Chapitre 27
- Il y a rien d'autre ? Dit Andrew
- Non, il faut que je parte d'ici, j'ai vraiment peur. Je ne peux plus vivre ici.
- Ne t'inquiète pas je suis là, regardes-moi dans les yeux et écoutes-moi bien attentivement, IL NE T'ARRIVERA RIEN TANT QUE JE SERAIS LÀ, TU AS COMPRIS ? me dit-il en tenant mon visage dans ses deux grandes mains.
- Oui mais...
- Il n'y a pas de mais ! me dit-il en me coupant la parole et en me prenant dans ses bras réconfortant. Sa présence me rassure un peu.
- Viens on va chez moi pour te changer les idées.
- Je ne peux pas, je dois créer des tenues pour un autre défilé de l'entreprise.
- Ramènes tes affaires chez moi.
- Bon d'accord je monte chercher mes fiches et j'arrive.
En redescendant les escaliers, je pris mon sac ainsi que mes clés, qui était posé sur la commode abîmée du salon à coté de l'entrée. Andrew et moi marchons rapidement jusqu'à chez lui.
Je n'arrivais pas à me sortir cette lettre de la tête... Peut-être que c'est Mike qui m'envoie tout ça. D'ailleurs ça fait déjà plusieurs mois que je ne l'ai pas vu, et toujours aucune nouvelle, je commence à m'inquiéter de son absence.
Je m'installe à table et je commence à dessiner un vêtement féminin composé d'un magnifique corsage rouge et noir. Et d'un bas long et ample.
*
- Il commence à ce faire tard je vais rentrer.
- D'accord ma chérie, à demain !
On s'embrase une dernière fois avant que je quitte sa maison . En arrivant chez moi, j'enlève ma veste et monte les escaliers deux par deux. Je m'empresse de fermer toutes les fenêtres de chez moi. Puis j'enfile mon pyjama, et m'enroule sous mes grosses couettes. Mon chat vient me rejoindre et se pose sur ma poitrine, je sentais ses poils me chatouiller le cou. Et je m'endormie après quelques minutes.
• ELLIPSE JUSQU'AU LENDEMAIN•
- Alors ta rédaction? Dis-je à Thomas en rentrant dans l'entreprise.
- Un succès, et tes model ?
- Magnifique ! lui dis-je en souriant. Au fait, t'étais passé ces derniers jours ? Je pensais que tu habiterais en quelques sorte chez moi.
- Oh, t'inquiètes pas pour moi, je ne voulais pas déranger et pour l'instant je dors chez une fille que j'ai rencontré, mais rien de sérieux.
- Thomas... T'es mon meilleur ami. Ça ne me dérange pas le moins du monde que tu restes chez moi. Bon de toute façon ma porte te sera toujours ouverte. Et puis quand la fille se sera rendu compte que t'es un connard tu pourras toujours revenir chez moi.
Thomas me regarda en rigolant et me fit une accolade.
On se dirigea ensemble vers la salle de réunion.
Thomas m'ouvrit la porte en verre et me dit avec un grand sourire :
- Honneur aux dames !
Je ne pus m'empêcher de le taquiner et lui répliqua avec un sourire encore plus grand :
- Et bien du coup, honneur à toi...
Thomas me regarda blasé alors que je lui tira la langue et que je passa devant lui.
On s'assit à la table, en attendant toujours cette épouvantable sorcière, notre chef. Elle rentra, comme toujours, avec assurance.
- Bonjour, j'espère que chacun d'entre vous a fait le travail demandé.
Elle regarda et écouta le travaille de chacun, jusqu'à que mon tour vient.
- Et vous ? Me dit-elle en me dévisageant.
Je pris mon sac et chercha les dessins que j'avais fait hier chez Andrew. Mais malgré avoir retourné mon sac trois fois je ne trouva toujours pas les feuilles.
- Mais où son ses foutues feuilles dis-je en chuchotant. Pendant que tout le monde me regardait.
- Pardon ?
- No...non, rien. dis-je avec une sourire forcé.
- Nous n'avons pas tout notre temps dit-elle impatiemment.
- Oui, je ne trou.. je ne retrouve pas les feuilles, je crois que je les ai oublié chez moi.
- Ben qu'est-ce que vous attendez ! Allez les chercher sinon vous êtes virée. Dit-elle d'un ton autoritaire.
Je sortis de la salle rapidement et je me mis à courir une fois en dehors du building.
Arrivée chez moi je me mis à retourner toute la maison à la recherche de ces putains de documents. Mais où sont-elles ? Je fouilla toute la maison de fond en comble. Je me laissa tomber sur le canapé désespérée et fatiguée de chercher. Je réfléchissais à où j'avais bien pu les mettre.
Allez Lana, réfléchis ! Elles n'ont pas pu disparaître ...!
Je sais ! Je les ai laissé chez Andrew hier soir !
Je m'empresse de l'appeler pour lui dire que je vais récupérer mes feuilles chez lui, étant donné que je sais qu'il laisse un double des clés sous son tapis.
Conversation téléphonique:
- Salut, je vais chez toi récupérer les feuilles que j'ai oublié chez toi hier.
- D'accord.
- Merci
- Euuh... attend N...
Fin de la conversation téléphonique
PDV D'Andrew
- Euuh...attend NON, n'y va pas !
Fin de la conversation téléphonique
Merde, elle a raccroché...
Je ne perds pas de temps et je vais vite chez moi. Il ne faut pas qu'elle rentre ! Bordel !
Je ne perdis pas de temps et fonça à ma voiture.
J'arriva enfin devant chez moi et je m'empressa de rentrer chez moi.
PDV DE Lana
A peine avais-je raccroché que je me suis directement rendue chez lui. En entrant je ne trouva pas mes dessins sur la table à manger. Je décide donc d'aller regarder à l'étage sur son bureau, il a sans doute mélangé les documents sans faire exprès.
Je trouve une pile de fiche derrière son bureau. Je m'assis sur sa chaise pour trier essayer de retrouver mes feuilles à travers les siennes.
Je l'ai enfin trouvé ! J'étais tellement contente et soulagée !
Mais cette joie disparut vite quand je tourna ma tête vers l'ordi d'Andrew.
C'est impossible !
Sur son ordinateur des images d'une maison spacieuse avec des meubles pas très modernes s'affichaient. C'ÉTAIT MA MAISON ! Ma maison à moi. Je relevais la tête de l'écran et je m'aperçut qu'il y avait des tas de photos de moi !
C'est donc lui qui m'espionnait depuis le début !
C'est lui qui a mit ces cameras chez moi, lui qui m'a envoyé ces lettres, lui qui osait me dire qu'il me protégerait et que rien ne m'arrivera... Alors que c'est lui qui est à l'origine de tout ça ! Lui qui est à l'origine de ce putain de cauchemar !
Cela explique ses comportements bizarres...
Mais pourquoi ? Pourquoi me voudrait-il du mal ? Je ne comprends pas...
Je ne perds pas une seconde de plus et décide de vite sortir de cette maison pour appeler la police.
Je me mis à dévaler les escaliers comme une folle et tremblante de peur.
Alors que j'étais en bas des escaliers, j'entendis le bruit d'une voiture. Je regarda furtivement par la fenêtre qui se trouvait à coté de moi. C'était lui !
Je n'avais plus le temps de sortir, il fallait que je trouve un endroit où me cacher.
Je me précipita dans la salle de bain, me cacher derrière la porte, je n'avais pas le temps de trouver mieux... Et au même moment la porte d'entrée claqua.
-Lana, je sais que tu es là. Dit Andrew
-ALLEZ, SORS DE TA CACHETTE ! JE NE VAIS RIEN TE FAIRE ! BORDEL LANA ! JE VAIS TE TROUVER ! LAAANAAAAAA !
Andrew criait de plus en plus fort. Il était entrain de littéralement péter les plombs.
J'entendis des objets se cassaient et Andrew continuait à crier.
Je ne l'avait jamais vu en colère à ce point. On aurait dit un psychopathe ! Il me faisait vraiment peur.
Je ne lui avait rien fait alors pourquoi voudrait-il me tuer comme il le dit dans ses lettres alors...?
J'entendis les pas d'Andrew dans les escaliers et les portes de toutes pièces du deuxième étage claquer.
Après quelques secondes, la porte de la salle de bain s'ouvrit et je me trouvait juste derrière celle-ci. Ma respiration se coupa automatiquement alors qu'Andrew entra...
Si il me voit, je suis une fille morte...
PDV DE ANDREW
J'ai cherché dans toutes les pièces et elle ne veut toujours pas se montrer. Je sais qu'elle est ici.
Je sors de la salle de bain, et descends les escaliers. J'ouvre la porte d'entrer et la claque, pour lui faire faire croire que je suis parti. Elle est tellement naïve, elle finira bien par sortir de sa cachette.
Je ne pensais pas agir aujourd'hui mais bon je pense que je n'ai plus le choix.
PDV DE LANA
J'entendis ses pas s'éloigner puis la porte d'entrée claquer.
Je décide d'attendre quelques minutes pour être sure qu'il soit bien parti et qu'il ne revienne pas.
Après mettre assurer qu'il n'y avait plus de bruit, je sortis de ma cachette et commença à sortir de la pièce, tout en m'assurant qu'il ne soit pas là.
J'avais déjà prévu d'aller au commissariat et d'appeler Thomas une fois sortie.
Je descendis les marches à toute allure et une fois que je fus devant la porte je pris la poignée en main.
Au moment où je m'apprêtais à ouvrir la porte, une immense main se plaqua contre ma bouche et une autre vint encercler mon corps tremblant.
C'est lui ! Il m'avait piégé...
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