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• chapitre 1

Minho se laissa tomber sur son lit. Il venait de déballer sa valise pour tout ranger dans la vieille armoire en bois qui prenait une place phénoménale dans sa chambre. La décoration était un peu désuète, elle n'avait jamais changé depuis qu'il venait là, depuis sa plus tendre enfance. Il ne s'en plaignait pas, même s'il appréciait les choses un peu plus modernes. En réalité, ce qui comptait étaient les moments en famille et entre amis. Et puis, il aimait cette chambre dans laquelle il venait depuis tant d'années. Elle le rendait nostalgique, il avait beaucoup de souvenirs dans cette pièce vieillotte qui avait une odeur de vieux livres et de bois fraîchement travaillé. Il avait la chance d'avoir un grand espace pour lui seul, avec une salle de bain et un accès au grenier.

Il en avait passé des soirées avec ses amis, à rire et à discuter de leurs expériences amoureuses. Enfin, il était plutôt celui qui se plaignait dans le lot, et pas celui qui racontait des anecdotes croustillantes. Mais il aimait écouter les autres, même s'il avait très envie de vivre la même chose et que cela le rongeait à petit feu.

Il observa le plafond défraîchi et lâcha un soupir. Même Sujin avait trouvé l'amour. Ou tout du moins, elle avait la chance d'avoir des petits amis, pas comme lui. Peut-être était-ce son caractère qui ne plaisait pas ; il était plutôt timide, pas très franc, et il avait beaucoup de difficulté à aller vers les autres. Il ne se trouvait pas très intéressant, car à part la lecture et le piano, il n'avait pas vraiment d'autres centres d'intérêt. Il savait s'amuser quand il était avec ses amis — ils l'entrainaient dans leurs bêtises —, mais s'il se retrouvait soudain en compagnie d'inconnus, il se comportait comme un petit animal perdu et se renfermait naturellement sur lui-même. Et puis, il ne s'aimait pas trop non plus physiquement. Alors comment quelqu'un d'autre pouvait l'aimer ?

Un nouveau soupir lui échappa. Il aurait tant souhaité être aussi extraverti que Sujin, sans se soucier du regard des autres pour vivre sa vie d'adolescent. Il aurait dix-neuf ans en octobre, il irait à l'université bientôt, et ça le terrifiait. Il ne se sentait pas prêt pour ça, parce qu'il avait l'impression de ne pas être encore suffisamment fort pour affronter cette vie-là. Dans un sens, il enviait Sujin autant qu'il ne l'aimait pas. D'un côté, elle était toujours en train d'en faire trop et ça l'agaçait, mais d'un autre elle était toujours entourée. Il se tourna sur le flanc et posa les yeux sur la porte en face de la sienne. Demain, il ne serait plus aussi tranquille puisque la jeune femme avait sa chambre juste là, desservie par le même couloir que lui. Il n'était pas sûr de réussir à la supporter pendant un mois entier. Ça allait être long. Très long.

La sonnerie de son téléphone retentit pour annoncer l'arrivée d'un message. Il l'attrapa et consulta la notification, il s'agissait de Chan. Il lui demandait s'il était bien arrivé et s'il avait envie de passer le voir au camping. Minho sourit. Il se redressa, passa une main dans ses cheveux noirs pour les replacer vers l'arrière, puis pris le temps de lui répondre. Même s'il ne lui avait pas demandé, il y serait allé sans tarder. Il avait hâte de le revoir, malgré ce qui avait pu se passer entre eux.

— Minho ?

Il sursauta à la voix de son père résonnant dans le grand couloir. Portable à la main, il se leva pour venir à sa rencontre.

— Tu veux bien m'aider à gonfler les matelas pour la piscine ? Hyejin est partie dans le village faire quelques courses pour ce soir.

— Hm oui, j'arrive.

L'homme le remercia tout en lui décochant un sourire satisfait.

— Je t'attends dehors alors. Mets quelque chose de plus léger, il fait très chaud.

Minho acquiesça et retourna dans sa chambre pour se changer. Il enfila un autre haut sans manches et un short en coton bleu marine. Il prit à nouveau quelques secondes pour répondre aux messages de Chan, il viendrait le voir dès qu'il en aurait terminé avec ces foutus matelas.

Sandales aux pieds, il rejoignit son père au niveau de la piscine et s'arma d'un des gonfleurs. L'atmosphère était étrange, toujours lourde lorsqu'ils ne se retrouvaient que tous les deux. Depuis que ses parents avaient divorcé, il vivait avec lui, parce qu'il n'avait pas vraiment eu le choix. Sa mère était partie avec un autre homme et n'avait pas vraiment eu envie de s'encombrer d'un enfant. Elle voulait vivre sa vie, voyager, profiter, sans avoir de contraintes. Son nouveau mari était riche, très riche, et à défaut d'avoir de l'affection, Minho recevait de l'argent tous les mois sur son compte bancaire. Il n'était plus proche de sa mère, et pas beaucoup plus de son père. Ils ne parlaient jamais de ce qu'ils ressentaient, ils étaient peut-être trop pudiques pour ça. Ils avaient du mal à communiquer, car Minho n'était pas le genre d'enfant qui se confiait facilement à une figure d'autorité.

Et puis, il avait toujours peur que la discussion dévie sur autre chose. Son père — et même toute sa famille — aimait le taquiner au sujet d'une éventuelle petite amie, jugeant qu'il était peut-être temps qu'il s'intéresse aux filles. Mais ce n'était pas ce que lui désirait. Il aimait les garçons, et c'était tout.

— Tu vas sortir après ?

Minho releva la tête de sa tâche.

— Oui, Chan voulait me voir.

— Il ne travaille pas ?

— Si, mais il a bientôt terminé pour aujourd'hui, ses parents lui ont laissé le reste de l'après-midi puisqu'ils savaient que j'arrivais.

— Si tu veux, il n'a qu'à manger à la maison, ça fait un bail que je ne l'aie pas vu.

Minho esquissa un sourire tout en haussant les épaules. Sans un mot, il continua ce qu'il était en train de faire. Il savait bien que son père tentait de lui faire plaisir en invitant son ami, mais il avait aussi l'impression qu'il essayait constamment de se racheter auprès de lui.

— Je sais que ça ne te plaît pas, reprit-il d'un seul coup.

— Quoi ? demanda Minho, les sourcils froncés.

— De devoir accueillir Sujin et son copain.

Une fois de plus, il haussa les épaules. Que pouvait-il répondre ? Il n'était pas assez franc pour dire la vérité à son père, il avait peur qu'il se vexe.

— Tu sais, tu n'es pas obligé de lui parler si tu n'en as pas envie mais s'il te plaît, essaye d'être un minimum sociable.

Minho expira lentement par le nez. Sociable ? Ça allait être vraiment compliqué. Il ne parlait déjà pas avec Sujin, alors s'il croyait qu'il allait faire ami-ami avec son mec, il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Il voyait déjà arriver le stéréotype parfait du Ken en plastique, avec les cheveux gominés et des bras si gros qu'il pouvait à peine les lever. Et surtout, un petit pois à la place du cerveau. Il savait que ce n'était pas bien d'avoir des préjugés, mais il ne pouvait s'empêcher d'imaginer la jeune femme avec ce genre d'homme canon, mais complètement stupide. Et ce n'était pas du tout le genre de personne qu'il aimait côtoyer.

— Je vais faire de mon mieux.

C'était un mensonge, ou pas tout à fait. Son mieux était sans doute d'être juste poli et décent, ça s'arrêtait là. Et il espérait que ce serait suffisant aux yeux de son père.

Il déglutit et continua à gonfler les matelas. Quand il eut enfin terminé, il demanda s'il pouvait partir.

— Tu rentres avant vingt heures, d'accord ? Et n'oublie pas de proposer à Chan pour ce soir.

Minho fit un petit signe de tête pour acquiescer, puis il rejoignit sa salle de bain afin de se passer un peu d'eau sur le visage. Il s'observa dans le miroir, il avait eu une nouvelle poussée d'acné. Quand tout ça allait enfin être terminé ? Il avait parfois des airs d'adolescent prépubère, et ça jouait sur son moral et sur la confiance qu'il avait en lui. Ses amis avaient tous plus ou moins son âge et pourtant, il avait l'impression qu'ils en avaient déjà fini avec les désagréments de l'adolescence. Il ignorait si ça devait le rassurer ou l'inquiéter. Il se sentait parfois largué, à la traîne. Il n'avait qu'à se rendre sur le group-chat qu'ils partageaient pour se rendre compte du décalage qu'il y avait entre eux.

Ils avaient tous déjà eu au moins une petite copine ou un petit copain, certains étaient en couple à l'heure actuelle, alors les voir discuter d'amour ou de sexe, ça pouvait parfois le blesser. Il ne leur disait pas, car ils avaient le droit de se réjouir, mais il était peiné d'être celui qui avait une expérience au ras de pâquerettes. Il en fallait bien un, et c'était tombé sur lui.

Quelle chance...

Il roula des yeux et se détourna du miroir. Il en avait assez de se voir, et se morfondre ainsi ne l'encourageait absolument pas. Pour une fois, il allait essayer de penser positivement. Ça n'allait pas être simple, mais il voulait au moins tenter. Il reprit son portable, le glissa dans son sac banane, puis quitta la maison par la porte de devant. Il se rendit sous le carport, là où son père avait rangé les vélos, et il extirpa le sien de derrière les autres. Un petit coup de chiffon, quelques vérifications, et il pouvait se mettre en route. 

***

Le camping se trouvait un peu plus bas, il aurait bien pu y aller à pied puisqu'il n'y avait qu'une dizaine de minutes de trajet, mais il ne savait pas si Chan aurait envie d'aller dans le centre du village pour manger une glace. Dans le doute, il préférait prendre son vélo. Il arriva devant le grand bâtiment en bois à l'entrée et descendit de vélo pour passer l'arche portant le nom du lieu. Son cœur se mit à battre plus fort. Il était venu là tant de fois, il connaissait l'endroit comme sa poche, alors pourquoi se mettait-il dans des états pareils ? Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et laissa son deux roues sur un emplacement qui lui était destiné.

— Hey ! Minho !

Il tourna la tête sur la droite et aperçut Chan au loin qui lui faisait de grands signes. Ses boucles brunes rebondissaient légèrement au gré de ses pas rapides et enjoués, et un large sourire prenait place sur son visage bronzé. Aussitôt, Minho se sentit rempli d'un sentiment agréable. Une fois face à face, Chan le serra dans ses bras avant de lui ébouriffer les cheveux.

— Putain, tu m'as manqué !

— Toi aussi, répondit Minho d'une voix cassée.

Chan se mit à rire et lui asséna une tape sur le bras.

— Allez, c'est bon, arrête de faire des manières, je t'ai dit qu'il y avait aucun problème.

— Je sais mais…

— On en parle plus, d'accord ?

Chan lui présenta une main que Minho serra avant de se retrouver une nouvelle fois attiré dans ses bras. C'était étrange de s'enlacer après ce qu'ils avaient vécu une année auparavant. Ils avaient essayé, et ça n'avait pas fonctionné. Chan était du genre à vivre au jour le jour, alors il n'était pas perturbé par leur courte histoire d'un été et la pseudo séparation qui s'en était suivie. Minho avait plus de difficulté à oublier — même s'il faisait tout pour. Ils ne s'étaient pas revus depuis, et il avait peur que ce soit différent.

Ils finirent par se détacher l'un de l'autre pour marcher jusqu'aux abords de la plage. Les parents de Chan étaient les gérants d'un grand camping très prisé dans le coin, et il travaillait là l'été pour se faire un peu d'argent. Il avait deux ans de plus que Minho, mais tellement de maturité que c'en était déconcertant parfois. Il était son opposé, il avait le contact facile et ça plaisait beaucoup aux filles. Chan était peut-être un peu grossier et rentre-dedans, il savait aussi être sensible et doux. Minho le savait, et c'était ce qu'il aimait chez lui. Il trouvait toujours les paroles justes, même s'il ne mâchait pas ses mots. Il avait toujours un geste tendre, et d'autant plus avec lui.

Leur relation était spéciale, ils étaient amis, mais pas comme avec les autres jeunes hommes de leur groupe. Avec Minho, Chan se transformait en véritable chiot affectueux. Pas comme un petit ami, mais pas comme un simple ami non plus. Et c'était sans doute pour ça que la situation de l'année précédente rendait leur lien un peu plus étrange. Avoir été un semblant de couple pendant deux semaines n'avait pas changé grand-chose, si ce n'était que leurs attentions l'un envers l'autre avaient été plus poussées. Mais Minho n'avait pas de sentiments romantiques pour Chan, et c'était bien là le problème. Il ne se projetait pas avec lui. Il n'avait aucune envie de vivre une vie de couple avec lui. Il l'aimait beaucoup, mais pas de cette manière. Et c'était pour cela que l'embrasser ne lui avait pas du tout plu.

Il voulait quelqu'un d'autre. Quelqu'un dont il pourrait réellement tomber amoureux.

Après avoir marché un peu, ils prirent place sur un gros rocher. Plus loin, les vagues venaient caresser le sable, et Minho se laissa hypnotiser par celles-ci. Il aimait cette ambiance, cette chaleur agréable et la petite brise qui faisait virevolter ses cheveux. Ça l'apaisait d'être là, avec une personne qu'il appréciait, qui le comprenait et qui ne le jugeait pas.

— Au fait, ma mère a proposé que tu restes dîner, y a une soirée au camping alors je me suis dit que je pouvais t'en parler.

— Mon père a proposé que tu viennes manger.

Chan pouffa de rire.

— Comme tu veux. Je sais que t'aimes pas trop la foule, donc si tu préfères qu'on soit tranquilles chez toi, ça me va.

— Hm, je préfère oui.

— Sujin est pas encore arrivée ?

Minho le dévisagea, les sourcils froncés si fort que ses yeux auraient pu disparaitre.

— Hé, calmos Ramoloss, c'était juste une question !

— Elle arrive demain, et avec son copain, répondit Minho en appuyant bien sur le dernier mot.

— Oh, elle a un mec, je vois. J'espère qu'il sera cool avec toi, histoire que l'ambiance soit pas trop tendue.

Un lourd soupir échappa à Minho et ses épaules s'affaissèrent.

— Elle va encore nous ramener le mannequin du coin, un fils à papa qu'elle aime juste pour son fric. Et avec un cerveau aussi petit que ça.

Il fit un minuscule écart entre son index et son pouce, Chan rit.

— Ou alors un gars tout à fait normal et super gentil, avec qui tu t'entendras bien.

Minho voulait être positif, mais c'était plus facile à dire qu'à mettre en pratique. Quand il était question de Sujin, il voyait tout en noir, alors il ne rêvait pas trop non plus. Il allait se concentrer sur sa bande d'amis, et c'était déjà bien assez.

— Au fait, les autres arrivent quand ?

— Demain pour la plupart. Jeongin est parti chez sa grand-mère à Busan, il revient dans deux jours. Faudra qu'on se prépare une soirée tous ensemble pour fêter nos retrouvailles.

— Oui. C'était long d'attendre un an pour revenir. Y'a tellement de choses qui ont changé pour les autres…

Chan sourit et lui caressa le dos. Ils grandissaient tous, à des rythmes différents, mais Minho se sentait toujours bon dernier. Certains avaient une copine, ou un copain. Ils assumaient qui ils étaient, qui ils aimaient, alors que lui avait parfois envie de se cacher dans un trou de souris pour ne plus en sortir. Il savait qu'il avait beaucoup de choses à régler dans sa vie avant d'être en mesure de se sentir bien, et cette fois, peut-être allait-il enfin se laisser une chance.

— T'es une personne merveilleuse Minho, tu mérites vraiment d'être heureux.

— Tu dis ça parce que t'es mon pote. Ou parce que tu veux encore me pécho.

Chan fut obligé de rire. C'était lui qui avait cherché Minho l'année dernière, après lui avoir fait maintes propositions juste « pour plaisanter ».

— Je dis ça parce que c'est la vérité. Et je me suis fait à l'idée que j'étais pas quelqu'un pour toi. Je suis trop volage, et toi t'es pas amoureux, ça aurait jamais pu marcher entre nous.

— Oui, ça j'en ai aucun doute, s'amusa-t-il.

— Mais je suis sûr que tu trouveras. Tu verras, il tombera au moment où tu t'y attends le moins.

— Alors ça devrait pas tarder, parce que je peux t'assurer que là, j'ai plus aucun espoir.

Minho appuya les mains derrière lui et observa le soleil à l'horizon. Un jour peut-être, rencontrerait-il celui qui lui ferait tourner la tête.

•••

Hello !
Premier chapitre de Summer, j'espère qu'il vous a plu 😊
Vous avez hâte de faire la rencontre de Jisung ?
À très vite 💜

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