Chapitre Quatre.
Point De Vue Clarke Griffin.
Je suis Octavia et Bellamy jusqu'à ce qu'Octavia appelle la salle principale. Bellamy s'assoit sur un des sièges en face des nombreux écrans ordinateurs, et pianote quelques minutes alors que je demande à Octavia :
"C'est qui ce Magnus ?"
"Le sorcier le plus puissant des États-Unis."
"Il n'a jamais essayé de se venger de Bellamy ?" M'étonnais-je.
"Je peux provoquer des tempêtes rien qu'en m'énervant. Il a intérêt à ne pas me provoquer." Répond-il calmement avec un léger sourire.
"J'en suis sûre."
"Allez beauté," Dit-il en regardant les écrans de manière très concentrée. "Je suis sûre que ça t'impressionne d'avoir le seul élémentaire en face de toi."
"Surtout que l'élémentaire est un parfait connard." Renchéris-je.
Il éclate de rire.
"Je sais qu'au fond tu bouillones de désir pour moi."
"Bel' arrêtes, je crois que je vais vomir." Dit Octavia en riant.
"Je bouillonne plus de dégoût que de désir pour toi, monsieur l'élémentaire." Répliquais-je.
"Mais il y a une petite part de désir, je le sais."
Je secoue la tête en levant les yeux au ciel.
"J'ai trouvé Magnus. Il est au... Pandemonium ?"
"C'est une boîte de nuit pas loin d'ici." Dis-je. "Je peux vous y conduire."
Il s'apprête à répondre quand mon téléphone sonne.
Je le sors de la poche arrière du pantalon d'Octavia, et décroche quand je vois qu'il s'agit de Wells.
"Wells ? Ça va ?"
"Clarke ? Mon dieu ! Ça va ? Je suis passé chez toi, tout était sacagé !"
"Euhm... en fait, on a été cambriolé. Ma mère a prévenu la police, et là on est chez une amie de ma mère à Arcadia. Désolée de pas t'avoir prévenu, mais avec les événements..."
"Je comprends.. Toi ça va ?"
"Oui, ne t'inquiètes pas. Je te rappelle plus tard Wells."
"A plus tard Clarke."
Je raccroche à contre coeur mon téléphone, et Octavia m'applaudit.
"Pour inventer des bobards sur le pouce, c'est toi la meilleure." Sourit-elle.
Je lâche un léger rire.
"Bon, on s'en va." Décidais-je.
* * *
Après un chemin plutôt rapide, on arrive au Pandemonium tous les trois.
Octavia m'arrête juste devant.
"Juste histoire d'être sûre."
Elle sort sa stèle et prend ma main.
Elle dessine quelque chose sur le dos de ma main, mais ça ne me fait pas spécialement mal. Ça piquote juste un peu.
"Comme ça personne ne peut te voir à part les créatures obscures et nous."
Je hoche la tête, et entre la première dans le Pandemonium.
Après plusieurs minutes de recherches, je trouve une pièce, dont l'entrée est cachée par un rideau.
"Eh ! Je crois que j'ai trouvé !"
Je joue des coudes pour aller jusqu'à ce fameux rideau, et finis par y arriver.
J'ouvre le rideau, et le passe accompagnée de Bellamy.
"Où est Octavia ?" Demandais-je en fronçant les sourcils.
"Elle est devant le rideau, elle surveille l'entrée."
"Bellamy Blake.." Dit un asiatique aux cheveux méchés de rouge en s'approchant de nous. " C'est bien toi la dernière personne que je m'attendais à voir."
"Salut Magnus.." Répond ce dernier en souriant de manière gêné.
"Je ne crois pas que nous ayons été formellement présentés." Déclare-t-il en me regardant. "Magnus Bane."
"Clarke-"
"Je te connais, jeune fille. Plus que tu le crois." Il me sourit de manière énigmatique avant de tourner son regard vers Bellamy. "Que me vaut l'honneur de ta visite ?"
"On a besoin de tes talents mon cher Magnus."
"Tu as eu besoin des talents de ma soeur une nuit." Je me retiens de ne pas rire à la remarque de Magnus. "Laisses moi deviner. C'est pour la jolie blonde ici présente que tu es venu."
"Elle a besoin qu'on débloque sa mémoire. Et à ce que j'ai cru comprendre, c'est toi qui l'avait bloqué. Quel autre grand sorcier aurait pu ?"
Mais quelle lèche cul celui là...
"C'est Abigail qui me l'a demandé. Elle devait avoir une raison." Répond-il fermement.
"Ma mère est en danger. On a aucune idée d'où elle est.. Je dois faire ça pour la retrouver. Je t'en prie Magnus. On peut pas la retrouver sans toi." Le suppliais-je.
Il tourne sont regard vers moi, et pince les lèvres.
"Tu es aussi têtue qu'elle. C'est une des qualités joue j'appréciais chez Abigail."
Il soupire longuement.
"C'est d'accord." Concède-t-il.
"Merci Magnus." Dit Bellamy.
"Ce n'est pas pour toi que je le fais. C'est pour elle."
"Je t'en dois une Magnus." Dis-je.
"J'espère bien jeune fille !" Dit-il en me souriant. "Places toi ici, en face de moi."
Je me place en face de lui comme il me le demande, et me détends.
"Ça va faire un peu mal."
Il ne procède pas la même manière qu'Aurora et place seulement deux doigts près de mes tempes.
Il prononce un dialecte incompréhensible à mes oreilles, et après un violent mal de crâne, je suis comme plongée dans un sommeil.
* * *
"Maman ?! Maman !" M'exclamais-je, effrayée.
Je n'ai que huit ans à cette époque, et je suis seule dans une forêt.
Ma mère sort de nul part. Son corps est tatoué, et elle me regarde en souriant avant de s'accroupir devant moi.
"Tu veux bien faire quelque chose pour moi chérie ?"
Je hoche la tête.
"Tends moi ta main."
Je m'exécute.
"Maintenant, penses à l'eau du ruisseau là-bas. Tu crois que tu peux réussir à en amener ici sans bouger ?"
"Mais c'est pas possible maman." Riais-je.
"Essaies mon coeur, s'il te plaît."
Je ferme les yeux et pense très fort à eau du ruisseau.
Quelques minutes après, j'ouvre les yeux et remarque une flaque d'eau à mes pieds.
"Tu peux essayer de balayer les feuilles ?"
J'ai à peine fermé les yeux que dans une bourrasque de vent, les feuilles mortes à mes pieds s'envolent.
"Allume un feu dans le tas de bois là bas."
Encore une réussite.
Je suis magicienne !
"Excellent mon coeur. Maintenant, fais pousser une plante."
En sentant les racines bouger sous mes pieds, j'essaie de toutes mes forces de les faire grandir. Quelques secondes après un tremblement de terre très léger, une petite fougère a poussé.
"Wouaw... ma chérie, je suis fière de toi." Me dit ma mère.
* * *
Je me réveille en sursaut et remarque que je suis toujours au Pandemonium.
Je remarque que Bellamy et Magnus sont penchés au dessus de moi.
Ils se décalent et me laissent me redresser. Bellamy me fixe, et je le regarde à mon tour, paniquée de ce que je viens d'apprendre.
"Alors ?" S'empressa-t-il de me demander.
"..Je suis comme toi." Annonçais-je d'une voix grave. "Je suis élémentaire."
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