*17*/ Matin monotone
Le jour arriva enfin et la police scientifique se pointa à dix heures pile.
L'inspecteur se réveilla en sursaut. Il effaça la flaque de bave qui recouvrait la table avec un kleenex, se frotta les yeux et tira ses moustaches.
Il donna ensuite un coup de pied violent à l'Allumette. Ce dernier se réveilla en faisant un garde à vous.
-Que, qu'y a t'il chef?, bredouilla le policier maigre dont la voix était encore sous l'effet de la mélatonine.
-Y'a la police scientifique qui se ramène! Va vite réveiller Gros porc et apporte du café!, lui dit il avec la voix d'un traiteur paniqué qui n'avait pas reçu sa commande de petits fours!
L'Allumette parti en courant. Le vieil inspecteur vérifia son haleine, et rajusta ces vêtements froissés puis il alla ouvrir au chef de la police scientifique.
-Bienvenue Mr. Tsutomeru! Je...
-Gardez votre courtoisie pour plus tard inspecteur!,l'interrompit Mr.Tsutomeru, Mon et équipe et moi sommes venus travailler! Où est la scène du crime?
-Aux toilettes!,répondit le vieux moustachu en baissant la tête et la voix.
-Très bien! Je vais vous demandez d'évacuer la salle,dit le chef de la police scientifique.
L'Allumette arriva, en tenant une grosse boîte pleine de canettes et en compagnie de Gros porc qui baillait de sommeil. Ils saluèrent tous les deux Mr.Tsutomeru. Ce dernier dévisagea la boîte et demanda :
-Qu'est ce qu'il y a dans cette boîte, jeune homme?
- Le chef m'avez ordonné de vous apporté du café, mais je n'ai trouvé que de la tequila! Vous en voulez?,proposa l'Allumette.
-Non merci, refusa Mr. Tsutomeru en ricanant, Je pense que l'inspecteur sait d'avance que les membres de la police scientifique ne doivent pas être sous effets de cafféïne ou d'alcool pendant leur travail.
Le chef de la police scientifique sortit puis l'inspecteur se rua vers ses deux policiers et les incendia après leur avoir promis de les punir pour cause de mauvaise conduite. Il pris ensuite un mégaphone et hurla dedans en s'adressant aux élèves:
-ALLER, BANDE DE PARESSEUX AUX CHEVEUX GOMINÉS ET DE VACHES AUX VISAGES PEINTURÉS! BOUGEZ VOS CULS D'ICI ET DÉBARASSER LE PLANCHER!
Les lycéens se réveillèrent en baillant et en rouspétant. Ce vieux croulant ne voulait il donc pas les lâcher ? Il avait suffisamment bouzillé leur nuit. Pas la peine d'en rajouter!
Ace réveilla Nodjiko, Koala et Sabo, puis il se dirigea vers Luffy qui dormait profondément en serrant Chopper dans les bras.
-Luffy, lève toi! On doit y aller, dit Ace.
-Encore un peu Papy, supplia Luffy.
- Je suis Ace ,Luffy, pas Garp! Arrête de faire le crétin et dégage.
- Cinq minutes Ace, s'il te plaît!
- Je vais appeler Maïoko!
En entendant le nom de sa tyrannique de soeur qui était aussi son hystérique de prof de sport, Luffy se releva sur le champs, toujours en tenant Chopper dans ses bras et rangea son sac de couchage. Ace et Nodjiko éclatèrent de rire.
- Tu vois, quand tu veux!, s'exclama la jeune fille, Ouch!
Elle se pencha vers sa cheville enflée et la palpa. Ça lui faisait atrocement mal. Ace se pencha vers elle et la souleva sur son dot puis, il la rassura en lui disant qu'il allait l'emmener chez un docteur tout de suite. Il sortit ensuite en compagnie de ses deux frères de Koala, de Nami et de Chopper!
La salle fut enfin vidée et la police scientifique passa à l'attaque.
L'après midi arriva. Kizaru envoya à tous ces élèves un mail expliquant que l'école sera fermée tout au long de la semaine prochaine. Une décision qui réjouit un grand nombre d'élèves.
C'était samedi, il faisait très beau dehors mais Aïn n'avait pas le coeur de sortir. Son père était sorti et elle était restée seule dans sa chambre, aux volets fermés, à broyer du noir.
L'horrible vision du corps de Rebecca ensanglanté ne la quittai pas, elle n'arrêtait pas d'y penser. C'était comme une image fixe qui lui apparaissait là où elle posait les yeux.
C'était affreux! Qui a pu faire une horreur pareille! La pauvre fille n'avait jamais rien fait de mal! Elle était dans la fleur de l'âge et on lui avait arraché la vie violemment!
Aïn eut ensuite une pensée pour Violet. Ça dut être un choc pour elle. Rebecca faisait partie des rares membres de sa famille qui lui restaient encore. La douleur qu'elle doit ressentir en ce moment doit être insoutenable! Aïn savait ce qu'elle ressentait, elle aussi avait perdu quelqu'un de cher. Certes, Tashigi n'était pas morte, mais quel est la différence ? Elles ne se voyaient plus depuis longtemps !
Le téléphone d'Aïn émit un petit son. La jeune fille le prit et consulta ses notifications. C'était Nami qui lui avait envoyé un message audio. L'adolescente le lança et écouta:
-“Dans ces genres de situations, rien de mieux que les amis pour s'entraider. Rejoins nous chez moi tout à l'heure. Violet est très bouleversée. À plus!”
L'audio pris fin. Aïn se releva, se débarbouilla, mit un Jean et sortit. La maison de Nami était à deux ruelles d'ici. Violet avait besoin d'une épaule sur laquelle pleurer et une oreille qui accueillera ses plaintes et Aïn était prête à tendre l'une ou l'autre.
Elle sortit de chez elle. Le ciel s'était recouvert, drôle de temps ! Il faisait très beau il y'à quelques minutes et voilà qu'il se mettait à pleuvoir des cordes! L'automne n'en faisait vraiment qu'à sa tête!
La fille de Smoker continua de marcher sous la pluie battante. Elle avait envie que cette pluie froide et glacée entre en contact avec sa peau chaude. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti ça. Elle se rappelait des jours de pluie à Nagoya, quand elle et sa soeur sortaient jouer et qu'elles se recouvraient de boue. Leur mère les grondait à cause de leurs bottes crasseuses qui salissaient la maison. Leur père éclatait de rire et prenait “ses deux tornades” ,comme il aimait les appeler, en photo.
Sa femme lui reprochait alors de ne rien prendre au sérieux ! Smoker lui disait alors qu'elles avaient bien le droit de s'amuser de temps en temps et là, normalement, ils commençaient à se disputer.
Pour Aïn, tout ça était bien loin. Sa mère l'avait appelée l'autre jour, elle allait se remarier dans une semaine et Tashigi allait assister à sa petite fête de fiançailles avec son petit amie. Comment pouvait elle penser à se remarier et faire la fête alors qu'elle n'était même pas fichue de faire rencontrer ses filles qui ne s'étaient pas vue depuis six ou sept ans!
Aïn était plongée dans ses pensées quand elle ressentit que les gouttes de pluie qui l'avaient totalement mouillée ne la touchaient plus. Elle se retourna alors et vit Zoro qui marchait à ses côtés, en tenant un parapluie au dessus d'eux.
Aïn le regarda, il gardait encore le même air blasé. Zoro la regarda à son tour de la tête aux pieds puis ricana en disant:
-Il pleut des cordes et toi tu te balades avec un t-shirt et tes pantoufles!
Aïn baissa ses yeux et vit ses pantoufles-peluches en forme de nounours. Mince! Elle avait oublié de mettre ses chaussures. Elle sourit puis répondit:
-Je pense que ces genres de chaussures sont tendances en ce moment ! Pour le t-shirt, je suis sortie en pensant qu'il ferait beau !
Zoro enleva alors sa jaquette et la passa sur les épaules d' Aïn. Il aurait fait de même avec Tashigi. N'avait-il donc pas failli être son gendre!
-Autant que ton "ex futur gendre", je ne devrais pas te laisser attraper une bronchite, Mini Tashigi!, s'exclama le vert
- Ça ne me tuera pas, une bronchite, rétorqua la fille aux cheveux bleu-marine, et arrête de m'appeler Mini-Tashigi! On est fausses jumelles. On a le même âge!
- Oui mais Tashigi est née le vingt deux mars à vingt trois heures, tandis que toi, à cause de quelques complications, ta naissance fut retardée de deux heures et tu n'as vu le jour que le vingt trois mars, à une heure du matin! Tashigi est donc ton aînée!
-J'avais oublié que Tashigi avait tendance à un peu trop parler des dossiers familiaux, rouspéta Aïn, et je vois aussi que vous discutiez beaucoup!
-Ouais...On peut dire ça!, répondit Zoro.
-Tu voudrais bien me parler d'elle?
- Pardon?
Zoro dévisagea Aïn , elle lui avait demandé de parler de sa soeur comme si elle ne la connaissait guère! Aïn lui expliqua sur le champs sa situation. Zoro soupira alors et s'exclama :
- C'est donc ça!,annonça Zoro, Pauvre Mini- Tashigi! Je comprends! J'aimerais bien te parler d'elle volontièrement, mais Nami se mettra en rogne si on venait en retard!
- Je trouverai une excuse!,répondit Aïn, Raconte moi! S'il te plaît !
-Bon, ok. Puisque Mini-Tashigi insiste. Je vais t'en parler. Par où commencer?
Ah oui! Tout à débuter en quatrième...
Aïn buvait les paroles de son "ex futur gendre". Ils continuèrent à marcher tout en parlant. Il pleuvait encore plus, puis, les deux silhouettes des jeunes lycéens disparurent sous le rideau de pluie.
***
Et voilà les cactus. Y'avaient pas beaucoup d'événements dans ce chap, mais c'est pour que nous soufflions un peu après tous ces évènements passés!
J'ai tout de même réussi à écrire un chapitre sans Law! J'ai galéré, mais je l'ai fait.
Le surnom de mini Tashigi me plaît bien, mais si vous en trouvez un meilleur, dites le moi.
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