🏵️ chapitre 5
Chan patientait sagement devant le magasin de bonbons. Il observait les alentours, à l’affut du moindre signe de vie de la part de Minho. Il était impatient de le voir apparaître dans son champ de vision, de voir son sourire chaleureux et joueur. Felix ne devait pas tarder à le rejoindre, il était allé récupérer Dario au kiosque à boissons car il devait bientôt terminer son service. Il n’était pas certain de rester avec son cousin toute la soirée, son camarade de fac lui avait suggéré de passer un peu de temps au Boardwalk pour profiter de l’ambiance festive et des attractions. Chan était heureux pour lui, cela prouvait que Dario était peut-être intéressé s’il préférait qu’ils aient un moment rien que tous les deux. En tout cas, il était sûr que Felix était en bonne voie pour pouvoir avouer ce qu’il ressentait.
Il bascula la tête en arrière et fit craquer ses cervicales. La cession de surf d’aujourd’hui l’avait épuisé, et il n’aspirait qu’à se détendre en bonne compagnie. Et pourquoi pas finir la nuit dans le van de sa récente rencontre. Il n’allait pas lacher Minho de si tôt. Il était encore là pour deux semaines, et il comptait bien s’amuser avec ce dernier s’il était d’accord. Le courant passait bien, ils étaient attirés l’un par l’autre, ils pouvaient bien se permettre de prendre du bon temps. Cependant, Minho lui avait paru étrange lorsqu’ils s’étaient croisés dans l’après-midi. Il s’était braqué lorsqu’il avait mentionné le fait d’avoir surfé. Minho était passé du jeune homme enjoué au jeune homme fermé. D’un seul coup. Et Chan ne comprenait pas ce qui avait pu le refroidir autant. Une mauvaise expérience ? Un ex petit ami surfeur qui l’aurait blessé ? Il n’en savait rien, et il n’oserait en aucun cas lui poser la question. Il ne voulait pas raviver de douloureux souvenirs.
Ce soir, ils allaient s’amuser, et c’était tout ce qui comptait.
— Ton pote le hippie est pas encore là ?
Chan revint à lui en entendant la voix grave de Felix. Il secoua négativement la tête avant de poser les yeux sur Dario, il avait un petit sourire aux lèvres qui ne trompait pas. Il était on ne peut plus heureux d’être là.
— Tu crois qu’il va venir ?
Il l’espérait.
— Il va pas tarder je pense, il est seulement vingt heures cinq, dit-il en regardant sa montre. Il est sans doute en retard, ce serait pas surprenant.
Felix lui asséna une petite tape dans le dos. Chan essayait de se convaincre, il ne voulait surtout pas imaginer que Minho ait pu lui poser un lapin. Après tout, c’était un électron libre, qui se laissait vivre sans se prendre la tête, tout à fait le genre de jeune homme à arriver en retard à un rendez-vous. Ça n’avait rien d’inquiétant. Il tourna la tête vers la gauche, puis à droite, et son visage s’illumina de joie quand il l’aperçut. Impossible de le louper avec cette chemise bariolée et son gros tote bag aux écritures arc-en-ciel.
Tout en avançant, Minho leur adressa de grands signes, le bras levé dans les airs. Chan le détailla des pieds à la tête, et il remarqua qu’il ne portait pas de chaussures. Ce simple élément le fit rire, mais il n’était pas surpris. Après tout, ça faisait partie de son personnage un peu farfelu et je-m’en-foutiste sur les bords.
— Salut beau gosse, lança Minho une fois arrivé à son niveau.
Il jeta un bref regard à Felix et lui décocha un clin d’œil.
— Je vois que t’as ramené des invités.
— Oui, j’me suis dit que ce serait sympa si Felix pouvait venir. Et je te présente Dario, un de ses potes de fac.
Minho l’analysa tout en hochant lentement la tête.
— Cool, un pote c’est ça ?
Il lâcha un rire et s’en détourna. Chan n’eut pas de mal à constater que les joues de son cousin avaient viré au rouge, alors il chercha à changer de conversation.
— Ton sac à l’air super lourd.
— J’ai ramené des bières.
— Tu veux que je te le porte ?
— T’es con, s’amusa Minho. J’peux le porter, j’suis pas une mauviette. Allez, on va rejoindre les autres.
Minho fit signe de le suivre. Ils marchèrent quelques minutes avant de se retrouver dans un groupe d’une vingtaine de personnes, installées sur le sable. Chan en reconnut quelques-unes qui étaient déjà présentes à Corcoran Beach, et ces dernières le saluèrent d’un signe de la main. La guitare était toujours de sortie, et les chants ne tardèrent pas à se caler sur la mélodie. Ils prirent place et se servirent des bières.
Une bonne heure s’écoula, durant laquelle Minho fit un peu le tour du groupe pour discuter avec tout le monde. Chan en fit tout autant ; les gens présents étaient avenants et sympathiques et il était facile de s’intégrer. Il n’avait pas vu d’inconvénients à ce que Felix et Dario s’éclipsent, ils avaient envie d’aller au parc d’attractions.
L’ambiance était joviale, et certaines personnes étaient plus éméchées que d’autres. Minho avait allumé un joint et, quand il ne chantait pas, il tirait dessus pour ensuite laisser la fumée s’élever dans l’air. Il était dans son élément, totalement à l’aise. Il discutait avec ses amis et les prenait par les épaules pour les inciter à danser en rythme avec la musique. Il riait aux éclats, comme si rien n’existait autour de lui. Son sourire était radieux, il avait l’air heureux, mais son comportement décontenançait Chan. Il observait la scène d’un œil perplexe, et il s’en trouva un peu vexé. Finalement, il avait l’impression de faire partie du décor. Minho ne lui avait même pas accordé une seconde d’attention depuis qu’ils avaient rejoint le groupe. Après tout, il était venu là pour lui, et même si les autres étaient bien gentils, ce n’était pas eux qui l’intéressaient.
L’embarras s’installa peu à peu, jusqu’à ce que Chan commence à se laisser envahir par un sentiment de déception, et peut-être de colère aussi. Il ne comprenait plus ce jeune homme qui lui avait fait du rentre-dedans et qui, maintenant, était presque en train de l’ignorer. Il ne voulait pas le montrer, alors il buvait et essayait d’avoir des conversations intéressantes avec ses amis d’un soir. Ce n’était pas très convaincant. Son regard bifurquait toujours vers Minho. Il finit par se rendre compte que ce dernier s’était un peu éloigné. Il s’était installé face à la mer, les genoux ramenés contre son torse, un nouveau joint calé entre ses lèvres. Son sourire s’était effacé et son regard était perdu dans le vide. Chan se leva, abandonnant celui avec qui il était en train de discuter.
Il prit place à côté de Minho et délicatement, ôta la roulée de sa bouche pour en prendre une aspiration. Il la garda en main et asséna un petit coup d’épaule à son camarade.
— Tu t’amuses plus ?
La réponse ne fut qu’un son de gorge, rien de plus. Pas un mot, pas un regard. Sa réaction était anormale, et Chan se souciait de plus en plus de son état.
— Y’a un truc qui va pas ?
Minho lui reprit son joint pour tirer dessus.
— Tu peux me dire pourquoi t’es si distant ce soir ?
Un soupir sec retentit avant qu’il ne se fasse fusiller du regard. Apparemment, le châtain n’était pas prêt à discuter, et il semblait même agacé. Perdu face à ces réactions bizarres, Chan pensa à partir. À quoi bon rester là s’il devait subir les humeurs changeantes de Minho ? Il était prêt à se lever quand il le retint par le poignet. Son regard avait changé. Il était bien moins confiant, et dans ses yeux brillants, Chan décela une certaine vulnérabilité.
— J’suis pas bien, excuse-moi.
Il se trouva soudain désolé de ne pas avoir pensé au fait que quelque chose pouvait l’affecter, et d’avoir seulement cru qu’il ne voulait plus de lui dans son lit. Minho s’était dévoilé comme quelqu’un de souriant et exubérant, et le voir ainsi tranchait avec cette facette euphorique qu’il avait eu la chance de découvrir. Il lui saisit la main et la caressa lentement.
— Non, t’as pas à t’excuser.
— Si, j’te fais venir et tout ce que je fais c’est de bouder dans mon coin. Tu dois me trouver ridicule à m’isoler pour fumer, avec ma gueule de con.
— Mais pas du tout. Je t’en veux pas, d’accord ?
— T’es sûr ?
Chan acquiesça. Comment pouvait-il lui en vouloir ? Il voyait bien à quel point il se sentait mal maintenant, et il ça lui brisait le cœur. Il l’incita à se lever et lui proposa de marcher un peu le long de la plage pour qu’il se change les idées. Main dans la main, ils profitèrent de l’air frais et des embruns marins, cela leur ferait le plus grand bien. Minho gardait la tête basse, il avançait en observant ses pieds s’enfoncer dans le sable mouillé. Chan essayait de s’enquérir de son état, il avait l’impression qu’il pouvait s’effondrer d’une minute à l’autre. De temps en temps, il raffermissait l’emprise sur sa main, comme pour lui rappeler qu’il était là s’il avait besoin de se confier.
— Et t’as pas une gueule de con, dit-il d’un seul coup, ça je peux te l’assurer.
Minho pouffa de rire et releva enfin la tête. La lumière des attractions au loin se reflétèrent dans ses prunelles. Il était merveilleux, et il donnait envie à Chan de l'embrasser à en perdre haleine.
— Tu dis ça pour me faire plaisir.
— Non, pas du tout. T’es carrément beau, et tu me plais énormément.
— Alors tu dis ça parce que tu veux me baiser.
— N’importe quoi ! s’exclama Chan, les pommettes brûlantes.
Son camarade haussa un sourcil, une moue déformant ses lèvres.
— T’as pas envie de me baiser ? T’es sûr ?
— Je… Je voulais être un peu… Enfin je voulais pas être trop direct, tu vois.
— On sait très bien comment ça va se terminer entre toi et moi ce soir, alors t’as pas besoin de faire de manières.
Chan sourit et se mordit la lèvre inférieure. Il l’avait retrouvé, comme lorsqu’ils s’étaient rencontrés : rentre-dedans. Et il avait hâte de voir ce que la suite de la soirée lui réservait. Il savait qu’ils finiraient dans le van, nus, transpirants, laissant parler leurs corps assoiffés de luxure. Cette pensée lui retourna le ventre, submergé par une vague d’adrénaline.
— T’as déjà sauté un gars en Corée ?
Il fut pris de court, ses joues n’en devinrent que plus écarlates et ses yeux s’écarquillèrent. Minho rit.
— C’est bon j’ai compris, t’es un puceau.
— Non, j’ai déjà eu des aventures.
— Pas avec un gars alors.
— Effectivement.
— Ça te fait pas peur ?
Il considéra la question un court instant avec de secouer négativement la tête. Il n’appréhendait pas vraiment, il était même plutôt impatient de goûter à cette nouveauté qui s’offrait à lui. Il était persuadé qu’avec Minho, il serait en confiance, et que celui-ci saurait le guider s’il venait à douter.
— Tu verras, j’suis un bon coup.
— Prétentieux, s’amusa Chan.
— Réaliste.
— T’as l’air vraiment confiant pour un mec qui s’est endormi avant même de passer à l’acte.
— Oh arrête, ça m’arrive jamais d'habitude, j’étais juste bien, bien défoncé cette fois.
Chan sourit et resserra sa poigne sur la main de Minho.
— Du coup, tu veux qu’on continue quand ? lui demanda-t-il.
Ses yeux s’illuminèrent d’exaltation à cette question. Tout de suite.
— On va aller dans mon van.
— Il a dû en voir passer.
— Dis-toi que je me suis mangé plus de kilomètres que lui, si tu vois ce que je veux dire.
Minho le tira pour qu’il presse le pas, il n’avait pas de temps à perdre. Chan se laissa traîner sans opposer de quelconque résistance. Il avait enfin retrouvé celui qu’il avait rencontré deux jours auparavant, et ça faisait battre son cœur de manière désordonnée. Il savait ce qui allait se passer, il connaissait la suite des évènements. Il avait hâte. Terriblement hâte. Il était comme un gamin devant une vitrine de jouets, un gamin prêt à déballer son cadeau.
Ils quittèrent la plage pour repasser devant le magasin de bonbons, et Minho ne manqua pas de lui rappeler qu’il allait enfin pouvoir toucher les siens. Chan fut obligé de rire, et ça l’avait un peu détendu. Il se faisait passer pour le gars sûr de lui, parce qu’il ne voulait pas que son partenaire ait l’occasion de se moquer de lui, mais il commençait à appréhender leur future partie de jambes en l’air. Il se rendait compte qu’il allait coucher avec Minho, et qu’il serait sûrement celui qui devrait tout prendre en main. Il ne voulait pas avoir l’air d’un dégonflé, alors il allait continuer à jouer les durs, sans se défiler.
Ils arrivèrent sur un petit parking et Minho sortit les clés de son sac en toile pour déverrouiller son véhicule. Il fit coulisser la portière arrière et laissa Chan grimper en premier. Une fois qu’il eut refermé, il tira les rideaux pour plus d’intimité. Il balança son tote bag sur le sol et se jeta sur le brun, attrapant son t-shirt à deux mains pour l’obliger à venir l’embrasser.
— Attends… souffla Chan. On est sur un parking, des gens pourraient…
— Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre ?
— Si les flics débarquent ?
— Ferme ta gueule et embrasse-moi putain.
Il fonça sur sa bouche pour le faire taire et, sans attendre, glissa sa langue entre ses lèvres. Chan lui attrapa la taille et recula en même temps pour s’asseoir sur le bord du lit. Penché au-dessus de lui alors qu’il maintenait son visage, Minho explora sa bouche sans aucune pudeur. D’une main, il vint lui caresser l’entrejambe.
— T’es déjà en train de bander, lança-t-il entre deux baisers.
La réponse de Chan ne fut qu’un gémissement étranglé qui, à ses oreilles, sonna horriblement ridicule. Il était si faible à cause des gestes de son partenaire qu’il ne donnait pas cher de sa peau. Il allait vraiment devoir se concentrer s’il ne voulait pas jouir trop vite. Minho le repoussa, mettant un terme à leur échange, et il l’incita à s’allonger. Il en profita pour retirer sa chemise et dévoiler son torse marqué par ses différentes conquêtes des jours d’avant.
— Déshabille-toi, indiqua-t-il à Chan alors qu’il s’attaquait à son bermuda en jean.
Il ne se fit pas prier et retira l’intégralité de ses vêtements pour se retrouver complètement nu sur le matelas du van. Minho se glissa sur lui, leurs sexes se heurtèrent alors que leurs lèvres impatientes se retrouvaient. Ils laissèrent passer un soupir commun, signe de leur soulagement. Ils n’en pouvaient plus ; leurs mains se perdaient sur leurs corps bouillants, cherchant à se découvrir, à se satisfaire, à trouver le moindre endroit sensible qui allait leur faire perdre la tête. C’était brouillon, mais tellement bon.
Minho délaissa sa bouche pour y préférer son cou qu’il s’amusa à suçoter. Il y alla plus franchement, il ne manqua pas d’y laisser quelques traces rouges qui resteraient sans doute plusieurs jours. Chan bascula la tête en arrière et lui empoigna les fesses pour les serrer et y enfoncer ses ongles. Minho ondulait, c’était automatique, il ne parvenait pas à se contrôler, et les frottements de leurs membres ne faisaient que les rendre un peu plus fébriles chaque seconde.
— J’ai tellement envie de t’avoir en moi…
— Tu la veux tant que ça ?
Chan lui donna un coup de reins tout en le tirant vers le bas. Minho hoqueta, surpris par le geste inattendu.
— T’imagines même pas. J’te jure, tu me rends fou.
Il s’installa à côté du brun, sur le ventre, et il écarta légèrement les jambes.
— Mets-moi tes doigts.
— Euh, j’utilise quoi ? Enfin, t’as un truc pour lubrifier ?
D’un mouvement las, Minho pointa son index en direction d’une petite boite en carton sur le côté.
— Y’a de la vaseline, dit-il.
Chan fouilla quelques secondes avant de tomber sur ce dont il parlait. Il attrapa le petit pot transparent à l’étiquette bleue et l’ouvrit. Il en prit une noisette et la réchauffa dans le creux de sa main pour la rendre moins solide. Minho l’observait, les bras croisés sous son visage, le sourire aux lèvres.
— Je suis sûr que tu peux me faire jouir qu’avec deux doigts vu comment ils sont longs.
— Tiens, t’es pas endormi ? s’amusa le brun.
Il leva les yeux au ciel et grimaça.
— Arrête de parler et baise-moi.
Il releva légèrement son postérieur, impatient que Chan lui donne enfin ce qu’il attendait. Quand ce dernier s’apprêta à venir caresser son intimité, il s’arrêta. Il fronça les sourcils en découvrant le tatouage qu’il avait sur la fesse droite.
— Pourquoi t’as une abeille tatouée sur le cul ?
— Parce que j’adore me faire butiner.
Minho rit, et Chan resta coi devant cette répartie sans faille.
— Allez, dépêche-toi avant que je m’endorme vraiment.
Il se reprit et obtempéra. Avec délicatesse, il vint toucher l’orifice de son amant, celui-ci lâcha un long gémissement tout en fermant les yeux. Plus Chan appuyait, et plus il soupirait. Son bassin remuait de lui-même, il cherchait désespérément à se frotter contre le matelas pour se soulager d’une horrible tension. Le brun n’était pas dans un meilleur état, son érection le tiraillait et s’il n’avait pas eu à préparer Minho, il se serait fait un plaisir de le prendre sur le champ.
— Mets-les, t’es chiant… grogna-t-il.
Chan le pénétra d’un doigt, mais il jugea assez vite qu’il pourrait aisément en entrer un deuxième. Il instaura des va-et-vient rapides, prenant bien soin d’aller le plus loin possible. Minho se mordit la lèvre, comme s’il cherchait à contenir ses plaintes, et ses mains se crispèrent sur les draps à sa portée.
— T’es vachement habile, marmonna-t-il.
— Et toi t’es vachement gourmand.
Il ajouta un troisième doigt, et le châtain émit un rire cristallin tant le plaisir était intense. Il se laissa faire un moment et décida de se tourner sur le côté, forçant Chan à cesser ses agréables caresses. Il attrapa son sexe d’une main, il s’était un peu relâché, mais quelques mouvements suffirent à le faire repartir.
— Allonge-toi, c’est moi qui gère.
Minho le poussa pour qu’il se mette sur le dos, puis il lui grimpa dessus. Il lui laissa tout le loisir de caresser son ventre, son torse, et son pubis où il glissa les doigts dans ses poils. Cela le fit frissonner. Il prit appui sur ses genoux et attrapa l’érection de Chan pour la placer contre son entrée. Il ondula, d’avant en arrière, dans des mouvements circulaires, et petit à petit, il se laissa glisser sur son membre tendu.
Leurs yeux se révulsèrent, les sensations qui les transperçaient étaient divines. Leurs bouches s’étaient ouvertes sous le plaisir intense qu’ils ressentaient, mais ils ne pouvaient pas gémir. Le souffle coupé, Chan s’agrippa aux cuisses de Minho alors qu’il engloutissait avidement son sexe. Il perdait la tête, complètement, et quand il le vit se pencher vers l’arrière, il crut défaillir.
Minho lui offrait un spectacle hors du commun ; son corps bronzé, sa virilité tendue, son visage déjà ravagé par le plaisir tandis qu’il bougeait lentement au-dessus de lui.
— T’en as une plus grosse que ce que je pensais.
Il se mordit la lèvre, et Chan lui asséna un coup de reins puissant. Minho éclata de rire, bercé par l’euphorie du moment, mais il n’arrêta pas pour autant. Sans relâche, il continua à se mouvoir sur son partenaire. Il alterna différentes cadences ; tantôt il se soulevait pour instaurer des va-et-vient, tantôt il le gardait bien en lui et se contentait de se déhancher. Chan retroussait le nez lorsque le plaisir était trop intense et, même s’il restait relativement silencieux, Minho savait qu’il lui faisait du bien. Il le sentait à la manière dont ses doigts se crispaient dans sa chair, à la manière dont son ventre se contractait. Le brun tentait de créer un contact, de venir à sa rencontre, mais Minho ne lui laissait pas le temps de caler son rythme sur le sien. Il voulait avoir l’ascendant sur lui, le contrôler, soumettre le tempo, qu’il soit lent ou rapide. Il voulait être celui qui décidait. Il y prenait beaucoup de plaisir, et cela se voyait dans ses yeux étincelants, dans son sourire malicieux.
— Ah putain… lâcha Chan quand Minho vint lui saisir les testicules.
— T’aimes ça ?
— Carrément.
— T’aimes me baiser ?
Chan retint un grognement dans le fond de sa gorge. Les doigts de Minho faisaient des merveilles sur ses bourses, et ses mots crus lui retournaient l’esprit.
— Réponds, insista le châtain.
— Oui, j’adore.
— Branle-moi.
Il ne fallut pas lui demander deux fois. Il attrapa le sexe de Minho pour le masturber, mais il y parvint difficilement. Il ne savait plus sur quoi se concentrer, et son partenaire se faisait de plus en plus bruyant. Sa voix éclatait dans le van, et les suspensions du véhicule allaient en prendre un sacré coup s’il continuait à s’agiter autant sur son membre. Il sentait une chaleur se diffuser dans son bas-ventre, et elle ne cessait de prendre de l’ampleur. Minho se resserrait autour de lui, et la mélodie de ses cris allait avoir raison de lui. Constater qu’il lui procurait autant de bien flattait son égo.
— Ah Chan… Continue…
Minho délaissa ses testicules pour se pencher vers l’avant et s’accrocher à ses biceps. Cette fois, il laissa le brun mener la danse, il encaissa ses à-coups plus puissants les uns que les autres tout en gémissant à tout-va. Son point sensible était stimulé et son membre se durcissait de plus en plus sous les va-et-vient de Chan. Il bascula la tête en arrière, ses cheveux humides reposant sur ses épaules.
— T’es magnifique… soupira Chan, à bout de souffle. Putain j’vais jouir…
Il raffermit la prise sur sa hanche et Minho se laissa submerger par le bien-être, à tel point qu’il se mit à rire sans retenue. Ses muscles se serrèrent autour de Chan quand il sentit l’orgasme le guetter, et dans un concert de gémissements entrecoupés, ils atteignirent le point culminant de leur plaisir. Grognements et injures fusèrent jusqu’à ce que leurs corps ne cessent tout mouvement.
La respiration saccadée, Chan rouvrit les yeux pour admirer son partenaire. Ils échangèrent un sourire et, avec les dernières forces qu’il lui restait, Minho se souleva pour s’allonger sur le côté. Il alla chercher la main de son amant, ce dernier tenta de la reculer, mais il insista et entrelaça leurs doigts.
— Elle est pleine de sperme, grimaça Chan.
— Comme mon cul.
Ils rirent en chœur et Minho vint se blottir contre lui. Il déposa de tendres baisers sur l’épaule de Chan.
— Ça y est, t’as eu ce que tu voulais ?
— Hum, je pense que j’aurai encore envie dans pas longtemps.
— T’es vraiment pas possible...
— T’es vraiment un bon coup.
Minho ferma les yeux, un sourire aux lèvres. Il resta dans la même position durant de longues minutes, et quand Chan essaya de bouger, il se rendit compte qu’il s’était assoupi.
•••
Bonsoir,
bienvenue à « beauf land » ಥ‿ಥ
Maintenant que Minho a réussi à pécho Chan... Que va-t-il se passer ? 👀
J'espère que pour le moment, l'histoire vous plaît !
À bientôt pour la suite 💜
edit : vous l'avez peut-être vu passer dans mes story insta, ou pas, mais je me suis rendue compte d'un truc en cours de route, c'est qu'à cette époque le vih avait pas encore été identifié (et oui, j'étais plus intéressée par le fait de savoir s'il portait des slips mdr) d'où la raison pour laquelle ils n'utilisent pas de préservatifs ici.
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