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Quand la Nuit Retrouve le Jour 2/4 🍋

La chaleur monta plus rapidement que le froid dehors.

Si Jaya avait d'abord imaginé des retrouvailles douces ou même colériques durant ces jours à marcher dans la montagne, il n'en était point le cas. À cet instant, plus rien ne comptait ; ni les précédents événements, ni les dégâts matériels, ni même la pièce où ils se trouvaient. C'était comme s'il n'y avait jamais eu d'absence, seul le désir sauvage qui rugissait à travers eux. Cette alchimie sexuelle si forte entre eux et qui, malgré la séparation, n'avait pas désempli d'une seule goutte.

Versant des larmes de bonheur, la brune sourit contre les lèvres avides de son homme.

— Oh, Jaya, tu m'as tellement manqué.

— Toi aussi tu m'as manqué...

— Il ne passait pas une nuit... sans que je ne pense à toi. Je pensais à toi jusqu'à en devenir malade. Je revoyais ton corps, ta peau, tes lèvres, tes seins... (il en empoigna un dans une caresse) et je crevais d'envie.

Il l'embrassa éperdument, avalant ses souffles d'excitation.

— Si tu savais... comme j'ai pu ressentir la même chose.

Il frissonna sous sa voix ; un éclat de perversion dans la sincérité pure. Si c'était un rêve, il aurait aimé ne jamais se réveiller.

Mais ce n'était pas un rêve. Ça ne l'était plus.

L'incendie, adouci par ce moment d'accalmie, revint plus fort. L'aidant à retirer son pull, Jaya fit courir voluptueusement ses mains sur le torse nu de son mari. Elle reconnaissait les sillons sculptés de ses abdominaux, ses pectoraux gainés et le creux sensuel entre ses clavicules. Il était toujours aussi robuste, aussi fort, aussi beau qu'elle en perdait le souffle. Un véritable étalon. Ses muscles saillants lui donnaient envie de les embrasser ; pourquoi hésiter ?

Ses doigts s'entortillaient dans les mèches blondes de sa chevelure tandis que sa bouche charnue s'abandonnait à quelques baisers lubriques dans son cou, lui provoquant un frisson délicieux. Elle s'abreuvait du nectar exhalé par sa peau fouettée aux plantes nivéales et au feu de bois. L'envie de remonter vers sa mâchoire la prit, mais il la stoppa dans son élan en scellant rapidement les poignets de sa femme au mur, au-dessus de sa tête. Ses mains sensuelles descendirent alors le long de ses bras pour s'accrocher à son gilet épais.

Il la voulait sans attendre nue sous ses doigts.

Les habits de montagnes recouvrirent le sol, plus aucune barrière n'était entre eux. Vadim glissa sa main dans le dos de Jaya et plongea dans son cou qu'il gratifia de baisers gourmands. Soudain, il sentit un bandage sous ses doigts.

Était-elle blessée ?

— C'est quoi ça ?

Son souffle à son oreille piqua l'attention de Jaya qui le fixa. Il glissa son pouce sur la blessure à son épaule, le regard froncé.

— Qui t'a fait ça ?

Peu importait pour elle, qui lui avait fait cette blessure, ni même le mal qui la tiraillait encore sur ce point. Elle assaillit de nouveau ses lèvres pour qu'il n'y pense plus et cela fonctionna à merveille. Pressée à son bassin, elle sentait la force, la dureté, la douleur et l'intensité de cet endroit dévoré par le manque. À mesure qu'il emplissait son espace vital, la zone de son entrecuisse s'humidifiait et hurlait son nom.

Il la regarda une seconde ; ses joues empourprées se mariaient divinement bien avec la nuance sanguine des flammes. Il osait imaginer ses jolies fesses porteuses de la même couleur.

— Vadim...

Se penchant légèrement en arrière, Jaya lui laissa tout le loisir d'admirer sa poitrine dévêtue de tout linge encombrant. Ces deux pêches blanches si fabuleuses, goûteuses et impatientes qui l'avaient tant fait saliver dans sa solitude. Il n'attendit pas pour les déguster à pleine bouche, pinçant leur bout en fleur entre ses dents.

— Rrrh, Jaya... Ça m'a tellement manqué...

Il avait râlé contre sa chair.

Mise à rude épreuve dès le début, Jaya couina, se tordit davantage quand il s'attaqua au second qu'il enveloppa de sa langue brûlante, laissant dans son sillage une traînée de frissons grisants. Sa barbe chatouilla sa sensibilité. Il la maintenait fermement ; heureusement ! Devant ces fourmillements délirants qu'elle ne connaissait qu'avec lui, elle serait vite tombée dans les pommes.

Les doigts du mage se baladèrent sur son buste gonflé d'une lamentation, caressèrent tendrement la Larme de Leolan sur sa peau, scintillante dans la lumière du feu. Elle l'avait toujours... Elle ne l'avait jamais retirée.

Elle ne l'avait jamais oublié.

Quand il remonta enfin à son visage qu'il prit en coupe, Vadim la surplomba et l'emprisonna sous sa présence. Il ne voulait plus qu'elle parte, elle non plus. Elle apposait un sceau incandescent dans son corps quand elle le regardait de cette manière ; si pleine de féminité, de concupiscence et d'amour ingénu qui attisait le mâle. Il fit courir son pouce sur ses lèvres rouges, des pétales incitant au péché.

Mais bien moins que ses petites mains coulant doucement vers son bas ventre.

— Ouvre mon pantalon, Jaya...

Elle baissa les yeux une seconde, mais les releva aussitôt quand ses doigts saisirent une pleine poignée de ses longs cheveux. Elle hoqueta sous la minime douleur.

— Regarde-moi...

Son murmure la pénétra comme une décharge électrique. Elle avait oublié à quel point elle aimait quand il la commandait ainsi, elle se soumettait immédiatement à son aura hypnotique.

— Ne me lâche pas des yeux, je te l'interdis.

À cet instant, elle avait la réelle impression de l'avoir pleinement retrouvé. Le temps et l'espace se réduisaient aux billes limpides de ses yeux. Elle exultait face à lui et sa virilité débordante. Il lui faisait tout oublier, ramper pour une seule et unique chose : ressentir tout ce qu'elle avait ressenti autrefois avec lui, et qu'elle avait tant cherché.

Quand le pantalon tomba aux pieds du blond, Jaya n'attendit pas le second ordre venant obligatoirement avec le premier. Elle ferait tout pour le saisir à pleine poigne, sentir sa dureté dans sa main, lui montrer sa véritable vertus.

Le regardant droit dans les yeux, la provocatrice stimula le membre chaud et renflé à son honneur. Lentement, très lentement. Vadim se crispa, soupira de bien-être. Ses entrailles se contractèrent, écrasées dans ses chevilles. Ses mains de fée, exécutant de doux allers-retours, l'ensorcelaient quand elles jouaient ainsi. Elle accéléra, mettant davantage de pression dans sa poigne. Le souffle du mâle s'alourdit, le changeant en pur acier.

La princesse le tira enfin, l'incitant à suivre son mouvement et se rapprocher au plus près d'elle. Vadim bouillonnait d'une ardeur allant plus loin que la passion.

Non... c'était bien plus fort, bien plus pur que ça.

Lèvres à lèvres, elle lui susurra :

— Fais moi l'amour, Vadim...

Elle se pendit à son cou.

— Prend-moi, je t'en prie... Ça fait si longtemps...

Sa voix suppliante rompit sa seconde de réflexion, il ne la ferait pas attendre davantage. Ils feraient tanguer les étoiles à l'unisson, saigner la nuit du plus rouge de leur passion.

Sans prévenir, il glissa ses mains sous ses fesses pour la porter et la poser sur la table derrière eux. Devant son empressement, le support grinça et trembla. Les pots de plantes séchées vacillèrent et tombèrent au sol dans un claquement. Allongée sur la cape de fourrure, Jaya se laissa admirer, embrasser, immortaliser dans sa mémoire à tout jamais, là, nue sur cette table. Elle rêvait d'être prise en main, un peu malmenée, son intimité pulsait entre ses cuisses humides qu'elle ouvrit sans la moindre trace de honte.

Elle n'avait pas à en avoir avec lui. Ce n'était pas Tiordan.

Elle n'avait pas à avoir peur. Ce n'était pas Leftheris.

Avec Vadim, elle retrouvait celle qui l'avait appris à être... Celle qu'elle était. Enfin, cette déesse se rallumait en beauté après avoir été tristement éteinte. Et elle ne pensait plus à tous ses malheurs.

L'animal la recouvrait d'une pluie de baisers, s'attardant un instant sur ses seins, puis à sa gorge, pour tracer un chemin le long de son abdomen de sa langue humide d'impatience. Ses gestes étaient fermes et précis.

— S'il te plaît... Tu n'imagines pas à quel point... je me suis sentie seule...

Elle venait de gémir ses supplications, le hérissant d'un frisson inhumain. Il releva un œil sur elle, vêtu d'un sourire en coin. Il prenait un malin plaisir à l'entendre ronronner.

— Ne t'inquiète pas, ma belle... Je suis là, maintenant. Et j'ai tellement besoin d'être en toi, c'est vital comme une envie de respirer.

Elle n'avait pu espérer meilleure réponse.

— Si tu savais... comme te voir, te caresser, d'avoir ma bouche entre tes cuisses... m'avait manqué... La façon dont tu mouilles quand je te touche...

Il la sentait trembler d'impatience, s'agiter quand il descendait ses lèvres au plus bas de son ventre. Son joli triangle noir lui faisait de l'œil. Ce si beau paradis, rosé et délicat, il donnait envie de s'y engouffrer violemment pour trancher avec la pâleur et la douceur de sa peau.

Rien que de sentir son souffle chaud contre son antre palpitante suffisait à lui faire demander pitié. Cela aurait été bien trop facile.

— Dis-moi à qui tu appartiens.

Il lécha son index et toucha l'enflure battante de son bouton secret avec une grande attention, si doux et autoritaire à la fois. Un frisson de plaisir hérissa la nuque de la brune.

— À qui tout cela appartient...

— À toi... je suis toute à toi...

Quand il entoura ses grandes mains à ses cuisses, il la tira vers lui, les fesses au bord de la table. Elle poussa une exclamation, surprise une seconde par le ton sec de son geste. Lorsqu'elle tenta de redresser le haut de son corps, Vadim vint poser sa paume sur sa gorge. Il ne serra pas, pourtant il en avait terriblement envie... Il se contenta d'une pression pour qu'elle ne marque aucun acte de rébellion.

Elle n'en fit aucun.

— De quoi as-tu envie, Jaya ?

Elle relâcha un râle d'impuissance, un frisson remonta le long de sa colonne.

— Réponds-moi, livre-moi tes envies. Gémis-les pour moi.

Il écrasa un baiser à l'intérieur de sa cuisse, puis la mordilla. L'un de ses doigts de sa main libre taquinait l'entrée de sa brèche rosée d'un lent mouvement vertical. Elle déglutit, s'inonda, se contracta de désir. Ses mains s'accrochèrent si fort aux rebords de la table que ses phalanges blanchirent.

— J'ai envie... de tes mains...

Il instilla une nouvelle caresse, lente et délicieuse.

— J'ai envie... de tes yeux...

Leurs regards se cognèrent ; celui de Jaya était voilé de fièvre.

— J'ai envie de toi... Tellement...

Elle se cambra, poussée par ces exaltantes sensations qui parcouraient son corps sans même qu'il ne l'ai réellement possédée. Il avait presque oublié à quel point il adorait la voir ainsi, en détresse, fébrile qu'on assouvisse ce plaisir qu'elle quémandait si avidement. Cela l'excitait à s'en briser l'âme.

Il savait pertinemment ce qu'elle voulait.

Sa pression sur ses cuisses pâles, enfonçant sa langue dans chaque centimètre d'elle, vagabondant sur cette chair pulpeuse gorgée de désireuses contractions.

Elle extériorisa un véritable gémissement, aigu et larmoyant.

Une larme fendit sa joue mouillée, elle sourit, fauchée par un intense plaisir qui l'emmenait au plus haut des nuages. Un baiser au paradis, le plus beau de tous, plus merveilleux que dans ses rêves ; celui qu'elle pensait ne jamais plus ressentir de sa vie.

Vadim tomba à genoux devant elle pour l'avoir mieux en bouche, sa main glissa du cou de sa femme pour s'ouvrir sur son ventre comme une étoile. Son muscle redessinait minutieusement le losange de sa petite grotte battante. Les jambes de la jeune femme frémirent, tressautèrent quand il aspira le bourgeon de sensibilité et l'agaça plus longuement. Le plaisir redoubla, une langueur indécente s'imposa dans son bas ventre et roula jusqu'à sa poitrine. Elle se lamentait, si douce à son oreille. Tout son corps était secoué d'un fourmillement extraordinaire.

Il la sentait remuer contre sa langue chafouine ; si femme, demandeuse, gesticulante, inspirante, excitante, sensuelle, il était fier de l'avoir forgée ainsi. Son bassin hurlait son nom, tout comme sa voix qui le suppliait dans une mélodie charnelle à mesure que la vague grandissait.

— Ohh, Vadim... Ne t'arrête pas, je t'en prie... Vadim...

Soudain, Jaya avait senti quelque chose entrer dans sa région. Les doigts arrogants du mâle entraient et sortaient, doucement d'abord, puis il fit crochet et continua, de plus en plus rugueux. Larguée de sa zone de confort, elle eut l'impression de perdre pied quand elle fut si fortement chargée de toutes ces sensations célestes. Son corps anémié durant un an avait dû mal à tenir la cadence sans flancher.

Elle se banda, s'accrocha aux cheveux de Vadim et enferma sa tête dans l'étau de ses cuisses tremblantes. La sphère roulant dans son bas ventre enflait, enflait et enflait. Elle ne tarderait pas à éclater s'il continuait ainsi sa délicieuse torture.

Mais tout s'arrêta.

Il s'était redressé devant elle pour l'admirer dans cette divine transe d'exaltation. Harassée, presque mécontente, elle se cacha derrière sa main et ses cheveux. Rose d'émoi, si pure et impure à la fois. Il s'en voulait un peu de l'avoir privée de cet orgasme, mais qu'elle ne s'en fasse pas...

Il lui en réservait une multitude, ce soir.

— Pose tes yeux sur moi... lui susurra-t-il. Je veux les voir s'enflammer.

Son corps de dieu la surplomba, seul roi dans son cœur exilé. Quand il se pencha pour l'embrasser, elle caressa sa mâchoire sans quitter la profondeur abyssale de ses prunelles turquoises.

— Vadim... Prends-moi de toutes tes forces, de tout ton cœur.

Il ne fallait pas lui demander deux fois ; s'appuyant sur ses cuisses libidineuses, il la piqua comme une longue aiguille, lui arrachant un cri d'amour. La table grinça sur le vieux parquet, secouée autant que Jaya sous les retours de plus en plus fougueux que lui offrait Vadim. Elle s'accrocha un instant à son cou, réprimant une grimace douloureuse dans ses larmes. La sensibilité céda rapidement sa place à une explosion solaire. Oui, c'était l'impression qu'elle avait ; le soleil qui renaissait dans son bassin, le réveil libérateur après une trop longue hibernation. L'ouragan qui saccageait tout sur son passage.

C'était si bon... si incroyablement jouissif de le sentir ainsi.

Des mèches rebelles lui tombant négligemment devant les yeux, Vadim se redressa et se stabilisa sur ses bras dont les muscles se contractaient à chaque nouvelle impulsion. Une main de chaque côté de Jaya, il pouvait la contempler toute entière, si belle quand elle prenait du plaisir. Ses seins bondissaient sans relâche, charnus et impétueux. Le bleu tendre de ses yeux scintillait comme la mer baignée par la beauté du jour.

Nulle divinité n'était plus magnifique qu'elle à cette seconde. Plus belle que dans ses rêves enflammés. Elle était à s'en damner, irréelle, mais pourtant si réelle...

Balançant la tête en arrière, il exhala un râle de vulnérabilité qu'il peina à réprimer.

— Ahh, Mëyrtania !

Elle s'égosilla quand il la pénétra de toute sa longueur et y resta, pantelant, savourant son expression voilée de bonheur. Elle agrippa ses fines mains à ses bras fermes qui l'encerclaient avec l'espoir de ne pas s'évanouir. S'il ne se calmait pas, il jouirait ici même, tout de suite, bien trop exacerbé par ce manque affreux et ces mois d'abstinence. Ce n'était que le début.

Il ne voulait pas s'arrêter à cette table.

Il comptait bien rattraper le temps perdu et la prendrait dans tous les endroits possibles de ce chalet.

— Accroche-toi à mon cou, mon amour...

Sortie de son étourdissement, Jaya obéit et chassa sur la peau chaude de son mari jusqu'à atteindre ses épaules. Il se pencha pour la saisir et la soulever. Elle passa ses jambes autour de sa taille.

Ses deux grandes mains garrotaient ses fesses comme un vêtement, alors qu'il perdait ses baisers dans le creux alliciant de sa gorge au point où elle rejeta sa tête en arrière pour lui laisser toute la place. Debout face au brasero, il remonta petit à petit sur son menton pour cheminer jusqu'à ses lèvres qui l'accueillirent goulûment.

— Tu n'imagines pas... à quel point j'ai attendu ce moment, Jaya. À quel point je peux t'aimer, ce soir bien davantage. Ça me fait mal en moi. Tellement mal...

Lentement, le guerrier lâcha un peu de leste pour la faire descendre et s'aventurer dans son paradis. Jaya eut un hoquet, totalement muette. Son cœur valsait au bord du précipice.

— Mais c'est une douleur qui fait du bien. Pas vrai ?

Il la rehaussa d'un bond pour ensuite recommencer. Il la portait à bout de bras, si fort quand il la prenait de cette manière. C'était une position étonnante, mais toutes les sensations y étaient décuplées. Tant et si bien qu'elle empoigna convulsivement les mèches à l'arrière du crâne de Vadim ; un gémissement ricocha sur lui.

— C'est ça, ma belle... Laisse parler cette douleur en toi. Montre-moi que tu n'as rien oublié.

Ce mal délicieux se répandant en elle ne la rendait que plus divine, plus indisciplinée. Des larmes éperdues pleuvaient sur ses joues sans qu'elle ne puisse les juguler, tandis que le noeud de plaisir se fit plus serré.

— Tu aimes cette position ?

Sa seule réponse se consolida en un langoureux baiser ; il avait parfaitement compris le message. Il ouvrit franchement les lèvres et s'enfonça un peu plus dans sa bouche. Une goutte de sueur au front, le démon accéléra d'une once ses poussées et l'admira fondre entre ses doigts. Oui, elle était divine et marquait au fer rouge dans son esprit un amour qui n'avait jamais tari.

Les dents de Jaya se refermèrent sur son épaule, affamées de sa peau. Elle y laissa deux demi-lunes qui excitèrent la bête jusqu'au frisson. Seigneur, ce qu'il aimait lorsqu'elle se montrait sauvage !

Il fit deux pas et la plaqua contre le mur sans la lâcher.

Cette fois, ce fut une étagère complète qui se détacha de la paroi et s'emballa dans un fracas. Jaya relâcha un cri de surprise rapidement étouffé par un baiser, puis se laissa emporter vers le lit de l'autre côté de l'arche sans porte. Vadim y tomba assis, Jaya à califourchon sur lui.

Cette fois, les rôles étaient inversés ; elle le dominait, le provoquait d'un regard. Jaya le repoussa sur le matelas, le forçant à s'allonger. De sa main féline, elle caressa sa mâchoire tandis que lui, la contemplait d'un œil à la fois admiratif et désireux, impressionné par sa soudaine prestance de femme altière et sauvageonne.

Les paumes appuyées sur la poitrine de son homme, Jaya ondulait vigoureusement, se balançant d'avant en arrière sur la hampe épaisse. Danseuse de chair, elle osa fermer les yeux une seconde quand Vadim empoigna ses hanches frénétiques dans lesquelles il planta ses doigts pour mieux l'accompagner dans sa fougue. Il était obnubilé par ses gestes sulfureux, absorbé par sa chevauchée spectaculaire, fasciné par sa voix qui montait, montait et montait vers les sommets à mesure qu'elle s'emplissait de lui. Quand il la voyait ainsi, c'était comme si son cœur réapprenait à battre après la privation.

Elle était sublime comme l'horizon frappée par le soleil, indomptable comme le torrent déchirant la mer... À lui seul comme le pouvait être son âme.

Le brasier rongeait les entrailles du blond qui, fou de fièvre devant ce fabuleux spectacle, se laissa assombrir par son côté sauvage en claquant vivement la rondeur affriolante de sa fesse.

Jaya glapit, cinq doigts rouges nappèrent sa peau. Elle sourit, toute émoustillée, le bruit resta encré dans son esprit.

Lorsqu'il lui asséna un coup de reins plus intense sans prévenir, elle inclina la tête en arrière et recracha un cri splendide qui fit remonter un geyser en elle. Incapable de se contrôler, une nuée d'étoiles bleutées s'échappa d'elle et parsema la chambre de fines paillettes flottant dans l'air. Quelques-unes se posèrent sur un Vadim ébahi et furent absorbées par sa peau.

L'onde de choc magique atteignit le feu crépitant dans le brasero. L'orange céda sa place au bleu azur qui noya le chalet. Une atmosphère mystique et subjuguante s'y installa, émerveillant Vadim qui étira un sourire.

Son Risen... Elle disait donc vrai...

Elle était comme lui...

Cette vision d'une beauté sans pareille le rendit plus heureux encore. Si heureux qu'il reprit confiance et la fit basculer sur le côté pour reprendre le dessus. Nimbée de tout ce bleu, il aurait donné sa vie pour son sourire. Encore, des milliers de fois s'il le fallait.

— Ne t'arrête pas, je t'en prie... Vadim...

Jaya avait posé un luxurieux chuchotement contre ses lèvres. Elle le suppliait de lui faire du bien, lui faire atteindre le ciel en réduisant à néant cette lancinante boule coincée en elle et qui mangeait toute la place.

Qu'il perle dans son plaisir, elle en était malade d'impatience.

Il plaça ses bras sous ses genoux et les releva de manière à ce que ses jambes reposent sur l'intérieur de ses coudes tendus. Bien hautes, entièrement à sa merci.

Cette position avait le pouvoir de changer la plus innocente des femmes en une souveraine émotionnellement instable prête à vous tuer si vous osiez l'abandonner.

Loin de lui cette idée. Rien n'était plus beau que de la voir se déchaîner.

Les va-et-vient reprirent, de plus en plus brutaux. Il voulait graver ces retrouvailles dans sa mémoire pour toujours, que jamais elle n'oublie cette nuit symbolique dans leur réunion. Ils se déchaînaient l'un pour l'autre dans une folie passionnelle plus immense que les montagnes alentours. Elle le serrait si fort contre elle, comme si sa vie en dépendait, comme si on voulait lui arracher, comme s'il allait partir... encore. Elle griffa la peau de son dos marqué en sentant venir le climax, il grogna entre ses dents.

Oui... la jouissance... elle était si proche et lui déchirait le ventre.

Il cognait contre ses cuisses sans faiblir, le claquement de leurs peaux humides formait un écho dans l'habitacle, une symphonie combinée aux cris de Jaya.

Sa voix monta de deux octaves quand l'orgasme vint enfin la chercher.

Dévastateur, flamboyant et terriblement puissant, elle toucha la lune et flotta en apesanteur dans les étoiles. Avalée toute entière, puis recrachée sur le sol.

Son corps frêle et fatigué tremblota sous le torse brûlant de Vadim, ses jambes se contractèrent autour de lui. Il ne pouvait la quitter des yeux, là, épuisée sous sa masse. Les cheveux éparpillés dans les draps, ses joues rosées de vie et les lèvres entrouvertes sur un râle désormais muet dans sa gorge.

Cette vue était si parfaite qu'il se laissa aller et la rejoignit dans l'extase jusqu'à se déverser en elle.

Une vague obscène d'intensité le frappa et le bringuebala dans la houle. Un frémissement, un vertige, chacun de ses muscles se tendirent par dessus la brune. Vaincu, il retomba en cendres quand il posa son front sur l'épaule de sa bien-aimée. Les cristaux lumineux de Risen s'émiettèrent.

Puis le silence.

À bout de souffle, encore déphasée, Jaya enserra le cou de son précieux mari tout aussi pantelant qu'elle. Sa tempe flatta la sienne, elle y déposa un baiser, s'imprégnant de son odeur qu'elle aimait plus que de raison et qui avait tant manqué à sa vie. Sa peau était couverte de frissons orgastiques.

Tout était redevenu si calme, un sentiment délectable de sérénité l'engorgea alors que le spectre du plaisir disparaissait peu à peu. La redescente trainait en longueur, déconcertante.

Après un moment ainsi, immobiles, Jaya soupira avec douceur à son oreille :

— Je me sens si bien... Je ne pensais plus jamais ressentir ça un jour.

Vadim releva enfin son visage pour la regarder. Il repoussa une fine mèche noire tombant devant l'œil de sa raison de vivre, susurrant en retour :

— On se sent toujours bien après l'amour. C'est comme une sorte de magie, mais en bien plus puissante.

— Et si on ne s'arrêtait pas ?

Il la gratifia d'un sourire, si tendre qu'il frotta son nez sur le sien.

— Le meilleur reste à venir, Mëyrtania. La nuit dure plus longtemps dans les montagnes.

Scellant cette promesse, il s'empara de sa bouche et y enfouit sa langue. Oui, il allait encore la combler, autant de fois qu'elle le voudrait. Pour elle, il ferait attendre le sommeil.

Ils avaient tant de choses à rattraper.

Tant de folies à deux à savourer...

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