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• chapitre 6

Minho traîna les pieds jusqu'à la cuisine. La nuit avait été courte et compliquée. L'alcool était totalement redescendu et Jisung hantait ses pensées. La scène d'hier était-elle bien réelle ? Ou était-ce le fruit de son imagination ? Il n'arrivait plus à démêler le vrai du faux, et c'était assez perturbant. Il ne cessait de faire du remue-ménage dans son esprit, dans l'espoir d'avoir des réponses, mais il craignait de ne pas en obtenir. Devant un des placards, il lâcha un profond soupir et bascula ses cheveux vers l'arrière d'un geste brusque. Ces vacances s'annonçaient plus compliquées que prévu.

Il pensait déjà qu'elles ne seraient pas comme d'habitude avec la présence de Sujin et de son petit ami, mais c'était encore pire en réalité. Il n'avait pas prévu de tomber sous le charme de Jisung. Il n'avait pas prévu de tomber face à un jeune homme comme lui, si beau, et si différent de l'idée qu'il s'en faisait. Si Sujin avait ramené le parfait stéréotype du mec beau, riche, fils à papa, mais complètement idiot, il n'aurait jamais eu l'envie de le découvrir plus en profondeur. Là, c'était une catastrophe. Il ne connaissait pas Jisung, ça ne faisait même pas un jour qu'il était là et pourtant, il avait l'intime conviction qu'il n'était pas comme les autres. En tout cas, s'il cherchait à faire illusion, c'était réussi.

Après avoir débattu avec lui-même pendant plus de deux minutes, Minho décida d'emporter un paquet de biscuits secs. Il se dirigea vers la terrasse arrière quand il perçut la voix de son père, de sa belle-mère, mais aussi des deux tourtereaux. Il déglutit et prit son courage à deux mains. Il fallait bien y aller. Il n'allait pas rester enfermé dans la cuisine par peur de croiser Jisung. Il devait l'affronter. Ou plutôt affronter ses angoisses. Il passa la porte-fenêtre et tous les regards se tournèrent dans sa direction. Une désagréable chaleur grimpa en lui. Il salua tout le monde et, un sourire timide aux lèvres, il tira la chaise en bout de table. Il se retrouva avec Jisung à sa gauche, son père sur la droite.

— Bien dormi ? demanda Hyejin.

Il hocha la tête et ouvrit le paquet de biscuits pour en sortir un.

— Tu veux du jus d'orange ? Il est frais, je viens juste de le presser.

Il accepta. Il lui fallait bien ça pour se réveiller. Hyejin tenta de lui passer la carafe, mais il était un chouïa trop loin. Jisung l'attrapa et s'empressa de remplir son verre de moitié. D'une petite voix, Minho le remercia. Il n'arrivait pas à le regarder dans les yeux, pas après la scène de la salle de bain de la veille. Il était incapable d'oublier son aura intense qui lui remuait les entrailles. Il ne parvenait pas à chasser l'image de son torse nu, de ses cheveux humides et lâchés. L'odeur de sa peau halée, la forme de ses muscles tonifiés par la douche dont il venait de sortir. Son ventre se tordit et il se crispa sur sa chaise. C'était bien la réalité.

— Tu ne te sens pas bien ? demanda son père.

Minho releva la tête et cligna des yeux, la bouche entrouverte. Il ignorait ce qu'il pouvait trouver à lui répondre. Il ne savait pas lui-même comment il se sentait.

— Euh, je… Si, je suis juste mal réveillé.

— C'est ça de faire la fête jusqu'à pas d'heure, après on assume pas.

Sans le vouloir, il jeta un regard noir à Sujin. Cette dernière leva un sourcil et porta le mug de café à ses lèvres sans se détourner de lui.

— Et de boire de l'alcool quand on a encore du lait au bout de son nez, ajouta-t-elle.

— Tu as bu de l'alcool ? s'empressa de demander son père.

Le cœur de Minho s'emballa dangereusement et ses poings se serrèrent sous la table. Une sensation étrange était en train de l'envahir, un mélange d'adrénaline et de rage qu'il n'avait encore jamais ressenti auparavant. C'était nouveau, et c'était douloureux. Il n'aimait pas se retrouver là, face à tout le monde, acculé comme un animal sans défense. S'il avait pu se lever et quitter la table sans un mot, il l'aurait fait. Mais impossible. Il ne voulait pas que son père le sermonne davantage, et il avait envie de se montrer plus intelligent que Sujin. Il ne comprenait pas bien pourquoi elle prenait un malin plaisir à lui faire subir ça, peut-être une manière de se rendre intéressante devant Jisung.

— J'ai juste trempé mes lèvres dans la bière.

Il mentait, mais son père serait furieux de savoir qu'il avait bu. Sans doute un peu trop bu même. Il savait être raisonnable, mais il passait toujours pour un gamin. Tant qu'il ne serait pas majeur, il ne pourrait pas faire ce qu'il désirait.

— J'espère que tes amis du camping ne t'incitent pas à boire ou à fumer.

Sujin pouffa de rire et but une autre gorgée de café. Minho se mordit la langue, soucieux de ne pas craquer face à son comportement puéril.

— Tu connais Chan depuis longtemps, et t'as toujours dit que c'était un gars bien.

— Je sais, mais on peut toujours avoir des surprises.

— Il vient tous les ans à la villa, et les autres aussi passent du temps ici.

L'homme se contenta d'acquiescer, comme s'il ne voulait simplement pas contrarier son fils. Minho ne comprenait plus rien. Il avait toujours invité ses amis chez lui, que ce soit pour profiter de la piscine ou pour dormir. Son père savait qui ils étaient, ce qu'ils faisaient, il n'avait jamais rien dit de mal à leur sujet. Pourquoi se méfiait-il d'un seul coup ?

— Chan drague tout ce qui bouge. Peut-être que ton père a peur que tu deviennes comme lui.

Minho se retint de soupirer. Tout le monde en avait après lui ce matin, et Sujin se montrait un peu trop à l'aise à son goût. Elle voulait impressionner la galerie en l'embarrassant, mais personne ne réagissait. Il tentait de se contenir pour ne pas lui donner l'importance qu'elle cherchait à obtenir. C'était compliqué de ne pas craquer.

— Ça risque pas d'arriver. Je suis pas comme ça, moi, marmonna-t-il.

— Tu as raison, on ne joue pas avec le cœur des filles, répondit Hyejin. D'ailleurs, on ne joue avec les sentiments de personne.

Cette fois, Minho se sentit soutenu. Il leva les yeux vers sa belle-mère et lui adressa un petit sourire. Il pouvait au moins compter sur elle, et ça lui faisait chaud au cœur.

— C'est vrai que c'est pas très beau comme comportement.

Il ne put s'empêcher de se figer dès l'instant où la voix de Jisung retentit. Il tourna la tête dans sa direction et, pour la première fois depuis qu'il était installé à cette table, il croisa son regard. Ses cheveux relevés en un chignon mal fait, son sourire amusé, ses pommettes arrondies, ses yeux profonds et pétillants… Minho ne sut pas comment réagir. Il avait envie de comprendre un sous-entendu de sa part, peut-être une façon de lancer une remarque à Sujin, mais il balaya très vite cette hypothèse. Non, Jisung n'oserait pas faire ça devant tout le monde. Et puis, il n'allait pas remettre en cause l'intérêt qu'il portait à sa petite amie juste pour une phrase.

Il décida de ne rien dire et continua son petit-déjeuner. Sujin se leva, Jisung suivit de quelques secondes, puis ce fut au tour de son père et de Hyejin de quitter la table. Il se retrouva seul face à ses trop nombreuses questions. L'ambiance à la villa n'était pas comme d'habitude. Elle était lourde, écrasante, comme si quelque chose planait sur eux. Sur lui. Tout était étrange, il ne reconnaissait plus cet endroit autrefois si convivial et chaleureux. Aujourd'hui, il était austère, froid, presque hostile. Il termina le biscuit qu'il venait d'extirper du paquet et but le reste de son jus d'orange avant de partir à son tour. Il ramena ce qui restait dans la cuisine.

— Excuse ton père, lança Hyejin lorsqu'il s'approcha de l'évier pour rincer son verre. Il est anormalement tendu.

— J'ai cru comprendre…

— Je ne sais pas pourquoi, il se met la pression parce que Sujin a ramené son petit ami.

Minho haussa les épaules. Il l'avait bien compris, mais ce qu'il ne saisissait pas était pour quelle raison il avait ce comportement.

— Pourtant, je lui ai demandé plusieurs fois s'il était sûr que ça ne le dérangeait pas.

— Il a jamais été comme ça. On dirait qu'il veut absolument que tout soit parfait.

La femme acquiesça.

— C'est ça ! Alors peut-être que ce n'est pas à cause de Jisung. Peut-être qu'il y autre chose, mais je t'avoue qu'il est un peu pénible.

Un rire s'éleva dans la cuisine, Minho aimait le franc-parler de sa belle-mère. Elle n'avait jamais été du genre à mâcher ses mots et si elle avait quelque chose à dire, elle n'hésitait pas. Certes, elle le faisait toujours avec beaucoup de diplomatie, mais elle était honnête.

— Ne le prends pas pour toi s'il te fait une quelconque remarque, il est comme ça avec moi aussi.

— Je pense que je vais vite fuir la villa avant que quelque chose me tombe sur la tête, s'amusa-t-il.

— Peut-être que ce serait mieux, en effet. En tout cas, tu sais que je suis là si tu as besoin de parler.

Il la remercia et l'aida à terminer la vaisselle. Hyejin était un peu la figure maternelle qu'il n'avait plus. Elle était gentille et tendre à son égard, un total contraste avec sa mère qui était devenue inexistante. Avec sa nouvelle vie idyllique, il y avait peu de place pour un moment ensemble. D'ailleurs, il se demandait si elle se souvenait qu'elle avait un fils. Elle était sans doute trop occupée à voyager et à vivre un rêve éveillé. Son cœur se serrait à chaque fois qu'il pensait à elle. Elle n'était plus présente dans sa vie. Un message de temps en temps, autant dire tous les six mois, et elle devait s'imaginer que c'était assez. Heureusement, Minho avait appris à trouver du réconfort ailleurs. Auprès de Hyejin, auprès de ses amis. Son père, c'était encore différent. Ils ne parlaient pas de sentiments, ils ne parlaient pas de leurs états d'âme. C'était trop intime, presque tabou.

Il quitta la cuisine et se dirigea vers sa chambre. Il voulait prendre une douche et enfiler quelque chose d'autre que ce qui lui servait de pyjama. Après ça, il irait probablement dans le bureau à la recherche d'un livre à dévorer pour faire passer le temps. La porte qui menait à l'autre partie du couloir était ouverte et, de là où il était, il pouvait entendre la voix de Sujin. Jisung et elle devaient se trouver dans leur chambre. Il s'arrêta et, piqué par la curiosité, tendit l'oreille.

— Tu sais très bien que ce que t'as dit était visé !

Minho fronça les sourcils.

— Non, c'était pour appuyer ce qu'avait dit ta mère.

— Bien sûr, prends-moi pour une idiote en plus !

Il entendit un soupir de la part de Jisung, puis un silence s'installa. Il resta immobile quelques secondes, prêt à continuer son chemin, lorsque la voix de Sujin s'éleva à nouveau.

— Tu l'as dit pour moi, c'est ça ?

Nouveau soupir.

— Non ! Arrête de penser que tu es le centre du monde. Ou de mon monde.

— Je te demande juste d'être un peu plus sympa avec moi. Si tu commences à te comporter comme ça devant les autres, à me lancer des piques, ça sera quoi la prochaine étape ?

— Rien du tout. Je te l'ai déjà dit dix fois, ça n'était pas envers toi.

— Bizarrement, j'ai beaucoup de mal à te croire. On parle de jouer avec les sentiments des gens et tu te permets de faire une remarque sur « ce genre de comportement ». Et puis déjà, je t'ai dit de pas parler à ce gamin, il a rien d'intéressant.

La mâchoire de Minho se contracta si fort qu'il en grinça des dents. Il n'avait aucune envie d'en entendre davantage, il préféra tourner les talons plutôt que de devoir affronter la réponse de Jisung. La douche attendrait. Il se dirigea vers le bureau d'un pas lourd, le cerveau en ébullition et le cœur meurtri. Il n'était qu'un gamin inintéressant aux yeux de Sujin, il en avait déjà conscience avant même qu'elle n'ait à le dire. Cependant, savoir qu'elle avait osé avancer cet élément devant Jisung et que ce n'était pas la première fois, ça lui provoquait un petit pincement désagréable.

Il arriva devant le bureau et en poussa la porte. Son regard s'attarda sur les différents livres entreposés dans la grande bibliothèque. Il jeta un coup d'œil au piano, il ne manquerait pas d'en jouer un peu quand il aurait l'occasion. Et quand il serait seul.

— Tu cherches quelque chose ?

Il sursauta, son père venait de pénétrer dans la pièce et d'en refermer la porte.

— Je voulais lire, dit-il en pointant les ouvrages de son index.

— Je peux te parler cinq minutes ?

Minho déglutit et accepta. Son père se positionna à ses côtés et parcourut à son tour les étagères.

— Tu sais déjà ce que je pense de l'alcool, Minho.

— Papa, je sais. Mais je fais rien de mal et je fais attention.

— Je n'ai pas envie que tu te laisses influencer et qu'on pense que tu es un garçon peu fréquentable.

— Qui penserait ça ? Sujin ? Jisung ? C'est ça qui te dérange ?

L'homme souffla un bon coup.

— J'aimerais que tu comprennes que bientôt, tu entreras à l'université et que ce sera bien plus de responsabilités. Je ne dis pas que tu n'es pas déjà responsable, mais il faudra faire davantage attention à toi. Il ne sera pas question d'aller à des soirées et de t'amuser au détriment de tes études.

— Je veux juste profiter un peu des vacances et voir mes amis, je fais rien de mal.

— Je m'inquiète pour toi.

Minho fronça les sourcils et osa enfin regarder son père. C'était bien la première fois qu'il l'entendait prononcer ces mots. Il s'inquiétait ? Alors pourquoi était-il si dur envers lui ? Il aurait dû se soucier de son bien-être avant tout, pas seulement de ses notes ou de ses études.

— Ne t'inquiète pas pour moi, ça sert à rien.

— Je n'ai pas le choix. Je sais que beaucoup de choses ont changé, et j'ai l'impression que tu te renfermes de plus en plus sur toi-même. Ça me fait peur pour l'avenir. J'ai peur que tu te laisses entraîner par d'autres qui pourraient t'offrir une certaine liberté.

— Je suis pas un mouton.

L'homme afficha un mince sourire et posa une main sur l'épaule de son fils.

— Vraiment papa, je vais pas faire de conneries ou gâcher mes études. Je comprends même pas comment tu arrives à penser ça de moi. Tu sais bien que j'ai pas vraiment d'amis au lycée, je demande jamais pour sortir et je passe mon temps dans ma chambre.

— Je sais, mais justement ça me fait peur. J'ai peur que l'université te fasse tout l'effet inverse. Même si ça me ferait plaisir que tu trouves une petite amie avec qui ce serait du sérieux, rit-il.

Minho retint une grimace. Il ne ramènerait certainement pas une fille à la maison. Un garçon non plus en fait. Son père pouvait toujours attendre, ça n'arriverait pas de si tôt. Il n'avait aucune idée de ce qu'il penserait de lui s'il osait avouer que les hommes l'attiraient. Et ça le terrifiait.

— Au fait, j'avais un service à te demander.

Une sensation de déjà vu. Minho plissa les yeux.

— Ce serait bien si cet après-midi tu partais en vélo avec Sujin et Jisung pour leur faire visiter le village ? Vous pourriez manger une glace aussi.

Minho crut bien que son cœur s'était arrêté. Pourquoi devait-il s'occuper de ça ? Sujin était assez grande pour partir toute seule avec son petit ami, il n'avait pas envie d'être la cinquième roue du carrosse. Et surtout pas après la discussion qu'il avait entendue plus tôt. Il n'était qu'un gamin de toute façon. Il n'allait pas jouer les guides pour deux adultes responsables. De plus, Sujin connaissait déjà le village, elle pouvait se débrouiller sans lui.

— Je prévoyais de lire à l'ombre. Sujin peut y aller avec Jisung, ils ont pas besoin de moi.

— Hm, je sais. Mais j'aimerais bien que tu fasses un peu connaissance avec lui. Il a l'air gentil et peut-être que le courant passera bien entre vous. Et qui sait, il peut te donner des conseils pour l'université.

Minho marmonna dans sa barbe. S'il voulait des conseils, il n'avait qu'à demander à ses véritables amis qui, eux, se souciaient réellement de lui. Pas à un simple inconnu.

— J'ai vraiment pas envie… avoua-t-il.

— S'il te plaît, j'aimerais qu'il se sente accepté parmi nous. Ça ne doit pas être facile d'arriver là comme une pièce rapportée.

Comme s'il devait s'en soucier ! Ce n'était pas son problème, et puis Jisung avait l'air de parfaitement s'intégrer. Il ne montrait aucun signe de gêne en leur présence et même la veille, dans la salle de bain, il lui avait paru très à l'aise.

La salle de bain. Minho sentit ses joues brûler en y repensant. Jisung était totalement son type d'homme, il ne pouvait pas le nier. Et peut-être que dans le fond, il avait envie d'apprendre à le connaître, de voir ce qu'il cachait, de découvrir qui il était réellement. Et pour cela, il devrait supporter Sujin.  Est-ce que le jeu en valait la chandelle ? Il l'ignorait, mais il le saurait seulement s'il osait se jeter à l'eau.

— C'est d'accord. Mais je retourne voir mes amis ce soir.

— Pas de souci. Merci Minho.

•••

À bientôt pour la suite 😘💜

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