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CHAPITRE 1 : Prisoner


"Caught in the thought of that time when everything was fine, everything was mine."

Le chemin depuis Polis a été épuisant. Mon seul objectif est d'arriver sur place à temps pour participer aux combats. Je ne me suis arrêtée que pour me ravitailler et reposer mon cheval. Il me semble avoir entendu que Lexa a envoyé la troupe de Tristan il y a deux jours, et probablement qu'ils ont déjà commencé les hostilités. Connaissant Tristan, la patience n'est pas sa plus grande qualité.

Il me faut un peu de temps pour repérer où leur machine s'est écrasée il y a de cela quelques semaines. La tâche est plus difficile que prévue. En effet je m'attendais à entendre des cris et des bruits de bataille, mais rien. Le silence des bois m'accueille et seul le bruit des feuillages résonnent. Je descends de mon cheval et l'attache à un arbre. Je sens que quelque chose à mal tourné, il devrait y avoir des cris de joies ou bien des bruits de combat. Le plus doucement possible, je m'approche de ce que je crois être leur camp.

A pas feutrés, j'arrive dans la clairière. Entièrement brûlée, recouverte de cendres. Des squelettes carbonisés jonchent le sol. C'était leur camp. Le combat a du s'arrêter il y a peu, des particules grises flottent encore dans les airs et quelques branches sont encore en feu. Aucune trace de mon peuple ou même des Skaikru.

Un haut le cœur me prend, je m'accroupis au sol. Il semblerait que des valeureux guerriers de mon viennent de se faire brûler vifs par une bande de petits délinquants de l'espace qui ne connaissent absolument rien à ce que c'est de vivre ici-bas. Je reste là, bouche-bée, sans mot pour décrire la funeste scène sous mes yeux. Mais une interrogation silencieuse flotte dans l'air : Où le Peuple du Ciel est-il passé ? J'observe chaque corps me demandant qui cela peut bien être, un des miens ou bien un des leurs ? Aucun ne pourra avoir des funérailles dignes et honorables. Ils sont morts par un acte de lâcheté. Au lieu de se battre avec leurs armes et les poings, ils ont préféré la jouer rusé.

Je ne prends même pas la peine de vérifier l'intérieur de leur machine. Sans aucun mot, je décide de quitter le champ de bataille sans plus attendre. A quoi cela me servirait de traîner des pieds ? Je suis arrivée trop tard, peut-être qu'avec moi le combat se serait déroulé autrement. Peut-être que tout le monde ne serait pas mort. Si je rentre rapidement, peut-être que personne ne se sera vraiment rendu compte de mon absence. Ou peut-être qu'on m'accusera d'insubordination, et que je serais destituée de mon statut quand même privilégié de Natblida.

Mais se n'est pas cette pensée qui me fait ralentir. Plus j'avance, plus la boule dans mon estomac lorsque grossit. Je prend lentement conscience que les guerriers morts carbonisés étaient pour la plupart des guerriers de villages que je connaissais tel que TonDC. Je le sais. Et peut-être que parmi les cadavres, il y a celui de Lincoln. Et que si je serais restée dans mon village je serais peut-être morte aussi. Mes pensées s'enchaînent et s'entremêlent.

Je suis bien incapable de mettre un mot sur ce que je ressens. De la colère ? De la tristesse ? De le honte ? Cela fait tellement longtemps que ces sentiments ont disparut de mon vocabulaire et de ma vie, je ne sais pas plus ce que c'est que de ressentir de la peine.

Mon cerveau va tellement dans tous les sens que lorsque je relève la tête, je suis perdue. Cela fait des années et des années que je ne me suis pas promenée dans la forêt, et qu'est-ce que s'est dur de s'y repérer ! Peu importe, je suis assez grande pour retrouver mon chemin vers Polis. Et seule.

***

Quelques longues minutes plus tard, j'entends un coup de feu. Et un autre. Ils viennent sans aucun doute de la navette, qui d'autre utiliserait une arme à feu autres que les Skaikru ? Après un quart de seconde de réflexion, je commence à courir. Tant pis si je suis seule. Peut-être que j'aurais une utilité, peut-être qu'après tout je vais pouvoir sauver au moins un des miens. Je cours comme rarement je n'ai jamais couru. Mes jambes sont animées par je ne sais quelle volonté et mon cœur s'accélère à cause de je ne sais quoi.

Malheureusement, le temps que j'arrive des gardes Skaikru sont déjà là. Je choisis de rester cachée dans les buissons. Ils sont trop nombreux, et ont des armes bien trop dangereuses pour moi. Une épée ne peut pas rivalisé avec une balle.

Alors que les hommes armés fouillent les lieux, deux garçons déboulent d'un autre passage caché. Aux vues de leurs blessures, ils ont participé aux combats. Cependant ils ont l'air tout aussi surpris que moi à mon arrivée, j'entends l'un d'eux dire "Où est passé tout le monde ?" Mais qu'a-t-il bien pu se passer pour que même eux ne comprennent pas ?

Un homme sort un  garçon bien amoché de la navette. Un des deux qui viennent d'arriver se rapproche. Déterminé. Et en colère.

"Bellamy, t'es ... t'es vivant-" Et sans aucun avertissement ce dénommé Bellamy se jette sur lui.

"Espèce de meurtrier, fils de p*te!" Il le frappe plusieurs fois avant que quelqu'un se décide à réagir. Un des garde le touche avec une espèce de bâton électrifié. Cela le fait arrêter net. Une secousse ébranle son corps puis il tombe au sol.

"Placez-le en état d'arrestation."

"Attendez, vous comprenez pas. Murphy a assassiné deux des nôtres. Il a tiré sur quelqu'un. Il a essayé de pendre Bellamy."

"Je m'en fiche. Vous n'êtes pas des animaux." Cet homme qui semble être le chef durcit le ton. "Il y a des règles. Des lois." Il se tourne vers Bellamy, qui a désormais les mains liés dans le dos. "Tu n'es plus le chef ici dorénavant." Conflit de pouvoir. Nous, nous réglons nos conflits ainsi en se tapant dessus, sommes-nous des animaux ? Je ne crois pas.

Une autre fille est extraite de la navette sur une civière, inconsciente. "Raven."

"Elle a perdu beaucoup de sang. C'est un miracle qu'elle soit en vie. Il n'y a personne d'autre à l'intérieur." dit une femme, sûrement leur guérisseuse.

Tous ont l'attention détournée. C'est le moment d'agir, où je retournerais à Polis les mains vides. Sans plus attendre, je me jette sur le garde le plus proche. J'arrive à l'assommer avec le plat de mon épée. Mon but : ramener au moins un prisonnier, je ne vais donc pas tous les tuer. Dans la confusion, j'attaque un autre homme à quelques mètres de moi. Mais celui-là est plus vif et m'esquive. Je me mets instinctivement en position de combat. L'effet de surprise passé, tous les regards sont braqués sur moi. Je me suis bien loupée. Il n'y aucune chance que je m'en sorte. Aucune, aussi bonne guerrière que je suis. Je ne baisse cependant pas ma garde. Il me faut un nouveau plan.

Un garde pointe une arme à feu droit vers mon cœur. "Les mains en l'air, sauvage." Je fais mine de ne pas comprendre ce qu'il me dit. Ils ont l'air d'en savoir autant sur nous que j'en sais sur eux. Une fuite est inconcevable, la seule alternative à la mort qu'il me reste et de me laisser capturer. Une fois qu'ils m'auront oubliée je m'écharperai en ramenant des tonnes d'informations à Polis. Voilà mon Plan B.

Le garde se rapproche encore de moi, toujours aussi menaçant. Je laisse tombée mon épée au sol. Il baisse son arme et m'attache les mains dans le dos sans grande délicatesse. Leur chef s'approche de moi. "Nous avons une prisonnière."

Des regards de rage et de dégoût se posent sur moi. Ce n'est pourtant pas nous qui avons brûlé des centaines des vôtres j'ai envie de leur crier. Mais mon entraînement m'a appris à rester de marbre. Le regard planté au loin, je m'enferme dans ma bulle. Parlez-moi, je n'entendrez pas. Frappez-moi, je ne sentirai rien. Règle n°1 : Toujours garder ton sang-froid.

On me fait m'asseoir aux côtés de l'autre prisonnier, Bellamy. Il semblerait que nous soyons les deux moutons noirs ici. Il ne dit pas un mot, moi non plus. Je me doute qu'il dois savoir que je comprends et parle leur langue parfaitement. J'observe silencieusement le manège qui se déroule sous mes yeux. Son ami, encore libre, s'approche.

"On y va."

"Quoi ?! C'est ici qu'ils vont revenir."

"Je ne pense pas qu'ils vont revenir. Les Terriens les ont capturés et tu le sais." Si il avait eu des fusils à la place des yeux, je serais morte sur place. Il commence à chuchoter. Il a tellement peu de considération pour moi, qu'il se fou complètement de savoir si j'entends ou pas leur conversation. "Ecoute, on va avec Kane jusqu'à la Station Alpha. On prend des provisions, des armes et puis on va chercher nos amis."

"Juste une question. Combien d'entre nous vont encore mourir d'ici là ?"

"Abby dit que Raven a besoin d'un opération ou bien elle va mourir... C'est l'heure de partir."

Bellamy semble résigné. Et triste. Et impuissant. Il n'est pas difficile de comprendre qu'il s'est investi (probablement un peu trop) dans la construction de leur camp. C'était son chez lui, c'était le leader. Mais le voilà obligé de partir. Et partir signifie abandonner son peuple. J'en prends conscience petit à petit.

Après que l'ordre de lever camp soit donné, un garde vient nous lever à tout les deux. Et c'est la première fois que nos regards se croisent.

***

Après une bonne heure de marche, nous sortons finalement de la forêt. Les feuillent laissent place au soleil. Je suis obligée de baisser la tête le temps que mes yeux s'habituent à la luminosité. Mais quand je relève ma tête, une machine semblable à leur navette mais en bien plus grande est posée. Il y a tellement de monde qui s'enlacent, qui s'embrassent, qui sourient. Ils ont l'air heureux. Beaucoup sont occupés à ramasser les débris au sol. J'aperçois un panneau où est inscrit Camp Jaha.

"Bienvenue Laena." je me murmure à moi-même.

Je suis accompagnée sans plus de cérémonie, sans aucune présentation, à l'intérieur de leur gigantesque navette qui flottait il y a encore de cela quelques heures dans l'espace. Personne ne semble porter grande attention à ma présence, ils ne sont probablement pas encore au courant que nous sommes ennemis jurés. Je ne perçois que quelques regards craintifs et interrogateurs, rien de plus.

On nous enferme, moi et mon camarade d'arrestation, dans une pièce aux quatre mûrs métalliques. On nous assoie, et ensuite on nous attache avec des liens en plastiques à des tuyaux. Notre escorte quitte la salle et je les entends qui ferment la porte à clé. Nous sommes face à face.

Enfin seuls. "Raconte-moi."

Il n'est pas vraiment surpris que je lui adresse la parole. "Raconte-moi." je répète. Il sait de quoi je parle et il sait ce que je veux entendre. C'est le seul capable de me répondre, il ne demandera rien en échange. Il n'a rien à perdre.

"Des centaines de terriens nous ont attaqués. On a fait ce que l'on devait faire pour survivre. C'était nous ou eux. Et on a gagné." Il prononce chaque syllabe de chaque mot très lentement et articulant bien. Ses paroles sont imprégnées de colère.

"Et toi raconte-moi." Silence. "Raconte-moi ce que vous avez fait à mes amis."

Jouons l'honnêteté. "Je ne sais pas où sont tes amis. Je suis arrivée après les combats." Ce qui l'entière vérité. "Et puis, je ne crois pas que des "Terriens", comme vous nous appelés, auraient pu les capturer étant donné que vous avez brûlé vif la plupart de nos soldats."

"Je me fou de ce que tu crois ou non."

Je sens qu'on va bien s'amuser.

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premier chapitre en ligne (corrigé)

Vous venez de faire la connaissance de Laena, terrienne aux remarques sarcastiques et au sombre passé. J'espère qu'elle vous plaira.

Si cela vous a plu, n'oubliez pas de cliquer sur la petite étoile.


PeTiTeS InFoRmAtIoNs : Les paroles écrites en italique sont en réalité des paroles en Trigedasleng. Comme vous vous en doutez, je ne parle pas couramment Terrien. De plus, je pense qu'il est important de préciser que j'écris cette fiction à partir de la série TV et non pas à partir des livres. Donc pas de Glass et de Luke, pas de station Phoenix. Aussi, je regarde la série en VOSTFR, et certains termes employés ne correspondent peut-être pas pour ceux qui la regarde en VF. (Terriens=Natifs, Faucheurs=Démons). Voilà quelques précisions qui me semblaient utiles à faire pour la suite de l'histoire.

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