Chapitre 16
Jennifer avait passé une très bonne soirée. Elle avait enfin vu son frère heureux. Elle espérait que sa relation avec Eddie se passe bien car il était clair qu'ils étaient attirés l'un par l'autre. Elle était si heureuse pour son petit frère, il découvrait enfin ce sentiment, cette sensation au creux du ventre quand une personne nous plaît et qu'on veut l'embrasser, le désirer.
- J'ai trop mangé. Ton frère cuisine vraiment très bien. Lui dit Josh.
- Les dernières années, nous étions enfermés, donc nous regardions la télé. Puis nous devions manger, alors comme nous n'étions pas doués autant l'un que l'autre, il a commencé à regarder les émissions culinaires. Il a prit goût à cuisiner et moi, à manger ses bons petits plats.
Elle le vit sourire.
- Tu cuisines bien aussi, ton gâteau était délicieux.
- C'est le seul que je sais faire. Le cuisinier, c'est Oliver.
Ils venaient d'arriver chez Josh.
- Une infusion à la menthe, ça te dirait ? Proposa-t-elle à son ami.
- Oui, merci. Ça me fera digérer.
Elle sourit en allant dans la cuisine.
*****
Oliver entrait dans la chambre qu'il partageait avec Eddie après avoir prit sa douche.
- La salle de bain est libre.
- D'accord. Je vais y aller.
- Tout va bien Eddie ?
- Oui.
- Eddie. Je ne te connais peut-être pas autant que les autres, mais je vois bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Il le vit passer sa main droite dans ses cheveux courts.
- Oliver, tout à l'heure dans la cuisine,...
Le brun se leva pour lui faire face.
... je ne l'ai pas imaginé, n'est-ce pas ? Nous allions bien nous embrasser ?
- Ou... Oui.
- Je n'ai jamais regardé un homme. Je n'ai jamais désiré un homme. Mais toi... Toi, du jour où je t'ai rencontré, j'ai ressenti quelque chose pour toi. Je ne comprenais pas ce que c'était, mais j'étais jaloux de ton amitié avec Josh, quand ton appartement a pris feu, je te voulais à la maison, pas avec un autre. Je n'ai ressenti cela que pour la mère de Christopher et encore, cela me prenait pas dans les tripes comme là. Je ne sais pas comment agir. Je...
- Tu me plais aussi, Eddie. Je ressens quelque chose de ressemblant pour toi. J'aime être ici avec Chris et toi. Je me sens comme chez moi. Tout à l'heure, j'avais envie de t'embrasser, terriblement même. Je...
Il ne put finir sa phrase qu'il se trouva avec les lèvres du brun sur les siennes. Il répondit au baiser. C'était tellement différent de ceux d'avec Doug. Son cœur battait vite et fort, mais ce n'était pas parce qu'il avait peur, mais parce qu'il était excité. Quelle étrange sensation. Il avait l'impression que son bas ventre se tordait et chauffait.
À bout de souffle, ils se mirent front contre front.
- Pas de doute, j'aime t'embrasser. Dit Eddie.
Il sourit.
- Moi aussi. Mais je ne pense pas être prêt à plus.
- Moi non plus, ne t'en fais pas. Mais maintenant que j'ai goûté à tes lèvres, je ne pense pas pouvoir m'en priver.
Il sourit. Sourire caché par les lèvres du brun.
¤¤¤
Ils s'étaient embrassés un long moment avant qu'ils ne commencent à bailler. Alors ils avaient fermé les yeux en se tenant la main.
Il préparait le petit déjeuner quand il se fit enlacer.
- Comme toujours depuis que tu vis ici, ça sent très bon.
- Merci.
- Ah et bonjour toi.
Eddie tourna son visage vers le sien pour l'embrasser tendrement.
- Bonjour. Le café est prêt.
- Merci.
Quand Christopher vit qu'il avait préparé des gaufres, il l'enlaça.
- J'adore ça. Mais je n'en ai pas mangé depuis longtemps. Merci Oliver.
- Je t'en prie mon grand. Je t'en ferais dès que tu en voudras.
Le sourire du gamin était la plus éblouissante des réponses.
¤¤¤
Ils arrivaient à la caserne. Il prenait son sac à l'arrière de la voiture d'Eddie. Il se figea en voyant Doug.
- Oliver ?
Il regarda le brun puis de nouveau vers où il avait vu son ancien tortionnaire, mais il n'y avait personne.
Avait-il imaginé Doug ?
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