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Leçon de Magie 5/7 🍋

Ce soir-là, après le dîner, Symphorore se dirigea vers la grotte pour prendre un bain. Ce serait le dernier qu'elle prendrait ici, car demain aux aurores, ils allaient devoir plier bagages. La nuit engorgeait l'atmosphère d'un voile sombre et reposant. Quelques alfes lumineux volaient avec grâce autour d'elle, illuminant le bois de mouchetures dorées. Ces créatures ailées étaient semblables à de petites lucioles au corps plus long, presque humanoïde. Mais pour en avoir capturé une, une fois, elle avait bien réalisé qu'il s'agissait d'un insecte et non d'une fée dont parlait les livres.

Regardant danser les lumières autour d'elle, elle se dévêtit dans la brume de vapeur et détacha ses cheveux. Sous la cascade, l'eau chaude coulait sur son corps frais. Détendue et apaisée, elle ferma les yeux et laissa ses pensées la submerger.

Que leur réservait leur périple vers les steppes du nord ? Pour y avoir déjà été, elle pouvait affirmer que les paysages étaient magnifiques, mais si dangereux. Les animaux n'étaient pas les mêmes que dans le sud, les moins féroces étaient restés, les autres avaient été chassés après la trop grande apparition de villes et villages autour de Cassandore et Starania. Tiordan lui avait dit que tout irait bien et que, avant tout, ils le faisaient pour Jaya. Ils ne pouvaient pas l'abandonner.

Son frère avait toujours eu la fibre protectrice et ce, depuis leur enfance. Même si, elle savait que c'était en partie par amour pour elle qu'il se démenait.

Symphorore soupira profondément. Cela devait être quelque chose d'incroyable de se sentir aimée si fort par quelqu'un. Ruminer la faisait sentir triste et solitaire. Partout, même entourée, elle avait parfois l'impression d'être seule au monde. La jeune femme repensa à cette jolie fille qu'elle avait croisé une fois dans le village, des années auparavant. Elle se rappelait la chaleur sur ses joues et le sentiment étrange dans la poitrine que son sourire innocent lui avait procuré. Longtemps, elle s'était questionnée, longtemps elle avait cherché à comprendre pourquoi ces émotions l'avaient touchées. Pourquoi ressentait-elle cela pour une fille et non pour un garçon, comme la majorité des adolescentes de son âge ?

Depuis ce jour, elle avait su qu'elle était différente des autres, mais avait gardé ses préférences pour elle.

Jusqu'à Jaya.

Elle avait su la comprendre sans la juger, mais aussi garder le secret et pour cela, elle lui était extrêmement reconnaissante. Sa discussion avec elle lui revint. Ces sensations dont elle lui avait parlé taraudaient son esprit bien trop curieux de son propre corps dont elle ignorait encore beaucoup de choses. Est-ce que se « toucher » pouvait être aussi agréable qu'elle le disait ? Symphorore se mordit la lippe, un peu gênée de s'imaginer ainsi, mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander à quoi ce « plaisir » pouvait ressembler.

Pour elle, le plaisir, c'était déguster un bon repas, peut-être du cerf grillé ou des crêpes délicieuses. Le plaisir était aussi d'être auprès des personnes chères à son cœur, rire et plaisanter avec eux. Alors...

Comment pouvait-on ressentir du plaisir par ici ?

Ses mains glissèrent inconsciemment sur son corps, détaillant la fermeté de son abdomen pour remonter à ses seins qu'elle sentit se dresser sous ses doigts. Symphorore regarda autour d'elle. Elle était entourée par la beauté naturelle et silencieuse de la forêt ; personne, hormis les alfes lumineux, ne la verraient.

Elle ferma les yeux et se laissa doucement tomber sur la margelle rocheuse du bassin. Sa gorge se noua face à ce qu'elle comptait faire. Était-ce une bonne idée ? Seul l'avenir lui dira. Elle inspira lorsque les paroles de Jaya s'introduisirent dans sa mémoire :

« Tu peux... faire glisser tes doigts partout où ça te procure du plaisir, mais plus particulièrement à ton entrejambe. C'est là que réside les plus fortes sensations. »

Incertaine, Symphorore laissa fuir sa main vers son bas ventre, pile entre ses cuisses à peine ouvertes.

« Trouve le bourgeon qui fait des frissons et... tu verras de quoi je parle. »

Le bourgeon qui faisait des frissons... Elle le chercha au milieu de ses lèvres douces, son doigt redessina la forme losange de cette faille secrète qui faisait accélérer son palpitant.

Soudain, elle se pétrifia, la chair de poule émergea sur sa peau.

Elle l'avait trouvé. Au sommet, au creux de la petite forêt.

Symphorore déglutit, nerveuse. Elle sentait son corps réagir à chaque caresse qu'elle posait sur ce point. Doucement, sans un mot et sans se brusquer, elle toucha de façon circulaire quand la voix de Jaya émergea à nouveau :

« Tu continueras sans t'arrêter, sans faiblir, jusqu'à ce que tu atteignes une extase comme jamais tu n'as connue. Comme si une vague torrentielle t'avalait pour te recracher vers les étoiles. »

Était-ce réellement une bonne idée ? Ce qu'elle ressentait lui était totalement inconnu et lui laissait étroitement penser à une sorte de magie. Une magie mystique qu'elle peinait à déchiffrer, mais qui l'empêchait de penser à autre chose. La magie l'intéressait beaucoup et la rendait très curieuse depuis qu'elle l'avait vue de près.

Elle ne devait pas s'arrêter.

Elle aussi voulait connaître ce que Jaya avait connu.

Avalée par ces agréables sensations qui la submergeaient, Symphorore écarta plus franchement les cuisses et y alla du plat des doigts. Un souffle se coinça dans sa gorge serrée. Une tempête sauvage partait du bouton mis au supplice pour serpenter dans son ventre jusqu'à sa poitrine. Le cobra s'enroula autour d'elle et l'électrifia.

Elle ferma les yeux, le visage déformé dans une grimace de résistance. Son dos s'arque-bouta, elle déglutit une salive collante. Ses jambes tremblaient sans qu'elle ne puisse les contrôler. Elle paniqua un instant, larguée de son confort habituel par ces fourmillements incroyables. Un écho plaintif s'échoua sur l'eau et troubla sa surface, un autre dans les songes noirs de la chasseresse :

« Et c'est ça, le vrai plaisir. »

C'était donc ça, ce plaisir ? Celui que l'on ressentait lorsqu'on était marié ?

Cependant, alors qu'elle atteignait le point où le feu semblait près à exploser hors de son corps, elle se figea. Haletante, elle n'osait pas aller plus loin. Être mariée... Elle ne le serait jamais. Ce n'était pas pour elle, loin de là. Épouser un homme lui était viscéralement impossible, mais être vierge n'était pas non plus ce qu'il y avait de plus séduisant si on voulait être pris au sérieux.

Les femmes respectaient les autres femmes lorsqu'elles avaient du vécu. Mais à y réfléchir, elle n'en avait aucun. Sa vie à Alhora, sauf quand elle était avec Tiordan et Jaya, était d'une banalité effarante. Peut-être dû à sa jeunesse ? Peu importait... Elle refusait de garder cette image à jamais.

Ses doigts s'aventurèrent plus loin. Plus profondément dans son intimité. Elle savait ses prochains gestes stupides, mais quand l'idée demeurait, rien ne pouvait la changer. Les yeux baissés sur son entrecuisse, elle prit une inspiration quand son index força sur son entrée de chair. Elle grimaça, une petite douleur la tira à ce niveau. Elle réitéra, cette fois plus fort, avec plus de ferveur.

Elle dut se mordre la lèvre inférieure pour coincer sa soudaine envie de crier.

Son menton tomba sur son buste, elle se recroquevilla légèrement sur la margelle et regretta amèrement ce qu'elle venait de faire. La douleur était présente et, quand elle fixa sa main, ses yeux s'écarquillèrent légèrement.

Du sang.

Innocemment, elle pensa d'abord qu'il s'agissait de son cycle naturel, avant de perdre contenance. S'était-elle blessée ? Le mal irradiant lui dictait que oui. Or, elle se calma vite. Jaya lui avait confié que l'on perdait un peu de sang dans cette situation.

Un sourire tordu naquit au coin de ses lèvres. Enfin, elle l'avait fait...

Symphorore se laissa finalement glisser dans le bassin, la tête sous l'eau. La jeune alhorienne avait encore beaucoup à apprendre sur elle-même et sur son corps désormais en fleurs, mais elle savait qu'elle devait aussi être patiente. La châtaine se promit de continuer à explorer son corps et ses désirs, mais à son propre rythme.

Elle pensait à toutes les autres filles qui pourraient avoir les mêmes sentiments qu'elle, se demandant si elles aussi se sentaient seules et incomprises. Peut-être apeurées ? Peut-être torturées par le dictat de la pureté que la religion imposait ? Cette nuit, Symphorore s'était juré qu'elle ferait tout son possible pour trouver quelqu'un à son image, afin de la rassurer et lui faire comprendre que non... Elle n'était pas seule.


Le lendemain à l'aube, le campement de la cabane fut levé. Les garçons ramassèrent les derniers affaires à ranger, tandis que les filles éteignaient les braises du feu. Chacun d'être eux se verrait muni d'un sac pour le voyage, même Liloïa serait de corvée de bagages durant leur chemin vers les steppes du nord. Or, Symphorore avait décidé de prendre celui contenant la nourriture ; elle n'était pas rassurée à l'idée de laisser ce ventre sur patte porter leurs casses-croûtes.

Attachant correctement sa besace autour de lui, Tiordan leva un regard vif sur ses amis. Le soleil s'y reflétait et faisait ressortir sa profonde nuance bronze dans les rayons matinaux.

— Hé, vous êtes prêts ? On doit partir rapidement si on veut trouver un nouvel endroit où s'installer avant la nuit.

Jaya fut la première à répondre, de bonne humeur :

— Oui, je suis prête !

— Je crois qu'on l'est tous, ajouta Amaros, grattant sa tignasse encore emmêlée par le sommeil.

— Parfait, alors on peut y aller, sourit le chasseur. On devrait atteindre les steppes du nord dans quelques jours si on marche bien. D'ici la fin de la journée, on aura peut-être réussi à aller jusqu'au pied des falaises menant au Bois de Thyl, je crois qu'on y trouvera des abris. Allez, en route, on doit pas traîner.

Un dernier coup d'œil sur le camp, Jaya sourit ; cet endroit allait lui manquer. Elle commençait à peine à y prendre ses habitudes.

Le voyage débuta enfin pour eux. Ils marchèrent dans les hauteurs de la forêt, discutant de leurs espoirs et de leurs souhaits pour l'avenir. Amaros avait confié à Jaya qu'il aimerait lui apprendre à comment allumer un feu à l'aide du Risen, ce serait pratique si jamais ils devaient se retrouver séparer. Les paysages du nord n'étaient pas aussi hospitaliers que ceux du sud et elle le savait pertinemment.

Durant le chemin, Symphorore n'avait pas beaucoup parlé. C'était étonnant venant d'une telle pipelette et Amaros ne s'était pas gêné de lui faire savoir. Elle lui avait rétorqué d'un beau doigt levé vers les cimes, lui clouant le bec. À vrai dire, depuis ce matin, elle trépignait à l'idée de discuter seule à seule avec Jaya.

Il était passé deux heures lorsqu'enfin, au détour d'un sentier scindant un bosquet feuillu, Tiordan et Amaros avaient pris la tête, la dragonne sur les talons. Symphorore jugea qu'il était le moment d'agir. Les mains serrées aux hanses de son sac à dos, elle fit un pas chassé vers une Jaya marchant à ses côtés, les cils balayant le passage d'une mésange.

Elle lui chuchota alors :

— Jaya... Psssiiit !

— Quoi ?

— Hey... Je l'ai fais.

Jaya fronça légèrement les sourcils, intriguée par ces mots nébuleux.

— Fait quoi ?

— Je l'ai fais ! Tu sais... Ça !

Symphorore balança sa main tendue vers le bas, comme une indication. Dans ses gros yeux écarquillés de non-subtilité, Jaya avait parfaitement perçut l'enthousiasme de son amie. Elle comprit immédiatement et un sourire à la fois timide et amusé fendit le visage de la princesse.

Elle avait donc enfin sauté le pas...

— Pourquoi tu rigoles ? grimaça la chasseresse.

— Non, pour rien. J'espère que ça s'est bien passé pour toi.

— Hm... je dirais entre les deux. Je pense qu'il me faudra du temps pour m'y habituer. J'étais pas vraiment à l'aise au début, mais après...

Elle gloussa, ses doigts trituraient nerveusement l'une de ses nattes.

— Tu avais raison, Jaya... Ces sensations sont vraiment incroyables.

La brune lui sourit, attendrie par l'étincelle de joie dans l'œil de son amie. Sautillant sur ses jambes, Symphorore se rapprocha encore plus de sa confidente au point où leurs épaules se touchaient. Jaya ne put s'empêcher de rire face à un comportement si gai.

— Et tu dis que lorsqu'on fait ça avec un homme, ou du moins quelqu'un qu'on aime, c'est encore mieux ?

— Encore bien mieux. Il faut juste bien s'accrocher... sinon, on risque de tomber.

— Ohhh, je crois que tu vas avoir des choses à me raconter durant le voyage.

La princesse ricana. Si Jaya devait raconter tout ce que Vadim et elle avaient fait durant leur mariage, sa pauvre amie ne la verrait plus du même œil innocent. Rien que d'y penser, l'odeur du sexe et de la tendresse rude flirtait avec ses souvenirs.

Une claque résonna dans son esprit, un rouge vibrant sur ses fesses ; elle frissonna.

Sa bouche se retroussa soudain d'amertume.

Elle ignorait si elle avait envie d'en parler ; probablement pas. Tournant la tête sur les horizons boisés, elle réalisa que ça ne lui ferait pas de bien. Un éclat du passé se planta dans son cœur quand la fille perdue de désarroi au fond d'elle pleurait sa solitude et le souvenir d'un amour si magnifique et intensément partagé.

Heureusement, la voix criarde d'Amaros vint lui sauver la mise.

— Hey, vous faites quoi, les filles ? Allez, on se bouge un peu !

Plus loin, les garçons et Liloïa les attendaient au sommet d'une petite montée. D'un regard, les deux amies se mirent d'accord sur un silence avant de les rejoindre au pas de course. Peut-être un jour, qui sait, Jaya pourrait revenir avec douceur sur ces instants de sa vie passée avec son cher Vadim.

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