
Chapitre 25
Nda : chapitre non corrigé (vous avez attendu trop longtemps)
« Tomber amoureux, c'est rendre du relief aux choses, s'incarner à nouveau dans l'épaisseur du monde, et le découvrir plus riche, plus dense que nous ne le soupçonnions » - Pascal Bruckner
L'appartement de mes parents se trouve dans le sixième arrondissement, plus précisément rue de Médicis qui se trouve juste en face du jardin du Luxembourg. C'est une rue haussmannienne et elle débouche sur le théâtre d'Odéon dans le quartier latin. Il y a beaucoup de librairies et de restaurants qui ont une vue sur la végétation luxuriante. Je dois dire que j'aime beaucoup l'emplacement, au cœur de Paris. L'appartement était situé entre deux restaurant, le Treize du jardin qui faisait de très bon brunch et le Choco Factory, j'adorais y aller. Lorsque nous descendîmes dans la rue pour prendre le métro et que nous passâmes devant Choco Factory Elio me lança un regard d'envie devant cette vitrine, qui me fit sourire. Il fallait dire que c'était alléchant, on pouvait apercevoir l'étalage avec les différents types de gourmandises.
— On ira en demain si tu veux, je lui proposai.
Il hocha vivement la tête, l'air était frais, ce qui était normale pour un mois de décembre. Nous avions revêtu des manteaux et des écharpes pour ne pas attraper froid.
— Tu préfères prendre le bus ou le métro ? demandai-je à Elio.
En effet il y avait deux moyens d'y aller : prendre le bus 63 ou prendre la ligne 10 de métro jusqu'à Duroc puis changé pour prendre la ligne 13.
— Le métro ! Je veux voir le métro parisien ! s'exclama-t-il avec enthousiasme.
Je ne pouvais pas résister à cette demande, même si c'était plus long de 10 min et avec un changement, je suis sûr qu'Elio y prendrait plus de plaisir. Je me dirigeai vers la station Boulogne – Pont de Saint-Cloud, suivit de près par Elio. Il regardait partout autour de lui, je dû lui saisir le coude pour qu'il se décale, évitant de près le choc avec un lampadaire, ce qui nous fit rigoler.
Nous descendîmes les marches pour accéder aux quais, je m'approchai des bornes pour nous prendre des tickets. Elio regarda en dessus de mon épaule et saisit le ticket avec empressement quand je lui tendis. Le métro de la ligne 10 sont anciens, avec un levier manuel pour ouvrir les portes, les wagons sont verts et blancs contrairement à la ligne 13 qui est plus moderne. Il n'y avait pas énormément de monde, j'expliquai le trajet à Elio avant de monter dans le métro qui arrivait. Pour moi c'était une habitude, avant de partir à Denver mais Elio semblait émerveillé par tout ce qu'il découvrait, ce qui me laissai un doux sourire.
Après un changement de ligne et une demi-heure plus tard nous sortîmes à l'arrêt Champs-Élysées – Clemenceau. Elio était accroché à ma manche, il y avait plus de monde et il ne l'avait pas lâché depuis le changement pour éviter de me perdre. Nous débouchâmes sur l'avenue des Champs-Élysées avec ses boutiques de luxe comme Louis Vuitton, Hugo Boss, Guerlain, Dior. Il y avait aussi des concessionnaires comme Renault ou Mercedes-Benz ou encore des boutiques plus connues comme Sephora, Zara, H&M, Abercrombie & Fitch.
Nous marchâmes quelques minutes, Elio regardait partout, à droite et à gauche. Sa tête n'arrêtait pas de bouger, tout comme ses yeux, curieux.
En voyant les vitrines illuminées, même si nous étions en pleine après-midi, sur le thème de Noël je me souvins d'une tradition familiale.
— Oh mais j'y pense ! Il y a le marché de Noël au jardin des Tuileries !
Tous les ans avec mes parents et ma sœur nous nous rendions à ce marché mais cette année la perspective d'y aller avec Elio était beaucoup plus intéressante. Il se retourna vers moi d'un coup, les yeux écarquillés et il tapa dans sa main.
— Il faut qu'on y aille, dit-il avec enthousiasme.
Je lui souris et hochai la tête, après un petit tour dans les magasins nous nous dirigeâmes vers le jardin des Tuileries, qui tient son nom des fabriques de tuiles qui se tenaient à l'endroit où la reine Catherine de Médicis a fait édifier le palais des Tuileries. C'est un très beau parc avec des jardins à la française. Il y avait pas mal d'animations et de monde. Des petits chalets bordaient des allées avec des artisans en tout genre, il y avait quelques manèges comme la grande roue et surtout la patinoire. C'était plus sympa d'y aller le soir mais Elio avait déjà l'air aux anges. Je ne l'avais jamais vu autant sourire, il était plutôt silencieux, occupé à regarder partout et se rappeler de toute ces choses. Parfois il prenait quelques photos avec son téléphone, pour les envoyer à ses parents notamment.
Elio marchait lentement, admirant les petits chalets qui vendaient toute sorte de choses : du savon, des photos, des bijoux, des verreries, des boules à neiges, de la nourriture, des décorations... Bref de quoi gâter toute la famille, c'était l'idéal pour trouver des cadeaux à glisser sous le sapin.
L'odeur de vin chaud, de sucreries et de pains d'épices était agréable, il y avait toute sorte de choses à manger comme des pommes d'amour ou du chocolat chaud qui me donner envie.
Tout était sur un thème chaleureux, rouges et verts pour la plupart des décorations. Les chalets étaient en bois foncés, avec des guirlandes et des boules de Noël comme décoration.
Il y avait un côté « région de France » avec tout un tas de plat français comme le maroilles, la choucroute, les bretzels ou encore du vin.
— J'ai envie de tout faire et de tout goûter, s'exclama Elio.
Je rigolai car il ne savait pas s'il voulait commencer par les manèges, par faire le tour pour trouver des cadeaux ou déguster des plats français.
— On a qu'à commencer par les manèges, puis manger et ensuite les cadeaux comme ça on n'aura pas les bras chargés, je lui proposai.
Il acquiesça et nous nous dirigeâmes donc en premier vers la grande roue, qui se nommait Jupiter. Je payai pour nous deux et nous fîmes la queue. Je n'aimais pas trop les grandes roues, en fait j'avais le vertige mais je voulais faire plaisir à Elio.
C'était notre tour, nous montâmes dans des petites cabines. Elio s'assit en face de moi et une fois la nacelle fermée elle commença son ascension. Mon genou se mit à remuer tout seul et je me concentrai sur le visage d'Elio pour éviter d'y penser. Il avait sorti son téléphone pour prendre des photos au sommet. Ses joues étaient rougies par le froid, ce qui effaçait légèrement ses tâches de rousseurs, son écharpe recouvrait un parti de son menton et ses boucles virevoltaient dans tous les sens à cause du vent. Ses lèvres étaient un peu gercées mais il affichait un doux sourire, qui remontait jusqu'à ses yeux. Son petit nez se retroussait quand il y avait une bourrasque de vent et parfois il fermait même ses yeux en serrant son écharpe contre lui. Plus nous montions plus le vent était froid mais Elio avait l'air émerveillé en découvrant la superbe vue.
Il remarqua mon regard et mon genou qui tressautait, il fronça alors les sourcils en penchant légèrement la tête.
— Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il doucement.
— J'ai le vertige, avouai-je.
— Mais pourquoi tu l'as pas dit plus tôt imbécile ? s'exclama-t-il.
Il avait l'air étonné et contrarié. Il s'assit à côté de moi, plutôt qu'en face de moi.
— T'avais l'air de vraiment vouloir le faire alors je voulais te faire plaisir.
Il leva les yeux au ciel et me frappa l'épaule en me traitant de patate. Je lui fis signe de regarder la vue car la grande roue venait de s'arrêter au sommet. Il y jeta un coup d'œil mais se reconcentra sur moi.
— Tu as peur ? me questionna-t-il avec douceur.
Je ne voulais pas paraitre faible mais il avait l'air de vraiment vouloir savoir. J'hochai la tête, j'avais les mains moites et le cœur qui battait à cent à l'heure, surtout quand la nacelle bougeait un peu. Il me prit la main et me lança un sourire réconfortant.
— Concentre toi sur la vue, soufflai-je en rougissant légèrement.
Il leva les yeux au ciel et fit quelques photos. Il garda ma main dans la sienne tout le long, même si elle était moite et je m'étais concentré là-dessus. J'aimais lui tenir la main, elle était agréable dans la mienne.
Après cinq tours de roue nous descendîmes enfin et Elio proposa de tester la patinoire.
Nous avons tous les deux enfilés des patins, c'était l'heure de monter sur la glace et je n'étais pas très confiant. Elio se lança comme s'il avait fait ça toute sa vie, ça ne devait pas être si compliqué après tout.
J'agrippai le rebord en essayant de comprendre comment on patine. Elio était parti vers le milieu, un sourire accroché à son visage. Je décidai de le rejoindre pour lui demander de l'aide. Sauf que sans l'aide du rebord c'était beaucoup plus compliqué. Je me sentis glisser en arrière au moment où Elio me fit un signe.
Lorsque je l'entendis rire à gorge déployé de ma chute quelque chose se retourna en moi. Quelque chose qui me prit les tripes, je voulais l'entendre rire comme ça toute ma vie. Je crois bien que c'est à ce moment-là que j'ai compris que je l'aimais. La douleur de mes fesses était comme un écho lointain, je ne pouvais détacher mes yeux de son visage rougit par le froid et l'hilarité. J'étais assis, les fesses douloureuses qui commençait à être endolori par le froid de la glace à fixer la personne que j'aime.
Il s'arrêta de rigoler et me regarda d'un drôle d'air, comme s'il ne comprenait pas que je sois encore par terre. Il me tendit la main mais mon regard était attiré par ses yeux chocolat.
— Isaac ? souffla-t-il.
Mon prénom sur sa bouche sonnait si bien, il me fit revenir à moi et je secouai la tête avant d'attraper sa main.
Le monde autour de moi s'était évaporé quand sa main chaude rencontra la mienne. Il m'aida à me relever et je me retrouvai à quelques centimètres de lui, mes mains sur ses bras pour me tenir. Son expression était confuse et ses yeux me scrutais.
— Ça va ? me demanda-t-il sur un ton délicat.
Je fixai sa bouche quand il me posa la question et mes lèvres furent irrémédiablement attiré par les siennes. J'étais prêt à l'embrasser, au milieu de cette patinoire dans le jardin des Tuileries, entouré par une centaine de personnes.
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Coucou mes loulou, désolé d'avoir pris 6 ans à écrire ce chapitre mais le milieu c'est toujours difficile à écrire, j'ai du faire beaucoup de recherches et c'est un chapitre qui annonce les choses importantes à venir alors je voulais qu'il soit parfait (même s'il ne l'est pas). Sans compter tout ce qui s'est passé depuis le dernier chapitre, c'était pas la meilleure période pour écrire selon moi.
Des indices de mon prochain roman sont glissés dans ce chapitre 😉
J'espère que les descriptions n'étaient pas trop longue, c'est compliqué de trouver un juste milieu quand il y a beaucoup de choses à décrire. Dites moi ce que vous en avez pensé !
Merci de toujours être là, même si je suis une limace, vous êtes les meilleurs.
Prenez soin de vous mes petits ananas et des bisous :)
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