prendre possession de moi.

Vito : Tu n'es pas consciente du danger qui plane au dessus de ta tête.J'espère que tu as de l'endurance et que tu sais courir.

Je comprends pas ce qu'il veut dire.J'allais répondre mais il raccroche.Je regarde mon téléphone avec incompréhension.

Lorsque j'entends le bruit d'un coup de feu qui retentit dans toute la forêt, je me raidis immédiatement.J'aperçois une balle qui vient de se loger dans un arbre juste à côté de moi.Elle aurait pu me toucher.

Je comprends et contracte la mâchoire.

On me chasse.

Comme un animal.

Je souffle et commence à courir dans toute la forêt mais les bruits de coup de feu continuent de retentir de plus en plus fort.Ils sont tellement fort qu'ils me font atrocement mal aux oreilles.

J'essaie au maximum d'éviter les lianes qui s'accrochent à mes vêtements mais elles me ralentissent dans ma course.J'en viens même a vouloir me déshabiller pour ne plus me les prendre mais ça servirait à rien.

Je suis essoufflée.Mon coeur bat tellement vite que j'espère qu'il ne va pas me lâcher car je dois continuer de courir.Si je m'arrête, une balle me touchera.

Mes jambes commencent à avoir du mal à me soutenir mais elles se doivent d'être encore performante.Elles ne peuvent pas m'abandonner au moment où je me fais traquer comme un cerf.

Je me prends les pieds dans une grosse pierre.Je tombe violemment au sol, mon corps roule au sol.Je laisse échapper un gémissement de douleur en voyant que mon pantalon s'est déchiré et que je saigne de la jambe.

Moi : Fait chier ! Putain !

Je touche ma lèvre et remarque que du sang coule abondamment de celle-ci.J'ai même pas le temps de me remettre de mes émotions qu'un autre coup de feu se fait entendre.Je me relève en me mordant violemment la lèvre puis je recommence à courir.

Je commence à suffoquer mais je passe outre et continue ma course pour survivre.Je me prends à nouveau les pieds dans quelque chose et je tombe.Mais, cette fois ce n'est pas une pierre.Il s'agit d'un corps humain, le corps d'une femme qui est morte.

Moi : C'est quoi ce bordel ?!

Tout son corps est mutilé.Je mets ma main sur ma bouche pour m'empêcher d'hurler puis je me relève pour continuer de fuir sans oublier le visage pratiquement défiguré de cette victime.

À mesure que je cours dans cette forêt, mon regard se pose sur une multitude de cadavre de plusieurs personnes.Elles sont toutes éparpillés, elles ont toutes le corps défiguré.

Ça sent terriblement mauvais.J'essaie au maximum de ne pas les toucher et de ne pas tomber sur les cadavres.

L'odeur nauséabonde accompagné de cette vision d'horreur me répugne totalement.Mais, je dois continuer d'avancer et ne pas ressentir de pincement au cœur en voyant les cadavres sinon je les rejoindrais bientôt.

Qu'est-ce que c'est que cette forêt ? C'est un cimetière où quoi ? Depuis combien de temps tout ces corps se trouve ici ? Qui les a emmené là ? Qui les a tué ? Pourquoi ?

Lorsque j'entends plus de bruit de coup de feu, je laisse échapper un soupir de soulagement et m'installe à côté d'un arbre pour respirer et m'assoir.Je sais qu'il faudra que je me relève vite pour continuer de fuir.

J'entends des bruits rapide s'approchant de moi.J'aperçois  de fléchette qui se dirigent vers moi.Je les esquive toute.Mais, l'une d'entre elle me touche au niveau de ma jambe blessée.Elle me fait une petite égratignure sur celle-ci.Je grogne de frustration.

Pour l'instant, je suis incapable de bouger.Je suis toute transpirante et mes jambes sont chancelantes.J'étais sur le point d'ôter le bandage que j'ai autour du ventre et du dos pour le mettre au niveau de ma blessure à la jambe quand j'entends du bruit.

Sourd et fort.

J'entends des hurlements qui proviennent de plusieurs coins de la forêt.À l'entente de ses bruits, je me raidis et essaie de me relever mais je n'y parviens pas.

Lorsque j'aperçois plusieurs paires de yeux, je sens mon cœur flancher.Je cligne plusieurs fois des yeux pour être sur de ce que je vois.J'espère sincèrement qu'il s'agit d'une hallucination mais ce n'est pas le cas.

Des animaux aux oreilles dressées, à la queue recouverte de poils durs.Ils sont beige/roux.Des yeux clairs en amande qui laissent percevoir toutes leurs dangerosité.Ils portent leurs oreilles droites.Leurs corps est fin et allongée.

Cinq Dingos.

Non, c'est pas possible.

Je me souviens avoir déjà vu ces chiens sauvages dans les livres que Isaac lisait quand on était dans la rue.Mais, ils ne sont pas censé se trouver en Italie.Ce sont des animaux qui se trouve en Asie du Sud-Est ou en Australie.

Pourquoi est-ce qu'ils se tiennent devant moi ?! C'est quoi ce bordel ?!

Je les regarde attentivement en essayant de ne pas laisser percevoir ma crainte.Mais, ils sont en train de hurler tout en m'observant.Ils sont sur le point de me bondir dessus.

Je comprends aisément que je me suis fais piéger par ce fils de pute de Vito.

Il a fait en sorte de me faire croire que j'allais me faire tirer dessus pour me faire courir et m'éloigner de là-bas.Mais, son vrai but était de m'épuiser pour que je ne puisse pas me défendre face à ses chiens d'attaques.

Les Dingos s'approchent dangereusement de moi.Je sens mes jambes trembler et tout le reste de mon corps a du mal à suivre.Je regarde de part et d'autre puisqu'ils sont en train de m'encercler.

Ils se mettent à sortir leurs canines tout en me scrutant.Je me relève difficilement et essaie au maximum d'ignorer la douleur que je ressens au niveau de la jambe.

J'attrape un gros bâton en bois au sol et le maintient en l'air en espérant qu'ils vont reculer en le voyant.Mais, c'est tout l'inverse.Ils approchent encore plus méchamment.

L'un des chiens sauvages me saute dessus et il me mord violemment la jambe.Les autres chiens me sautent aussi dessus et commencent à me mordre les deux jambes.Je me mords la lèvre pour réprimer mes cries de douleur mais je sens les larmes me monter à cause de la souffrance.

J'utilise mon bâton et commence à les frapper tous violemment.Ils gémissent et grognent de douleur mais j'sais qu'ils vont bientôt revenir à la charge et que je suis juste en train de gagner du temps.

J'suffoque et respire difficilement à cause des morsures douloureuses mais j'continue de les frapper brutalement avec mon bâton.Ils hurlent mais ils sont trop nombreux pour que je puisse tous les maîtriser.

L'un des chiens sauvages met le bâton dans sa gueule et le mord tellement violemment que le bâton se détruit.J'ouvre grand les yeux de panique en voyant mon seul moyen de défense réduit à néant.

Je recule de plusieurs pas pour tenter de m'éloigner d'eux pendant qu'ils s'avancent.Lorsque mon dos cogne contre un arbre, je laisse échapper un grognement.Je comprends aisément que je suis prise au piège et que c'est fini pour moi.

L'un des chiens me saute violemment dessus et ses pattes s'orientent vers mon visage pour me déchiqueter.J'essaie de protéger mon visage au maximum en mettant mes mains au dessus de celui-ci et je ferme les yeux pour ne pas voir la scène.

Mais, je ne ressens pas l'impact des griffes du chien sur ma peau.J'entends uniquement les grognements qui se font de plus en plus agressif.

J'ouvre difficilement les yeux et lorsque mon regard se pose sur cette silhouette qui se tient face à moi que je reconnaîtrais entre 1000 je me fige.

Ses cheveux.

Son dos.

Son corps.

Lui.

Il est là.

Il retire subitement son katana du corps du chien qui allait me massacrer puis il balance le cadavre du chien sur le côté.Ensuite, il utilise son katana qu'il plante également dans le corps de l'un des chiens sauvages.

Aslan : Va t'en ! Sauve toi !

J'arrive pas à bouger.Je suis tétanisée à cause de la douleur mais aussi de la surprise.Il sort son arme et se met à tirer sur deux des chiens qui s'écroulent.Il est tellement rapide que ça semble facile.Il ne semble éprouver aucune once de peur.

Aslan : Barre toi de là ! Met toi en sécurité !

Il tente de tirer sur le dernier chien mais il ne dispose plus de balle dans son arme.Le chien en profite pour lui sauter dessus et le faire tomber au sol.Puis, il lui mord violemment le bras.Il ne laisse pas échapper de gémissement de douleur mais son expression faciale laisse percevoir sa souffrance.

J'allais attraper une pierre pour repousser le chien mais il attrape son katana et le plante dans l'œil du chien qui hurle de douleur.Ensuite, il ressort son katana de œil et il plante son arme dans la nuque du chien qui se vide de son sang et s'écroule.

Il repousse le chien de son corps puis il se relève en grognant.Il se tourne vers moi et il me regarde attentivement.J'essaie de m'approcher de lui mais mes membres ne sont plus apte.Il sort des recharges de balle qu'il remet dans son arme tout en soufflant.

Aslan : Est-ce que ça va ?

J'allais répondre quand j'aperçois au loin un couteau qui se dirige vers moi.J'ai même pas le temps de réagir que Aslan me pousse violemment pour que je ne sois plus sur la trajectoire du couteau.

Aslan se retrouve dos à moi.Il sort son arme pour tirer vers l'homme qui vient de lancer le couteau.

Cet homme tombe brutalement de l'arbre sur lequel il était caché.Aslan esquive le couteau qui rentre en collision avec l'arbre derrière moi.

Lorsque je sens quelque chose ramper sur mon cou et que je ressens une vive douleur au niveau de ma nuque, j'hurle de douleur.Aslan se tourne rapidement vers moi.Il me regarde choqué.

Aslan : Putain !

Il s'approche brutalement de mon cou.Quand mon regard se pose sur le serpent qui s'était logé sur ma nuque et qui vient de me mordre, je me décompose.

Il doit mesurer 60 centimètres.Son corps est recouvert de la tête à la queue de petites écailles. Il est noir avec différents types de motifs sur le dos. Sa tête a une forme triangulaire.

Une vipère.

Il le jette au sol et il tire plusieurs fois dessus.

Aslan : Elle t'a empoisonné putain !

Ma vue se brouille.Je suis prise de violent vertige et mes jambes commencent à vaciller.J'essaie de me maintenir droite mais c'est devenu impossible.Je respire difficilement.

Moi : Je...Je respire mal...

J'allais m'écrouler au sol mais j'sens ses bras m'encercler pour m'empêcher de tomber et pour éviter que ma tête se cogne violemment à l'arbre.Aslan me couche contre l'arbre et se positionne juste au dessus de moi.

Moi : Je...Je peux pas respirer...

Pourquoi c'est devenu si difficile de respirer ?

Aslan : Ne bouge pas.Je vais aspirer le venin.

Je le regarde avec incompréhension pendant qu'il approche ses lèvres de la morsure.Il se met à sucer celle-ci pour aspirer le venin.Le contact de ses lèvres sur ma peau suffit à me troubler.

Aslan : Il en reste encore un peu.

Il crache le venin qu'il est en train d'aspirer.Puis, il répète le processus à plusieurs reprises en jetant le venin sur le sol tout en m'observant.Quand il finit, il se stoppe.

Je respire tout de suite beaucoup mieux. Je me redresse légèrement en posant ma main sur ma nuque, sur laquelle ses lèvres étaient posés y a quelques secondes.Je regarde ses lèvres sur lesquelles des traces de venin sont perceptibles.

Moi : Tu viens de consommer du venin.

Il me regarde surprit.

Aslan : Ne t'inquiète pas pour moi.

J'ai même pas le temps de répondre qu'il me regarde attentivement.J'ai l'impression de lire du soulagement dans son regard mais aussi de l'inquiétude et ça suffit à me perturber.Il pose tout doucement sa main sur ma tête pendant que j'le regarde surprise.

Il se met à rougir légèrement et à détourner le regard.J'arrive à percevoir sa gêne à des kilomètres et ça suffit à me déstabiliser.J'me demande si il entend les battements de mon cœur qui se font irréguliers.

Aslan : Content de savoir que tu vas bien, civilé.

Qu'est-ce qu'il a dit ? Est-ce que je suis en train de rêver ?

Sa voix laisse percevoir son soulagement et ça suffit à me perturber.J'le regarde choquée pendant que sa main reste sur ma tête.J'allais répondre quand j'suis prise d'un violent vertige et que ma vue commence à se brouiller.













{...}












Quelques heures plus tard....












VILLA DELL'ERA















*22h34
















J'ouvre tout doucement les yeux.Je remarque que je suis dans ma chambre et que je suis couché sur mon lit.

Je soulève le drap qui me recouvre et j'remarque que mes blessures n'ont pas été soignée et que toutes mes morsures sont encore visible.Je souffle de soulagement en comprenant que les Dell'Era ont enfin compris que je voulais pas qu'on me soigne.

J'ai les membres engourdies, mes jambes me font atrocement mal, mon dos est en compote, mes bras me brûlent et chaque mouvement est difficile à accomplir.

La porte s'ouvre sur tous les frères Dell'Era et Angelo.Yuri, Eren et Angelo courent vers le lit et me prennent dans leurs bras.Je me mets à sourire en sentant leurs corps contre moi.

Angelo : Est-ce que tu veux que je fasse une crise cardiaque ?! Cesse de te mettre en danger ! Tu veux mourir avant d'avoir atteint les plus belles années de ta vie ou quoi ?!

Yuri : On va finir par t'enfermer ici ! T'es vraiment pas possible ! Regarde l'état dans lequel on t'a retrouvé ! Tu n'aimes pas être en bonne santé ou quoi ?!

Je laisse échapper un sourire gêné.Ils ont vraiment raison.Je passe jamais une journée ordinaire à rien faire comme tout le monde.Je me retrouve toujours dans un état pitoyable et je suis toujours dans une merde pas possible.

Moi : Je suis désolée.Je ne voulais pas vous faire peur.

Yuri me regarde puis il serre violemment les poings.

Yuri : Attend que je mette la main sur ce fils de pute de Vito ! Je vais lui arracher les yeux à ce batard ! Il fait que de t'abîmer alors que personne a le droit de faire ça à part moi !

Angelo : C'est vraiment un batard ! Ne t'inquiète pas, tu restes magnifique !

Je laisse échapper un petit rire.Ils se reculent tous les deux de moi.Je prends Eren dans mes bras.Il me serre fort contre lui et je caresse tout doucement ses cheveux.

Eren : Quand il t'a téléphoné, j'étais présent.J'ai entendu tout ce qu'il t'a dis et j'ai aussi entendu tout ce que tu lui as dis.Je....Merci, Ayhan.....Je...Je suis désolé de toujours te mettre en danger....

Je sais qu'il pense que à chaque fois j'le protège et qu'il m'attire que des problèmes.Mais, ce n'est pas le cas.

En faite, la vérité c'est que le sauver me permet aussi de combattre mes anciens démons et de ne pas reproduire les erreurs du passé.

Moi : Ne t'inquiète pas, Eren.Je vais vite me remettre, tu verras. Je préfère 100 fois me faire casser tous les membres plutôt qu'un monstre comme Vito sois proche de toi.

On devrait tous avoir le droit de choisir ce qu'on veut ou pas.On devrait pas avoir à être terrifié par une personne ou par des paroles à cause de ce type de traumatisme.

Je continue de serrer Eren dans mes bras et dépose un baiser sur son front.Jallal s'approche de moi et m'adresse un petit sourire rassurant que je lui rends.

Jallal : On va augmenter la sécurité à la villa et aussi celle de Eren.Vito a fait tuer les quatre mafieux qui veillent sur Eren, c'est de cette façon qu'il a réussit à le kidnapper.Vito te connaît et il sait que tu te sacrifieras toujours pour les autres, c'est pour ça qu'il en profite.

J'hoche la tête.

Je sais pas si c'est une bonne idée d'augmenter la sécurité de la villa car j'ai pas confiance en tous les mafieux.Mais, Vito connaît mes points faibles et il connaît aussi mon secret.

Je veux qu'il meurt le plus vite possible.Je veux pas vivre dans la crainte qu'il révèle aux yeux de tous mon histoire et ce que je dissimule.Je ne sais pas pourquoi il ne dit rien pour l'instant mais j'sais que c'est pas bon signe.

Moi : Eren est-ce que tu peux aller dans ta chambre s'il te plaît ? J'ai besoin de dire quelque chose aux autres.

Il hoche la tête puis il sort.Je les regarde tous attentivement.Ils sont en attente de ce que je vais dire.J'aurais voulu que Aslan soit présent pour le remercier de m'avoir sauvé et pour qu'il entende mes suppositions.

Moi : J'ai compris quelque chose tout à l'heure quand j'étais dans cette forêt.

Ils me regardent tous avec incompréhension.Je souffle et commence à leurs raconter tout ce qui s'est produit en omettant volontairement de parler du fait que Vito soit au courant de mon secret.Je ne mentionne pas non plus « Nero » et « l'invisibilé ».

Je ressens toute leurs colères en imaginant ce que j'ai vécu.Mais, c'est pas sûr ça que je veux qu'ils se concentrent car ce n'est pas le plus important.

Moi : Vito m'a fait courir dans toute cette forêt.Il m'a prit pour cible, j'étais une proie qu'il chassait.Il voulait me faire peur, me faire courir et que je me sente perdu.Mais, il a jamais été question de me tuer.Il avait plusieurs occasions de me tuer mais il ne l'a pas fait.

Je souffle.

Moi : J'étais tellement faible que j'aurais même pas pu me défendre.Et puis, j'entendais le bruit de l'impact des balles et je les voyais tomber à côté de moi.Mais, elles ne m'ont jamais touché.

Je marque une pause.

Moi : Je suis pratiquement sûr que ses chiens sauvages étaient là pour accroître mes angoisses et mes peurs mais pas pour me tuer.J'ai vraiment la sensation qu'il joue à un petit jeu malsain mais que son but est de me garder en vie.Je suis sûr que si Aslan n'était pas intervenu, il aurait fait en sorte de me sauver des chiens.

Ils me regardent tous avec incompréhension.Je sais qu'ils doivent pas comprendre le but de Vito car j'le comprends pas moi même.Mais, je sais qu'il veut pas me voir morte.

Il se sert de moi.Il aime me voir terrifié , me voir lutter pour ma vie et il aime agir comme un chasseur face à moi.Si j'avais cessé de courir et que j'avais juste accepté de mourir, il ne m'aurait pas tué car ça n'aurait plus été amusant.

Yuri et Angelo allaient parler sûrement pour poser des questions.Mais, Jallal fait un signe de la main qui les stoppe.Je le remercie intérieurement car j'ai vraiment besoin de repos et j'me sentais pas de mener une enquête.

Jallal : Repose toi, nous parlerons de tout ça plus tard.

J'hoche la tête puis Angelo et Yuri se dirigent vers moi.Ils déposent tous les deux un baiser sur chacune de mes joues qui me fait échapper un sourire.

Angelo : Je t'ai déposé des sucres à côté de ton lit.J'ai vu dans une série que ça aidait à guérir les blessures.Je ne sais pas si c'est vrai, tu vas tester pour moi et tu me diras.

Je me mets à rire accompagné de Yuri et Jallal pendant que Angelo nous fusille du regard.Ils sortent de ma chambre.Je me retrouve seule avec Jallal.Il s'approche de mon lit et il s'assoit à côté de moi.

Jallal : Ça va aller hein ? T'es pas traumatisé ou quelque chose dans le genre ? Tu peux me le dire si ça va pas.

Je lui adresse un grand sourire.

Moi : Je vais bien.J'ai juste mal aux jambes mais c'est à cause des morsures.Je vais prendre une bonne douche et mettre des bandages.Ensuite, ça ira mieux.Merci d'avoir respecté mon souhait de ne pas me faire soigner ou d'aller à l'hôpital.Je sais que vous devez trouver ça étrange et ne pas comprendre.Mais, j'ai mes raisons personnelles.

Personne peut comprendre.

Jallal : Pour être très honnête avec toi, si ça avait tenu qu'à moi tu serais allé à l'hôpital.Mais, Aslan a dit que tu bougerais pas de cette villa et que personne te toucherait tant que tu serais pas réveillé.

Je le regarde choqué par ce qu'il vient de dire.J'arrive pas à croire que son petit frère ait vraiment dit ça.Ça ne lui ressemble pas de prendre en considération ce que je veux, il est plutôt du genre à faire ce qu'il souhaite quand il veut.

Qu'est-ce qui lui arrive ? Il a aspiré un venin potentiellement mortel pour me sauver.Il a aussi avoué qu'il était heureux de me revoir.Et puis, il a respecté ma volonté de ne pas aller chez un médecin.

Moi : Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?

Jallal fait un petit sourire.

Jallal : Je ne sais pas.Je suppose qu'il voulait respecter ton souhait.Mais, on pourra pas continuer comme ça tout le temps tu sais ? Pour l'instant, tu as de la chance d'avoir des blessures toujours superficielles que tu peux gérer toute seule.Je veux que tu sois consciente que viendra un jour où tu seras sûrement en très mauvais état et que tu auras besoin de te faire soigner par des professionnels.

Il ancre son regard dans le mien.

Je le sais.

J'en suis parfaitement consciente.

Mais, je ne préfère pas penser à ce jour.

Jallal : Quand ce jour arrivera, je t'emmènerais à l'hôpital et je te ferais soigner avec ou sans ton accord.Aslan pourra même s'opposer à moi que j'le ferais.J'te laisserais pas mourir, Ayhan.Je sais pas c'est quoi le souci avec les hôpitaux mais j'prendrais pas de risque.Je préfère te savoir en bonne santé même si tu me détestes que de respecter ton choix et de te laisser mourir.

Son regard est triste et perdu.Je pose ma main sur la sienne et lui adresse un sourire rassurant.J'ose espérer que ce jour ne viendra jamais car je ne le supporterais pas.Je ne veux même pas l'imaginer.

Moi : Je pourrais jamais te détester, Jallal.

Il laisse échapper un petit sourire et il caresse tout doucement mes cheveux.Son regard n'est que bienveillance et affection.Quand je vois ses yeux, je sais qu'il me porte une affection sincère et qu'à ses yeux je fais réellement partie des siens.

Moi : Aslan va bien ?

La question est sortie toute seule.Mais, je veux vraiment connaître la réponse.Je sais pas si je m'attendais à ce qu'il soit présent quand j'allais me réveiller.Mais, j'aurais voulu le voir.

Jallal laisse échapper un petit sourire en coin puis il cesse de caresser mes cheveux.J'essaie de feindre l'indifférence mais j'sais qu'il remarque mon trouble.

Jallal : Ne t'inquiète pas pour lui.Je suppose qu'il viendra te voir quand il sera sur que je serais plus dans ta chambre.

Je ne réponds pas.

Jallal : Aslan m'a parlé de votre petit pari et de ce qui s'est produit au Japon.

Je lui lance un regard gêné à l'entente de ses propos.Je suis mal à l'aise de savoir qu'il est au courant mais je préfère que ça soit lui plutôt que les autres.

J'espère que Aslan ne lui a pas révélé tout ce qui s'est produit au Japon ainsi qu'en Italie.

Moi : C'est des conneries tout ça.Et puis, ça ne compte plus.

Il affiche un sourire moqueur.

Jallal : Ça ne compte plus tu es sûr ? Je n'ai pas cette impression.Depuis que vous êtes revenues, tu l'ignores complètement et tu veux même pas poser tes yeux sur lui.

Après ce qu'il m'a fait, il ne mérite que ça.

Moi : Je veux juste pas donner de l'importance à un homme comme lui.Je me suis trompée à son sujet.Je refuse de devenir son jouet et de servir ses intérêts.

Il me lance un regard intrigué.

Jallal : Qu'est ce que tu veux dire par « tu t'es trompée sur son sujet » ?

Je souffle.

Moi : Je sais pas ce que je raconte.Ce voyage au Japon m'a complètement changé et je veux plus repenser à tout ce qui s'est produit là-bas.Je croyais que je comptais un peu pour lui, que j'avais gagné ma place auprès de lui et son respect.Mais, j'avais tords.

Je marque une pause en me souvenant de ce qui s'est produit entre lui et cette femme.

Moi : Tout ce qui l'intéressait c'était de pouvoir me baiser mais quand il s'est rendu compte qu'il n'y arriverait pas il a préféré aller voir ailleurs.Je ne suis qu'un trou parmi tant d'autre pour lui.

Je serre violemment les poings sans m'en rendre compte.Je me sens tellement humiliée et bafouée.

Jallal : Tu n'as rien à gagner tu entends ? Tu as ta place et tu mérites le respect.Je sais que mon petit frère peut se montrer dur et qu'il peut manquer de tact mais ce n'est pas quelqu'un de mauvais.

Il souffle.

Jallal : Aslan ne sait juste pas exprimer ce qu'il ressent et il trouve ça plus facile d'agir en connard.Je peux t'assurer que tu n'es pas un trou parmi tant d'autre et qu'il ne veut pas uniquement coucher avec toi.

Pourquoi est-ce qu'il a l'air si sincère ? Pourtant, tout le monde sait que j'ai aucune importance à ses yeux.

Moi : Je sais que tu l'aimes et que tu le défends car c'est ton frère.Mais, si tu avais vu son regard quand je l'ai repoussé, tu comprendrais ce que je veux dire.Je sais même pas pourquoi j'ai accepté ce pari à la con, j'ai pas envie qu'on joue avec moi et qu'on me fasse du mal.J'ai beaucoup trop à perdre.

Mes mains se mettent à trembler.

Moi : Akhin m'a dit que j'étais pas assez bien pour Aslan et il a raison.Tout le monde le sait.Je suis la seule conne qui pensait qu'elle était digne de tout ceci alors que c'est pas le cas.Je suis immonde, Jallal.Regarde moi.Je passe mon temps à avoir le corps blessé et j'ai toujours des bandages autour du corps.Je suis même pas capable de rester quelques jours sans avoir une blessure.

Je lève les yeux en l'air pour éviter de fondre en larme.Mes lèvres se mettent à trembler, ma gorge commence a se nouer.Mais, je me retiens de toutes mes forces pour ne pas pleurer.

Pourquoi ça fait si mal ? Pourtant, j'ai toujours su que j'étais épouvantable.

Moi : Je ne suis pas très belle, pas la plus intelligente et mon caractère irrite tout le monde.Mais, je suis comme ça et je ne peux pas changer.Si j'avais pu être quelqu'un d'autre et avoir un autre corps que le mien je l'aurais fais.J'aurais tout donner pour être née dans la peau d'une autre.Je sais que me battre.

Respire, Ayhan.

Ne pleure pas, s'il te plaît.

Jallal : Tu ne devrais pas te dévaloriser comme ça.Tu te rends pas compte que tu es doté d'une beauté rare.Tu dois avoir confiance en toi et ne pas douter de celle que tu es.Je me souviens de la première fois que je t'ai vu dans notre quartier général quand Antonio t'a ramené à nous, tu veux savoir ce que je me suis dis ?

Je fais un signe de négation de la tête.Il pose sa main sur mon épaule et il m'adresse un grand sourire rayonnant.

Jallal : Je me suis dis que si on te tuait pas tu allais bouleverser notre monde.Dans tes yeux, une lueur pétillante brillait et elle voulait pas disparaître malgré la cruauté de Renato et Aslan envers toi.Tu étais doté d'un courage et d'un charisme inébranlable.Tu n'es pas n'importe qui, tu ne dois pas te comparer aux autres.

Il marque une pause.

Jallal : Tu n'étais pas lavée.Tu avais le visage sale et tu portais des haillons.Tu avais des morsures de chien un peu partout dans le corps.Tu avais des blessures partout mais tu étais tellement belle, Ayhan.Tu étais époustouflante.Quand je t'ai vu te tenir devant Yuri pour le protéger, j'étais estomaqué car personne n'avait jamais fait ça.

Il prend ma main dans la sienne.

Jallal : Essaie d'avoir une discussion avec Aslan.Tu comprendras beaucoup de chose et ça te fera peut-être changer d'avis.Je peux t'assurer que Aslan n'est pas insensible à ton charme.Pour être honnête, quand il m'a parlé de ce pari, je me suis dis que vous étiez vraiment des gamins et que c'était une mauvaise idée mais j'ai changé d'avis.

Je le regarde choqué.

Comment est-ce qu'on peut croire que ce pari est une bonne idée ?

Jallal : Je pense que ça peut-être une bonne idée mais il faut que tu gagnes.Je vais t'aider à le battre.Je connais ses failles mieux que quiconque.Aslan ne fonctionne pas comme les gens normaux et il a besoin d'être stimulé pour comprendre les choses.Si tu gagnes ce pari, tu gagneras encore mieux que ta liberté crois moi.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ? M'aider à gagner ? Qu'est-ce que je pourrais gagner de mieux que ma liberté ? Et puis, tout ceci ne sert à rien, Aslan a perdu.

Moi : Je....Aslan a déjà perdu.Il a couché avec une femme au Japon.

Jallal laisse échapper un petit sourire en coin.

Jallal : Discute avec mon frère, ça en vaut la peine.

Il se relève de mon lit tout en me caressant une dernière fois mes cheveux.Ensuite, il me fait signe de regarder sur la commode à côté de mon lit.Je pose mon regard sur un teeshirt noir basique.

Jallal : Quand tu te seras douché et que tu auras mis tes bandages est-ce que tu pourras mettre ce teeshirt s'il te plaît ?

Je le regarde avec incompréhension.

Jallal : Fait le pour moi, s'il te plaît.

Je souffle et hoche la tête.Il m'adresse un grand sourire puis il quitte la chambre.Je me relève difficilement de mon lit et j'attrape le teeshirt.Ensuite, je me dirige vers la salle de bain pour me doucher.

















{...}





















Quelques minutes plus tard....















*23h46













Je viens de désinfecter ma dernière blessure et de mettre mon dernier bandage.J'enfile un jogging gris et le teeshirt que Jallal m'a demandé de porter.Il est tellement grand qu'il m'arrive au genoux.

Je comprends pas pourquoi il voulait tant que je mette ça.

Je sors de la salle de bain et mon regard se pose sur la silhouette de Aslan.

Il est appuyé contre le mur de la chambre et il a sa tête posé contre celui-ci.Ses yeux sont fermés mais je sais qu'il ne dort pas.Lorsque je pénètre dans la chambre, il ouvre les yeux et nos regards se mêlent l'un à l'autre.

Je cesse de bouger.Il s'approche de moi et il me regarde attentivement.Sa mâchoire est contracté, ses sourcils sont froncées et il serre violemment les poings en regardant ma tenue.Mais, il ne dit rien.

Ça faisait longtemps qu'il avait pas été si près de moi et que j'avais pas osé le regarder dans les yeux.Ses yeux vairons me regardent toujours avec cette même hostilité et ce mépris apparent.

Je remarque qu'il a un bandage au niveau du bras.Je me rappelle immédiatement qu'il s'est fait mordre par un chien à cause de moi. La culpabilité est en train de me tordre le ventre mais j'essaie d'avoir l'air la plus indifférente possible.

Moi : Comment est-ce que tu m'as retrouvé ?

Il me fusille toujours du regard mais il ne répond pas.Je sais pas à quoi je m'attendais venant de lui, je suis vraiment qu'une grosse conne.J'allais le contourner pour accéder au lit mais il attrape mon bras et me force à rester à ma place.

Aslan : Vito a laissé Eren à quelques mètres de l'un de nos quartiers générales.La première chose que Eren a dit c'était que tu étais en danger et que tu avais échangé ta vie contre la sienne.

Je le regarde sans rien dire.Je m'attendais pas ce qu'il me réponde.J'ai l'impression qu'il a comprit que j'allais continuer à l'ignorer et qu'il a préféré me répondre pour éviter que cela arrive.

Moi : Vito est un monstre.Je sais que tu as l'impression que je suis suicidaire et que je cherche uniquement à me mettre dans des situations de merde.Mais, ce n'est pas le cas.Je suis un aimant à problème, je le sais.

Je ferme les yeux et me mord violemment la lèvre en repensant à ce qu'il a fait à Sofia.

Moi : Il aurait été très heureux de le faire pleurer et à le briser.Il aurait sûrement prit un malin plaisir à lui faire croire que vous alliez venir le sauver. Puis, quand il aurait vu cette cassure dans le regard de Eren, cette blessure qui ne guérit jamais il aurait comprit qu'il avait gagner.

Je marque une pause en essayant de calmer les pulsations de mon cœur.

Moi : Eren aurait supplié encore et encore pour sa vie.Puis quand Eren aurait cessé de supplier pour sa vie, Vito aurait perdu goût à son jeu sordide de le briser.

J'ouvre instantanément les yeux en me rendant compte de ce que je suis en train de dire.J'ouvre à nouveau les yeux pour les ancrer dans ceux de l'homme aux yeux vairons.

Aslan me regarde avec incompréhension.J'ai la sensation que son regard s'est légèrement adouci en entendant le récit horrible de ce qui aurait pu arriver à son frère.

Aslan : Tu t'en fou de vivre hein ? Je veux juste savoir si tu veux vivre ou mourir.Quand tu parles, on dirait que t'es prête à crever à tout instant et que ça te pose pas de problème.

Sa question me surprend.

Est-ce que je veux vivre ou mourir ? Je ne sais pas.

Moi : Je sais pas.Je sais pas si je veux vivre ou si je veux mourir.Mais qu'est ce que ça change ? Tout ce que j'essaie de faire depuis toujours c'est de survivre et ça changera pas.

Je réprime les tremblements qui prennent possession de mes membres.J'essaie de calmer les pulsations de mon cœur.

Aslan : C'est pour ça que t'es prête à te sacrifier pour les autres n'est ce pas ? Vito aurait pu te kidnapper comme la dernière fois.

Je souffle.

Je sais.

Je pensais même pas qu'il viendrait me chercher après ce qui s'est produit au Japon.Je pensais que j'étais livré à moi même.Si il n'était pas venu, j'aurais été déchiqueté par les chiens sauvages et je serais morte à cause du poison.

Moi : Depuis quand est ce que tu t'intéresses au fait que je vive ? Qu'est ce que ça va changer à ta vie ?

Il me regarde sans rien dire.Il ne semble pas avoir la réponse à ma question.

Moi : Je me sacrifie pour les autres car j'aurais voulu que quelqu'un se sacrifie pour moi.Je sais que tu auras du mal à me croire mais j'aime sincèrement toute cette famille.Je veux pas être un fardeau pour eux.Je ne sais pas ce que Vito veut.Il en avait après toi mais désormais j'ai l'impression qu'il a changé de cible.

Il s'approche tout doucement de moi.J'allais détourner le regard mais il attrape ma mâchoire.Il me force à relever la tête pour ancrer son regard dans le mien.

Aslan : Qu'est-ce que t'essaies de me dire ?

Je souffle.

Moi : Je...Peut-être que ce Akhin disait était vrai.Je suis pas comme vous, je suis différente.Je devrais peut-être partir pour que vous puissiez avoir la paix.Je sais que vos vies sont déjà énormément en danger à cause de vos statuts.Je veux pas en rajouter.

Je lève les yeux en l'air pour éviter de fondre en larme.Je laisse échapper un petit sourire triste pendant qu'il me regarde troublé par mes propos.

Moi : Tu...Tu sais j'attire la mort.Toutes les personnes qui sont proche de moi finissent par crever dans des circonstances tragiques...Je pense que je fais partie de ces gens qui doivent rester seule.

J'ai même pas le temps de comprendre ce qui se passe qu'il me plaque violemment contre le mur de la chambre.Je le regarde choquée pendant qu'il m'assassine du regard et qu'il presse son corps contre le mien.

Aslan : Mais qu'est ce que tu me racontes civilé ? Qu'est ce que t'es en train de dire avec ta bouche ? J'ai pas besoin que tu me protèges ou que tu protèges ma famille, je m'en charge très bien tout seul alors ferme la.Je veux plus t'entendre si c'est pour dire des conneries comme ça t'entends ? Je donnerais pas raison à ce batard de Akhin.

Il marque une pause.

Aslan : Vito n'en a pas après toi, je peux te l'assurer avec certitude.Celui qu'il veut c'est moi et personne d'autre.Il est en train de te manipuler et de jouer avec toi pour m'atteindre.Mais, je me ferais pas baiser par ce fils de pute.

Je le regarde déboussolé.Il respire fort et il me regarde toujours avec cette rage qui le caractérise si bien.Je sais pas comment je dois prendre ce qu'il vient de dire mais je le remercie intérieurement pour ses mots.

J'étais prête à partir pour les préserver.Mais, je ne voulais pas être loin d'eux.Je suis prête à mourir pour eux tous et ça serait une fierté pour moi de me sacrifier pour ces gens qui m'ont tendus la main.

Moi : Pourquoi tu as sucé le venin ?

Ma question est sortie toute seule.

Il me regarde dérouté et il se recule légèrement de moi.

Aslan : Je suis immunisé contre les poisons.Je vais pas crever, toi c'est tout l'inverse.Il s'agissait d'une vipère et son poison est venimeux.

Il vient de dire ça avec indifférence comme si c'était dans la norme d'être immunisé contre les poisons provenant des serpents.

Il pose son regard sur ma nuque et il pose délicatement ses doigts sur la morsure.Je le regarde choquée qu'il soit immunisé contre les poisons.J'aurais voulu découvrir comment ça se fait mais c'est pas le moment.Ensuite, il ôte ses doigts tout en m'observant.

Il vient d'avouer qu'il voulait pas me voir mourir n'est ce pas ?

Aslan : Jallal m'a raconté ce qui s'est produit avec Vito.Je le trouverais et je le tuerais.

J'hoche tout doucement la tête.J'aurais voulu lui demander qui sont Nero et l'invisibile mais ce n'est pas encore le bon moment.

J'attrape son bras et regarde son bandage.Il me regarde avec détachement.Puis, j'enlève tout doucement le bandage sous son regard.

Sa morsure est grosse et elle saigne abondamment malgré le bandage puisque les crocs du chien étaient vraiment grand.Il ne semble pas avoir mal mais je suppose qu'il ne me montrera pas sa douleur.

Moi : Je vais désinfecter.

Il ne répond pas mais j'agrippe son bras et l'installe sur mon lit.Il s'assoit dessus et je jette son ancien bandage dans la poubelle de la salle de bain.Ensuite, je prends des bandages, des compresses et du désinfectant.

Je m'approche de lui et dépose tout ce que j'ai ramené sur le lit à côté de lui.Il écarte les jambes et je me mets entre ses jambes.J'essaie de ne pas croiser son regard mais j'sens son regard sur moi.

Aslan : Tu n'es pas obligé de faire ça.

Moi : Je le sais.

Il continue de me fixer pendant que j'esquive son regard en me concentrant sur ma tâche.

Aslan : Tu as déjà soigné tes blessures ?

Moi : Oui mais mes morsures sont moins profondes.Elles sont pas trop douloureuse.

Je prends le désinfectant et commence à le secouer.

Moi : Ça va piquer.

J'applique le désinfectant et il ne laisse pas échapper le moindre signe de souffrance.Ça devrait même pas m'étonner de voir son visage remplit d'indifférence.

Aslan : Tu as fini de m'ignorer ?

Sa voix est sèche et rempli de rancoeur.

C'est vraiment le moment de parler de ça ?

Moi : Pourquoi est-ce que tu veux que je m'intéresse à toi ?

Je ne le regarde toujours pas.

Aslan : J'ai pas dis ça mais je déteste me sentir ignoré.

Je prends la compresse et commence à nettoyer sa plaie.

Aslan : Tu devrais arrêter de fuir mon regard.

Moi : Je ne fuis pas ton regard.

Menteuse.

Aslan : Ah ouais ? T'es sûr ?

Moi : J'en suis sûr.

Je prends le bandage et le met autour de son bras.Quand j'ai fini, j'allais me reculer de lui pour pouvoir enfin respirer et dissimuler mon trouble.

Il attrape un des morceau de sucre qui étaient sur ma commode que Angelo m'a ramené.Je le regarde avec incompréhension en le voyant le mettre dans sa bouche entre ses dents.

Il m'attrape par les hanches et me tire vers lui.Il se couche sur le lit et je me retrouve juste au dessus de lui.Nos corps sont collés l'un à l'autre pendant que nos yeux ne cessent de se scruter.

Je sens son cœur battre vite et j'sais qu'il entend aussi les battements irréguliers de mon cœur.Il suffit de quelques centimètres pour que nos visages soient collés.

Il approche son visage du mien puis il met le morceau de sucre dans ma bouche.Je le regarde choqué puisque nos lèvres se sont frôler et que le geste qu'il vient de faire est vraiment étrange.

Aslan : Avale.

Je le regarde avec incompréhension mais j'avale le morceau de sucre pendant qu'il laisse échapper un petit sourire en coin.

Il est incroyablement beau.

Connard.

Aslan : Tu as du mal à soutenir mon regard hein ? Je suis obligé de te forcer à être sur moi pour que tu le fasses.

Je le regarde avec indifférence pour essayer de masquer mon trouble.

Moi : Qu'est-ce ce que ça t'apporte de faire ça ?

Aslan : Tu sembles m'en vouloir pour quelque chose.

J'essaie de me dégager de son emprise.Mais, il ne veut pas me lâcher.

Moi : Je veux uniquement que tu me lâches.

Il ancre son regard dans le mien.

Aslan : Dis moi pourquoi tu m'en veux.

Moi : Je ne t'en veux pas.

Ouais, c'est ça.

Aslan : Tu mens, civilé.

Je souffle.

Moi : Pourquoi est-ce que ça t'intéresse ?

Aslan : Tu ne répondras pas à mes questions par des questions.

Moi : Je n'ai pas envie de te répondre.

Aslan : Tu penses que je te laisse le choix ?

Je le fusille du regard.

Moi : Arrête.Je ne ressens pas l'envie de jouer avec toi alors laisse moi me relever.

Aslan : Qui t'a dis que je voulais jouer ?

Moi : Laisse moi tranquille.

Aslan : Dis moi ce qui se passe.

Moi : J'ai gagné, Aslan.

À l'entente de son prénom dans ma bouche, une lueur semble briller dans son regard qu'il tente de dissimuler.

Aslan : Tu as gagné le pari.

Moi : En effet.

Aslan : Et ?

Moi : J'ai le droit d'avoir plus de liberté.

Aslan : Très bien.

C'est tout ? Alors c'est comme ça ? Pourquoi est-ce que c'est si facile ?

Moi : C'est tout ? Ça te dérange plus de me laisser me balader librement ?

Aslan : Je suis bon joueur.Tu as gagné.Je te donne ce qui te revient de droit.

J'ai envie de lui arracher la gorge.

Moi : Je savais que t'étais pas assez déterminé pour tenir et que tu finirais par te laisser dominer par tes pulsions.Je ne sais pas pourquoi j'ai perdu mon temps à parier avec toi.

Il affiche un sourire amusé.

Aslan : Me laisser dominer par mes pulsions ? Est-ce que je dois te rappeler que tu m'as chauffé et qu'ensuite tu m'as repoussé comme si j'étais une merde ? N'oublie jamais que je peux avoir des femmes en claquant des doigts.

Connard.

Moi : Et alors ? J'ai le droit de te repousser non ?

Aslan : Évidemment que tu as le droit.Tu noteras que je n'ai pas insisté et que je n'ai pas tenté de te forcer.Je sais écouter quand une femme dit non.

Ferme la.

Moi : Disons plutôt que tu savais que cette femme allait venir te rejoindre pour finir le sale boulot.

Je ne vais pas l'insulter.

Elle ne me devait strictement rien.

Je n'ai pas le droit de lui en vouloir.

Je n'ai pas le droit de lui en vouloir à elle aussi même si il m'a fait de la peine.

Aslan : Le sale boulot ? Tu penses que baiser avec moi peut-être assimilé à un sale boulot ?

Moi : Je ne le sais pas et je ne souhaite pas le savoir.

Aslan : Je comprends pas pourquoi tes yeux me fusillent autant du regard alors que tu as gagné et que j'ai perdu.Tu devrais être en train de me narguer comme tu le fais habituellement.

Moi : J'ai pas de temps à perdre avec toi.Je veux juste que tu me lâches.

Aslan : Tu devrais faire attention.Tu as le comportement d'une femme jalouse.

Moi : Je ne le suis pas.Tu es libre de faire ce que tu veux.Je suis heureuse de ma victoire.Je la fêterais sûrement demain.

Mensonge.

Aslan : Tu as raison sur un point : Je suis libre de faire ce que je veux.Si tu savais tout ce que cette femme savait faire avec sa langue et tout ce qu'elle et moi on a fait, tu serais surprise.

Connard.

Moi : Je ne veux pas savoir.Lâche moi, maintenant.

Je me retiens de lui balancer mon poing dans la figure même si ça me démange.

Aslan : Dommage parce que moi j'ai envie de te raconter ce que tu as raté.Si t'étais pas aussi fier et aussi hostile, ça aurait pu être toi.

Son regard ne laisse percevoir que son arrogance pendant qu'il arbore aussi un sourire en coin.

Moi : Cesse de croire que tu es irrésistible.

Aslan : Je ne le crois pas.Je le suis.

J'essaie toujours de me débattre mais sa prise est bien trop forte.

Moi : Laisse moi partir.

Aslan : Je te laisserais partir quand j'aurais fini.

Je grogne.

Aslan : Si tu m'avais pas repoussé, j'aurais continuer de sucer tes seins.Tu aurais hurlé de plaisir pour moi, tu aurais crié tellement fort mon prénom et tes cries auraient été mêlés aux feux d'artifice.Ensuite, j'aurais embrassé ta nuque pour laisser des traces de mon passage dans tout ton être.Tu te serais consumé pour moi.

Il marque une pause.

Aslan : J'aurais pris ta main et je t'aurais guidé pour que tu fasses du bien à mon érection douloureuse.Ensuite, je me serais frotté à toi pour que tu ressentes ce que tu provoques.Puis, j'aurais ôté tous tes vêtements et j'aurais écarté tes jambes.J'aurais mis ma tête entre tes jambes pour te faire du bien.Tu aurais sûrement été prise d'un violent orgasme.Tu m'aurais supplié de continuer.

Putain.

Aslan : J'aurais cessé mon action pour t'observer et pour te voir brûler pour moi.Ensuite, j'aurais attrapé ta tête et je t'aurais embrassé tellement violemment que ça t'aurais encore plus retourné.Ensuite, je t'aurais pénétré et tu aurais hurlé pour t'habituer à moi.Nos deux corps n'auraient fais qu'un.Puis, j'aurais attendu que tu t'habitues et j'aurais commencer des vas et viens puissant et violent.

Respire.

Aslan : Tu aurais enroulé tes jambes autour de mon bassin pour mieux me sentir.Et, ça aurait été tellement bon.Tu aurais crié à en perdre ta voix.Je me serais relevé, en étant toujours en toi et en te soulevant avec moi pour te plaquer contre cet arbre et te pénétrer encore et encore jusqu'à ce qu'on atteigne le point de non retour.

Je le regarde attentivement sans rien dire.En faite, je sais pas quoi lui dire.Je suis troublée.Je sais qu'il le sait et que ça lui procure une joie immense.J'ai envie de lui arracher la gorge.

Moi : Ça n'arrivera pas.Tu peux continuer de te faire tes petits fantasmes d'adolescent mais ça n'arrivera jamais et tu sais pourquoi ? Parce que toi et moi, on est pas pareil.Tu baises à droite à gauche, tu t'en fou de savoir quel est la personne qui se tient devant toi mais moi je suis pas comme ça.

Il me lance un regard détaché.

Aslan : Qu'est ce qui te fait croire que je m'en fou de baiser n'importe qui ?

Moi : Je sais que cette femme avec qui tu as couché au Japon est l'une de tes régulières.Mais, elle n'est pas la seule puisque je suppose que tu fais pas des heures de vol juste pour la baiser même si elle est performante.T'es comme les animaux qui sont incapable de contrôler leurs pulsions.

J'allais me relever mais il augmente sa prise sur moi.

Aslan : J'ai le droit de coucher avec qui je veux non ? Si je veux coucher avec une femme, deux femmes, trois femmes ou même me créer un Harem uniquement pour moi j'le peux totalement.

Je vais le tuer.

Moi : Évidemment, tu fais ce que tu veux.Mais, ne vient pas pleurer quand tu auras des MST ou des enfants non désirées.

Il laisse échapper un rire moqueur.

Aslan : Tu penses que je viendrais pleurer auprès de toi ? Sérieusement ?

Moi : Je pense pas car tu sais que je te claquerais la porte au nez.Je pense que je vais commencer à penser comme toi et à agir différemment.

Il me fusille du regard pendant que je lui adresse un sourire en coin.Maintenant, c'est mon tour de m'amuser.

Aslan : Développe.

J'ancre mon regard dans le sien.

Moi : Je suis sûr que je peux trouver des partenaires qui pourront satisfaire mes besoins de femme.Moi aussi j'ai le droit de coucher avec un homme, deux hommes ou même trois hommes non ? Mon corps sera doté d'une souplesse à toute épreuve.

Il m'assassine du regard.

Aslan : Qu'est ce que tu racontes ? Arrête de dire des conneries.

Moi : Ce ne sont pas des conneries.Les femmes sont comme les hommes.Elles ont des besoins qu'elles doivent exprimer.

Si il pouvait m'arracher la tête, il l'aurait fait.

Aslan : Je suis pas en train de jouer avec toi.Ôte toi tout de suite cette idée de la tête.Tu ne coucheras jamais avec un autre homme t'entends ? C'est un ordre que je te donne.Si je te vois avec un autre, je le tue devant tes yeux et tu préfèreras mourir plutôt que de subir ce que je vais t'infliger.

Je me retiens d'exploser de rire.

Moi : Tu devrais te calmer.Si je réagissais comme ça à chaque fois que tu couches avec une femme, il n'y aurait plus de femme dans ce monde.J'ai bien envie d'aller voir tes hommes pour les remercier de leurs travail.

Il laisse échapper un grognement.

Aslan : Arrête ce que t'es en train de faire.

Je feins l'innocence.

Moi : Qu'est-ce que je fais ?

Aslan : T'es en train de me provoquer.Je t'interdis de jouer à l'allumeuse pour chauffer des hommes.

Moi : Merci pour tes conseils avisées.

Il serre l'emprise sur mon corps au dessus du sien.

Aslan : Je viens de te donner un ordre.

Aslan attrape ma tête et presse ses lèvres contre les miennes.Je tente de le repousser mais il presse mon corps au sien en maintenant mes hanches.

Aslan : Ça faisait longtemps que j'avais pas senti tes lèvres contre les miennes, civilé.

Il continue de m'embrasser et ma langue se met à jouer avec la sienne.Il passe ses mains baladeuses sur l'ensemble de mon corps tout en continuant de danser avec ma langue.

Quand je sens que ses mains froide sont en dessous de mon teeshirt et qu'il est en train de malaxer ma poitrine.Je me ressaisis et le repousse.

Il retire sa main et ses lèvres s'éloignent des miennes.J'allais me relever de son corps mais il exerce encore une pression sur mes hanches pour l'empêcher de me relever.

Moi : Arrête de jouer avec moi ! Je ne suis pas ton jouet !

Il me regarde avec incompréhension.

Aslan : Qu'est-ce que tu racontes ?

Je l'assassine du regard.

Moi : J'ai gagné le pari alors tu n'as plus besoin d'essayer de me faire craquer pour coucher avec moi.

Il laisse échapper un sourire en coin.

Aslan : Tu n'as pas gagné.

Je le regarde avec incompréhension.

Moi : Qu'est ce que tu racontes ?

Il ancre son regard dans le mien.

Aslan : Je n'ai pas couché avec cette femme.

Je le regarde choqué par ce qu'il vient de dire.Je sais ce que j'ai vu et ce que j'ai entendu.Il est en train de me manipuler, il me ment.

Moi : Tu mens.

Aslan : Elle a essayé de me chauffer mais je l'ai repoussé.J'avais pas envie d'elle.Tu l'as vu le lendemain car je l'ai autorisé à dormir dans une chambre puisqu'elle n'avait nulle part où aller.

Moi : Je te crois pas.

Aslan : Tu as ma parole.

Alors c'est vrai ? Ils n'ont pas couché ensemble ? Mais pourquoi ?

Moi : Si c'est la vérité, pourquoi est-ce que tu me mens depuis tout à l'heure ?!

Il laisse échapper un petit rire.Son rire est cristallin, les traits de son visage se sont adoucies.Il ressemble à un enfant, à l'enfant que j'ai vu sur les photos que Saya m'a montré.Je me retiens de rougir.

Aslan : Quand tu es jalouse, tu es moins chiante à entendre parler.

Moi : Je ne suis pas jalouse !

Aslan : Ouais c'est ça.

Je le fusille du regard.

Aslan : Le pari continue toujours, civilé.Je suis très bien parti pour gagner.

Quoi ?

Je détourne le regard en me rappelant de ce qu'il a dit à mon propos.

Moi : Tu as dis que tu coucherais jamais avec une clocharde.

Je me rends compte de ce que je viens de dire et que je viens de révéler que je l'ai surpris.Il me regarde attentivement et il ne semble pas surprit.Je veux juste pas qu'il puisse voir la blessure dans mon regard à cause de ses mots.

Il ôte son emprise sur mes hanches.Ensuite, il attrape mon menton et ancre son regard dans le mien.Je saurais pas dire ce qui se passe dans ses yeux puisque son regard est indéchiffrable.

Aslan : Tu n'es pas réputé pour être discrète.Je savais que t'étais présente, c'est pour cette raison que j'ai dis tout ça.

Il semble gêné.

Aslan : On est d'accord que ce que je m'apprête a dire ne compromet en rien le pari ? Je le dirais qu'une fois après je veux que tu oublies.

Je le regarde avec incompréhension et hoche la tête.Il souffle.Il se met à rougir et a détourner le regard tout en maintenant mon visage près du sien.

Aslan : Je ne veux pas perdre le pari.Mais, sache que j'ai beaucoup menti ce soir là car j'étais en colère.Je n'aurais pas dû dire ça et encore moins devant cette pute.La seule personne avec qui j'aurais voulu partager ma nuit, c'est toi, civilé.

Je le regarde choqué par ses propos.

Est-ce qu'il est en train de dire qu'il voulait coucher avec moi ? Il est en train d'avouer que je lui plais et qu'il a fait ça pour se venger ? Il est en train de s'excuser indirectement non ?

Il relâche mon visage et je comprends qu'il veut sortir.Je souffle et me relève.Il se relève aussi et il me domine de sa taille.Il se dirige vers la sortie de ma chambre mais il s'arrête devant la porte.

Aslan : Évite de porter les teeshirt de Jallal, c'est un truc que j'accepterais pas.En plus, tu sens son odeur et ça me dégoûte.

J'le regarde avec incompréhension puis je comprends ce que Jallal voulait dire tout à l'heure quand il disait qu'il fallait que je gagne et qu'il allait m'aider.

Moi : J'aime bien les vêtements de Jallal.J'aime aussi beaucoup son odeur.

Je lui adresse un sourire rempli de provocation pendant qu'il me fusille du regard.

Aslan : Arrête de dire des conneries plus grosse que toi.Tu ne mets plus ses vêtements et tu ne sens plus son odeur.

Moi : Pourquoi ?

Aslan : Je n'aime pas.

Provocation.

Moi : Et ? Je fais ce que je veux.Je vais même lui demander la marque de son gel douche.Il sent toujours très bon.

Il me fusille du regard.

Aslan : À quoi tu joues ?! Je veux pas que tu restes avec mon frère ! Laisse le tranquille !

Je laisse échapper un sourire en coin.

Moi : Pourquoi est-ce que tu cries ? C'est juste une odeur.

Aslan : Je viens de te dire que j'en veux pas !

J'hausse les épaules.

Moi : Très bien.Je prendrais les vêtements de Yuri ou Angelo et leurs gel douches.

Aslan : T'es sourde ou quoi ?! Tu prends les affaires d'aucun autre homme !

Il a hurlé tellement fort qu'il aurait pu me faire sursauter.

Moi : Tu peux te calmer s'il te plaît ? Tu cries pour rien.

Il grogne.

Aslan : Tu me casses les couilles !

Moi : C'est quoi ton problème exactement avec le fait que je prenne leurs affaires ? Que je sache ce sont comme mes frères, je....

J'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il met ses mains sur mes joues et qu'il presse ses lèvres contre les miennes.Il m'embrasse avec une tel passion et une tel envie que ça me retourne.

Aslan : Est-ce qu'ils peuvent t'embrasser comme ça aussi ? Non alors tu ne touches pas à ce qui leurs appartient.

Il passe sa main le long de mon bras jusqu'à atteindre ma main.Ensuite, il serre sa main dans la mienne pour que nos doigts soient enlacés l'un avec l'autre.

Aslan : J'ai tellement hâte que tu perdes, civilé.

Il laisse échapper un sourire en coin puis il se recule de mes lèvres.Ensuite, il lâche ma main et il ancre son regard dans le mien. Il s'approche de mon oreille qu'il mordille légèrement pendant qu'il colle son corps au mien.




{...}








Quelques heures plus tard.......










VILLA DELL'ERA







*03h45








Point de vu Aslan :



Moi : Qu'est-ce que tu fous ?!

J'ai entendu du bruit provenant de l'extérieur, du toit de la dépendance.J'ai aperçu la civilé sur le toit.Je pensais qu'elle arrivait pas à dormir alors j'suis sortie de ma chambre pour la rejoindre.Mais, je m'attendais pas à la scène que j'suis en train de voir.

Elle se tient fermement sur le toit.Il suffit d'un mouvement pour qu'elle tombe brutalement et qu'elle meurt.J'essaie de l'appeler mais elle ne répond pas.J'essaie de m'approcher d'elle mais elle se tourne brusquement et ses yeux sont fermés.

Elle fait une crise de somnambulisme alors qu'elle à jamais été somnambule.Elle a les yeux larmoyants et elle fait que de trembler.

Putain.

Je lui laisse même pas le temps de réagir que je m'approche brusquement d'elle pour la tirer vers moi.Elle tremble pendant que je la secoue pour qu'elle se réveille.

J'en ai rien à foutre qu'il ne faut pas réveiller un somnambule, c'est le dernier de mes soucis.

Elle ouvre subitement les yeux en me regardant choqué toujours avec les yeux larmoyants.Elle regarde autour d'elle, elle comprend pas comment on s'est retrouvé tous les deux ici.

Elle : Je...Vito m'a drogué avec une fléchette, j'ai des voix dans ma tête qui sont en train de me dire de buter tout le monde autour de moi ! J'ai fais un cauchemar où je tuais tous le monde !

Elle est transpirante, elle respire fort, son cœur bat vite, ses mains ne font que de trembler et ses lèvres aussi.Cette drogue a pris du temps à faire effet, Vito savait ce qu'il faisait.Mais, les effets vont se dissiper d'ici quelques heures, c'est pour ça qu'elle a fait une crise de somnambulisme.

Moi : On va gérer ça.

Elle hoche tout doucement la tête tout en retenant ses larmes.Elle tombe à genou au sol tout en tenant son cœur pour essayer de calmer les pulsations de son cœur.

Je vais tuer ce fils de pute.

Je lui ferais payer.

Il regrettera.

Elle a l'air tellement dépassée, tellement fragile, tellement terrorisé à l'idée de faire du mal à quelqu'un alors que j'sais que peu importe la drogue elle ne fera jamais rien contre nous.

Elle fixe ses mains qui tremblent et elle réprime fortement ses larmes.Je me baisse pour être à sa hauteur et l'observe attentivement.Elle se fiche d'avoir failli mourir, tout ce qui la perturbe c'est de savoir qu'elle a été drogué et qu'elle peut commettre une horreur à tout moment.

Elle : Vito va finir par me rendre folle...Il joue avec mon esprit et mon mental.Je pourrais pas le supporter plus longtemps....Il cherche à me détruire et à faire de moi son jouet....Je veux crever....

Je me rappelle de son regard lorsqu'elle m'a rappeler ce que j'avais dis sur elle à cette pute au Japon.Elle semblait tellement triste et tellement déçu que j'ai été obligé d'être honnête avec elle même si je voulais pas lui dire la vérité.

Son regard à cet instant est bien différent.

Elle : Il viole des gosses devant moi, il les tue devant moi et il tente de me faire devenir complètement folle...Je...Je vais pas tenir.

Elle est terrifiée.

Elle tremble car elle a peur.

Ma civilé est terrorisée.

J'ai la haine.

J'ai la rage.

Mes pupilles sont en train de se dilater, mes poings se serrent et ma mâchoire se contracte brusquement.J'ai envie de tout détruire sur mon chemin en la voyant dans cet état.

Ce fils de pute de Vito.

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Qu'est-ce que ce fils de pute a fait à ma civilé ?

« Qu'est-ce que je dois faire pour qu'elle me pardonne » ?

Je me rappelle de mes mots et ça suffit à contrôler ma colère grandissante car j'sais qu'elle veut pas me voir en rage et qu'elle ne doit pas voir.

C'est cette question que j'ai posé à Jallal en espérant qu'il me donnerait les réponses à cette question.Mais, je sais ce qu'il faut que je fasse pour qu'elle comprenne que je ne suis pas le monstre que tout le monde dépeint et que je mérite la confiance qu'elle avait placé en moi.

Je m'approche d'elle et pose ma main sur son épaule.Elle me regarde choqué pendant que j'essaie d'avoir l'air le plus confiant possible mais c'est la première fois que je fais ça.

Je suis pas habitué à ce genre de chose.

Moi : Tout va bien se passer, tu ne feras de mal à personne et Vito ne te fera plus de mal.Je suis avec toi.Tu ne dois pas avoir peur, personne pourra t'atteindre.Cette drogue ne fera plus effet d'ici quelques heures et tu te sentiras mieux.

Je laisse tomber ma tête sur son épaule et passe l'un de mes bras autour de ses épaules pour la serrer contre moi.Elle semble surprise mais elle finit par me serrer contre elle. Elle se retient de pleurer, je l'entends.Elle semble si innocente dans mes bras.

Moi : Je te sauverais toujours quoi qu'il en coûte, civilé.Ta vie m'appartient, civilé.Tu n'as le droit de mourir que pour moi.Je ne laisserais personne te faire du mal.

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