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5ème Chapitre (1/2)

Te reste-t-il encore un moyen de survivre ?

Une douleur lancinante parcourut tout son bras, elle se réveilla en sursaut. Un individu se tenait face à elle, sa main était posée sur son épaule. Vay le rejeta en arrière d'un coup de pied en plein torse, le temps qu'il retrouve son souffle, elle s'était placée sur la racine, hors de sa portée. Reprenant ses esprits, elle l'examina. Il avait des cheveux blonds coupés court, une barbe recouvrait son menton carré, ses yeux perçants étaient d'un bleu glacial. Il était grand et bien bâti, cependant elle n'avait pas peur. Elle était capable de se battre malgré sa blessure et pouvait faire face à n'importe quelle situation. De plus, elle était déterminée à vivre et à ne plus se laisser enfermer. Maintenant qu'elle était libre, l'ancienne cobaye comptait bien mener sa vie à sa propre façon, bien qu'elle n'ait pas encore réfléchi à comment faire.

L'homme leva les mains en geste d'apaisement, elle le fixa droit dans les yeux. Il ne détourna pas le regard.

— Je ne te veux pas de mal, lui dit-il d'une voix grave et posée. J'aimerais juste discuter, rien de plus.

Elle le sonda, essayant de savoir s'il lui mentait. Il ne sentait pas la peur, son corps ne laissait transparaître que sa prudence et sa curiosité. Inspirant profondément, elle constata qu'aucune menace n'émanait de son allocutaire. Elle se décida enfin à lui répondre.

— Tu es un scientifique à ma recherche, c'est ça ?

Elle vit la surprise dans les yeux de son interlocuteur. Il n'avait pas l'air au courant, alors que faisait-il là ?

— Je ne sais pas de quoi tu parles. Tu travailles aussi au centre de recherches ?

La jeune femme prit le temps de réfléchir, elle n'arrivait pas vraiment à se définir ni à anticiper la réaction de l'homme si elle lui annonçait de but en blanc qu'elle avait servi de cobaye.

— Plus ou moins. Et toi ?

— Je suis le chef de la troisième équipe d'analyse de la flore de la réserve. Je m'appelle Rinual, enchanté.

Il se tut, attendant visiblement qu'elle se présente à son tour.

— Vayter, mais je préfère Vay.

Ils s'observèrent un moment en silence, avant d'ouvrir la bouche en même temps et d'amorcer simultanément une phrase. S'interrompant mutuellement, l'homme finit par lui faire signe de s'exprimer en premier.

— Je me demandais ce que tu faisais ici.

— Avec mon équipe, nous suivions une piste intéressante quand nous avons découvert cet arbre. Et toi ?

Elle se détourna, ne sachant ce qu'elle pouvait lui révéler. D'un côté, elle venait à peine de le rencontrer et préférait faire preuve de méfiance tant qu'elle n'aurait pas compris pas à quel point elle pouvait lui faire confiance. Comment réagirait-il s'il apprenait qu'on la traquait pour l'emmener à nouveau dans son inconfortable chambre ? D'un autre côté, elle était bloquée. Elle ne pourrait pas aller plus loin toute seule, n'ayant jamais été confrontée au monde en dehors de ce qu'elle avait des livres.

— Je me suis enfuie. J'imagine que tu connais la section d'expérimentation du centre de recherche, affirma-t-elle.

Il acquiesça, elle poursuivit.

— Tu sais ce qu'ils font là-bas ?

— Non, je ne suis pas en contact avec cette section.

— Ils font des expérimentations humaines. Je suis, enfin j'étais, une cobaye.

Un air surpris passa sur le visage de Rinual, il ne s'attendait pas à de telles révélations. Depuis son plus jeune âge, il avait appris que la vie était ce qu'il y avait de plus précieux au monde. Que des gens jouent avec des personnes de cette manière le répugnait au plus haut point.

— Tu as réussi à t'enfuir ?

— Ouais, c'est pour ça que je suis ici. Je suis partie le plus loin et le plus vite possible. Tu comptes me dénoncer et me ramener là-bas, n'est-ce pas ? ajouta-t-elle après un bref instant d'hésitation.

— Non, au contraire. Tu vas faire quoi maintenant ?

Elle le toisa droit dans les yeux, il soutint son regard violet sans sourciller.

— Je ne sais pas. Si je reste seule, tout ce que je peux faire c'est survivre dans cette forêt. Je n'ai nulle part ailleurs où aller.

— Alors viens avec moi.

Il s'était exprimé sans réfléchir, pourtant il sut dès que les mots franchirent ses lèvres qu'il était sincère. Il comptait faire tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider, il en avait la certitude, bien qu'il ne comprenne pas d'où une telle assurance provenait. Rinual tendit sa main à Vay, qui hésita brièvement avant de la saisir et de descendre tout en douceur de la racine. Ses pieds touchèrent le sol sans le moindre bruit.

— Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

— On commence par te faire sortir de la réserve, lui répondit-il tout en imaginant un plan. Seul, ça risque d'être compliqué. Laisse-moi expliquer la situation à mon équipe.

— Ton équipe ? s'exclama-t-elle en reculant d'un coup. Il y a d'autres personnes ici ? ajouta-t-elle en regardant fébrilement tout autour d'elle.

Tendant l'oreille, elle se concentra sur les bruits de la forêt, cherchant à discerner des voix ou des sons d'outils, n'importe quoi qui lui signalerait une présence humaine à proximité. Le chuchotement du vent dans les feuilles, un animal qui passait non loin et un oiseau nocturne furent tout ce que perçut son ouïe. Se mordillant la lèvre inférieure, elle prit une grande inspiration pour se calmer. Tout allait bien, elle était en sécurité.

— C'est obligé ? demanda-t-elle à Rinual en lui faisant face.

— On peut toujours essayer de te faire sortir sans mettre au courant les autres, mais ça risque d'être nettement plus compliqué. On aura plus de chance de réussir si on leur en parle.

— Mais ils vont me dénoncer.

— Tu n'as pas à t'en faire pour ça, je les connais bien. En leur expliquant clairement la situation, ils te soutiendront.

— Comment tu peux en être aussi sûr ? se méfia-t-elle, sur la défensive. Et d'ailleurs, pourquoi tu veux m'aider ? Tu n'as rien à y gagner.

Il passa sa main dans ses cheveux, visiblement indécis. Il n'avait aucune preuve à lui présenter, juste sa parole.

— Disons que... Je ne supporte pas qu'on se serve des autres, et c'est exactement ce que la section d'expérimentation a fait avec toi. T'aider, c'est ma manière de m'opposer à l'injustice du système, d'une certaine manière. Et c'est bien plus palpitant que de rester à ne rien faire, compléta-t-il sur le ton de la confidence.

L'ombre d'un sourire s'esquissa sur les lèvres de la jeune femme à l'entente de sa dernière remarque. Elle finit par accepter, presque à contrecœur. Son repos avait été court, elle n'avait rien mangé depuis un moment et son bras droit la faisait toujours souffrir, malgré tout elle se sentait capable de se sauver en cas de danger. Si les scientifiques prévenaient les gardes, elle aurait quelques minutes pour s'enfuir, en escomptant qu'ils ne parviendraient pas à la suivre. Il fallait qu'elle garde courage, tout allait se jouer sur son mental. Si l'équipe de Rinual refusait de lui venir en aide... Elle se retrouverait encore une fois coincée, et seule. Ce serait vraiment un coup dur, surtout maintenant qu'elle avait un espoir de quitter cette forêt et de découvrir le monde extérieur.

— Ils sont sûrement en train de travailler, rejoignons-les. Je suis arrivé par là, indiqua-t-il en lui montrant la grande racine.

Agilement, il grimpa à nouveau dessus, Vay suivit aisément son mouvement. En retombant de l'autre côté, elle grimaça, son bras la faisait souffrir. Rinual s'en aperçut et chercha dans ses affaires de quoi la soigner. Il trouva un désinfectant, quelques pansements et un antidouleur. Lui désignant un rocher pour qu'elle s'y asseye, il fut surpris lorsqu'elle lui tendit sa main, réclamant visiblement le matériel médical. L'homme le lui remit après une courte hésitation, il l'observa ensuite s'occuper habilement de ses plaies. Elle lui rendit par contre le médicament.

— Tu n'en veux pas ?

— Il ne sert à rien sur moi. On y va ? changea-t-elle de sujet en indiquant du menton la direction à prendre.

Il se dit brièvement que sa vie jusque-là n'avait pas dû être simple. En réaction à cette pensée peu positive, il décida de lui poser des questions tout en lui emboîtant le pas.

— Vay, c'est bien ça ?

Rinual attendit qu'elle confirme avant de continuer.

— Comment tu t'es retrouvée à jouer les cobayes ? Enfin, jouer n'est pas le bon terme...

— Ne t'inquiète pas, je vois ce que tu veux dire. Je n'ai aucun souvenir d'avant, le premier endroit dont je me rappelle, c'est de ma chambre dans le centre de recherche. Si tant est qu'on puisse désigner la pièce où je vivais une chambre.

— Ça n'a pas dû être facile.

Elle haussa les épaules, indifférente.

— Je n'ai jamais rien connu d'autre. Pour tout te dire, tu es la seconde personne que je rencontre après le professeur. La troisième avec le garde, mais il agissait comme un robot, alors il ne compte pas vraiment. Et toi, pourquoi tu travailles au centre ?

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