Chapitre 8
Bonjour Bonjour, je suis vraiment désolé pour ce chapitre qui arrive presque six mois après le précédent. J'ai eu beaucoup de chose à gérer en ce moment et des problèmes de santé (ca va beaucoup mieux maintenant). Je reprend alors tout doucement l'écriture avec ce chapitre un peu plus long que d'habitude. C'est une version non corrigée car j'était impatiente de vous le plublier.
J'espère qu'il vous plaira et j'attend comme d'habitude vos retours (qu'ils soient positifs ou négatifs)
Encore désolé pour cette longue attente, bonne lecture.
Clémalisa
"Existe-t-il plaisir plus grand ou plus vif que l'amour physique ? Non, pas plus qu'il n'existe plaisir plus déraisonnable"
Platon
Des preuves, il me fallait des preuves !! Comment un homme que je ne connaissais pas il y a encore 24h00 pouvait-t 'il m'annoncer sans outre mesure qu'il savait plus de chose que moi sur mon propre père ?!
A présent je me retrouvais assise par terre dans la salle des archives au milieu d'une bonne centaine de documents plus vieux que moi... Et aucune trace de Carl ! Ça, pour être un espion, il avait su être un espion... Les journaux relataient des faits évoqués par Peter mais le nom de mon géniteur ne s'y trouvait jamais : une affaire de vol à Tombouctou, un serial killer dans une banlieue de Montréal et d'autres cas dans le monde entier. Ma tête allait exploser, je n'avais pas pris de pause depuis six bonnes heures tant mon obsession était forte.
Mais aucun indice sur une potentielle découverte. Des larmes commencèrent à rouler sur mes joues. La colère m'envahissait, contre ces documents qui ne révélaient rien, contre cette organisation bidon, contre mon père, contre les ravisseurs de mon frère ! Je les anéantirais ! Ma rage coulait, les gouttes venaient finir leur course sur les photos jaunies autour de moi. Soudain, un bruit de pas retentit et je m'empressais de me calmer. Une personne venait d'entrer et je n'avais aucune envie qu'elle me voie aussi vulnérable.
Je tournais la tête et vit que le gars snobe semblait chercher quelque chose. Son allure était toujours la même : prétentieuse. Il ne portait plus le T-shirt moulant de la boite de nuit mais plutôt un sweat shirt et un jogging. Ses cheveux n'étaient plus aussi bien peignés, ils formaient une touffe sur sa tête. Et même s'il n'était pas apprêté, il se dégageait de lui une beauté, tellement froide qu'elle glaçait tout ce qui se trouvait autour de nous.
- Tiens, mais c'est notre joueuse professionnelle. Ce petit cache-cache était bien sympathique. Bravo, tu les as tous rendus fou ! J'adore jouer au chat et à la sourie, dit-il avec une ironie méchante.
- J'ai une question : tu es toujours comme ça ? demandai-je.
- Comment, chérie ? Toujours aussi beau ? Oui, de la part d'un dieu, il ne faut pas s'attendre à autre cho...
- Toujours aussi con ? répliquai-je.
Cette fois, son rire était franc, il était hilare.
- Je ne comprends pas, commença-t-il, tu arrives dans nos vies et tout le monde est adorable avec toi alors que tu nous la mets à l'envers à la première occasion en tentant de te barrer. C'est plutôt moi qui devrait de demander ce qui se passe de louche dans ton petit cerveau !
Oula, il commençait vraiment à me courir sur le haricot ce mec.
- Attend deux minutes, si mon petit cerveau à bien compris, c'est bien à cause de toi que je suis ici non ? Ce n'est pas toi qui as réveillé mes pouvoir en posant tes sales mains sur moi dans cette boite pourrie ? ;
Un sourire se dessinât sur son visage et il s'avança vers moi. Il me prit le menton et s'approcha de mon visage. Il était tellement proche que je pouvais sentir son souffle me caresser les joues.
- Tu ne vas pas me dire que tu n'as pas aimé ? Voyons, ce n'est pas bien de mentir petite sourie...
Je ne pouvais plus bouger... Ses yeux étaient plongés dans les miens, ils agissaient sur moi comme un charme, un pouvoir magique.
- L'alcool est un monstre quand il agit sur l'homme, répondis-je à demi-voix.
Sa bouche vint se loger près de mon oreille et il murmura.
- Il ne fait que révéler les désirs enfouis au plus profond de notre être... Ce qu'on refuse de voir.
- J'ai toujours affrontés mes désirs droits dans les yeux, je ne me voile jamais la face, susurrai-je. J'attends des excuses pour tout ce que tu m'as fait. C'est toi qui as mis de la drogue dans mon verre l'autre soir ? C'est comme ça que tu dragues les filles ? Ce n'est pas joli joli !
Un jeu s'était installé entre nous. C'était au premier qui détournerais le regard.
- De quoi est-ce que tu parles ? (Il semblait qu'on pouvait apercevoir de la curiosité dans le bleu de ses iris). Tu avais juste trop bu, tu étais complètement saoule. Je n'ai pas besoin d'une quelconque drogue pour embrasser une fille ! Ce sont elles qui viennent frapper à ma porte.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire, ce qui as eu l'air de le contrarier.
- Jamais je ne m'excuserais, reprit-il. C'est plutôt toi qui me doit quelque chose pour t'avoir secouru après l'enlèvement de ton frère... Qu'est-ce que tu aurais fait ? Appeler la police ? Tellement naïve !
J'en avais marre de ces petites piques ! Je lui marchai sur le pied et le repoussai d'un coup. Pendant un instant, de la surprise se peint sur son visage, comme si ce geste était inattendu. Cette expression fut vite remplacée par un sourire narquois.
- La sourie mors on dirait, dit-il.
Il m'attrapa par les hanches et me plaqua contre le mur de la salle des archives.
- On peut peut-être négocier... J'accepte les payements en nature.
La baffe vola.
- Je ne suis pas une pute ! m'exclamais-je. Garde tes propositions insidieuses pour une autre de tes conquêtes faciles !
Il tituba sous l'effet du choc et me jeta un regard haineux.
- Ce n'est pas ce que tu disais l'autre nuit... lançât-t 'il.
Soudain, mon rêve de cette nuit me revint et le doute s'installa. De quelle nuit parlait-il ? De la soirée au Box ou... ? Anna avait mentionné qu'il pouvait lire dans les pensées...
- En tout cas, commençât-t 'il en tournant les talons, si jamais tu as besoin d'aide...
Il avait atteint la porte et se retourna pour me faire face :
- N'espère pas en avoir de ma part !
Et il sortit. Epuisée, je m'assis sur le sol et enfouis ma tête dans mes mains. Ce problème n'avait pas de solutions.
Je pris mon courage à deux mains pour aller déjeuner avec les membres du centre, comme je l'avais préconisé Peter. Les repas se déroulaient avec tous les habitants du complexe dans la grande bibliothèque : un endroit majestueux. De gigantesques étagères s'élevaient d'une part et d'autre de la salle, s'étalant sur deux étages. Au centre de la pièce, une table avait été dressée. Toute les places étaient occupées sauf deux, il y avait Peter, Artie, Anna, Dylan, Pol et une petite fille que je ne connaissais pas et qui ne devait pas avoir plus de cinq ans.
Il y avait des discussions dans tous les sens et la bonne humeur était au rendez-vous. Artie et Anna s'était lancé dans un débat animé, Dylan faisait des âneries pour faire rire la petite fille et Peter lisait un journal en buvant un verre de vin. Je décidai de m'installer sur une des chaises et le silence se fit d'un coup. Après un long moment, Artie se décida à prendre la parole :
- Hey ! Salut Cassandra, alors, la salle des archives ?
- Rien de concluant, il n'y a aucune trace de mon père, je commence à douter qu'il est été quelqu'un d'important un jour, pour moi il a toujours été un raté, répondis-je.
Peter sortit le nez de sa revue pour s'adresser à moi.
- Il faut du temps pour accepter certaine vérité mademoiselle Jenkins. Mais ne vous en fait pas, ça viendra.
- Si vous le dites...
J'allais demander s'il y avait des nouvelles de mon frère lorsque la porte de la bibliothèque s'ouvrit une nouvelle fois pour accueillir le dernier convive. Les têtes se tournèrent et le jeune titreur d'élite blond apparu. Le voir en vrai était complètement différent que de l'observer à travers une porte de placard. Il dégageait quelque chose de bizarre, d'effrayant et d'attirant en même temps. Un mélange d'amertume, d'autorité et de crainte. Sa présence sembla jeter un plus grand froid encore que la mienne. Anna se leva de table pour se diriger vers lui et déposer un baiser sur ses lèvres.
- Mon amour, dit-elle. Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu déjeuner avec nous !
Il la regarda dans les yeux, ils semblaient amoureux mais encore une fois, quelque chose clochait dans cette relation, un malaise se dégageait.
- Ou c'est vrai, j'ai eu du travail ces temps-ci, excuse-moi Anna. (Il se tourna vers Peter). J'ai fini la programmation du radar, il est prêt à être utilisé. Ah, et aussi, j'ai dit à tous les ingénieurs de rentrer chez eux, tu ne leur as pas accordé de pause depuis hier après-midi. Tu devrais faire attention, tu les épuises !
- Ils n'avait pas l'air de s'en plaindre, retorqua Peter, ils ne m'ont rien demandé...
- Tu es leur employeur, ils ne vont pas te demander une pause qui pourrait être retenu sur leur salaire, mais ça ne veut pas dire qu'ils n'en ont pas besoin... (Son regard se posa sur moi). C'est donc toi, la fameuse Cassandra Jenkins qui sème la zizanie au centre depuis hier soir...
Mais qui était-il ? Je croyais que c'était Peter qui dirigeait cet endroit...
- Excuse-moi mais qui es-tu exactement ? demandai-je.
Il vint s'assoir sur la chaise juste à côté d'Anna et commença à découper sa viande.
- Je suis Zachary, directeur du centre depuis ma naissance, Peter est mon tuteur et conseillé, j'espère qu'il n'a pas été trop dur avec toi, il peut être assez assommant.
- Depuis la naissance ? dis-je en imaginant un gosse à la tête d'une aussi grande organisation.
Peter pris une bouchée de petits poids et pris son temps pour me répondre.
- Oui, Zach est la réincarnation de notre bien aimé Zeus, dieu parmi les dieux. Depuis des générations, le centre est dirigé d'une main de fer par le dieu de la foudre. Mais lorsque le précédent réincarnant (c'est comme cela que nous appelons la descendance d'un Dieu) est mort, Zach, la nouvelle génération n'avait qu'une semaine. C'est alors tout naturellement, que moi, Poséidon, frère de Zeus, fut charger de son apprentissage et de diriger jusqu'à sa majorité. Il aura 18 ans dans quatre semaine et à ce moment-là, l'ensemble du monde mythique et les EPM seront à son unique commandement.
Je regardai Zach, il était de nouveau absorbé par Anna qui s'était lancé dans un discours que lui seul semblait comprendre. Tout dans son attitude aspirait au commandement mais il y avait encore chez lui une sorte de naïveté enfantine. On avait dû lui mettre énormément de pression depuis son enfance. Quel poids lourd à porter pour un jeune homme de 17 ans.
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