Vie en Enfer de Sir Pentious
Je tiens à préciser encore une fois que ce chapitre n'est pas la vraie histoire de Sir Pentious. Ni celle des autres personnages présents.
J'espère que vous apprécirez quand même. Et j'espère aussi faire aussi bien que le chapitre d'avant.
Bonne lecture.
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Un nouveau corps vient juste d'atterrir en Enfer. La poussière qu'il a soulevé en touchant le sol s'estompe doucement.
Gabriel tousse et ouvre les yeux. Sans regarder, il passe une main sur son avant-bras droit et réalise qu'il n'a plus la trace de la morsure. Il est pourtant sûr d'avoir été mordu par un serpent venimeux.
Il se redresse difficilement en se frottant l'arrière de la tête. Puis il regarde autour de lui et voit bien qu'il n'est plus sur Terre. Les quelques panneaux présents le font bien comprendre; "Paradis perdu", "Non, vous ne pouvez pas". Ce genre de choses. Il remarque au loin une grande tour avec une horloge qui indique qu'il reste un jour avant la prochaine purge.
Gabriel se lève en époussetant son costume et continue d'observer les alentours. Une fois ses mains arrivées au niveau de ses hanches, il s'arrête en écarquillant les yeux et baisse lentement la tête. Il constate qu'il n'a pas de pantalon ni de jambes. Il parvient à se déplacer jusqu'à la vitrine d'un magasin et regarde son reflet.
Gabriel n'arrive pas à y croire. Il est devenu un serpent géant de couleurs noir et jaune. Il n'est plus le bel homme qu'il était sur Terre. Il remarque tous les yeux rose sur son corps et le fait qu'il arrive aussi à changer de vu pour regarder derrière lui ou plus bas. Sa peau est couverte d'écailles et ses magnifiques cheveux noirs sont devenus une collerette qu'il peut déployer à volonté. Son haut-de-forme est plus imposant et possède un très grand œil, de la même couleur que ceux de son corps. Le chapeau semble aussi perdu que son propriétaire.
Gabriel : Mais...
Sa voix aussi a changé. Elle est un peu plus aigüe et plus sifflante. C'est un peu perturbant. Mais il finira bien par s'y faire.
Gabriel entend des pas derrière lui et utilise les yeux sur le dos de sa queue. Deux démons approchent avec un sourire sadique. L'un ressemble à un loup et l'autre à un crocodile. Ils ont des barres de fer et les caches dans leur dos.
Loup : Bonjour Sir... Vous êtes perdu?
Crocodile : On peut vous aider peut-être?
Toujours face à la vitrine, Gabriel remarque ses yeux qui se mettent à briller. Il décide de suivre son instinct et sourit.
Gabriel : Vous êtes fort aimable, mes braves... J'avoue que oui...
Les deux démons lèvent leurs armes pour frapper le serpent. Mais ce dernier se tourne vivement vers eux en déployant sa collerette. Tous ses yeux et celui de son haut-de-forme son grand ouvert et brillent d'un rose intense. Les deux démons restent immobiles et n'arrivent pas lâcher le regard du serpent.
Gabriel : Vous allez répondre honnêtement à toutes mes questions. D'accord?
Les deux démons font oui de la tête. Ils répondent aux questions du cobra. Ce dernier apprend qu'il est en Enfer, ainsi que son fonctionnement et qu'il peut choisir le nom qu'il souhaite. Intéressant... Il va réfléchir à la question. Il faut avouer qu'il a bien envie de changer. C'est pas avec le prénom d'un Ange qu'il fera peur. Il interroge aussi sur la fameuse tour qui indique l'heure de la purge. Et Gabriel réalise que ce n'était pas le meilleur moment pour mourir. Il va falloir qu'il trouve vite un endroit où se cacher. Sinon sa vie en Enfer risque d'être extrêmement courte. Il apprend aussi où aller pour retrouver des proches. Le cobra est satisfait et a un large sourire.
Gabriel : Bien... Et maintenant... Vous allez vous entretuer... Dans la joie et la bonne humeur, évidemment.
Les deux démons poussent des cris de joie, puis ils se frappent avec leurs barres de fer. Malgré la puissance des coups et leurs blessures, ils continuent de rire et de trouver cela amusant. Gabriel s'éloigne, il a mieux à faire qu'à regarder ce pitoyable duel.
Tout en réfléchissant à un nouveau nom, il remonte une rue. Il y a des maisons closes, des bars et une boutique pour acheter de la nourriture. Il y a quelques démons, hommes et femmes, qui le regarde en espérant qu'il soit un client potentiel.
Au bout de la rue, il arrive à une grande place où se trouve le bâtiment qu'il cherche. Il veut savoir qui dans son entourage a atterrit ici. Même si il a déjà sa petite idée.
Il ressort une bonne heure plus tard avec toutes les informations qu'il voulait. Et maintenant, il n'a qu'une envie; revoir son géniteur. Il cherche à embaucher un assistant à former. Il décide de se rend immédiatement chez lui.
Gabriel est triste au fond. Il espérait qu'après sa mort il aurait pu revoir sa mère. Et surtout sa douce Abigail, qu'il n'a jamais cessé d'aimer, même après sa mort. Mais apparemment elles sont au Paradis. Il ne peut donc pas les revoir. Ni sa mère, ni la femme qu'il aime, ni le fils qu'il n'a jamais connu.
Il arrive enfin chez son père, qui vit dans un grand manoir isolé et loin de la ville. Ce qui étonne un peu Gabriel. Car son géniteur aimait montrer qu'il avait de l'influence, du pouvoir et énormément d'argent. Il arrive à la porte et sonne. Est-ce que son père va le reconnaître?
Un paon démon habillé en Majordome ouvre la porte. Gabriel salue et hypnotise le paon pour qu'il le laisse entrer et qu'il le présente au Maître des lieux.
Gabriel observe le hall d'entrée. Pas mal... Mais il va falloir changer la tapisserie et ajouter quelques éléments pour donner de la personnalité et du style à ce manoir. Il a déjà des idées.
Ils montent les escaliers et le Majordome s'apprête à frapper à la porte juste en face, mais Gabriel attrape le paon pour le forcer à lui faire face. Tous ses yeux s'illuminent de nouveau pour continuer de l'hypnotiser, puis il se penche jusqu'à son oreille pour lui susurrer des ordres. Le paon fait oui de la tête, puis il se tourne et frappe enfin à la porte. Ils reçoivent l'autorisation d'entrer.
Le père de Gabriel, un renard démon, est installé au bureau et a plusieurs papier étalé devant lui. Il lève la tête vers son Majordome et le cobra, qui lui est totalement inconnu.
Paon : Ce démon Gentleman est intéressé par votre offre d'emploi, My Lord.
Le cobra se tient droit, digne, les mains dans le dos. Il fait bonne impression au Maître du manoir. Gabriel retire son haut-de-forme et salue comme le ferait un vrai Gentleman.
Gabriel : Je vous remercie de bien vouloir me recevoir. C'est un honneur d'être ici. Mr Jackar.
Jackar : Mais c'est moi qui vous remercie. Cela fait un moment que je cherche quelqu'un fe compétent et sérieux. Léon, vous pouvez disposer.
Léon s'incline, recule pour sortir du bureau et referme la porte.
Jackar : Je suis ravi de faire votre connaissance, Mr...?
Gabriel remet son haut-de-forme en conservant son sourire. Les choses se passent bien pour l'instant.
Gabriel : Sir Pentious. Pour vous servir.
Jackar invite Sir Pentious à s'asseoir et les deux démons commencent à parler du travail. Sir Pentious explique qu'il était un grand travailleur sérieux et professionnel de son vivant. Il ne supporte pas rester à ne rien faire. D'où sa recherche d'un travail dès son arrivée en Enfer.
Sir Pentious fait une très bonne impression et sait trouver les mots pour manipuler son géniteur. Ce dernier est resté le même au fond. L'entretien a duré deux bonnes heures et les deux démons se lèvent.
Sans prévenir, Jackar attrape un couteau avec un manche en ivoire, puis le lance sur le mur à droite de Sir Pentious. Ce dernier tourne la tête et remarque un portrait réalisé au fusain. Il sourit en se reconnaissant. Il doit avoir tout juste 20 ans. Le couteau s'est planté juste à côté du cou. Il se rapproche pour mieux le voir.
Sir Pentious : Hé bien. Je me demande ce que ce jeune homme vous a fait. ... Qui est-ce?
Jackar : ... Mon fils indigne.
Sir Pentious : ... Il vous a déçu? Pardonnez ma curiosité. Mais... J'ai toujours entendu dire qu'avoir un enfant était un cadeau.
Jackar : Oui... Un cadeau empoisonné parfois...
Sir Pentious sourit d'avantage en entendant sa voix amère. Il tourne toujours le dos à son géniteur, qui ne l'a pas reconnu.
Jackar : Et vous? Vous avez des enfants?
Sir Pentious caresse du bout du doigt le portrait et perd légèrement son sourire. Le lâche et ignoble meurtre de Abigail lui revient en pleine face. Il répond d'une voix plus basse, un peu comme s'il était ailleurs.
Sir Pentious : ...non... Je n'ai pas eu droit à ce cadeau... Un monstre me l'a volé. En même temps que sa mère.
Jackar : Je comprends. Mais comme on dit; une de perdue,-
Sir Pentious coupe la parole de son père en déployant sa collerette et sa voix sifflante contient de la colère.
Sir Pentious : Non. ... Cette expression...est totalement fausse...
Il plie sa collerette en se retournant, il constate que son géniteur et légèrement surpris. Sir Pentious se redresse et retrouve sa voix normale.
Sir Pentious : Sachez qu'il y a des femmes qui ne peuvent être remplacées. Je suis extrêmement bien placé pour vous affirmer cela.
Jackar commence à se poser des questions. Sir Pentious prend un sourire rassurant et avance vers son géniteur.
Sir Pentious : Enfin. C'était il y a une vingtaine d'années... Je suis passé à autre chose. Grâce à mon... *sourit d'avantage* ...travail. Qui était des plus passionnants.
Jackar : Je vois... Venez. Je souhaite vous montrer et vous expliquer certaines choses.
Ils sortent du bureau. Jackar continue de parler à Sir Pentious. Mais ce dernier trouve que son ton a légèrement changé et sait que ce n'est pas bon signe. Ils arrivent dans un salon, Jackar invite Sir Pentious à entrer. Ce dernier accepte, le renard démon entre et tire sur une corde juste à côté de la porte.
Jackar : *sourit* Je vais vous présenter à mes employés...
Jackar ricane...mais rien ne se passe et ça l'inquiète. Sir Pentious sourit.
Sir Pentious : Quelque chose ne se passe pas comme vous l'aviez prévu?
Sir Pentious profite que Jackar regarde la corde pour ramper rapidement vers lui. Vivement, il enroule le bout de sa queue autour du cou de son géniteur et frappe violemment son crâne contre le mur. Il lâche Jackar, qui a perdu connaissance et le laisse s'écrouler sur le sol.
Plus tard, Jackar se réveille. Il est attaché par terre et le sang de sa tête a commencé à sécher. Sa vision se fait plus nette et il reconnaît Sir Pentious debout, face à la fenêtre et lui tournant le dos. Ils sont dans le hall d'entrée.
Jackar remarque les dix démons qui travaillent pour lui alignés plus loin. Il leur ordonne d'attaquer Sir Pentious. Mais ils ne bougent pas et ne regardent même pas leur patron. Sans bouger, Sir Pentious s'adresse à Jackar.
Sir Pentious : Il est inutile. Ils sont hypnotisés. Donnez leur tous les ordres que vous désirez, ils ne bougeront pas...
Sir Pentious tourne lentement la tête. Une fois face à son génie, il sourit.
Sir Pentious : C'est à moi qu'ils obéissent maintenant.
Il se tourne et rampe jusqu'à être face aux démons de mains de Jackar. Sir Pentious a un sourire sadique.
Sir Pentious : Messieurs. La purge va bientôt commencer. C'est le moment idéal pour aller vous promener. Regagnez vite la ville, je vous prie.
Le Majordome paon ouvre la porte d'entrée et les dix démons sortent du manoir. La porte se referme et Sir Pentious rampe lentement vers son géniteur, toujours en souriant. Léon arrive et aide le nouveau Maître du manoir à porter Jackar dans le sous-sol. Sir Pentious a rapidement installé la salle pour qu'elle ait la même utilisation que la salle cachée du manoir familial.
Sir Pentious demande au Majordome de les laisser et de ne surtout pas les déranger. Le paon ne s'enfuira pas; la purge va commencer d'une minute à l'autre.
Jackar est enchaînée sur une table et se débat pour essayer de se libérer. Une nouvelle fois, Sir Pentious rampe lentement vers lui, avec un morceau de toile roulé sous un bras. Tout en souriant, il baisse la tête au niveau de celle de son géniteur. Son sourire s'intensifie.
Sir Pentious : Je suppose...que vous ne m'avez pas reconnu...? J'avoue avoir moi-même douté de votre véritable identité, lors de nos premières minutes de discussion.
Jackar regarde attentivement le cobra. Mais rien à faire, ce démon ne lui dit rien.
Sir Pentious : Un petit indice, peut-être...
Il prend à deux mains le morceau de toile et le déroule. Puis il le montre bien à Jackar. C'est le portrait de Gabriel, accroché au bureau un peu plus tôt. Jackar ouvre grand les yeux et regarde Sir Pentious, qui sourit d'avantage.
Sir Pentious : Rappelez-vous; je vous avez promis que nous nous reverrions en Enfer. S'il existait...
Jackar : C'est...impossible...
Sir Pentious : Sssss... Surprit par ma nouvelle apparence? Ou bien de me voir si tôt? Je dois bien avouer que je ne pensais pas mourir à mes 40 ans. Enfin... C'est le genre de chose que l'on ne peut pas planifier avec exactitude.
Sir Pentious pose le portrait, puis regarde son père avec un faux air d'incompréhension et de déception. Comme il était parfaitement capable de le faire après avoir tué Victoria.
Sir Pentious : ... Alors? J'ai le souvenir que vous vouliez que l'on se revoit en Enfer... Je suis là, devant vous et...vous n'avez finalement rien à me dire?
Jackar grogne et n'a qu'une envie; frapper celui qui était son fils sur Terre. Depuis le moment où Gabriel lui a avoué qu'il a empoisonné, suite à celui de Abigail. Mais il lui est impossible de frapper Sir Pentious à cause des chaînes. Alors il se contente de lui cracher au visage et se remet à grogner.
Par réflexe, Sir Pentious ferme les yeux, choqué et dégoûté par une telle chose. Le haut-de-forme a l'œil fermé et est tout aussi dégoûté que son propriétaire. Sir Pentious sort un mouchoir en tissus de sa veste pour essuyer son visage. Quand il a fini, il fusille son géniteur du regard.
Sir Pentious : Ceci n'est pas digne d'un Gentleman. On voit bien que c'est Mère qui m'a enseigné les bonnes manières et le savoir-vivre. L'Enfer ne vous a guère fait du bien.
Il fourre de force le mouchoir dans la bouche de Jackar et il se redresse. Puis il retrouve son sourire et sort les couteaux aux manches en ivoire.
Sir Pentious : Je ne souhaite pas vous entendre crier... Du moins pas tout de suite...
D'un geste vif, il plante un couteau à quelques millimètres de la tête de Jackar. Ce dernier est surprit et commence à redouter ce qu'il va se passer. Sir Pentious se penche une nouvelle fois à son niveau. Il arbore le même sourire qu'il réservait à ses victimes sur Terre.
Sir Pentious : Votre mort et votre agonie furent tellement rapides... Je n'ai pas eu le temps de m'en délecter... Comme je le ferait avec un bon vin. Alors...
Il se redresse en montrant lentement un autre couteau au manche en ivoire.
Sir Pentious : Je tiens à faire les choses autrement. Au moins...pendant 2 jours, 8 heures et 36 minutes. Savez-vous pourquoi?
Jackar est incapable de répondre. Mais il se doute que son fils a une excellente raison de vouloir le faire souffrir aussi longtemps.
Sir Pentious : C'est le temps que ma douce Abigail à souffert avant de rendre l'âme. Votre agonie sera aussi longue et pénible que la sienne. *sourire sadique* Même plus...
Et Sir Pentious tient promesse. Il fait souffrir son géniteur pendant 3 jours. Profitant enfin pleinement de sa vengeance.
Les démons de mains de Jackar ne sont jamais revenus. Signe qu'ils ont bien croisé la route des Anges Exterminateurs.
Après s'être une 2ème fois débarrassé de son géniteur et avoir encore récupéré tous ses bien et son manoir. Sir Pentious s'attaque à son 2ème objectif; retrouver et tuer une nouvelle fois ses victimes. Il a appris que toutes les prostituées qu'il a tué sont elles aussi en Enfer. Il refuse de prendre le risque que qui que se soit découvre que c'est lui Jack l'Éventreur. Il tient à ce que l'identité de ce tueur reste un mystère. Sur Terre comme en Enfer. Il sait bien que l'homme aime le macabre et le malsain. Il y a de fortes chances pour que Jack l'Éventreur passionne toujours autant jusqu'au XXIe siècle, au moins.
Il a vite retrouvé sa 1ère victime, qu'il a invité au manoir, tué et mutilé. Comme sur Terre. Puis la 2ème une semaine plus tard. Un mois plus tard la 3ème. Puis il fait une pause et se remet à la fabrication d'armes et de machines. Les malheureuses démones n'avaient aucun souvenirs au sujet de leur meurtrier. Sir Pentious s'est occupé de leur rafraîchir la mémoire.
Le Majordome est toujours au manoir, mais Sir Pentious n'a aucune confiance en lui. Il a l'impression qu'il manigance quelque chose contre lui. Il doit trouver un moyen de le remplacer pour pouvoir définitivement se débarrasser de lui. Mais il n'est pas facile de trouver des êtres de confiance en Enfer.
Après avoir retrouvé, tué et mutilé deux autres de ses anciennes victimes. Sir Pentious fait de nouveau une pause. Il a installé un petit atelier dans le sous-sol. Il est très préoccupé par une machine qu'il ne parvient pas à mettre au point. Ça fait deux jours entiers qu'il bloque là-dessus. Elle est un peu plus grande que lui et possède un couvercle qui peut se baisser pour se fermer. Elle est surtout en cuivre et en laiton, avec des rouages apparents de différentes tailles.
Léon entre pour poser une assiette d'œufs au plat sur la table juste à côté de la fameuse machine, puis il sort. Sir Pentious n'a pas fait attention et allume la machine pour effectuer un nouveau test. En reculant, il renverse l'assiette et un œuf glisse dans la machine. Elle se ferme, ronronne en crachant de la vapeur et les rouages tournent de plus en plus vite.
Sir Pentious remarque l'assiette renversée et regarde la machine en reculant d'avantage. Il n'est vraiment pas sûr du résultat de ce test.
Le couvercle de la machine s'ouvre et laisse échapper de la fumée rosée. Une toute petite main fine et blanche s'accroche au rebord et se tire pour sortir de la machine. C'est l'œuf au plat qui a grandi. Il a des yeux jaunes et deux petites jambes blanches. Il tombe de la machine, s'écrase et meurt.
Sir Pentious n'en revient pas. Ce n'était pas le résultat qu'il avait prévu, mais il a un petit sourit malicieux; ça lui donne une idée.
Après des nouveaux tests, il réalise ce qu'il peut faire avec cette machine. Il sort du sous-sol et revient avec une vingtaine d'œufs. Il en place un dans la machine et la refait démarrer. La même étape se produit de nouveau, elle s'ouvre et un œuf plus grand avec un des yeux jaunes et une bouche craquelée sort tout seul de la machine. Sir Pentious observe bien son comportement.
L'œuf regarde autour de lui et se tourne vers Sir Pentious. Il semble heureux et court vers lui en levant les bras.
Œuf : Boss!
Sir Pentious : Reste là! Et ne bouge plus!
L'œuf obéit en gardant le sourire. Sir Pentious place un 2ème œuf dans la machine et la même chose se produit. Si il entretient bien cette machine, il va pouvoir se créer beaucoup de serviteurs.
Il décide de nommer ces êtres Egg Bois. En ce qui concerne les prénoms, il se contente de graver un numéro dans leur dos et de les appeler ainsi. Maintenant le voilà avec vingt petits serviteurs qui lui sont extrêmement fidèles. Il va pouvoir se débarrasser de son Majordome. Ce qu'il fait le soir même.
Voilà cinq mois que Sir Pentious est en Enfer. Il a récupéré la plus part des contacts de son géniteur, il a retrouvé et tué les dix prostituées qu'il avait déjà tué de son vivant. Et exactement de la même façon. Il a prit bien du plaisir à leur rappeler les conditions de leur mort et d'avouer que c'est lui qui les a envoyés en Enfer avant l'heure. Et ce débarrasser des corps est plus facile ici que sur Terre. Mais il tient à ne laisser aucune preuve de son application dans ces meurtres.
Sir Pentious a aussi cent Egg Bois qui travaillent pour lui dans tout le manoir. Ils sont tous habillés d'un élégant costume semblable à celui de leur Maître, et aussi d'un petit haut-de-forme. Mais certains ont un comportement un peu bizarre avec Sir Pentious. Et entre eux aussi d'ailleurs. Enfin, si ça les amuse et que ça ne les empêchent pas de faire le travail sans embêter leur Maître constamment...
À six mois d'existence en Enfer et après avoir parfaitement compris comment cet endroit fonctionnait, il décide de chercher les deux dernières victimes de son vivant; Victoria et James.
Il découvre que son ex-fiancée et son ex meilleur ami, sont un couple très décomplexé et qu'ils tiennent une des maisons closes les plus connues de Pentagramme City. Pourquoi n'est-il nullement étonné d'apprendre ça? Désormais, Victoria s'appelle Hedwige. Et James se nomme Balthazar.
Sir Pentious prend donc contact avec eux et leur fait croire qu'il souhaite organiser une fête très particulière dans sa vaste demeure. Que beaucoup de démons seront présents. Et qu'il a entendu moult compliments sur leur façon d'organiser ce genre d'événements.
Le couple tombe dans le piège et donne rendez-vous à Sir Pentious dans un salon de thé proche de la Maison Close. Sir Pentious si rend le lendemain et voit enfin les nouvelles apparences de ses deux anciennes connaissances. Hedwige est une lapine démone blanche et Balthazar un diable à la peau rouge avec une marque noire autour du cou faisant penser à celle d'une corde.
En les voyant entrer dans le salon de thé, les mauvais souvenirs de jeunesse de Gabriel reviennent en plein visage de Sir Pentious; la trahison de Victoria et de James, leur hypocrisie à son égard. Puis enfin les meilleurs; l'égorgement de Victoria et son sang souillant son costume, puis James rendant son dernier souffle au bout d'une corde à sa place.
Le couple remarque Sir Pentious. Ils avancent vers lui, se présentent et s'installent à la table. La discussion sur l'organisation de la soirée arrive assez vite.
Sir Pentious est dégoûté de parler de se genre de chose et de se retrouver face à ces deux là. Mais il prend sur lui et garde son masque. Il sait qu'il va bientôt passer un très bon moment...
Au bout d'une heure, Sir Pentious leur propose de les amener chez lui. Afin qu'ils puissent visiter et commencer à organiser les détails. Hedwige est très emballée par la proposition et Balthazar l'attire vers lui pour l'embrasser à pleine bouche. Donnant presque un haut-le-cœur à Sir Pentious. Enfin, en bon gentleman, il paye les consommations. Il peut bien faire ça; comme il va bientôt les tuer.
Une fois au manoir, Sir Pentious commence la visite en leur montrant le grand salon baroque. Le couple est motivé et inspiré.
Hedwige : Il y a tellement de choses qui peuvent être faites dans cette salle! Je vois très bien tout le potentiel de ce lieu!
Elle se tourne vers Sir Pentious et se dirige vers lui. Balthazar est plus loin et prend des notes. Hedwige en profite pour se coller contre Sir Pentious en passant les bras derrière lui. Il retient une grimace de dégoût et continue de sourire.
Hedwige : *voix sensuelle* Mais il n'y a pas que le potentiel de cette salle que je vois...
Puis elle fait glisser une main jusqu'à là où devrait se trouver l'entre jambes de Sir Pentious, le surprenant légèrement par ce geste. Balthazar revient vers eux en souriant.
Balthazar : Voyons mon amour affamé. Tu pourrais demander mon accord avant de faire des avances à notre futur client.
Il attrape un bras de Hedwige et l'attire vers lui pour l'embrasser. Sir Pentious a un frisson de dégoût en repensant au touché de Hedwige.
Hedwige : *sourit* Mais je sais que tu vas me le donner. Comme toujours.
Puis elle lui lèche le bout du nez. Sir Pentious se tourne; cette comédie a suffisamment duré.
Sir Pentious : Nous pouvons passer dans mon bureau. C'est par ici.
Ils sortent du salon et monte l'escalier pour entrer dans le bureau. Mais à peine ont-ils fais un pas à l'intérieur que des Egg Bois se jettent sur eux et les assomment. Sir Pentious se retourne et regarde avec un sourire machiavélique le couple évanoui sur le sol.
Sir Pentious : Amenez les au sous-sol. ... Ma vengeance va bientôt prendre fin...
Plus tard, Hedwige et Balthazar sont enfermés au sous-sol avec une seule lampe qui éclaire le centre de la salle. Hedwige est attaché et allongée sur un canapé noir. Quand à Balthazar, il est enchaîné à une table et bâillonné. Hedwige est la 1ère à se réveiller.
Sir Pentious : Enfin réveillée Hedwige. Je me sentais seul et délaissé.
Hedwige se tourne vers la voix. Cette phrase lui dit quelque chose. Sir Pentious sort de l'ombre en souriant. Il porte des gants et un tablier en cuir. Il avance vers la lapine démone, d'une main il l'attrape doucement à la gorge et l'a soulève légèrement. Puis il rapproche son visage du sien pour étudier minutieusement son visage. Il lui parle d'une voix calme et douce.
Sir Pentious : Ha? Cette lueur dans tes yeux... Ça me rappelle quelque chose... Un souvenir... Une émotion...
De l'autre main, il caresse de manière douce et légère la joue de Hedwige. Elle s'accroche à cette impression et essaie de se rappeler.
Sir Pentious : Une sensation...
Puis il passe délicatement la griffe de son index sur la gorge de Hedwige. En même temps qu'il fait ce geste, il imagine un couteau sur une gorge à la peau fine et blanche. Provoquant un frisson désagréable à Hedwige, alors que Sir Pentious a un frisson d'excitation à ce souvenir et ferme les yeux pour mieux se rappeler.
Sir Pentious : ...un plaisir indescriptible...
Il ouvre les yeux et découvre Hedwige avec un regard rempli de surprise et de peur. Elle vient de se rappeler.
Hedwige : ... ... ...G-Gabriel?
Le sourire de Sir Pentious s'accentue. Il est ravie que Victoria se rappelle de lui.
Sir Pentious : Hé oui... Ma douce Victoria... C'est bien moi... Je suis heureux que tu te souviennes de moi.
Il lâche brutalement Hedwige, qui tremble comme une feuille. Elle vient de se rappeler de sa mort. Elle a été si horrible et choquante qu'elle l'avait complètement oublié. Même le visage de son assassin.
Sir Pentious s'éloigne et revient vers Hedwige avec une petite table roulante remplie de couteaux et d'outils chirurgicaux. Il a le fameux sourire qu'il réserve à ses victimes et attrape un scalpel en regardant Hedwige.
Sir Pentious : Je suis un Gentleman. Honneur aux dames...
Il a fait en sorte que les dix prostituées meurent une nouvelle fois sans trop souffrir. Mais ça ne sera pas le cas pour Hedwige.
Sir Pentious la taillade à plusieurs endroits sur le corps, la laissant souffrir et crier de douleur un peu. Accentuant davantage son sourire.
Sir Pentious : Continue Victoria... J'adore t'entendre crier...
Balthazar est réveillé par les cris de Hedwige. Il assiste impuissant à la scène et est incapable de crier à cause du bâillon. Le cobra lui tourne le dos et lui cache en partie ce qu'il fait à sa compagne et associée. Mais il comprend qu'il la torture.
Sir Pentious est enfin satisfait du traitement de Hedwige. Il choisit un couteau, se place au-dessus d'elle, puis d'un geste vif et précis, il égorge Hedwige.
Balthazar panique, mais il évite de faire du bruits et de bouger. Il se doute qu'il est le prochain. On ne sait jamais; s'il ne bouge pas, peut-être qu'il deviendra invisible. Il ne sait toujours pas qui est Sir Pentious.
Ce dernier se redresse et se tourne lentement vers lui. Balthazar crie dans son bâillon en voyant la quantité de sang de Hedwige sur la chemise, les gants et le tablier de cuir de Sir Pentious. Il a toujours son sourire.
Sir Pentious : Toi aussi tu es réveillé. Quel timing parfait, mon cher ancien ami. Pourtant la ponctualité n'était pas ton point fort. C'était l'une des choses que je haïssais chez toi. *soupire* Et tu te prétendais être un Gentleman...
Sir Pentious avance vers Balthazar en faisant suivre la petite table roulante à outils, puis il retire le bâillon. Balthazar est surprit par ce que le cobra vient de lui dire.
Balthazar : Nous ne nous connaissons pas. Je n'aurais jamais oublié pareil démon.
Sir Pentious : Bien sûr que si. Mais... *attrape un scalpel* ...c'était dans notre 1ère vie. ... Avoue. Tu n'as jamais dit à Victoria qui a été reconnue coupable de son meurtre.
Balthazar fixe Sir Pentious et repense à sa vie sur Terre. Ancien ami? Meurtre de Victoria? Décidément, il n'a pas l'esprit très vif. Le cobra décide de l'aider un peu.
Sir Pentious : Voyons Balthazar... Cette marque à ton cou. Elle ressemble à s'y méprendre à celle laissé par une corde. Tu te rappelles? C'est ainsi que tu as rendu l'âme.
Balthazar : ...oui...mais... Comment est-ce que-
Sir Pentious : Parce que j'étais là... J'étais là quand tu as été pendu... J'étais là lors de ton procès... J'étais là à ton arrestation...
Sir Pentious rapproche son visage de celui de Balthazar et son sourire s'accentue d'avantage. Ainsi que celui de son haut-de-forme. Balthazar commence à avoir des doutes.
Sir Pentious : Et parce que tu as été arrêté, accusé et exécuté à ma place... J'ai fait en sorte que tu sois vu comme le meurtrier de Victoria à ma place...
Balthazar ouvre grand les yeux. Il a du mal à encaisser toutes ces révélations. Et surtout que c'est Gabriel qui se tient devant lui et qui vient de tuer Hedwige. Anciennement Victoria.
Balthazar : ...non...c'est impossible... Tu ne peux pas être Gabriel... Il n'aurait jamais fait ça. Jamais il aurait tuer quelqu'un et fait accuser un innocent.
Sir Pentious : Le jeune Gabriel; oui. Mais il a appris des leçons bien difficiles et pénibles. Vu certaines choses aussi qui l'ont marquées, mais aider à mieux voir la laideur du monde. Ainsi que de la société à laquelle il appartient. J'étais Gabriel... Victoria et James ont fait partie de ces personnes qui m'ont humilié, déçu et trahis.
Balthazar : ...Gabriel...? Alors...c'est vraiment toi? Tu es responsable de tout ça?!
Sir Pentious : Hé oui. C'était si facile. Ton cadavre chaud se balançant au bout de la corde était un de mes meilleurs souvenirs.
Balthazar est choqué. De toutes les personnes qu'il connaissait de son vivant, Gabriel était le jeune homme le plus droit, le plus charmant, le plus gentil et le plus honnête. Il n'en revient pas et ne fait pas attention à Sir Pentious qui plante son scalpel dans son épaule, lui arrachant un cri. Le cobra retrouve son fameux sourire.
Sir Pentious : Mais je n'ai pas eu l'occasion de te tuer de mes mains... Et je vais prendre mon temps...
Et il tient promesse. Balthazar a mis des heures à souffrir. Et comme les corps des prostituées avant Hedwige et Balthazar, Sir Pentious s'en ait débarrassé dans un quartier. Mais il a choisi celui où se trouve leur Maison Close.
Et maintenant? Que faire? Maintenant que sa vengeance est complète? Il prend une semaine pour se reposer de toutes ses émotions et réfléchir à la suite.
Il pense à Abigail. L'imaginant avec leur enfant au Paradis, en train de l'attendre. Quel sera sa réaction quand dans 30, 40 ou 50 ans, elle ne verra toujours pas Gabriel? Même si elle n'était qu'une roturière, elle était très intelligente. Elle comprendra que Gabriel a basculé. Qu'il n'est plus le charmant jeune homme qu'elle a connu et aimé. Et la connaissant, elle se sentira coupable d'avoir abandonné Gabriel et de ne pas avoir été là pour lui. Alors que c'est lui, qui l'a abandonné. Il n'a pas su être fort et tenir bon pour elle. Maintenant, les voilà séparés pour toujours...
Les semaines passent, il décide d'arrêter les meurtres. Il veut agrandir son territoire, faire des alliances avec certains démons, semer la zizanie et anéantir tous les démons qui se mettront sur son passage. Il continue de fabriquer des machines et d'améliorer des véhicules. De son vivant, il n'avait pas le temps pour ce genre de hobby. Maintenant, il a tout le temps pour s'adonner à sa principale passion. Et son géniteur n'est plus là pour tout détruire et le rabaisser.
Petit à petit, Sir Pentious obtient une certaine notoriété. Il fait peur à beaucoup de démons et peu d'entre eux osent l'attaquer. Il a de fortes chances de devenir un Overlord. Il y est presque...
☆ ☆ ☆ ☆ ☆
En 1960, Arackniss est installé à une table dans un bar. Il attend son petit frère et leur contact. En attendant, il boit un verre de Martini en écoutant les musiciens et la jeune chanteuse. Le jazz est à l'honneur ce soir.
Arackniss : Bordel! S'il est encore en train de se faire sauter par notre contact, ça va vraiment barder pour lui! Je vais lui mettre mon poing dans la figure! Pendant combien de temps encore je vais devoir le couvrir?! Il devrait avoir honte!
Arackniss s'allume une cigarette pour ce calmer. Ils ont 20 minutes de retard. Il déteste perdre du temps. Il aimerait faire autre chose que de traîner dans un bar. Puis il entend la conversation des quatre démons à la table juste à côté.
Chien gris : Patron. Vous êtes sûr que c'est lui?
Mashi : Évidement que c'est lui! Il a beaucoup changé, mais c'est bien lui. ... *sourire sadique* Je me demande s'il va me reconnaître...
Arackniss regarde du coin des yeux les démons qui discutent. Deux chiens démons grands et bien bâti, l'un est marron, l'autre est gris. Un rat démon et un démon à la peau grise et une épaisse chevelure blonde à mèche rouge. Il est habillé d'un beau costume noir et rouge. Il a pas loin de la cinquantaine. Arackniss le reconnaît; c'est Mashi. Le Chef d'un Clan ennemi.
Chien gris : Vous voulez qu'on s'en occupe, Patron?
Chien marron : Ouais! Ça fait longtemps qu'on a pas torturé, tué et dépecé quelqu'un!
Mashi : Non! Il est à moi! Vous pourrez le frapper et le malmener. Mais c'est moi qui le tue. C'est moi qui le torture. J'ai rien pu faire de mon vivant. Alors maintenant qu'on est en Enfer, je ne laisserai pas cette chance passer.
Arackniss regarde dans la direction que montre les quatre démons. Il voit un grand serpent démon installé au bar, leur tournant le dos. Il porte un costume de grande qualité gris foncé à fines rayures jaunes et un imposant haut-de-forme. Il a un verre de whisky devant lui et regarde les musiciens et la chanteuse avec un air légèrement absent. Comme s'il était un peu perdu dans ses pensées.
Mashi : Ce que tu vas faire; c'est sortie et attendre à la ruelle juste à côté. Il sera obligé de passer par-là. Ensuite tu l'intercepte. On sortira une minute après son départ.
Il regarde la montre à son poignet et sourit. Il sait qu'il va bientôt partir.
Mashi : Son rendez-vous a 15 minutes de retard. C'est pas dans ses habitudes. Il va bientôt partir. Et je me ferai une joie de lui annoncer sa mort.
Chien marron : Bien Patron.
Il se lève en enfilant son manteau et se dirige vers la sortie.
Rat démon : C'est sûr que ça craint pour lui. C'était sa dernière alliance. Il n'en a plus une seule. Plus de contacts, plus personne pour être de son côté.
Mashi : C'est vrai que ça a pris du temps pour se débarrasser de ses contacts. Mais ça valait vraiment le coup...
Arackniss se surprend à être intéressé par la conversation de ses voisins de table. Il étudie le cobra en fumant sa cigarette. Il n'a pas l'air impressionnant. Mais visiblement, il doit avoir quelques choses d'intéressant ou de précieux à offrir. En tout cas, le démon en costume noir et rouge se donne beaucoup de mal pour isoler le cobra.
Sir Pentious sort sa montre à gousset de sa veste pour vérifier l'heure. Puis il soupire en la rangeant, finit son verre et laisse un billet pour payer sa consommation. Il se lève et rampe vers la sortie. Arackniss écrase sa cigarette dans le cendrier en verre en le regardant partir. Dans quelques minutes, le cobra sera sûrement mort. Est-ce qu'il le sent? Une minute plus tard, les trois démons se lèvent, payent les consommations et sortent.
Après quelques minutes d'attente, Arackniss sent la colère monter et décide de sortir prendre l'air. Il sort et passe à côté de la ruelle où le chien démon devait attendre. Il entend quelqu'un se faire frapper, les petits grognements d'une personne qui se retient de crier et des ricanements. Puis il entend un sifflement strident.
Mashi : Arrêtez!
Sir Pentious : Qu'est-ce que tu me veux Amish?! Sssss! Déjà dans la vie tu étais impossible à supporter!
Mashi : Alors tu m'as reconnu. Ici, je m'appelle Mashi. Mon Clan est plutôt respecté. Et tu sais pourquoi tu te retrouves dans cette situation?
Il n'y a pas de lumière là où se trouve Arackniss. Il connaît Mashi. C'est le Chef d'une petite bande de gangsters. Mais plus faible que sa famille. Il s'approche discrètement pour voir ce qu'il se passe.
Sir Pentious est à "genoux" face à Mashi et son haut-de-forme a roulé plus loin au sol. Le chien marron lui tient les bras dans le dos et le chien gris maintient sa queue immobile. Le rat démon reste à côté et sourit. Sir Pentious déplie sa collerette en sifflant.
Sir Pentious : Je n'en sais rien! Et pour être honnête avec toi; je m'en fiche! Sssss!
Mashi à un sourire sadique et met une droite à Sir Pentious, faisant ricaner les autres.
Mashi : Si tu savais depuis combien de temps je rêve de faire ça... De te trouver seul...
Sir Pentious : Qui te dit que je suis seul? Je fais des affaires! Et j'ai des contacts!
Mashi : Non. Tu es seul. Car c'est moi le responsable de la mort de la plus part de tes contacts. Et aussi des rares qui ont "choisis" d'arrêter le business avec toi pour me rejoindre. Tu n'as plus personne. Plus personne ne juge utile de faire affaire avec toi. Plus personne pense que tu en vaut la peine.
Sir Pentious est surprit et siffle, il n'est vraiment pas confiant pour la suite des événements. Personne ne va lui porter secours. Il sait bien qu'il n'y a pas de miracle en Enfer. Puis il pense à quelque chose. Il sourit et regarde Mashi droit dans les yeux.
Sir Pentious : Laisses moi deviner...Hedwige? Enfin je veux dire; Victoria?
Mashi perd son sourire. Puis il s'énerve et le gifle. Les chiens démons ne lâche pas Sir Pentious.
Mashi : Espèce d'enfoiré! Je suis sûr que tu sais quelque chose sur sa mort!
Sir Pentious : Sssss! Tu vas devoir être plus précis. Laquelle mort? Sur Terre? Ou en Enfer?
Mashi lui met de nouveau une droite. Arackniss continue d'écouter et d'observer. Il ne sait pas ce que le serpent démon a fait, mais ça a bien mis Mashi en colère. Ce dernier claque des doigts et le chien marron relève Sir Pentious pour le plaquer violement contre le mur.
Mashi : Allez! Parles!
Sir Pentious : Sssss! Ta sœur n'était qu'une gourgandine! Elle fréquentait intimement tous les hommes de la haute bourgeoisie de Londres! Et ça n'a pas changé en Enfer! Elle est même monté en grade! Elle est devenue une putain!
Mashi grogne et met plusieurs coups de poings dans le ventre et le torse de Sir Pentious. Il ne bouge plus beaucoup et sa respiration est légèrement saccadée. Mashi arrête de le frapper et sort un couteau.
Mashi : Je vais te faire regretter tous ce que tu as dit sur ma petite sœur... Et crois moi, tu me diras tout ce que tu sais...
Sir Pentious : ...toujours à...ressasser...le passer...
Mashi a un sourire sadique en passant la lame près du visage de Sir Pentious, qui se redresse tant bien que mal pour rester digne.
Mashi : Alors... Qu'est-ce que je vais te faire...? Te crever un par un tous les yeux que tu as sur le corps peut-être...
Sir Pentious siffle et le rat démon en profite pour attraper sa langue.
Rat démon : Ou vous pourriez lui couper la langue! C'est connu que les serpents sont myopes et compensent cet handicap avec la langue.
Sir Pentious déploie une nouvelle fois sa collerette et il étire son cou pour mordre la main du rat démon. Ce dernier hurle de douleur et les trois autres sont surpris par la vitesse du cobra. Sir Pentious retire ses crocs et siffle de dégoût. Le rat bascule en arrière.
Sir Pentious : Lave toi les mains la prochaine fois! Et pour ta gouverne; j'ai la vision d'un démon! Et non celle d'un serpent!
Le rat se relève difficilement. Mashi se tourne vers lui.
Mashi : Ça va?! Espèce d'abrutis!
Il est pris de nausées et court vers une poubelle pour vomir. Sir Pentious reçoit une nouvelle droite. Arackniss continue d'observer en souriant. Visiblement, le serpent démon aussi a du venin. Puis le rat part précipitamment en criant et en suppliant des êtres invisibles de le laisser tranquille. Il traverse la route, une voiture le percute et la suivante lui roule dessus. Arackniss rit silencieusement et Sir Pentious a un large sourire. Mashi crie de rage et frappe à plusieurs reprise Sir Pentious. Puis il le saisit à la gorge et serre sa prise, faisant suffoquer le serpent.
Mashi : Je vais pas te tuer maintenant! Je vais te garder prisonnier jusqu'à ce que tu me dises tout! On va régler nos comptes! Et personne ne va te sauver! Dis adieu à ta belle petite vie ici! À ton manoir! À tes petits serviteurs incapables! Et à toutes tes inventions! Je vais te faire souffrir! Tu me supplieras de t'achever! Et après je conserverai ton corps dans une bouteille d'alcool géante!
Deux Citroën Traction arrivent et s'arrêtent près de la ruelle. Le chauffeur de la 1ère, un démon ressemblant à une chauve-souris sort et va ouvrir le coffre pour récupérer des cordes et des menottes. Sir Pentious n'est pas tranquille. Il sait que celui qui aurait dû être son beau-frère ne plaisante pas. Il se débat comme il peut, mais les deux armoires à glaces le tiennent fermement et l'empêchent de remuer.
Mashi : attachez le et chargez le dans la voiture! *sourire sadique* Je vais bien m'amuser ce soir...
Plus loin, trois Egg Bois approchent doucement. L'un d'eux semble porter une arme à feu, mais Arackniss ne la reconnaît pas du tout. Le Egg Bois lève l'arme et tire. Un jet de glace sort et touche la jambe du chien gris, la collant au sol. Un autre démon sort de la voiture avec une matraque et court vers les Egg Bois.
Arackniss est impressionné par l'arme. Il se rappelle ce que Mashi à dit. Ce serpent démon serait celui qui a fabriqué cette arme? Décidément, il est de plus en plus intrigué par lui et il se dit qu'il pourrait être utile d'avoir ce genre de personne qui travaille avec le Clan. Et il voit là aussi l'occasion de se débarrasser d'un Clan ennemi à sa famille. Ça devrait plaire à son père.
Un des Egg Bois reçoit un coup et se brise. Arackniss comprend dans quel camp ils sont. Il sort deux armes à feu et met une balle en pleine tête des deux chiens. Puis dans la tête du démon qui à démoli un Egg Bois et une autre dans l'épaule de Mashi. Ce dernier crie et tombe à genoux. Sir Pentious est appuyé contre le mur et se redresse doucement. Son visage est un peu abîmé à cause des nombreux coups et il a un peu de son sang sur son costume. Il tousse et remet correctement son nœud papillon. Les deux Egg Bois courent vers lui.
Mashi : Qui a fait ça?! Montre toi sale ordure!
Arackniss garde ses armes en mains. Avec sa 3ème main, il attrape une cigarette et la met à sa bouche. Puis il attrape son briquet avec sa 4ème main. Sir Pentious sent avec sa langue, puis se tourne vers Arackniss, qui est toujours dans l'obscurité.
Arackniss allume sa cigarette, la flamme du briquet éclairant son visage. Mashi le reconnait et passe de la colère à la panique.
Mashi : ...non... Pas toi... Non...
Mashi se relève. Sans éteindre son briquet, Arackniss le vise et tire. Ce qui surprend Sir Pentious, il n'a pas senti l'odeur d'un autre démon. Mashi tombe mort au sol. Arackniss éteint son briquet et range ses armes. Un Egg Bois récupère le haut-de-forme et le donne à son Patron, qui le replace correctement sur sa tête. Il sort un mouchoir en tissus et essuie le sang qui coule au coin de sa bouche. Puis il se tourne vers Arackniss, toujours sans le voir. Il a retrouvé sa posture digne et son air sûr.
Sir Pentious : Bonsoir. Qui êtes-vous? Auriez-vous l'amabilité de vous montrez? Que je puisse vous remercier.
Sir Pentious est heureux que quelqu'un ait pris sa défense. Il se voyait déjà finit. Arackniss tire sur sa cigarette et sort de la pénombre en soufflant de la fumée. Les Egg Bois ne bougent pas et restent attentifs.
Arackniss : Je m'appelle Arackniss. Vous n'avez pas à me remercier. Ça fait un moment que ce démon dérange ma famille. La situation m'a bien arrangé. Et vous, vous êtes?
Sir Pentious : Sir Pentious. Simple inventeur de génie. Je tiens tout de même à vous remercier. Je connais très bien cet être. Et je sais qu'il comptait vraiment faire en sorte que l'Enfer soit le Paradis, à côté de mon séjour chez lui.
Arackniss : Ça ne m'étonne pas de lui. "Inventeur", vous dites? Quoi comme invention?
Sir Pentious : Un peu de tout. J'ai beaucoup de talent et d'imagination. Mais mes contacts me réclamaient surtout des armes. Et dernièrement je travaille sur des projets de bombes. Je touche à tout. Et vous, je suppose que vous appartenez à une famille mafieuse?
Arackniss : En effet. ... Quel genre d'armes?
En guise de réponse, Sir Pentious sort un étrange pistolet cuivré et équipé de rouages. Puis il tire vers Arackniss. Ce dernier sort une arme, mais le rayon noir passe au-dessus de lui et il entend une masse tomber juste derrière lui. Il se retourne et remarque le corps mort du chauve-souris démon. Sa tête et le haut de son torse sont désintégrés et ses bras sont détachés du corps. Il y a aussi un long couteau à côté de son cadavre.
Sir Pentious souffle la fumée noire qui sort du canon et range l'arme. Il est fier de sa petite démonstration, ainsi que d'avoir déjà épongé sa dette envers Arackniss.
Sir Pentious : La démonstration vous a-t-elle plu?
Arackniss se tourne vers Sir Pentious en souriant et range son arme.
Arackniss : Plutôt, oui. ... J'ai cru comprendre que vous n'aviez plus de clients. Vous en profitez pour prendre votre retraite ou vous n'êtes pas contre l'idée de continuer?
Sir Pentious : S'il y a des démons intéressés par mon travail, bien sûr que je continue.
Les deux démons se rapprochent et Sir Pentious sort une carte. Elle est noir avec des écailles en relief, un cobra jaune et rose au milieu, ainsi que son nom et ses coordonnées.
Sir Pentious : Je suppose que vous n'êtes pas seul à prendre les décisions. Voici ma carte. Si vous êtes toujours intéressé, nous pourrons peut-être faire affaire. N'hésitez pas à me téléphoner ou à venir à mon manoir. Je vais y rester plusieurs jours.
Arackniss : Bien. Je vais réfléchir à votre proposition.
Il récupère la carte et Sir Pentious se tourne vers les Egg Bois.
Sir Pentious : Où est la Jaguar?
Egg Bois 15 : Elle a été brûlée...par eux...
Il montre les corps des chiens démons. Sir Pentious soupire et Arackniss rit.
Arackniss : Je ne sais pas ce que vous avez fait à Mashi, mais il voulait vraiment vous coincer.
Sir Pentious allait répliquer qu'il avait refusé d'épouser sa sœur en la tuant, mais il s'arrête à temps et détourne la tête. Il a perdu son sourire et son air sûr. Ce qui n'échappe pas à Arackniss.
Sir Pentious : ... Une très longue et ancienne histoire... Rien d'intéressant... Sauf pour lui...
Il montre le cadavre de Mashi. Arackniss range la carte dans sa veste et Sir Pentious regarde à l'avant d'une des voitures.
Sir Pentious : 15. Regarde les poches du chauffeur.
15 passe à côté d'Arackniss et fouille les poche du cadavre. Sir Pentious se tourne vers l'araignée, il a retrouvé son assurance.
Sir Pentious : Vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que j'emprunte une de ces voitures?
Arackniss : Bien sûr que non. Cet abruti a détruit la vôtre. Il est donc normal que vous soyez dédommagé.
Arackniss sourit en regardant le cadavre de Mashi. Il est bien content de le voir mort.
Arackniss : Et puis, c'est pas comme si il allait encore en avoir besoin.
Sir Pentious sourit. 15 trouve la clé de la voiture et s'installe au volant. 48 ouvre la portière arrière pour son Patron. Arackniss garde son air dur et détaché. Il écrase sa cigarette contre le mur et sort une petite boîte métallique pour y ranger le mégot.
Sir Pentious : Merci bien. Je vous laisse.
Arackniss : Vous êtes sûr que ça va? Ils n'ont pas été tendres avec vous.
Sir Pentious : Ça ira. Je n'ai pas grand chose. Après quelques calmants et une nuit de sommeil, ça ira mieux. Je vous souhaite une bonne soirée.
Arackniss : Bonne soirée.
Sir Pentious monte dans la voiture, qui démarre et s'éloigne de la ruelle. Arackniss sourit et retourne dans le bar. Sir Pentious lui a fait bonne impression. Il est persuadé qu'une alliance avec lui serait une bonne chose. Et le cobra n'est pas contre cette idée.
Arrivait dans le bar, il remarque Anthony et le contact installés à la table. Il s'approche et s'assoit.
Anthony : Enfin! Tu étais où? On t'attendait.
Arackniss : C'est moi qui vous attendez! Je suis allé prendre l'air pour me calmer!
Anthony s'allume une cigarette en haussant les épaules et Arackniss se tourne vers leur contact.
Arackniss : Alors? Tu as découvert quoi?
La conversation se poursuit entre les trois démons. Mais Arackniss n'arrête pas de penser à Sir Pentious. Dès demain matin, il parlera de lui à Henroin.
Le lendemain matin, Sir Pentious travaille dans son atelier. Malgré les protestations de son corps qui souffrent encore des nombreux coups qu'il a reçu, le cobra continue d'avancer sur ses inventions.
Il pense encore à ses retrouvailles désagréables de la veille avec Amish, qui était devenu Mashi. Mais il pense aussi à sa rencontre avec Arackniss. Il a encore du mal à croire à la chance qu'il a eu. La journée est bien avancée et il n'a toujours pas eu de ses nouvelles. Peut-être que se débarrasser de Mashi était tout ce qui intéressait l'araignée?
Ne supportant plus les efforts physiques, il décide d'être enfin raisonnable et d'aller à son bureau pour travailler sur les plans d'une nouvelle création de génie. Une grande machine capable de voler et qui sera remplit de ses armes. Et bien d'autres qui existent que sur papier pour l'instant.
Mais avant ça, il fait du rangement. Il classe plusieurs dossiers. Remplis de contrats, de plans et de comptes-rendus. Tous ses contacts et alliances qui sont définitivement morts, sous les ordres de Mashi. Avec l'aide des Egg Bois il va entreposer tout ça au grenier. Hors de question que tout cela encombre inutilement son bureau. Il s'assoit et commence le tri. Il sépare tout dans des cartons et pose à chacun des étiquettes avec les noms. Il a ajouté en rouge "décédé" dessous.
Sir Pentious se laisse tomber contre le dossier de fauteuil en lâchant un soupir. Il est épuisé et déprime légèrement en pensant à sa situation actuelle. À cause de Mashi et des contacts qu'il lui a fait perdre, Sir Pentious a perdu en notoriété et s'éloigne encore un peu plus du titre de Overlord, qu'il convoite depuis tant d'années. Sans parler de ce satané Démon de la Radio qui a débarqué en Enfer et anéanti en un temps record des Démons puissants, qui dominaient des grands territoires depuis des dizaines d'années. Même des siècles pour certains.
Sir Pentious n'est plus vraiment de taille, même avec ses machines et ses armes. Mais hors de question de l'admettre et d'abandonner son objectif de conquête du Pentagramme.
Quand même. Il était bien plus facile d'être quelqu'un, d'avoir du pouvoir et de l'influence sur Terre. L'Enfer est bien différent sur certains points.
Un Egg Bois frappe à la porte du bureau. Sir Pentious l'invite à entrer et lui demande la raison de sa présence.
Egg Bois 110 : Un certain Arackniss est dans le hall.
Sir Pentious : J'arrive tout de suite.
Il se lève en retenant un petit cri de douleur, faisant soupirer le Egg Bois. Ils sortent tous les deux du bureau. Arackniss est au pied de l'escalier et se retourne en entendant la porte du bureau se fermer.
Egg Bois 110 : Patron... Vous devriez peut-être...prendre un peu de temps...pour vous reposer un peu. Non?
Sir Pentious : Je vais très bien! Mêle toi de ce qui te regarde! Tu es là pour m'assister et entretenir le manoir! Pas pour prendre la place de ma défunte mère!
Arackniss détourne la tête pour faire comme s'il n'avait pas entendu. Le Egg Bois s'éloigne sans insister et Sir Pentious descend l'escalier pour aller saluer Arackniss. Le cobra est vraiment ravi de revoir l'araignée. Il pensait qu'il ne prendrait pas contact et qu'ils ne feraient jamais affaire.
Sir Pentious lui montre son atelier, avec son habituel air confiant. Arackniss est impressionné par les armes que le cobra fabrique. De son côté, il a fait quelques petites recherches sur lui. Il a trouvé sa date d'apparition en Enfer, son pays d'origine et certains actes qu'il a commis après sa mort. Arackniss est persuadé qu'une alliance avec Sir Pentious serait une bonne chose pour le Gang.
Après avoir passé une bonne partie de la journée au manoir, Arackniss retourne voir son père pour faire un rapport.
Quelques jours plus tard, Sir Pentious est invité au Q.G. du Gang pour rencontrer Henroin, le père de Arackniss. Le cobra sait parler, vendre son talent et ses créations. Il obtient finalement une occasion de faire ses preuves en participant à un casse.
Si la plus part des hommes du Gang ne prenaient pas Sir Pentious au sérieux et se moquer de lui et de ses Egg Bois. Ils ont fini par réaliser que le cobra ne mentait pas sur ses capacités et avait même été d'une aide précieuse. Grâce aux inventions de Sir Pentious, la mission avait été un franc succès et il n'y avait eu aucun mort de leur côté. Beaucoup d'armes et d'argent avaient été récupérés, et Sir Pentious avait eu droit à sa part. Henroin avait été satisfait par cette nouvelle alliance et avait félicité Arackniss.
Quelques mois plus tard, Arackniss décide de présenter son adorable et magnifique petite sœur, Molly, à Sir Pentious. Ça fait des années qu'il veut trouver un bon mari pour elle. Un démon capable de la rendre heureuse, de prendre soin d'elle et de la traiter avec tout le respect qu'elle mérite. Il ne veut pas qu'elle finisse avec un membre du Gang. Sir Pentious est un vrai gentleman. Et il y tient à ça. Il ne participe jamais aux soirées où ils invitent des jeunes femmes. Le cobra n'a jamais aimé ça et il s'adresse toujours aux femmes avec respect et galanterie. Arackniss voudrait tellement que Molly et Sir Pentious tombent amoureux. Il a confiance en lui pour prendre soin d'elle.
Alors il les présente officiellement. Sir Pentious trouve Molly charmante et très jolie. Elle le trouve charmant, poli et intelligent. Ça lui change des hommes de mains de son père et son frère.
Molly et Sir Pentious ont quelques rendez-vous et s'apprécient. Mais malheureusement pour Arackniss, il n'y a pas eu cette petite étincelle entre eux. Alors ils restent simplement de bons amis.
Sir Pentious n'a pas pu rencontrer Anthony, le frère jumeau de Molly. Cette dernière, en pleur, avait raconté au cobra comment Anthony avait été renié, frappé et mis à la porte part leur père. Comment Arackniss était resté impassible à la scène, ne prenant pas la défense de son petit frère. Et tout ça pourquoi? Parce que Anthony a trouvé le courage d'avouer à son père qu'il est homosexuel. Il ne bénéficie plus de la protection du Gang. Aux yeux de Henroin, Anthony n'existe plus.
Molly est dévastée. Sir Pentious est un vrai gentleman, il ne peut laisser une jeune femme dans cette état et lui donne son mouchoir. Il passe beaucoup de temps à écouter Molly et il l'a laisse pleurer autant qu'elle le souhaite.
Comment rester insensible à l'état de Molly? Même après tous les crimes qu'il a commis. C'est plus fort que lui; il repense à la perte de la femme qu'il aimé. Même s'il a oublié son nom et son visage. Il se souvient du principal; qu'il l'aimait.
Sir Pentious trouve les mots pour rassurer Molly. Il ne l'a brusque pas et reste tout le temps nécessaire. Après une heure, Molly commence à retrouver le sourire. Elle s'excuse auprès de Sir Pentious pour avoir craqué devant lui et elle l'embrasse sur la joue pour le remercier. Laissant une belle marque de lèvres roses sur les écailles noires et brillantes.
Arackniss a assisté discrètement à une partie de la scène. Il espérait qu'après un tel échange et cette proximité, il se passerait quelque chose entre eux. Mais non. Toujours pas. Enfin... Sa petite sœur adorée semble aller un peu mieux. Grâce à la patience, à l'écoute et aux mots de Sir Pentious. Arackniss est rassuré. Il aimerait tellement être ainsi avec Molly... Mais il n'y arrive pas. Ce n'est pas dans son caractère. Et pourtant, il essaie.
Les années passent. Ainsi que les casses, les purges, les morts, les nouveaux démons. Et Sir Pentious n'a toujours pas le titre de Overlords. Mais il continue de s'accrocher à son objectif et à concevoir toujours plus de machines et d'armes. Se faisant de nouveaux alliés, comme de nouveaux ennemis.
Ce train de vie plaît bien à Sir Pentious. Et rien ni personne ne le fera changer. Enfin...ça... C'est ce qu'il croit... Car ill est loin de ce douter que dans une trentaine d'années, une (féline démone) va entrer dans sa vie. Et inconsciemment, l'aider à se retrouver.
Peut-être bien que le poète Paul Éluard avait raison quand il disait; il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous...
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Voilà! J'espère que ce chapitre vous a plu. Même s'il est un peu moins bien que celui d'avant.
Et encore désolée pour avoir mis autant de temps à le publier.
Merci de l'avoir lu. Kiss!
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