Chapitre 45
Arthur tenait le poignet de Carys. Il glissa sa main vers celle de la jeune femme. Il tomba à genoux face à elle.
- Votre majesté. Levez-vous, je vous en prie.
- Pas avant d'avoir parlé. Carys, je te demande de pardonner l'homme que je suis tout autant que le Roi. Je t'ai donné ma confiance et mon amitié pour tout te prendre en une parole pour une femme dont tu m'avais prévenu de me méfier. Je suis désolé. Je ne mérite certainement pas ton pardon, mais je te le demande à genoux. Tu es avec Merlin, une amie très précieuse et la fierté du Roi que je suis d'avoir le premier médecin femme. Je ferai tout pour avoir de nouveau ta confiance. Je m'excuserai de nouveau devant chaque chevaliers qui étaient présent ce jour où je t'ai perdu.
- Arthur. Merci. Vous êtes pardonné.
- Vraiment ?
La petite dragonne poussa un petit cri.
- Oui. Elle vient de vous le confirmer. Maintenant levez-vous.
Il le fit en souriant. Puis avant de lui lâcher la main, il posa un baiser dessus.
- Merci.
- Cela veut-il dire, mon aimée, que tu rentres à Camelot avec nous ? Demanda Gwaine en s'approchant d'eux.
- Je...
- Oui, Sir Gwaine, elle va rentrer avec vous.
- Morgana. Souffla Carys.
*****
Morgana sourit à son amie.
- Tu dois rentrer. L'homme qui t'aime et que tu aimes est venu en deux fois pour toi. Il s'est excusé de son comportement. C'est tout ce que tu souhaitais pour lui pardonner. Puis je pense que le Roi s'est lui aussi excusé. Sans compter qu'Emrys te manque. Alors pourquoi resterais-tu là ?
- Parce que tu es mon amie et il est hors de question que je te laisse seule.
- Je ne serai pas seule, Aithusa sera là avec moi.
- Mais...
- Rassures-toi, Carys, je viendrai la voir pour voir comment changer sa magie noire en blanche. Dit Merlin.
- Puis, avant qu'elle ne revienne à Camelot, je dois parler aux conseillers et au peuple. Dit Arthur.
- Tu accepterais que je revienne ? Dit-elle surprise.
- Oui. Je t'ai écouté et pardonné. J'ai compris ta douleur. Père. Mon père est le premier fautif du drame qui s'est déroulé.
Elle se figea en sentant la main droite d'Arthur sur sa joue gauche. Elle comprit qu'il venait de lui enlever une larme.
- Le passé est derrière nous. Le futur devant. Dans ce futur, je te veux avec nous. Ce ne sera pas facile, mais je sais que tu es une femme forte, tu t'en sortiras. Par contre, tu ne seras qu'une dame de compagnie. Pourquoi pas celle de notre femme médecin ?
- J'en serai honorée, votre Majesté.
- Arthur. Ce sera toujours Arthur pour toi.
- Merci.
Le blond recula. Sa meilleure-amie la serra dans ses bras.
- Je suis tellement heureuse que tout s'arrange pour toi, Morgana.
Elle lui rendit son étreinte.
Un cri se fit entendre. Elles sourirent en regardant la petite dragonne.
- C'est l'heure du repas. Ma belle. Tu vas chasser pour nous tous ? Lui demanda-t-elle.
La petite dragonne qui avait trouvé refuge sur les épaules de Merlin, s'élança dans les airs.
En moins de temps qu'il en faut pour le dire, elle déposa trois lapins et deux marcassins à leurs pieds.
- Elle est plus douée que quelqu'un que je connais. Dit Merlin avec un sourire aux lèvres.
- Cette personne chasse beaucoup mieux depuis que son valet est devenu sorcier de la cours.
- C'est donc à cause de moi que vous ne chassiez jamais rien ?
- Oui ! À cause de qui d'autre ? Tu râlais. Tu tombais. Tu parlais fort. Tu faisais fuir les animaux.
- J'avais et j'ai toujours horreur de la chasse !
Elle se mit à rire.
- Vous n'avez pas changé malgré les années.
Elle les vit tous lui rendre son sourire.
- Ils sont pires qu'avant. Dit Gwaine. Désolé Lancelot. Mais Arthur et Merlin ressemblent à un vieux couple marié.
Le chevalier soupira.
- Je le sais mon ami. Je le sais.
- Même pas vrai ! Dirent en même temps le Roi et son sorcier.
Ce fut donc en râlant pour ces deux derniers et en souriant pour les autres, qu'ils rentrèrent dans la cabane avec la réussite de la chasse de la petite dragonne.
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