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Chapitre 23

« Le voyage c'est aller de soi à soi en passant par les autres » - Proverbe Touareg

Nous étions à l'aéroport, prêts à prendre notre avion pour Paris. Il s'était passé pas mal de choses depuis la soirée chez Ayden. Ce dernier n'avait toujours pas osé demander à Amaro s'il restait pour de bon ou pas et ne pas savoir le rongeait. J'espérai qu'il oserait le faire pendant notre voyage.

Les parents d'Elio avaient été surpris lorsqu'il leur avait demandé la permission pour venir avec moi en France, un long débat s'en était suivi étant donné que c'était la première fois qu'Elio prendrait l'avion sans ses parents ou dans le cadre d'un voyage scolaire. Ma mère avait autorisé qu'Elio vienne, elle savait que c'était la condition pour que je passe Noël avec eux. Les parents d'Elio avaient eu du mal à accepter de passer Noël sans leur fils mais ils avaient compris que c'était une super opportunité alors ils avaient fini par dire oui, à condition de parler à mes parents.

Mais l'événement le plus important durant ce lapse de temps c'était sûrement ma prise de conscience sur ma sexualité : j'avais enfin intégré le fait que je pouvais être attiré par des garçons. Ce qui avait provoqué un rapprochement avec Elio : depuis notre discussion tout semblait ambiguë entre nous. Il avait des regards et des attitudes qui avaient changées mais nous n'avions pas encore franchi d'autres étapes.La volonté de découvrir des choses sur moi-même m'avait assailli alors je m'étais lancé dans de nouvelles expériences. Ma première surprise fut lorsque je m'étais retrouvé excité devant un porno gay, j'avais été déstabilisé alors j'avais éteint mon ordi et j'avais passé toute la nuit à cogiter avec le chapiteau dressé. Même si Elio m'avait déjà fait de l'effet, j'avais encore du mal à m'imaginer coucher avec un garçon.

Pourtant je n'avais pas réussi à regarder Elio dans les yeux de la journée quand en me branlant sous la douche j'ai pensé à lui.

Je ne savais pas si je devais en parler à mes parents, à mes amis, si ça allait changer quelque chose à ma vie ou si tout le monde s'en foutrait que j'aime les garçons. Tout était nouveau, de nouvelles sensations, de nouvelles interrogations, de nouvelles expériences.

Mon attirance pour lui grandissait de jour en jour. Lorsqu'il sortait de la douche encore humide et pas entièrement habillé, j'avais des bouffées de chaleur. Le pire, c'était dans les vestiaires de sport, lorsqu'il se changeait, je ne pouvais m'empêcher de lui jeter des coups d'œil et j'avais l'impression d'être de retour au collège, lorsque ma puberté s'était pointé sans prévenir, se manifestant dans mon pantalon et c'était très gênant.

J'étais de plus en plus attaché à lui. Lorsqu'il riait, je ne pouvais m'empêcher de sourire, et quand quelqu'un lui tournait autour je devenais grognon.

Je n'avais pas encore trouvé le courage de poser des questions à Elio sur son expérience, mais peut-être que je pourrais lui demander pendant les huit heures d'avion.

Cali et Noah avaient l'air stressés et tristes. Nous étions à l'aéroport international de Denver, prêts à passer toutes les sécurités nécessaires pour monter dans l'avion, mais c'était aussi le moment de leur dire au revoir.

— Mon petit poussin tu vas me manquer, pense à m'appeler en arrivant et fais attention à toi, s'inquiéta Cali.

Elle le serra fort dans ses bras et Elio leva les yeux au ciel à ses mots car c'était la cinquantième fois qu'elle lui répétait.

— Et toi, mon petit Isaac, prends soin d'Elio. S'il y a un problème, tu vas m'entendre, mon garçon ! me menaça-t-elle.

Cette phrase me fit plus rire qu'autre chose et elle me fit aussi un câlin. Elle avait les larmes aux yeux alors que Noah nous regardait d'un œil bienveillant et nous fit une petite accolade. Elio avait l'air heureux de partir mais je savais qu'au fond, ça lui faisait bizarre de quitter ses parents pour Noël.

Nous passâmes de l'autre côté de la vitre et après un dernier signe de la main où je vis Cali se mettre à pleurer et Noah l'enlacer, nous nous retrouvâmes dans le hall de départ.

J'étais content de retrouver mes amis et ma famille pour quelques jours mais j'avais peur que ce soit encore plus dur de repartir. Ce qui m'angoissait aussi, c'était ce Noël en famille mais d'un autre côté j'étais heureux d'avoir Elio avec moi.

J'avais hâte de lui faire découvrir Paris, de l'emmener au Louvre, au sommet de la tour Eiffel ou se faire tirer le portrait à Montmartre. Paris sous la neige était encore plus joli alors j'espérai qu'il y en aurait. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait d'activités touristiques à Paris. La dernière fois que j'avais fait le Louvre, je devais avoir douze ans.

Élio m'adresse un grand sourire lorsque, en arrivant dans le hall, il vit les avions décoller dehors, sur le tarmac, à travers la grande baie-vitrée. Je lui retournai ce sourire et j'avais envie de lui prendre la main mais nous étions dans un lieu public et je n'étais pas encore à l'aise à l'idée de m'exposer, j'avais un peu peur du regard des gens.

— T'es pas trop triste de pas être avec tes parents pour Noël ? demandai-je.

— Non, ce qui me stresse le plus, c'est d'aller en France mais je crois que c'est un bon stress, comme de l'excitation mélangée à de l'appréhension.

Nous étions assis en attendant l'embarquement, il avait l'air d'un enfant qui montait dans un avion pour la première fois. Il semblait anxieux, je voyais son genou qui tressautait mais ses yeux et son sourire trahissaient son impatience.

Dans le hall, il y avait pas mal de monde, des familles, des gens seuls, en couple, en groupe et je me demandai ce qui les amenaient à Paris. Un couple était en train de se bécoter, j'étais certain qu'il partait pour un voyage en amoureux. Il faut dire que Paris était surnommé « la ville de l'amour ».

Après une trentaine de minutes à attendre, l'embarquement débuta alors nous fîmes la queue pour monter dans l'avion et avant de trouver nos sièges. J'aimai être du côté hublot et Elio s'en fichait.

Elio jeta un coup d'œil aux films proposés sur les écrans devant nous car il ne pensait pas réussir à dormir pendant les huit heures de voyage.

— On pourra regarder un film ensemble. Si tu veux, je te laisse choisir, s'enthousiasma-t-il.

Je ne pouvais pas refuser sa demande alors j'acquiesça et il sourit.

L'avion était sur le point de décoller et je n'aimais pas particulièrement ce moment mais Elio semblait être beaucoup plus tendu que moi. Ses yeux étaient écarquillés vers le hublot qui montrait le paysage en mouvement et ses mains serraient les accoudoirs.

— Détends-toi, on va pas mourir, plaisantai-je.

Je n'aimais pas ce moment car ça provoquait des acouphènes dans les oreilles et je trouvai ça désagréable. Je pris un chewing-gum et en passa un à Elio pour éviter ça. Il semblait vraiment ne pas aimer les décollages. Lorsque l'avion prit de la vitesse sur la piste, il saisit ma main et la serra fort. Je ne m'attendais pas à cette réaction mais je serrai sa main en retour. Il ferma les yeux très forts au moment où l'avion prit son envol.

Il lâcha ma main une fois dans les airs, même si l'avion continuait à monter en altitude. Il s'excusa quand il se rendit compte qu'il avait pris ma main mais j'avais trouvé ça mignon. Elle était un peu moite et chaude mais j'aimais son contact.

Je regardai alors les films que la compagnie proposait car Elio voulait qu'on en regarde un ensemble. Je décidai donc de regarder Breakfast Club. L'équipage nous servit notre repas pendant que l'on regardait le film. Elio s'était endormi sur mon épaule et l'hôtesse nous jeta un regard attendri en me servant un jus de pomme. Il se réveilla pour manger, même si la nourriture de l'avion n'était pas très appétissante.

J'hésitai à lui poser des questions sur lui et son coming-out, nous n'en avions jamais parlé et ça éveillait ma curiosité.

— Je peux te poser une question ? demandai-je.

Il hocha la tête alors je me lançai.

— T'as fait ton coming-out à qui ? Et ça s'est bien passé ?

Il se tourna vers moi, d'un air étonné. Il ne s'y était peut-être pas attendu et il eut l'air de réfléchir.

— Ça s'est plutôt bien passé dans l'ensemble. Mes amis avaient des doutes, comme que je ne suis jamais vraiment sorti avec une fille. Je leur ai dit il y a deux ans, un peu après l'entrée en freshman year. C'était la soirée confession car Ayden a aussi avoué qu'il était bi, peut-être que je lui ai donné du courage. Ça m'est arrivé de me prendre des remarques quand un garçon me tournait autour au début de l'année dernière mais j'essaye de ne pas y faire attention. Je l'ai aussi dit à mes parents, quelques mois après mes amis. Ils ont été légèrement surpris. Mon père a eu un peu de mal à l'accepter au début mais ma mère a toujours été bienveillante et m'a toujours soutenu, avoua-t-il.

Je hochai la tête, cela me rassurait un peu parce que j'appréhendai d'en parler à mon entourage. Les gens pouvaient avoir des aprioris sur le fait d'être attiré par une personne du même sexe.

— Pourquoi cette question ? me questionna-t-il.

— C'est juste une question que je me posais sur toi.

Il hocha la tête et je finis par me rendormir, surement aidé par la digestion. Je me réveillai en entendant Élio prononcer mon prénom. Je sentis sa main caresser ma joue, doucement, pour me réveiller. Il m'apprit que nous arrivions en France, à moins d'une heure de Paris.

Bientôt nous serions chez moi et j'avais peur.


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Hey, j'espère que vous êtes contents d'avoir -enfin- un nouveau chapitre. Je suis encore désolée pour l'attente mais j'étais en période de partiels, je vais essayer de faire des efforts.

Si ce chapitre vous à plu n'hésitez pas à voter et commenter.

Petite note pour vous dire que j'ai aussi commencer une histoire en commun avec @arizonalien sur ce compte : @noametjustine donc n'hésitez pas à aller voir !

Je vous remercie aussi de votre soutien, on est déjà à 30K de lectures et ça me fait chaud au coeur.

Des bisous :)

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